SVT · 5ème · Évaluation

Évaluation Météorologie et Climatologie 5ème (PDF + Corrigé)

Cinq évaluations sur la seconde moitié du chapitre : les zones climatiques de la Terre, ce qui a déjà changé et ce qui change aujourd'hui, et trois mots que le programme nomme et que la page ignorait — aléa, vulnérabilité, risque.

5ème SVT Évaluation
Durée 35 min par évaluation
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Le même volcan dans deux situations : au milieu d'un océan désert le risque est nul, au pied d'une ville il est fort. L'aléa est identique, la vulnérabilité ne l'est pas.

Une compétence entière du programme qui manquait

Le programme demande de « relier les connaissances scientifiques sur les risques naturels aux mesures de prévention, de protection, d'adaptation ou d'atténuation », et nomme les « notions d'aléas, de vulnérabilité et de risque ». Sur les 6 292 caractères de la version précédente de cette page, ces neuf mots comptaient zéro occurrence à eux tous.

Il en allait de même pour « les grandes zones climatiques de la Terre et la répartition des faunes et des flores » : zone climatique zéro, faune zéro, flore zéro.

La page traitait bien de l'effet de serre — huit occurrences — mais sans le distinguer de son augmentation, qui est la seule chose problématique. Sans effet de serre, la Terre serait glacée.

Ces cinq évaluations reprennent donc la seconde moitié du chapitre entrée par entrée : les zones, les changements passés et actuels, les gaz, les trois notions de risque, et les quatre mesures.

1 sur 5

Les grandes zones climatiques, et ce qui y vit

Trois zones, bornées par quatre lignes — et une flore et une faune différentes dans chacune.

Un planisphère porte cinq bandes numérotées, bornées par les tropiques et les cercles polaires, dont les lignes sont tracées en pointillé et nommées.

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Cinq bandes pour trois zones : deux zones existent en double, une fois dans chaque hémisphère. Seule la zone chaude est unique, à cheval sur l'équateur. Les bandes sont symétriques, et la carte le montre.

Un exercice d'association relie ensuite chaque zone à la flore et à la faune qu'on y rencontre : forêt dense et singes, forêts de feuillus et cerfs, toundra et ours polaire.

Le climat n'habille pas le paysage : il décide de ce qui peut y pousser. C'est pourquoi le programme nomme la répartition des faunes et des flores dans la même phrase que les zones.

Les bandes sont symétriques par rapport à l'équateur.

  • Les tropiques
  • Les cercles polaires
  • La toundra
  • La forêt dense

2 sur 5

Le climat a déjà changé — et pourtant ce n'est pas pareil

Deux changements, deux causes, deux rythmes.

Une frise en quatre repères : la dernière période glaciaire il y a 20 000 ans, le réchauffement naturel qui suit, le début de l'industrie, et le réchauffement rapide d'aujourd'hui.

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On ne mesurait pas la température il y a 20 000 ans. On la connaît par les carottes de glace, qui emprisonnent l'air de l'époque, et par les fossiles. Lire une trace n'est pas consulter un relevé.

Un tri sépare ensuite six phrases entre les changements passés et le changement actuel. Deux différences, et non une : la cause et le rythme.

La dernière question porte sur l'objection la plus fréquente : « le climat a toujours changé ». Elle est à moitié vraie, et la rejeter en bloc serait aussi faux que l'accepter en bloc.

Des dizaines de milliers d'années hier, quelques dizaines aujourd'hui.

  • Les glaciations
  • Les carottes de glace
  • La cause
  • Le rythme

3 sur 5

L'effet de serre : ce qui est normal, et ce qui ne l'est pas

Sans effet de serre, pas de vie sur Terre. Le problème n'est pas l'effet : c'est son augmentation.

Un document explique le mécanisme : la Terre reçoit la lumière du Soleil, s'en réchauffe, et renvoie une partie de cette chaleur vers l'espace. Certains gaz la retiennent au lieu de la laisser repartir.

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Le nom vient de la comparaison avec une serre de jardin, dont les vitres laissent entrer la lumière et gardent la chaleur. Sans ces gaz, la Terre serait glacée.

Ce qui pose problème n'est donc pas l'effet de serre, mais son augmentation : en brûlant du charbon, du pétrole et du gaz, les activités humaines en ajoutent chaque année à l'atmosphère.

Un questionnaire à choix multiples fait distinguer les gaz à effet de serre du dioxygène, qui est pourtant bien plus abondant. Être un gaz à effet de serre est une propriété, pas une question de quantité.

Sans effet de serre, la Terre serait invivable.

  • Le dioxyde de carbone
  • Le méthane
  • La vapeur d'eau
  • L'augmentation

4 sur 5

Un aléa n'est pas un risque

Un volcan au milieu d'un océan désert peut entrer en éruption : personne ne court de risque.

Quatre situations, chacune avec son aléa et sa vulnérabilité. La dernière colonne — le risque — est à remplir en croisant les deux précédentes.

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Le premier cas est le plus instructif : un volcan actif au milieu d'un océan désert présente un aléa fort et un risque nul. Personne n'y vit, donc personne n'y risque rien.

Une carte mentale range les trois notions, et une chaîne montre comment elles s'enchaînent : un phénomène peut se produire, des personnes y sont exposées, les deux se croisent — et si l'un des deux est nul, le risque l'est aussi.

La fiche se termine sur une question qui ouvre la suivante : peut-on faire baisser un aléa ? Un volcan ne se commande pas ; la vulnérabilité, elle, se réduit.

À aléa égal, c'est la vulnérabilité qui fait la différence.

  • L'aléa
  • La vulnérabilité
  • Le croisement
  • Le risque nul

5 sur 5

Prévention, protection, adaptation, atténuation

Trois mesures s'attaquent à ce qui est exposé. Une seule s'attaque à la cause.

