Mathématiques · 5ème · Évaluation

Les opérations 5e — évaluations de mathématiques (PDF + corrigés)

Cinq évaluations notées sur 20, avec leurs corrigés. 12 + 3 × 4, est-ce 24 ou 60 ? Les deux calculs sont menés sans faute, et un seul des deux résultats est le bon.

5ème Mathématiques Évaluation
Durée 40 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Deux calculs de 12 + 3 × 4 côte à côte : la lecture de gauche à droite donne 60, l'application des priorités donne 24.

Ce que ces évaluations demandent

Nommer un calcul et ses nombres ; trancher entre deux lectures d'une même expression ; transformer une division dont le diviseur porte une virgule, puis la poser ; appliquer les critères de 3 et de 9 avant de diviser ; et couper un produit difficile en deux produits faciles.

Chaque nombre imprimé est calculé par le module qui produit les fiches : un corrigé ne peut pas contredire son énoncé.

Le tout en cinq formats différents, chacun employé exactement deux fois, et aucun des cinq couples n'est employé par un autre article de mathématiques de cinquième.

1 sur 5

Nommer un calcul

Quatre signes, quatre noms — et deux mots qu'on échange sans cesse.

Une carte mentale à compléter, où chaque signe donne son nom au calcul et à ses nombres : les termes d'une somme, les facteurs d'un produit, et le résultat qui porte le nom du calcul.

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Quatre copies suivent, dont deux fausses. La première appelle « termes » les nombres d'un produit ; la seconde affirme que le dividende et le diviseur jouent le même rôle. Les deux erreurs s'entendent en classe, et la correction attendue est écrite.

La dernière partie demande pourquoi on peut échanger les deux facteurs d'un produit mais pas les deux nombres d'un quotient. Le barème exige un exemple chiffré : une réponse de vocabulaire seule ne suffit pas.

C'est l'objectif 6 du programme, celui qu'on croit acquis et que chaque contrôle vient démentir.

Termes ou facteurs, selon le signe.

  • La carte du vocabulaire
  • Quatre copies à relire
  • Deux questions sur les mots

2 sur 5

Deux élèves, un désaccord

Le même calcul, deux résultats — et un seul des deux est celui qu'on demande.

Deux élèves calculent 12 + 3 × 4 et ne trouvent pas la même chose. Aucun des deux ne se trompe dans ses calculs : l'un lit de gauche à droite, l'autre applique les priorités.

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Le dialogue imprimé donne les deux résultats — 60 et 24 — sans dire lequel est le bon. C'est la première question, et le barème demande le prénom ET le résultat.

Quatre calculs suivent, dont deux faux. Les deux résultats faux sont CALCULÉS par la lecture de gauche à droite, jamais inventés : un contrôle refuse une expression où les deux lectures coïncideraient, car l'exercice n'opposerait alors rien.

La dernière partie demande si les parenthèses changent toujours le résultat. La réponse est non, et le barème exige un exemple de chaque sorte.

Les priorités ne se discutent pas.

  • Le dialogue, et trois questions
  • Quatre calculs, deux erreurs
  • Deux questions sur les parenthèses

3 sur 5

Diviser par un nombre décimal

Une virgule au diviseur, et la potence ne sait plus quoi faire — jusqu'à ce qu'on la déplace.

La méthode est donnée en tête : on multiplie les DEUX nombres par 10, par 100, ou par ce qu'il faut pour que le diviseur devienne entier. Le quotient ne change pas, et la division se pose alors.

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Le document travaille sur 7,2 ÷ 0,4 ; les questions portent sur un AUTRE cas, 9,6 ÷ 0,8, pour que la méthode soit appliquée et non recopiée.

Deux divisions déjà transformées sont ensuite à poser, puis le premier quotient à vérifier par une multiplication — un geste que le programme range parmi les automatismes.

La dernière partie porte sur la vraisemblance : un élève annonce 1,4 pour 7,2 ÷ 0,4. On doit savoir que c'est faux SANS poser l'opération, parce que diviser par un nombre plus petit que 1 agrandit.

Diviser par moins de 1 agrandit.

  • La méthode, et trois questions
  • Deux divisions à poser
  • Deux questions sur la vraisemblance

4 sur 5

Multiples et diviseurs

Un nombre, deux divisions — et une somme de chiffres qui répond avant elles.

Un programme de calcul applique les critères de 3 et de 9 à 237. Le nombre est choisi pour SÉPARER les deux : sa somme de chiffres vaut 12, multiple de 3 mais pas de 9.

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La troisième question demande pourquoi tout multiple de 9 est aussi un multiple de 3. La réponse tient en une phrase, et 237 fournit le contre-exemple de la réciproque.

Deux divisions sont ensuite à poser, choisies pour opposer les deux critères : 237 par 3, et 396 par 9. Les deux tombent juste.

