Ce que ces fiches font travailler
Lire un diagramme et choisir l'opération qui répond à chaque question ; écrire un problème en une seule expression, parenthèses comprises ; faire changer un nombre de rang ; contrôler un résultat par son ordre de grandeur ; et voir que les mêmes nombres, avec les mêmes signes, donnent quatre valeurs différentes selon les parenthèses.
Chaque fiche porte sa leçon encadrée, puis trois exercices qui totalisent vingt points.
Le tout en cinq formats différents, chacun employé exactement deux fois, et aucun des cinq couples n'est employé par un autre article de mathématiques de cinquième.
1 sur 5
Fiche 1 — choisir l'opération
Quatre questions sur les mêmes quatre nombres — et quatre opérations différentes.
La leçon dit ce qui décide : la question, et non les nombres de l'énoncé. Chaque opération y est décrite par ce qu'elle FAIT — réunir, comparer, répéter, partager.
Un diagramme en barres donne les emprunts de quatre classes en une semaine. Trois questions le font lire : un total, un écart, une moyenne. Chacune appelle une opération différente.
Quatre questions sont ensuite à relier à l'opération qui y répond. Deux d'entre elles demandent une division — mais pas la même : l'une partage, l'autre cherche combien de fois.
La dernière partie porte précisément là-dessus, et sur le piège des mots : « en tout » ne suffit pas à décider qu'il faut additionner.
Les quatre hauteurs du diagramme sont déclarées une fois, et les trois résultats en découlent : le total, l'écart entre la classe qui emprunte le plus et celle qui emprunte le moins, et la moyenne par élève. Un contrôle vérifie que cette dernière division tombe juste, faute de quoi la réponse ne s'écrirait pas simplement.
C'est la question qui choisit l'opération.
- Le diagramme, et trois questions
- Quatre questions, quatre opérations
- Deux questions sur le choix
2 sur 5
Fiche 2 — du diagramme au calcul
Quatre barres, un prix, et une seule ligne de calcul pour tout dire.
La leçon demande de renoncer à une habitude d'école primaire : poser les calculs l'un après l'autre. Un problème en plusieurs étapes s'écrit en UNE expression, et l'on n'effectue qu'à la fin.
Un diagramme donne les places vendues sur quatre soirées ; chaque place coûte huit euros. La deuxième question demande l'expression complète, parenthèses comprises, et le barème l'exige entière.
Une carte mentale fait ensuite écrire ce qu'on additionne d'abord, ce qu'on multiplie ensuite, et ce qui se passerait sans les parenthèses.
La dernière partie fait calculer l'expression PRIVÉE de ses parenthèses. Le résultat est très différent, et l'on comprend pourquoi : seule la dernière soirée serait multipliée par le prix.
Un contrôle refuse d'ailleurs une expression dont les parenthèses ne changeraient rien : l'exercice n'aurait alors plus de raison d'être, et la question se répondrait par « ça ne change rien » sans que l'élève ait rien compris.
Une seule expression pour tout le problème.
- Le diagramme, et trois questions
- La carte de l'expression
- Deux questions sur les parenthèses
3 sur 5
Fiche 3 — multiplier et diviser par 10, 100, 1 000
Ce n'est pas la virgule qui bouge : ce sont les chiffres qui changent de rang.
La leçon dit le principe et s'arrête là : ce n'est pas la virgule qui se déplace, c'est le nombre qui change de rang, et c'est la colonne qui porte la valeur d'un chiffre.
La carte mentale applique ce principe à trois cas — multiplier 37 par 100, diviser 2 500 par 10, multiplier 8 par 1 000 — que la leçon ne traite pas. Une première version la faisait réciter la leçon, et le contrôle l'a refusée.
Deux décimaux sont ensuite à placer sur une demi-droite graduée et à encadrer à l'unité. Le choix de nombres NON ronds n'est pas anodin : un nombre rond tomberait sur une graduation, et son encadrement strict dérouterait plus qu'il n'enseignerait.
