Géographie · 5ème · Évaluation

Évaluation Géographie 5ème : Eau et Énergie (PDF + Corrigé)

Cinq évaluations sur des ressources limitées : ce qu'on peut vraiment puiser, ce qui manque et où, un cas qui se mesure, et les trois objectifs de l'ONU que le programme nomme pour ce chapitre.

5ème Géographie Évaluation
Durée 35 min par évaluation
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Deux barres emboîtées : 97,5 % de l'eau de la Terre est salée, 2,5 % est douce, et 1 % de cette eau douce est puisable — soit 0,025 % de toute l'eau.

Trois objectifs nommés, aucun mentionné

Le programme est explicite : chaque sous-thème « doit permettre d'aborder les objectifs de développement durable de l'ONU ». Et pour celui-ci, il en nomme trois — le 6, le 7 et le 14, avec leur intitulé.

Sur les 6 090 caractères de la version précédente de cette page, « ODD » comptait zéro occurrence et « ONU » zéro. « Développement durable » y figurait quatre fois, sans jamais renvoyer aux objectifs qui lui donnent un contenu.

L'ODD 14 porte sur les mers et les océans, et le programme le rattache à ce sous-thème et non à un autre. Sur la page : océan zéro, mer zéro, marine zéro, pêche zéro.

Manquaient enfin les mots de la démarche : « ménager », le verbe du sous-thème ; « surexploitation » ; « écoumène ». Et la page décrivait l'évaluation — « les élèves doivent », « l'évaluation interroge souvent » — plus qu'elle n'enseignait la géographie.

1 sur 5

L'eau sur Terre : 2,5 %, et encore

La Terre est bleue, et l'eau qu'on peut boire y est rare.

Sur toute l'eau de la Terre, 97,5 % est salée. Des 2,5 % restants, 69 % sont pris dans les glaciers et les calottes, 30 % sont souterrains, et 1 % coule dans les lacs et les rivières.

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D'où la question qui fait le sel de la fiche : quelle part de toute l'eau de la Terre représente ce 1 % ? Il faut prendre un pourcentage d'un pourcentage — et le résultat est 0,025 %.

Un tableau demande ensuite, pour chacune des trois réserves, si l'on peut y puiser et pourquoi. Les eaux souterraines sont abondantes ; beaucoup de nappes se rechargent très lentement.

La fiche se ferme sur les trois usages de l'eau douce : l'agriculture en prélève 70 %, l'industrie 20 %, les usages domestiques 10 %. Le plus visible est le plus petit.

Une ressource abondante mais inaccessible n'est pas une ressource disponible.

  • 2,5 %
  • 0,025 %
  • Les nappes
  • 70 / 20 / 10

2 sur 5

Y a-t-il assez d'eau là où l'on vit ?

Une disponibilité se calcule, et un seuil la classe.

Un programme de calcul en quatre étapes : le volume d'eau douce renouvelable du pays, sa conversion en mètres cubes, la division par la population, et la comparaison aux seuils de 1 700, 1 000 et 500 m³ par habitant.

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Quatre pays le subissent : le Brésil, la France, l'Inde et l'Égypte. Le résultat ne suit ni la taille du pays ni sa population seule — il suit le rapport des deux.

Un planisphère situe les quatre, et hachure ceux qui passent sous le premier seuil. L'Inde dispose d'un volume d'eau considérable ; rapporté à sa population, il devient étroit.

La fiche se ferme sur ce qu'un seuil ne dit pas : un pays qui passe de 1 750 à 1 650 m³ change de classe sans que rien de brutal se soit produit. Un seuil sert à ranger, pas à décrire.

Un indicateur par habitant est une moyenne : il dit du vrai, et il cache beaucoup.

  • 1 700 m³
  • Le Brésil
  • L'Inde
  • L'Égypte

3 sur 5

Une étude de cas : la mer d'Aral

Une surexploitation qui se mesure, et un remède partiel.

Le programme demande « une étude de cas au choix du professeur, contextualisée à l'échelle mondiale ». Celle-ci a un mérite rare : elle se mesure. La surface d'une mer se lit sur une image satellite.

