Ce que ces sujets demandent
Corriger onze copies d'élèves, dont sept sont fausses ; analyser deux groupes étendus jusqu'au nom de leurs structures ; délimiter des groupes dans deux courts passages — dont un où deux lignes n'en portent aucun ; étendre quatre groupes minimaux par une structure imposée ; et remplir deux fois la carte des trois structures.
Chaque sujet porte un rappel de quatre lignes, deux exercices avec schéma et trois questions d’explication.
Deux pages A4 par sujet, en noir et blanc, corrigé séparé, barème détaillé.
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Évaluation 1 — les trois structures
La carte des trois structures à compléter, puis l’analyse d’un groupe étendu, étape par étape.
Le premier sujet pose la liste fermée du chapitre : trois structures, et le programme n’en nomme aucune autre.
La carte les range avec, sous chacune, ce qui l’introduit et ce à quoi on la reconnait. Neuf feuilles pour huit points ; la méthode le dit plutôt que de laisser croire à un point par feuille.
Un programme d’analyse suit, appliqué à un groupe étendu : on part du groupe entier, on repère le nom, on retire les expansions, et ce qui reste est le groupe minimal. Les quatre cases séparent des gestes qu’un élève fait d’ordinaire d’un seul coup.
Les trois questions d’explication portent sur le critère de chaque structure : à quoi se reconnait un groupe prépositionnel, laquelle ne demande aucun mot, et ce qui distingue une relative — le verbe conjugué.
Trois structures, et rien d’autre.
- La carte des trois structures
- Analyser un groupe étendu
- Reconnaitre une structure
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Évaluation 2 — le programme, puis les copies
Un groupe étendu à analyser jusqu’au nom des structures, puis cinq copies d’élèves dont trois sont fausses.
Ce sujet pousse l’analyse jusqu’au bout : après le groupe minimal et les expansions, il demande le NOM de chaque structure.
Le groupe choisi en porte trois — un adjectif, un groupe prépositionnel et une relative —, si bien que la dernière case récapitule à elle seule tout le chapitre.
Le groupe choisi n’a pas été pris au hasard : c’est le SEUL des six du corpus qui porte les trois structures à la fois. Un groupe qui n’en porterait que deux laisserait la dernière case incomplète, et l’exercice n’aurait pas récapitulé le chapitre.
Cinq copies d’élèves suivent, dont trois sont fausses. Aucune n’est inventée : chacune sort d’une règle nommée dans le module, et sa correction est l’analyse exacte que la copie aurait dû porter.
L’ordre des copies est contrôlé — les fausses n’ouvrent pas la liste et les justes ne la ferment pas —, et les trois questions d’explication font nommer l’erreur au lieu de la corriger une seconde fois.
Nommer la structure, pas la fonction.
- Analyser jusqu’aux structures
- Cinq copies d’élèves
- Nommer l’erreur
3 sur 5
Évaluation 3 — six copies, puis un passage
Six copies dont quatre sont fausses, puis un passage de quatre lignes où délimiter les groupes étendus.
Six copies, dont quatre fausses : c’est la chasse la plus fournie de l’article, et elle couvre les quatre règles fautives du module.
Une copie fausse ne doit pas seulement être fausse : elle doit être une faute qu’un élève ferait. Un contrôle relit chaque suite de mots citée par une copie et vérifie qu’elle figure telle quelle dans un groupe étendu du corpus — c’est lui qui a trouvé « ces gâteaux jolis », un ordre que le français n’écrit pas.
Le passage qui suit porte quatre lignes et quatre groupes étendus, un par ligne. Délimiter, c’est décider où le groupe s’arrête : la première ligne en porte deux expansions sur le même nom, et les questions le font remarquer.
La dernière question demande où s’arrête un groupe nominal étendu — là où commence un mot qui ne dépend plus du nom.
Délimiter, c’est décider où cela s’arrête.
- Six copies d’élèves
- Le passage, ligne à ligne
- Ce que délimiter demande
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Évaluation 4 — le passage, puis étendre
Un passage dont deux lignes seulement portent un groupe étendu, puis deux groupes minimaux à étendre.
Ce sujet renverse la consigne : deux lignes du passage ne portent AUCUN groupe nominal étendu, et il faut le dire.
Répondre « aucun » est une réponse, et elle vaut des points. C’est même ce qui prouve qu’on a cherché : un élève qui trouve un groupe étendu partout n’a pas compris que le minimal existe aussi.
Un contrôle vérifie ce fait sur la donnée — il compte les lignes du passage où aucun groupe du corpus ne figure, et exige qu’il y en ait exactement deux.
La structure demandée ici est le groupe prépositionnel ; celle du sujet 5 est la relative. Les deux exercices de réécriture de l’article ne demandent donc jamais la même chose, et un contrôle compare les deux structures avant production.
Deux groupes minimaux sont ensuite à étendre par un groupe prépositionnel. La question d’explication demande ce qui n’a PAS changé : le groupe minimal, resté entier.
« Aucun » est une réponse.
- Quatre lignes, deux groupes
- Deux groupes à étendre
- Étendre sans défaire
5 sur 5
Évaluation 5 — étendre, puis la carte
Deux groupes minimaux à étendre par une relative, puis la carte des trois structures.
Le dernier sujet fait produire avant de récapituler.
Deux groupes minimaux sont à étendre par une proposition subordonnée relative — la structure la plus longue à écrire, et la seule qui demande un verbe conjugué. La question fait nommer, pour chacune, le mot qui l’ouvre et le verbe qu’elle contient.
