Un attendu sur quatre
Le thème « La Terre, une planète peuplée par des êtres vivants » compte quatre attendus de fin de cycle. La version précédente de cette page en traitait un seul : décrire les conditions de la vie terrestre. Elle le faisait bien — atmosphère, température, eau liquide, comparaison avec Mars et Vénus.
Les trois autres manquaient. Différencier la météorologie du climat : zéro occurrence du mot « météorologie ». Construire une argumentation sur le réchauffement climatique : « argumentation » zéro, « gaz à effet de serre » zéro, « activité humaine » zéro, « glacier » zéro.
Et les deux dernières compétences de la colonne de sixième — les conséquences sur le peuplement des milieux, les stratégies d'atténuation ou d'adaptation — n'apparaissaient nulle part.
La page réservait en revanche une section à « Le jour de l'évaluation : mes trois conseils ». Cette première personne ne correspond à personne, et elle a disparu.
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Les trois conditions
Ce qu'il faut réunir pour que la vie soit possible.
Le programme les énumère entre parenthèses : « atmosphère et température compatibles avec la vie, présence d'eau liquide ». Trois conditions, à réunir ensemble.
Le tableau part des températures mesurées sur les trois planètes voisines et fait conclure où l'eau peut être liquide. La réponse tient à un intervalle simple : entre 0 et 100 °C.
Une question porte sur le rôle de l'eau liquide elle-même : toutes les formes de vie connues en ont besoin, parce qu'elle transporte et dissout ce dont les êtres vivants se nourrissent.
Le second exercice traite l'atmosphère : elle retient une partie de la chaleur, et protège des rayons dangereux du Soleil. Sans elle, l'eau ne resterait pas liquide.
Les trois conditions ne valent qu'ensemble.
- L'atmosphère
- La température
- L'eau liquide
- Le système solaire
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Pourquoi Vénus brûle
La distance n'explique pas tout — et le calcul le montre.
« Vénus est brûlante parce qu'elle est plus proche du Soleil. » C'est l'explication spontanée, et elle est fausse. La fiche la met en première ligne des copies à corriger.
Le document donne, pour les trois planètes, la température calculée sans atmosphère et la température mesurée. Vénus renvoie 77 % de la lumière reçue : sans atmosphère elle serait à −46 °C, plus froide que la Terre.
L'écart entre les deux colonnes est l'effet de serre : +510 °C sur Vénus, +33 °C sur la Terre, et 0 °C sur Mars, dont l'atmosphère est trop ténue.
Une question tire la conséquence qui compte : l'effet de serre n'est pas mauvais en soi. Sans lui, la Terre serait à −18 °C et son eau serait gelée. Le problème est son augmentation récente.
Avoir une atmosphère ne suffit pas : son épaisseur décide.
- L'effet de serre
- La lumière renvoyée
- Vénus
- Mars
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Météo ou climat
Une question d'échelle, pas de nature.
« Différencier la météorologie du climat » est un attendu de fin de cycle à part entière. Le mot « météorologie » ne figurait pas une fois dans la page précédente.
La différence n'est pas de nature : ce sont les mêmes mesures. Elle est d'échelle — un jour d'un côté, trente ans de l'autre.
Le document donne deux moyennes trentenaires relevées au même endroit : 12,0 °C puis 13,6 °C. Le tableau fait ensuite ranger trois phrases dans l'une ou l'autre catégorie.
Le second exercice répond à l'objection la plus fréquente. Une seule année très froide ne déplace une moyenne de trente ans que de 0,08 °C — à comparer au réchauffement mesuré, de 1,7 °C.
Un climat qui se réchauffe ne supprime pas les jours froids : il les rend moins fréquents.
- La météo
- Le climat
- Trente ans
- La moyenne
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Le réchauffement, avec des données
Construire un raisonnement, pas répéter une conclusion.
Le programme ne demande pas d'apprendre que la Terre se réchauffe : il demande de « construire une argumentation relative au réchauffement climatique récent, à partir de données ».
L'appariement relie trois activités humaines à ce qu'elles produisent : brûler du charbon rejette des gaz à effet de serre, abattre une forêt retire des arbres qui absorbaient le carbone, élever de grands troupeaux produit du méthane.