La dernière partie fait écrire les neuf diviseurs de 36, puis demande pourquoi ils sont en nombre IMPAIR. C'est la question du diviseur qui est son propre partenaire, 6 × 6.

Les chercher tous demande un ALGORITHME, et c'est le onzième objectif du programme : on essaie les entiers l'un après l'autre, et chaque diviseur trouvé en donne un second. On s'arrête quand les deux se rejoignent.

Le critère de 9 est plus exigeant que celui de 3.

  • Le programme des critères
  • Deux divisions à poser
  • Deux questions sur les diviseurs

5 sur 5

La distributivité simple

Un produit difficile, coupé en deux produits faciles — et la valeur ne bouge pas.

Un programme de calcul mental coupe 103 en 100 + 3, multiplie chaque morceau par 7, et additionne. C'est la distributivité, mais elle n'apparait ici que sur des exemples numériques — le programme de cinquième la borne ainsi.

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La seconde question applique le même programme à 4 × 48, où le morceau se retranche au lieu de s'ajouter : 4 × (50 − 2).

Une carte mentale fait ensuite écrire les deux écritures d'un même nombre — le produit avec sa parenthèse, la somme de deux produits — et ce qu'elles ont en commun.

La dernière partie demande pourquoi couper 103 en 100 + 3 rend le calcul plus facile, et s'il y aurait d'autres découpages. Il y en a, mais ils ne se calculent pas de tête, et l'intérêt disparait.

Un produit difficile, coupé en deux produits faciles.

  • Le programme de calcul mental
  • La carte des deux écritures
  • Deux questions sur les deux écritures

Compétences travaillées

  • Les priorités ne se discutent pas

    12 + 3 × 4 vaut 24, et non 60. Dans un calcul sans parenthèses, × et ÷ passent avant + et −.

  • Termes ou facteurs, selon le signe

    Les nombres d'une somme sont des termes, ceux d'un produit des facteurs. Deux mots, et une question de barème à chaque contrôle.

  • Diviser par moins de 1 agrandit

    7,2 ÷ 0,4 vaut 18 : le quotient dépasse le dividende. Un résultat plus petit que 7,2 serait faux avant tout calcul.

  • Le critère de 9 est plus exigeant que celui de 3

    Tout multiple de 9 est un multiple de 3, jamais l'inverse. 237 le montre : sa somme de chiffres vaut 12.

Une entrée qui n'existe qu'en cinquième

Le thème « Nombres et calculs » du programme de 2026 porte, en cinquième, une entrée « Opérations » de onze objectifs. En quatrième, le même thème porte « Opérations sur les nombres relatifs » — un autre objet, avec ses propres difficultés. En troisième, l'entrée disparait.

Ce qui s'apprend ici sur le VOCABULAIRE du calcul et sur les PRIORITÉS ne sera donc plus enseigné comme tel. C'est un chapitre de fondations, et il porte deux gestes très différents.

Le premier prolonge le cycle 3 : calculer. La sixième savait déjà additionner et multiplier des décimaux, et diviser un décimal par un entier inférieur à 10 ; la cinquième lève cette borne avec « diviser par un nombre décimal ».

Le second est neuf. Enchainer, traduire un problème en une seule expression, nommer un calcul, distinguer sommes et produits, connaitre les priorités : ces verbes ne portent plus sur les nombres, mais sur l'ÉCRITURE du calcul. Preuve mesurable : le mot « priorité » n'apparait pas une seule fois dans les vingt-huit pages du programme du cycle 3.

Ce que les critères de 3 et de 9 ajoutent

Le programme du cycle 3 est explicite : « seuls les critères de divisibilité par 2, par 5 et par 10 figurent au programme ». Ces trois-là regardent le dernier chiffre, et le cycle 4 les range d'ailleurs parmi les automatismes de cinquième — acquis, à entretenir.

Les critères de 3 et de 9 sont d'une autre nature : ils regardent la somme de TOUS les chiffres. C'est le premier critère de divisibilité qui demande un calcul, et non un coup d'œil.

La quatrième évaluation les fait travailler ensemble, sur un nombre choisi pour les séparer : 237 a pour somme de chiffres 12, qui est un multiple de 3 mais pas de 9. Un élève qui confondrait les deux critères y répondrait faux, et c'est le but.

La question qui suit demande pourquoi tout multiple de 9 est un multiple de 3. La réponse tient en une phrase — 9 est lui-même un multiple de 3 — et elle vaut mieux que la règle apprise par cœur.