La dernière partie porte sur l'erreur du chapitre : un élève qui descend de deux rangs au lieu d'un divise par 100 sans le savoir.
Diviser par 10, ce n'est pas pousser la virgule.
- La carte des rangs
- Deux décimaux à encadrer
- Deux questions sur les rangs
4 sur 5
Fiche 4 — l'ordre de grandeur
Un calcul de tête qui ne donne pas la réponse — mais qui dit si elle est possible.
La leçon distingue deux gestes qu'on confond : contrôler et calculer. Un ordre de grandeur dit dans quelle zone se trouve le résultat ; il ne le remplace pas.
Un programme de calcul en trois étapes montre le geste sur 1 989 + 2 139 : arrondir, effectuer de tête, comparer. La troisième question donne un résultat faux d'un rang entier, et demande ce que l'ordre de grandeur permet d'en dire.
Deux nombres sont ensuite à placer et à encadrer à la centaine, sur une demi-droite graduée.
La dernière partie demande pourquoi un ordre de grandeur ne peut pas servir de réponse, puis en fait produire un : 297 × 21, c'est-à-dire environ 300 × 20.
C'est le premier objectif du programme, celui qu'on lit sans le voir : « additionner, soustraire, multiplier et diviser pour résoudre des problèmes ET CONTRÔLER LA VRAISEMBLANCE DE SON RÉSULTAT ». La seconde moitié de la phrase demande un geste que la première ne contient pas.
Un ordre de grandeur contrôle, il ne répond pas.
- Le programme de contrôle
- Deux nombres à encadrer
- Deux questions sur l'à-peu-près
5 sur 5
Fiche 5 — où placer les parenthèses
Les mêmes nombres, les mêmes signes — et quatre résultats différents.
La leçon énonce ce que les parenthèses décident, et ce que les priorités décident à leur place quand il n'y en a pas.
Un programme de lecture en trois étapes montre l'ordre à suivre sur 8 × (2 + 5). La première question l'applique à une autre expression, la seconde demande quelles deux expressions ne diffèrent QUE par leurs parenthèses.
Quatre expressions sont ensuite à relier à leur valeur. Elles portent toutes les nombres 8, 2 et 5, et leurs quatre valeurs sont distinctes — un contrôle le vérifie, sans quoi l'association aurait deux réponses justes.
La dernière partie demande dans quel cas une parenthèse ne change rien, puis fait écrire une expression valant 18 avec trois nombres donnés. Plusieurs réponses sont justes, et le barème le dit.
Les mêmes nombres, quatre valeurs différentes.
- Le programme de lecture
- Quatre expressions, quatre valeurs
- Deux questions sur l'utilité des parenthèses
Compétences travaillées
-
C'est la question qui choisit l'opération
« En tout », « de plus », « chacun » aident, mais aucun de ces mots ne décide seul : c'est ce que la question demande.
-
Une seule expression pour tout le problème
Au lieu de trois calculs successifs, on écrit la suite entière et l'on n'effectue qu'à la fin. Les parenthèses disent ce qui vient d'abord.
-
Diviser par 10, ce n'est pas pousser la virgule
C'est faire descendre chaque chiffre d'UN rang. Descendre de deux rangs, c'est diviser par 100 — et c'est l'erreur.
-
Un ordre de grandeur contrôle, il ne répond pas
Il dit dans quelle zone se trouve le résultat. Un écart d'un rang entier signale une erreur, et dit où la chercher.
Ce qu'une fiche d'exercices ajoute à une évaluation
Une évaluation mesure ; une fiche d'exercices enseigne, puis fait travailler. Chacune de ces cinq fiches porte donc une leçon encadrée en tête, que l'élève peut relire pendant qu'il cherche.
Une leçon qui donne la réponse de l'exercice qui la suit ne sert plus à rien : l'exercice se recopie. Deux contrôles s'en assurent avant chaque impression. Le premier compare chaque phrase du corrigé à la leçon de sa fiche.