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68 000 km² en 1960, 28 000 en 2000, 8 000 en 2018. La cause est datée : à partir des années 1960, l'Amou-Daria et le Syr-Daria sont détournés pour irriguer le coton et le riz.

Ce n'est pas la mer qui a été surexploitée : c'est ce qui l'alimentait. Une ressource renouvelable cesse de l'être dès qu'on en prélève plus qu'elle n'en reçoit.

Un barrage construit en 2005 dans la partie nord y a fait remonter l'eau et revenir la pêche. La partie sud, elle, continue de reculer. Le programme demande d'éviter le catastrophisme sans nier les faits : ce cas permet les deux.

Distinguer l'accident de la conséquence est le premier geste d'une étude de cas.

  • 68 000 km²
  • 8 000 km²
  • Le coton
  • Kok-Aral

4 sur 5

L'énergie : d'où elle vient, et ce que « renouvelable » veut dire

Six sources, un bouquet, et trois mots qu'on confond.

Le diagramme donne la part de six sources dans l'énergie consommée dans le monde. Les trois fossiles — pétrole, charbon, gaz — en font encore 81 %.

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Deux questions se ressemblent et ne sont pas la même : quelle part est renouvelable, et quelle part n'émet pas de gaz à effet de serre en produisant ? La seconde est plus grande, parce que le nucléaire s'y ajoute sans être renouvelable.

Cinq affirmations d'élèves sont à valider ou à corriger. Deux confondent ces deux critères ; une troisième affirme qu'une éolienne « ne pollue à aucun moment » — sa fabrication et son démantèlement disent le contraire.

La fiche se ferme sur l'énergie qui vient de la mer, que le programme rattache à ce thème : l'éolien en mer et l'hydrolienne, dont les marées sont prévisibles des années à l'avance.

Une donnée géographique porte toujours une date et une source.

  • 81 % fossile
  • 15 % renouvelable
  • Le nucléaire
  • L'hydrolienne

5 sur 5

Ménager la ressource : trois objectifs, cinq solutions

Chaque solution a un revers, et c'est ce qui la rend discutable.

Les trois objectifs que le programme nomme pour ce sous-thème : l'ODD 6 sur l'eau salubre et l'assainissement, l'ODD 7 sur les énergies renouvelables, l'ODD 14 sur les mers et les océans.

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Chacun se ramène à une question simple : chacun peut-il boire une eau sans danger ? D'où vient l'énergie que nous consommons ? Ce que nous prenons à la mer se reconstitue-t-il ?

Cinq solutions ensuite, chacune reliée à son revers. Le dessalement rend potable l'eau de mer, et consomme beaucoup d'énergie en rejetant une saumure très salée. Le goutte-à-goutte divise le gaspillage, et coûte cher à installer.

Une seule ne demande ni installation ni matériel — la sobriété — et c'est la plus difficile : elle suppose de changer des habitudes, ce qui ne se décrète pas.

« Durable » traduit « sustainable » : ce qu'on peut tenir, pas ce qui dure.

  • ODD 6
  • ODD 7
  • ODD 14
  • La sobriété

Compétences travaillées

  • Mesurer une ressource limitée

    Prendre une part d'une part, et voir ce que le produit donne.

  • Calculer une disponibilité par habitant

    Un volume, une population, une division, et un seuil qui classe.

  • Conduire une étude de cas

    Suivre une chaîne de causes, mesurer l'effet, et en tirer ce qui dépasse le cas.

  • Mobiliser les objectifs de l'ONU

    Les ODD 6, 7 et 14, que le programme rattache à ce thème.

Pourquoi les océans figurent dans un chapitre sur l'eau douce

Le programme rattache trois objectifs de développement durable à ce sous-thème, et le troisième surprend : « conserver et exploiter de manière durable les mers et les océans et les ressources marines ».

Il n'est pourtant pas hors sujet. La mer est le point d'arrivée de toute l'eau : ce qu'on rejette dans un fleuve finit dans un océan, et la saumure d'une usine de dessalement y retourne aussi.

