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Tableau de Pythagore - Tables de Multiplication 1 à 10 à Imprimer

Le tableau complet à imprimer, et cinq fiches pour s'en servir : sa symétrie ramène 100 produits à 55, sa diagonale porte les carrés, et il répond aux divisions autant qu'aux multiplications.

Références Mathématiques Cours
Durée 15 min par fiche
Notation Sans note
Format PDF A4
Accès Gratuit
La question « pourquoi une moitié du tableau suffit-elle ? ». Le tableau de Pythagore de 1 à 10 est dessiné, ses cases colorées selon trois rôles : au-dessus de la diagonale, en vert, les 45 produits à connaitre ; sur la diagonale, en orange, les 10 carrés, seuls résultats qui n'apparaissent qu'une fois ; en dessous, en gris pâle, les mêmes produits répétés. La légende indique 100 cases pour 55 produits distincts, et la phrase du bas : le tableau se plie le long de sa diagonale, et les deux moitiés se superposent.

Un tableau, pas une liste de tables

Un tableau de Pythagore range tous les produits dans un carré : les nombres en haut, les mêmes à gauche, et dans chaque case le produit de sa ligne par sa colonne.

Ce n'est pas une liste de tables mises côte à côte. Une liste se lit table par table ; un tableau se lit dans tous les sens — par ligne, par colonne, en diagonale. C'est ce qui en fait un outil de recherche, et non un simple aide-mémoire.

Il montre d'un coup d'œil ce qu'une liste cache : que la ligne du 5 alterne les zéros et les cinq, que la ligne du 9 a une régularité remarquable, et surtout qu'il est SYMÉTRIQUE — chaque produit y figure deux fois, de part et d'autre de la diagonale.

Cette symétrie n'est pas décorative : c'est la commutativité de la multiplication, rendue visible. Elle ramène cent cases à cinquante-cinq produits distincts, et c'est le premier allègement du travail de mémorisation.

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Lire un tableau de Pythagore

Croiser une ligne et une colonne, et rien de plus.

Dans un tableau à double entrée, chaque case est le croisement d'une ligne et d'une colonne, et porte le produit des deux nombres qui la commandent.

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La première ligne recopie les nombres du haut, puisque multiplier par 1 ne change rien. La dernière leur ajoute un zéro. Ces deux lignes se comprennent, elles ne s'apprennent pas.

Le piège de lecture est fréquent : le nombre écrit en tête de colonne n'est pas un résultat, c'est un facteur. Un enfant qui lit trop vite donne parfois l'étiquette au lieu du produit.

Et il faut se garder de croire que tout se voit : le tableau montre les résultats, il n'explique pas pourquoi ils sont ceux-là. Savoir où poser le doigt n'est pas encore avoir mémorisé.

Le tableau est un point de départ pour comprendre, et une béquille tant que la mémorisation n'est pas faite.

  • Double entrée
  • La case
  • L'étiquette
  • Une carte

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La symétrie : une moitié suffit

La commutativité, rendue visible.

Le tableau est symétrique par rapport à sa diagonale : la case qui croise la ligne 7 et la colonne 6 porte le même nombre que celle qui croise la ligne 6 et la colonne 7. Cela vaut pour toutes les cases, sans exception.

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La raison tient en un mot : la multiplication est commutative. Trois rangées de huit objets et huit rangées de trois objets, c'est le même rectangle regardé d'un quart de tour. Le tableau ne démontre pas la commutativité — il la montre.

Puisque chaque produit apparait deux fois, il n'y a que 55 résultats distincts dans un tableau qui compte 100 cases.

Mais attention à ne pas confondre deux choses : la symétrie dit que 4 × 9 et 9 × 4 sont le même fait ; le programme demande en plus de savoir répondre à « 4 × … = 36 ». L'une réduit le nombre de faits, l'autre exige de les manipuler dans les trois formes.

Ce qui est réduit de moitié, c'est ce qu'il faut mémoriser — pas ce qu'il faut imprimer.