Méthode et vérification

Contenus originaux, cadrés sur le programme de mathématiques du cycle 4 en vigueur en cinquième depuis cette rentrée. AUCUN NOMBRE N'EST TAPÉ À LA MAIN : les quotients, les sommes de chiffres, les neuf diviseurs de 36 et les deux écritures de chaque distributivité sont calculés par le module du chapitre, et le corrigé ne peut donc pas contredire son énoncé. L'ERREUR IMPRIMÉE EST CALCULÉE, ELLE AUSSI : les deux copies fausses de la deuxième évaluation portent le résultat qu'une lecture de gauche à droite donne réellement, et un contrôle refuse une expression où les deux lectures coïncideraient — l'exercice n'opposerait alors rien. LE CONTRÔLE PARTAGÉ DES CALCULS NE SUFFISAIT PAS, et c'est mesuré : il écarte toute chaine « a = b = c » précédée d'une lettre, pour ne pas lire « x + 17 = 45 » comme une égalité arithmétique ; relevé sur les 473 modules du site, cela fait 44 % des chaines jamais vérifiées, puisqu'en français une chaine suit presque toujours un mot. Le module porte donc ses propres contrôles, qui recalculent chaque nombre annoncé. DEUX BORNES DU MOTEUR ONT CHANGÉ LES DONNÉES : le tracé des divisions posées vient du CM2 et refuse un diviseur à deux chiffres comme un quotient qui ne s'arrête pas — les divisions de ces fiches tombent donc juste, et la méthode enseignée, elle, vaut pour tous les cas. Le total de chaque évaluation est vérifié à 20 points, et aucun tracé n'est en couleur.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de mathématiques du cycle 4, arrêté du 18 février 2026 (BOEN nº 10 du 5 mars 2026), annexe 2, classe de cinquième, « Nombres et calculs · Opérations ». L'article 3 de cet arrêté met ses dispositions en application à la rentrée de l'année scolaire 2026-2027, « en tant qu'elles s'appliquent à la classe de cinquième ». L'entrée porte SIX automatismes et ONZE objectifs d'apprentissage, cités ici mot pour mot : Additionner, soustraire, multiplier et diviser pour résoudre des problèmes et contrôler la vraisemblance de son résultat · Connaitre le sens et les situations d'emploi de ces opérations · Diviser par un nombre décimal · Enchainer des opérations · Traduire un problème, une succession donnée d'opérations, un programme de calcul, en une seule expression, en faisant appel ou non à des parenthèses · Nommer un calcul, distinguer sommes et produits, termes et facteurs · Connaitre et utiliser les priorités opératoires · Connaitre et utiliser la distributivité simple sur des exemples numériques · Utiliser les notions de multiples et diviseurs · Connaitre les critères de divisibilité par 3 et par 9 · Mobiliser un algorithme dans le cadre du calcul numérique. Elle porte aussi un prolongement, et le mot compte : le programme le range sous « prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles », il le PROPOSE et ne l'exige pas — « Notion de nombre premier et développements sur ce thème (existence d'un nombre infini de nombres premiers, crible d'Ératosthène, etc.). » CETTE ENTRÉE N'EXISTE QU'EN CINQUIÈME : en quatrième le thème porte « Opérations sur les nombres relatifs », un autre objet, et en troisième elle disparait. La frontière avec la SIXIÈME se lit dans le programme du cycle 3 (arrêté du 10 avril 2025), qui n'a pas d'entrée « Opérations » : son contenu opératoire vit dans « Les nombres entiers et décimaux », et le mot « priorité » n'apparait pas une seule fois dans ses vingt-huit pages.

Questions fréquentes

Combien vaut 12 + 3 × 4 ?
24. Dans un calcul sans parenthèses, la multiplication et la division s'effectuent avant l'addition et la soustraction : on calcule d'abord 3 × 4 = 12, puis 12 + 12 = 24. La lecture de gauche à droite donnerait 60, et c'est l'erreur la plus fréquente du chapitre.
Comment diviser par un nombre décimal en 5e ?
On multiplie les DEUX nombres par 10, par 100, ou par ce qu'il faut pour que le diviseur devienne entier : 7,2 ÷ 0,4 se transforme en 72 ÷ 4. Le quotient ne change pas, puisqu'on partage dix fois plus en dix fois plus de parts, et la division se pose alors normalement.
Quelle différence entre un terme et un facteur ?
Les termes sont les nombres d'une somme ou d'une différence ; les facteurs sont ceux d'un produit. Dans 12 + 9, 12 et 9 sont des termes ; dans 7 × 5, 7 et 5 sont des facteurs. Le résultat, lui, porte le nom du calcul : la somme, le produit.
Quels sont les critères de divisibilité au programme de 5e ?
Ceux de 3 et de 9 : un nombre est divisible par 3 (ou par 9) quand la somme de ses chiffres l'est. Les critères de 2, 5 et 10, vus en CM1 et CM2, restent au programme comme automatismes à entretenir.

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