Deux mots du programme qui manquaient entièrement
Le programme écrit : « Météorologie ; dynamique des masses d'air et des masses d'eau ; vents et courants océaniques ». Sur les 5 542 caractères de la version précédente de cette page, « masses d'air » comptait zéro occurrence, et « courants océaniques » zéro également.
La page parlait pourtant de température, de pression et de vent. Ce qui manquait est ce qui les relie : d'où vient l'air, sur quoi il a voyagé, et pourquoi il se déplace.
Le mot « normale » manquait aussi, et avec lui le seul chiffre qui sépare la météo du climat : une normale climatique se calcule sur trente ans. Sans lui, la distinction reste une formule que l'on récite.
Ces cinq évaluations suivent donc le texte : la durée d'abord, puis la pression et le vent, les masses d'air, les courants, et la chaîne de la prévision.
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Météo ou climat : une affaire de durée
Une normale climatique se calcule sur trente ans. C'est le seul chiffre qui sépare les deux notions.
Un relevé de trente janviers, année après année. Le graphique en montre six, et elles ne sont pas rangées : un escalier qui monte se lirait comme un réchauffement, alors qu'il n'y a là que six années d'une même normale.
L'écart d'une année à la normale se calcule : on soustrait la normale de la valeur de l'année. L'année la plus froide et la plus douce s'écartent d'autant, dans les deux sens.
Un tri sépare ensuite cinq énoncés entre météo et climat. Ce n'est pas le sujet qui change — température, pluie, vent — mais la durée sur laquelle on regarde.
La dernière question fait la démonstration : si une seule année, la plus douce, avait été de dix degrés plus chaude, la normale ne bougerait que de quelques dixièmes. Une année ne fait pas un climat.
Une année ne fait pas un climat.
- La normale
- Trente ans
- L'écart
- La durée
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D'où vient le vent
Le vent ne se décide pas : il se déduit de deux pressions.
Une chaîne en cinq maillons : le soleil chauffe l'air, cet air se dilate et monte, la pression baisse au sol, l'air voisin se déplace vers elle — et ce déplacement est le vent.
Un relevé donne la pression de quatre stations le même jour. La dernière colonne est vide : c'est ce que l'évaluation demande de remplir, en comparant chaque valeur à 1013 hPa.
Trois copies d'élèves ferment la partie théorique, dont une seule est juste. La plus fréquente des erreurs y figure : croire que le vent va des basses pressions vers les hautes.
Deux questions se règlent par le calcul : dans quel sens l'air se déplace entre deux stations, et entre lesquelles le vent serait le plus fort. Le plus grand écart de pression donne le vent le plus fort.
C'est la différence de pression qui met l'air en mouvement.
- L'anticyclone
- La dépression
- 1013 hPa
- L'écart de pression
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Les masses d'air, et le temps qu'elles apportent
Une masse d'air se nomme par deux choses : d'où elle vient, et sur quoi elle a voyagé.
Quatre masses d'air, deux caractères chacune. L'origine — polaire ou tropicale — donne la température ; le trajet — la mer ou la terre — donne l'humidité.
Deux caractères, deux valeurs chacun : quatre combinaisons, et quatre temps différents. Le compte se fait, il ne se retient pas.
Une carte mentale reprend la construction du nom, et les questions font raisonner plutôt que retenir : pourquoi l'air polaire maritime est-il humide quand l'air polaire continental est sec, alors que les deux viennent du même froid ?
Une dernière question porte sur une masse d'air venue du Sahara qui traverse la Méditerranée. Une masse d'air n'est pas figée : son trajet la modifie.
L'origine donne la température, le trajet donne l'humidité.
- L'air polaire
- L'air tropical
- Maritime
- Continental
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Pourquoi il fait plus doux à Brest qu'à Terre-Neuve
Deux villes presque à la même latitude, et douze degrés d'écart en janvier.
Un planisphère porte deux rectangles numérotés et le tracé d'un courant océanique. Le trajet du courant reste en mer : chaque tronçon est vérifié avant impression.
Brest est à 48,4° N, Saint-Jean de Terre-Neuve à 47,5° N. Moins d'un degré d'écart : si la latitude expliquait tout, les deux villes auraient des températures presque identiques.
En janvier, l'une est à 7 °C et l'autre à −5 °C. Douze degrés d'écart, à latitude presque égale : la latitude ne peut donc pas être l'explication.
Elle tient au courant. Brest est baignée par la dérive nord-atlantique, prolongement du Gulf Stream, une eau chaude ; Terre-Neuve par le courant du Labrador, une eau froide. Le courant n'agit pas sur la ville, il agit sur l'air qui passe au-dessus de lui — et cet air arrive ensuite à terre.