  • Symétrique
  • Commutativité
  • 100 → 55
  • Deux sens

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La diagonale : les carrés

Les seuls résultats qui n'apparaissent qu'une fois.

Sur la diagonale, la ligne et la colonne portent le même nombre : la case donne donc le produit de ce nombre par lui-même. On appelle ces résultats des carrés, parce qu'on peut disposer autant d'objets en un carré parfait — neuf jetons en trois rangées de trois.

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Ce sont les seuls résultats du tableau qui n'apparaissent qu'une fois. Tous les autres y figurent deux fois, de part et d'autre de la diagonale — ce qui fait de celle-ci la ligne de pliure du tableau.

Pour passer du carré d'un nombre au carré du suivant, on ajoute le nombre, puis le nombre suivant : de 36 à 49, on ajoute 6 puis 7. Sur le tableau, cela se voit — on avance d'une case à droite, puis d'une case en bas.

Les écarts entre carrés successifs sont d'ailleurs tous les nombres impairs, dans l'ordre : 3, 5, 7, 9, 11… Une régularité que le tableau rend visible et qu'aucune liste ne montre.

Ne confonds pas « le carré de 3 » et « 3 × 2 » : le carré, c'est le nombre multiplié par lui-même.

  • Les carrés
  • Une seule fois
  • La pliure
  • Les impairs

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S'en servir pour diviser

Diviser, c'est chercher le facteur qui manque.

C'est la qualité la moins connue du tableau : il sert autant à diviser qu'à multiplier. Diviser 56 par 7, c'est chercher par quel nombre multiplier 7 pour obtenir 56 — autrement dit compléter « 7 × … = 56 ».

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Or c'est exactement la deuxième forme d'égalité à trou que le programme demande de maitriser. Le second sens des tables EST la division.

Dans le tableau, la manœuvre est immédiate : on descend la colonne du 7 jusqu'à rencontrer 56, et l'on lit le nombre en tête de ligne. Trois gestes, toujours les mêmes.

Et lorsque le nombre cherché ne figure pas dans la colonne — 50 dans celle du 7 —, c'est que la division ne tombe pas juste. Le tableau ne donne donc pas seulement les quotients : il dit aussi quand il n'y en a pas.

Une seule case répond à deux divisions différentes : c'est encore la symétrie.

  • Le facteur manquant
  • Descendre la colonne
  • Lire la ligne
  • Ne tombe pas juste

5 sur 5

Le remplir soi-même, dans le bon ordre

Trois vagues, et il ne reste presque rien.

Remplir un tableau vide case par case est long et décourageant. Dans le bon ordre, c'est rapide.

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On commence par les tables qui se comprennent : celle de 1, qui recopie ; celle de 10, qui ajoute un zéro ; puis celles de 2 et de 5. Une bonne moitié du tableau est déjà remplie, sans qu'aucun résultat ait été mémorisé.

On trace ensuite la diagonale des carrés, en ajoutant chaque fois deux nombres qui se suivent. Elle sert de repère pour la suite, puisqu'elle sépare les deux moitiés.

Il ne reste alors que 36 égalités — celles que les enfants trouvent difficiles, et qui tiennent sur une petite feuille. Un tableau reconstruit trois fois vaut mieux que dix tableaux recopiés.

Un tableau recopié n'apprend rien : c'est en le reconstruisant qu'on découvre les régularités.

  • Les faciles
  • La diagonale
  • La symétrie
  • 36 restants

Compétences travaillées

  • Lire

    Un produit, en croisant ligne et colonne.

  • Reconnaitre

    La symétrie, et ce qu'elle fait gagner.

  • Diviser

    En cherchant le facteur qui manque.

  • Reconstruire

    Le tableau entier, sans modèle.

Ce que la symétrie fait vraiment gagner

Un tableau de Pythagore de 1 à 10 compte cent cases. Il ne contient pourtant que cinquante-cinq produits distincts : chacun, sauf les carrés, y figure deux fois.