Le second est né d'un défaut mesuré sur un autre chapitre : une carte mentale à compléter dont les feuilles résument la leçon imprimée au-dessus est une dictée, et la comparaison de phrases entières ne le voit pas, puisqu'une carte se répond par morceaux. Le contrôle mesure donc chaque feuille séparément.
La leçon de la troisième fiche a dû être raccourcie pour cette raison : elle énonçait les deux recettes — « chaque chiffre monte », « chaque chiffre descend » — que la carte fait précisément trouver. Elle dit maintenant le principe, et la carte l'applique à trois cas.
Choisir l'opération, et l'écrire en une seule ligne
Deux objectifs du programme se répondent : « connaitre le sens et les situations d'emploi de ces opérations », et « traduire un problème, une succession donnée d'opérations, un programme de calcul, en une seule expression, en faisant appel ou non à des parenthèses ».
Le premier est plus subtil qu'il n'y parait. Les deux dernières questions de la première fiche demandent toutes deux une division — mais l'une partage un total en parts égales, l'autre cherche combien de fois une quantité tient dans une autre. Même opération, deux emplois.
Le second demande de renoncer à une habitude d'école primaire : poser les calculs l'un après l'autre. Écrire (120 + 205 + 240 + 95) × 8 en une ligne oblige à décider, avant d'effectuer, ce qui vient d'abord.
La dernière fiche montre pourquoi cela compte : quatre expressions bâties sur les mêmes nombres et les mêmes signes, quatre valeurs différentes. Seules les parenthèses et les priorités les séparent.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de mathématiques du cycle 4 en vigueur en cinquième depuis cette rentrée. CHAQUE FICHE PORTE UNE LEÇON EN TÊTE, ce qu'une évaluation ne fait pas — et deux contrôles vérifient qu'aucune leçon n'écrit la réponse de sa propre fiche : le premier compare les phrases du corrigé à la leçon, le second mesure CHAQUE FEUILLE des cartes mentales séparément. Une carte à compléter dont les feuilles se lisent déjà dans la leçon est une dictée, et la comparaison de phrases entières ne le voit pas — la réponse d'une carte est une suite de morceaux. La leçon de la troisième fiche a dû être raccourcie pour cette raison. TOUS LES NOMBRES SONT CALCULÉS : les totaux du diagramme, la recette, les quatre valeurs des expressions à parenthèses et les encadrements viennent du calcul, jamais d'une saisie. UN DÉFAUT N'A ÉTÉ VU QU'EN REGARDANT LA PAGE : l'encadrement portait d'abord sur 3 700 et 8 000, deux résultats de multiplication par une puissance de dix — donc deux nombres ronds, qui tombent SUR une graduation, et l'encadrement strict rendait alors 7 000 < 8 000 < 9 000, juste mais déroutant. Les nombres encadrés sont maintenant deux décimaux. Le total de chaque fiche est vérifié à 20 points, et aucun tracé n'est en couleur.
- Programme de mathématiques du cycle 4, arrêté du 18 février 2026 (BOEN nº 10 du 5 mars 2026), annexe 2, classe de cinquième, « Nombres et calculs · Opérations ». L'article 3 de cet arrêté met ses dispositions en application à la rentrée de l'année scolaire 2026-2027, « en tant qu'elles s'appliquent à la classe de cinquième ». L'entrée porte SIX automatismes et ONZE objectifs d'apprentissage. Ces fiches travaillent les cinq que l'évaluation jumelle ne prend pas — le sens et les situations d'emploi des opérations, la résolution de problèmes et le contrôle de la vraisemblance, la traduction en une seule expression, l'enchainement d'opérations et les priorités — plus l'automatisme « Multiplier et diviser par 10, 100, 1 000 ». CETTE ENTRÉE N'EXISTE QU'EN CINQUIÈME : en quatrième le thème porte « Opérations sur les nombres relatifs », un autre objet, et en troisième elle disparait. La frontière avec la SIXIÈME se lit dans le programme du cycle 3 (arrêté du 10 avril 2025), qui n'a pas d'entrée « Opérations » : le mot « priorité » n'apparait pas une seule fois dans ses vingt-huit pages.