Quatre mesures, quatre actions à relier : informer et interdire de construire, bâtir une digue, vivre avec le phénomène, réduire les émissions.

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Trois d'entre elles réduisent la vulnérabilité : elles protègent ce qui est exposé sans toucher au phénomène. Une seule agit sur l'aléa lui-même, et c'est l'atténuation.

La distinction entre s'adapter et atténuer est la plus souvent manquée. S'adapter, c'est vivre avec le phénomène sans le changer ; atténuer, c'est réduire le phénomène.

Quatre exemples ferment l'évaluation : une digue, une interdiction de construire, des éoliennes à la place d'une centrale à charbon, des variétés résistantes à la sécheresse. À chacun sa mesure.

L'adaptation gagne du temps ; l'atténuation traite la cause.

  • La prévention
  • La protection
  • L'adaptation
  • L'atténuation

Compétences travaillées

  • Situer les zones climatiques

    Les nommer et les borner par les tropiques et les cercles polaires, sur un planisphère.

  • Comparer les changements climatiques

    Distinguer les changements passés de l'actuel par leur cause et par leur rythme.

  • Distinguer aléa, vulnérabilité et risque

    Croiser les deux premiers pour évaluer le troisième, et savoir qu'un aléa seul ne fait pas un risque.

  • Nommer les quatre mesures

    Prévention, protection, adaptation, atténuation — et dire sur quoi chacune agit.

Aléa, vulnérabilité, risque : trois mots qui ne se remplacent pas

Dans la langue courante, on emploie ces trois mots l'un pour l'autre. Le programme demande de les distinguer, et la distinction n'est pas un raffinement de vocabulaire : elle change ce que l'on peut faire.

L'aléa est le phénomène qui peut se produire : un séisme, une éruption, une crue. Il ne se commande pas. La vulnérabilité est ce qui s'y trouve exposé : des habitants, des maisons, des routes. Elle dépend en grande partie de choix humains.

Le risque est le croisement des deux. Un volcan actif au milieu d'un océan désert présente un aléa fort et un risque nul, parce que personne n'y vit. La même éruption au pied d'une ville présente un risque fort.

C'est de là que découlent les mesures : puisqu'on ne peut presque rien contre l'aléa naturel, presque toutes portent sur la vulnérabilité. La seule exception est l'atténuation du changement climatique, qui s'attaque à la cause du phénomène — d'où son importance particulière.

Pourquoi « le climat a toujours changé » ne suffit pas

L'affirmation est exacte. Le climat de la Terre a connu des glaciations et des réchauffements bien avant qu'il y ait des hommes pour les observer, et le programme demande d'ailleurs d'étudier ces changements passés.

Ce qu'elle omet est ce qui les distingue du changement actuel, et il y a deux différences, pas une. La cause d'abord : les changements passés relèvent de causes naturelles — variations de l'orbite terrestre, volcanisme —, tandis que le réchauffement actuel suit l'augmentation des gaz à effet de serre émis par les activités humaines.

Le rythme ensuite : les changements passés s'étalaient sur des dizaines de milliers d'années, laissant aux espèces le temps de se déplacer ou de s'adapter. Le réchauffement actuel se compte en dizaines d'années.

C'est le cumul des deux qui permet de conclure. Prise seule, chacune resterait discutable ; ensemble, elles ne laissent pas d'autre lecture. Répondre à cette objection fait partie de l'évaluation, et la réponse attendue commence par reconnaître ce qu'elle a de vrai.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de SVT du cycle 4 (programme de 2015 modifié par l'arrêté du 17 juillet 2020), thème « La planète Terre, l'environnement et l'action humaine », sur les entrées « les grandes zones climatiques de la Terre et la répartition des faunes et des flores », « les changements climatiques passés et actuels » et « notions d'aléas, de vulnérabilité et de risque ». Le risque est calculé par croisement de l'aléa et de la vulnérabilité. Les bandes climatiques sont bornées par les tropiques et les cercles polaires, repris du module de repères géographiques du site.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de SVT du cycle 4, programme de 2015 modifié par l'arrêté du 17 juillet 2020 (BOEN n° 31 du 30 juillet 2020).

Questions fréquentes

Quelles sont les grandes zones climatiques de la Terre ?
Trois : la zone chaude, entre le tropique du Cancer et le tropique du Capricorne ; les zones tempérées, entre les tropiques et les cercles polaires ; les zones froides, au-delà des cercles polaires. Elles forment cinq bandes, car les zones tempérées et froides existent chacune dans les deux hémisphères.
Quelle est la différence entre un aléa et un risque ?
L'aléa est le phénomène qui peut se produire — un séisme, une éruption, une crue. Le risque est le croisement de cet aléa avec la vulnérabilité, c'est-à-dire ce qui se trouve exposé. Un volcan actif au milieu d'un océan désert présente un aléa fort et un risque nul : personne n'y vit.
L'effet de serre est-il un problème ?
Non, c'est une condition de la vie : sans lui, la Terre serait glacée. Ce qui pose problème est son augmentation. En brûlant du charbon, du pétrole et du gaz, les activités humaines ajoutent chaque année des gaz à effet de serre à l'atmosphère, et plus ces gaz sont nombreux, plus la chaleur retenue est grande.
Quelle différence entre s'adapter et atténuer ?
S'adapter, c'est vivre avec le phénomène sans le changer : déplacer des habitations, choisir des cultures qui supportent la sécheresse. Atténuer, c'est réduire le phénomène lui-même en diminuant les émissions de gaz à effet de serre. Des quatre mesures que le programme nomme, l'atténuation est la seule qui agisse sur l'aléa ; les trois autres réduisent la vulnérabilité.

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