Elle fournit ensuite de l'énergie. L'éolien en mer profite d'un vent plus fort et plus régulier qu'à terre ; l'hydrolienne, posée dans un courant de marée, produit selon un calendrier connu des années à l'avance — ce qu'aucune autre énergie renouvelable ne permet.

Elle fournit enfin de la nourriture, et la question de la surexploitation s'y pose exactement comme pour une nappe : ce qu'on prélève au-delà de ce qui se reconstitue ne revient pas.

Renouvelable, inépuisable, sans carbone : trois mots différents

C'est la confusion la plus fréquente du chapitre, et elle porte sur trois critères qui ne se recouvrent pas.

Renouvelable désigne une source qui se reconstitue — mais à un rythme donné. Une rivière est renouvelable ; si l'on en prélève plus qu'elle n'en reçoit, elle s'épuise quand même. C'est ce qui est arrivé à la mer d'Aral.

Inépuisable voudrait dire qu'on peut en prendre autant qu'on veut. Cela n'existe pas : même le soleil ne se convertit qu'avec des panneaux, faits de matériaux qu'il faut extraire.

Sans carbone désigne une source qui n'émet pas de gaz à effet de serre en produisant. Le nucléaire l'est, sans être renouvelable — l'uranium ne se reconstitue pas. C'est pourquoi les fiches donnent deux chiffres différents : 15 % de renouvelable, 19 % sans émission en produisant.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de géographie du cycle 4 (arrêté du 9 novembre 2015 modifié, BOEN n° 31 du 30 juillet 2020), classe de 5e, thème 2, sous-thème « L'énergie, l'eau : des ressources à ménager et à mieux utiliser ». Les trois objectifs de développement durable cités sont ceux que le texte officiel rattache lui-même à ce sous-thème, avec leur intitulé. La part d'eau puisable, les disponibilités par habitant, la perte de surface de la mer d'Aral et les parts du bouquet énergétique sont calculées et non recopiées ; les seuils de stress hydrique sont ceux de Falkenmark. Toutes les valeurs sont présentées à l'élève comme des ordres de grandeur.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de géographie du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié — BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, classe de 5e, thème 2.

Questions fréquentes

Quelle part de l'eau de la Terre peut-on réellement utiliser ?
97,5 % de l'eau de la Terre est salée. Sur les 2,5 % d'eau douce, environ 69 % sont pris dans les glaciers et les calottes polaires, 30 % sont souterrains, et 1 % seulement coule dans les lacs, les rivières et les sols. Ce dernier pour cent représente 0,025 % de toute l'eau de la Terre : c'est celle où l'on puise directement.
Qu'est-ce que le stress hydrique, et à partir de quel seuil ?
On compte les mètres cubes d'eau douce renouvelable dont dispose un pays, divisés par son nombre d'habitants et par an. Au-dessus de 1 700 m³, pas de stress. Entre 1 000 et 1 700, stress hydrique. Entre 500 et 1 000, pénurie. En dessous de 500, pénurie absolue. Ce sont des conventions utiles pour comparer, pas des falaises.
Le nucléaire est-il une énergie renouvelable ?
Non. L'uranium ne se reconstitue pas : le nucléaire n'est pas renouvelable. Il n'émet pas de gaz à effet de serre en produisant, ce qui est un critère différent. C'est pourquoi le bouquet énergétique mondial se lit avec deux chiffres : environ 15 % de renouvelable, et environ 19 % sans émission en produisant.
Quels objectifs de développement durable pour ce chapitre ?
Le programme en nomme trois : l'ODD 6, « accès à l'eau salubre et à l'assainissement » ; l'ODD 7, « recours aux énergies renouvelables » ; et l'ODD 14, « conserver et exploiter de manière durable les mers et les océans et les ressources marines ». Les dix-sept objectifs de l'ONU ne sont pas tous mobilisables sur un même chapitre : l'ODD 2 relève de l'alimentation, l'ODD 13 du climat.

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