Le courant agit sur l'air, et l'air arrive à terre.
- Le Gulf Stream
- Le courant du Labrador
- La latitude
- L'écart de 12 °C
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Comment on prévoit le temps
Mesurer, transmettre, calculer, prévoir, avertir — et pourquoi la prévision s'use avec les jours.
Cinq étapes, et sous chacune ce qui la réalise : stations et satellites, centres nationaux, modèles informatiques, cartes de prévision, vigilance et alertes.
Il faut mesurer partout à la fois, parce que l'atmosphère se déplace : ce qui arrivera demain sur une région est aujourd'hui ailleurs. Une seule station dirait le temps qu'il fait, pas celui qu'il fera.
Un mémo réunit six grandeurs et leurs instruments. Le vent en demande deux, car il se décrit par deux nombres : sa vitesse et sa direction.
La fiche se termine sur les limites : une prévision à dix jours est moins sûre qu'une prévision à un jour, parce que la moindre imprécision de départ s'amplifie à chaque jour calculé.
Une prévision qui se trompe ne dit rien du climat.
- Le baromètre
- L'anémomètre
- La vigilance
- Les limites
Compétences travaillées
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Distinguer météo et climat
Savoir qu'une normale climatique se calcule sur trente ans, et qu'une année ne fait pas un climat.
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Déduire le vent d'un relevé
Reconnaître anticyclone et dépression, puis dire dans quel sens et avec quelle force l'air se déplace.
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Nommer une masse d'air
Par son origine et par son trajet — et en déduire le temps qu'elle apporte.
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Expliquer l'effet d'un courant
Comparer deux côtes à la même latitude, et attribuer l'écart au courant plutôt qu'au soleil.
Trente ans : le chiffre qui sépare la météo du climat
On répète souvent que « la météo, c'est le temps qu'il fait, le climat, c'est le temps qu'il fait d'habitude ». La formule est juste mais elle ne se vérifie pas : elle ne donne aucun moyen de trancher.
Les météorologues du monde entier ont retenu une durée : trente ans. Une normale climatique est la moyenne d'une grandeur — température, précipitations — sur trente années. En deçà, la moyenne dépend trop des années que l'on a choisies.
Ce chiffre rend la distinction opérante. Il permet de calculer l'écart d'une année à sa normale, et de constater qu'une seule année extraordinaire, même de dix degrés au-dessus, ne déplace la moyenne que de quelques dixièmes.
C'est aussi ce qui répond à l'objection la plus fréquente : un mois de juillet froid ne dit rien du réchauffement, dans un sens comme dans l'autre. Un mois relève de la météo ; le climat se lit sur trente ans.
Pourquoi un courant océanique change un climat
Brest et Saint-Jean de Terre-Neuve sont séparées de moins d'un degré de latitude. Elles reçoivent donc à peu près la même quantité de lumière solaire au fil de l'année.
En janvier, pourtant, l'une est à 7 °C et l'autre à −5 °C. Douze degrés d'écart que la latitude ne peut pas expliquer : il faut chercher ailleurs.
Brest est baignée par la dérive nord-atlantique, prolongement du Gulf Stream, qui amène vers l'Europe une eau réchauffée sous les tropiques. Terre-Neuve reçoit au contraire le courant du Labrador, qui descend de l'Arctique.
Le mécanisme est indirect, et c'est ce qu'il faut comprendre : l'eau réchauffe ou refroidit l'air qui passe au-dessus d'elle, et c'est cet air qui arrive ensuite sur la côte. Le courant ne touche pas la ville ; il fabrique l'air qu'elle respire.
Méthode et vérification
Contenu produit à partir du programme de SVT du cycle 4 (programme de 2015 modifié par l'arrêté du 17 juillet 2020), thème « La planète Terre, l'environnement et l'action humaine », sur les entrées « Météorologie ; dynamique des masses d'air et des masses d'eau ; vents et courants océaniques » et « Différence entre météo et climat ». Le sens du vent, le temps qu'apporte une masse d'air, la normale climatique et les écarts sont calculés à la production. Les latitudes et les moyennes de janvier de Brest et de Saint-Jean de Terre-Neuve ont été vérifiées sur des sources indépendantes. Le relevé de trente ans a été construit pour l'exercice, et les fiches le disent.
- Programme de SVT du cycle 4, programme de 2015 modifié par l'arrêté du 17 juillet 2020 (BOEN n° 31 du 30 juillet 2020).