Une question demande sur quelles données repose l'affirmation : les températures relevées depuis plus d'un siècle, et la fonte observée des glaciers. Une affirmation scientifique s'appuie sur des mesures.
Le second exercice traite ce que le programme appelle les conséquences sur le peuplement des milieux : des espèces montent en altitude, d'autres fleurissent plus tôt, celles du froid reculent.
C'est le même mécanisme que sur Vénus, en beaucoup plus faible.
- Les données
- Les gaz
- Le peuplement
- L'argumentation
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Atténuer ou s'adapter
Deux façons d'agir, qui ne s'opposent pas.
Le programme demande de « citer des stratégies d'atténuation ou d'adaptation ». Les deux mots ne sont pas interchangeables, et c'est ce que la fiche fait travailler.
Atténuer, c'est réduire la cause : rejeter moins de gaz à effet de serre. S'adapter, c'est se préparer aux effets qu'on ne peut plus éviter.
Le QCM oppose des gestes concrets : isoler un bâtiment atténue, planter des arbres dans une cour d'école adapte. Une question explique pourquoi ce second geste ne réduit aucun rejet mais protège de la chaleur.
Le mémo rassemble le chapitre, et une dernière question demande pourquoi on attribue le réchauffement actuel aux activités humaines : deux mesures qui montent ensemble, et un mécanisme qui les relie.
Les deux stratégies se mènent ensemble, elles ne se choisissent pas.
- L'atténuation
- L'adaptation
- Les gestes
- Le mémo
Compétences travaillées
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Les trois conditions
Décrire les trois conditions qui permettent la vie sur Terre, en lien avec la place de la Terre dans le système solaire.
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L'effet de serre
Expliquer la température d'une planète par sa distance au Soleil et par son atmosphère, et identifier l'effet de serre.
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Météo et climat
Différencier la météorologie du climat, et comprendre pourquoi une année isolée ne dit rien du climat.
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Atténuer et s'adapter
Construire une argumentation sur le réchauffement récent à partir de données, et citer des stratégies d'atténuation et d'adaptation.
Pourquoi le calcul vaut mieux qu'une affirmation
On peut dire à un élève que l'effet de serre réchauffe la Terre de 33 °C. Il le retiendra peut-être, mais il n'aura aucun moyen de le vérifier, ni de résister à l'explication concurrente — « Vénus est chaude parce qu'elle est près du Soleil ».
Le calcul change la situation. Il ne demande que deux nombres par planète, et il produit un résultat qui contredit l'intuition : Vénus, plus proche du Soleil, serait plus froide que nous si elle n'avait pas d'atmosphère.
C'est cette contradiction qui rend la notion solide. L'élève ne retient pas un chiffre, il comprend pourquoi la distance ne suffit pas.
« Il a fait froid cet hiver »
C'est l'objection qu'un cours sur le climat rencontre toujours, et elle mérite une réponse chiffrée plutôt qu'un haussement d'épaules.
Sur la série de trente relevés qu'emploient ces fiches, remplacer une année par une année exceptionnellement froide déplace la moyenne de 0,08 °C. Le réchauffement mesuré entre les deux périodes est de 1,7 °C — vingt fois plus.
La démonstration n'est pas rhétorique : elle se refait avec une calculatrice, et c'est ce qui permet à l'élève de la reprendre à son compte.
Méthode et vérification
Contenu produit à partir du programme de sciences et technologie du cycle 3 (BO n° 25 du 22 juin 2023), thème « La Terre, une planète peuplée par des êtres vivants », colonne des attendus de fin de sixième. Les températures sans atmosphère sont calculées à partir de la distance au Soleil et de la part de lumière renvoyée ; l'effet de serre en est déduit.
- Programme de sciences et technologie du cycle 3, BO n° 25 du 22 juin 2023 — thème « La Terre, une planète peuplée par des êtres vivants », attendus de fin de sixième.
- Arrêté du 5 juin 2026 — nouveau programme, applicable en sixième à la rentrée 2027-2028.