Les deux relatives n’emploient pas le même mot subordonnant, et c’est voulu : « qui » reprend le nom comme sujet du verbe, « dont » ne le reprend pas de la même façon. Un élève qui n’aurait vu que « qui » croirait que la relative n’a qu’une porte d’entrée.
La carte revient ensuite, à deux feuilles par branche cette fois : la troisième est celle du sujet 1, et les deux cartes de l’article ne posent donc jamais la même question.
Les trois questions d’explication ferment l’article sur la liste fermée du chapitre — les quatre mots subordonnants, trois prépositions — et sur la raison pour laquelle on ne demande aucune fonction cette année.
Le verbe conjugué tranche.
- Deux relatives à écrire
- La carte, en deux feuilles
- Trois questions pour finir
Compétences travaillées
-
Minimal : un déterminant, un nom
Et rien d’autre. C’est ce qui reste quand on a retiré tout ce qui pouvait l’être.
-
Trois structures, pas une de plus
Un adjectif, un groupe prépositionnel, une proposition subordonnée relative. Le programme n’en nomme aucune autre.
-
Le mot qui introduit décide
Pas le sens. Une préposition, un mot subordonnant — ou rien du tout pour l’adjectif, et c’est ce cas qui trompe.
-
Aucune fonction cette année
Ni épithète, ni complément du nom : ce sont des noms de fonction, et ils sont au programme de troisième.
Le mot que le programme n’emploie pas
Le texte de 2026 ne parle jamais d’« expansion du nom ». Il parle de « groupe nominal étendu », et il le fait trois fois. La mesure a été refaite sur le PDF : zéro occurrence contre trois.
Ce n’est pas une querelle de mots. « Expansion » désigne ce qu’on ajoute ; « groupe nominal étendu » désigne le groupe ENTIER, minimal compris. La seconde formulation dit ce que l’élève doit délimiter — et délimiter est le geste que le programme demande.
Ces sujets emploient donc le mot du texte, et une garde refuse l’autre dans tout ce qu’ils impriment. La seule exception est la question qui demande justement si le mot figure au programme, et la garde la connait par son texte.
Ce qui est de cinquième, et ce qui ne l’est pas
La cinquième demande la STRUCTURE : est-ce un adjectif, un groupe prépositionnel, une relative ? La réponse se lit sur le mot qui introduit, jamais sur le sens.
Les noms de FONCTION — épithète, complément du nom — n’apparaissent que dans la section Troisième du même texte. Un sujet de cinquième qui les demanderait évaluerait un objectif de deux ans plus tard.
C’est pourquoi les copies d’élèves de ces sujets portent des erreurs de structure, jamais de fonction : laisser un morceau dans le groupe minimal, appeler « adjectif » un groupe prépositionnel, appeler « relative » ce qui n’a pas de verbe conjugué.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de français du cycle 4 fixé par l'arrêté du 18 février 2026, en vigueur en cinquième depuis la rentrée 2026-2027. CINQ SUJETS DE VINGT POINTS, en noir et blanc, corrigés séparés. AUCUN GROUPE NOMINAL N'EST ÉCRIT À LA MAIN : les six groupes du corpus sont construits par le module d'accords du site — déterminant, genre, nombre, place et forme de l'adjectif —, et les règles viennent du module partagé du chapitre. AUCUN N'EST EMPLOYÉ PAR L'ARTICLE JUMEAU, et un contrôle compare les deux corpus avant production. LES QUATRE RÈGLES FAUTIVES qui fabriquent les copies d'élèves sont nommées, et chaque copie fausse est produite en abimant une analyse juste — jamais tapée. UN CONTRÔLE A TROUVÉ CE QU'AUCUN ŒIL N'AURAIT VU : la règle qui laisse une expansion accrochée au groupe minimal produisait « ces gâteaux jolis », un ordre des mots que le français n'écrit pas, parce que « joli » se place DEVANT le nom. La règle ne choisit plus l'expansion par sa structure : elle demande au groupe étendu si le morceau fabriqué s'y trouve tel quel, et un second contrôle relit chaque citation de chaque copie contre les six groupes. LE MOT « EXPANSION » N'EST IMPRIMÉ NULLE PART, sauf dans la question qui demande justement s'il figure au programme — et la garde connait cette exception par son texte, non par une exemption globale. Les cinq couples de formats sont tous différents de ceux du jumeau. Total vérifié à 20 points par sujet.
- Programme de français du cycle 4, annexe 1 de l'arrêté du 18 février 2026 — classe de cinquième, « Comprendre et expliquer le fonctionnement d'une phrase → Connaitre les différents constituants d'une phrase ». L'objectif, cité mot pour mot : « Comprendre la structure du groupe nominal minimal et du groupe nominal étendu ; les identifier dans une phrase ou un court passage. Identifier les prépositions, les adverbes et les mots subordonnants. Distinguer les déterminants et les pronoms. » LE MOT « EXPANSION » NE FIGURE PAS DANS CE TEXTE, et cela a été mesuré sur le PDF : sur ses 84 648 caractères, « expansion du nom » compte ZÉRO occurrence et « groupe nominal étendu » en compte trois. LA FRONTIÈRE AVEC LA TROISIÈME A ÉTÉ RELEVÉE SUR LE MÊME FICHIER : « épithète » et « complément du nom » n'apparaissent que dans la section Troisième. Ce sont des noms de FONCTION ; la cinquième demande la STRUCTURE — un adjectif, un groupe prépositionnel, une proposition subordonnée relative — et rien d'autre.