La raison est la commutativité de la multiplication — a × b donne le même résultat que b × a —, et le tableau en offre la meilleure image qui soit : pliez-le le long de sa diagonale, les deux moitiés se superposent exactement.

Pour un enfant, c'est un argument concret et vérifiable : il peut poser un doigt sur 7 × 6 et un autre sur 6 × 7, et constater que les deux cases portent 42. Savoir l'un, c'est savoir l'autre — il n'y a rien de plus à apprendre.

Attention toutefois à ne pas en tirer qu'une demi-feuille suffit à l'usage. La moitié inférieure sert à CHERCHER : selon la question posée, on entre par la ligne ou par la colonne, et il faut que les deux chemins mènent quelque part. Ce qui est réduit de moitié, c'est ce qu'il faut mémoriser, pas ce qu'il faut imprimer.

Le tableau comme outil de division

On présente presque toujours le tableau de Pythagore comme un aide-mémoire de multiplication. C'est en réalité un outil de division tout aussi efficace, et c'est là qu'il rend le plus grand service.

Diviser 56 par 7 revient à chercher le nombre qui, multiplié par 7, donne 56. C'est précisément la deuxième des trois formes d'égalité à trou que le programme demande de maitriser : « 7 × … = 56 ».

Dans le tableau, cela ne demande qu'un geste : descendre la colonne du 7 jusqu'à rencontrer 56, puis lire le nombre en tête de ligne. Un enfant qui ne sait que réciter devra, lui, parcourir toute sa table jusqu'à tomber sur le bon résultat.

Le tableau rend même un service supplémentaire : il montre quand une division ne tombe pas juste. Cherchez 50 dans la colonne du 7 : il n'y est pas, puisqu'on passe de 49 à 56. C'est le signe que 50 n'est pas un multiple de 7 — et que la division laissera un reste.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de mathématiques du cycle 2 : arrêté du 22 octobre 2024, BO n° 41 du 31 octobre 2024, annexe 4, rubrique « Calcul mental ». Le moteur `tables_multiplication` calcule chaque case du tableau, vérifie sa symétrie et sa diagonale, compare les écarts entre carrés à la suite des impairs, et dénombre en énumérant ce qui reste à mémoriser.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de mathématiques du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024 — BO n° 41 du 31 octobre 2024, annexe 4, rubrique « Calcul mental » : « Connaitre dans les deux sens les tables de multiplication. […] L'élève peut ainsi compléter des « égalités à trou » du type : 4 × … = 12 ; 5 × 3 = … ; 10 = 2 × … »
  • Même rubrique, indicateurs : « À la fin du CE1, l'élève peut compléter huit égalités de ce type en une minute. » ; « À la fin du CE2, l'élève peut compléter douze égalités de ce type en une minute. »
  • Même programme : « L'apprentissage des tables de multiplication s'étale sur l'année scolaire tout entière, de manière progressive. »

Questions fréquentes

Pourquoi le tableau de Pythagore est-il symétrique ?
Parce que la multiplication est commutative : a × b donne toujours le même résultat que b × a. La case qui croise la ligne 7 et la colonne 6 porte donc le même nombre que celle qui croise la ligne 6 et la colonne 7, et cela vaut pour toutes les cases. On peut le vérifier concrètement en disposant des objets en rectangle : trois rangées de huit et huit rangées de trois, c'est le même rectangle regardé d'un quart de tour. Pliez le tableau le long de sa diagonale, les deux moitiés se superposent exactement.
Qu'y a-t-il sur la diagonale du tableau ?
Les carrés : les produits d'un nombre par lui-même — 1, 4, 9, 16, 25, 36, 49, 64, 81, 100. On les appelle ainsi parce qu'on peut disposer autant d'objets en un carré parfait : neuf jetons se rangent en trois rangées de trois. Ce sont les seuls résultats du tableau qui n'apparaissent qu'une fois, tous les autres y figurant deux fois de part et d'autre de la diagonale. Et les écarts entre carrés successifs sont tous les nombres impairs, dans l'ordre : 3, 5, 7, 9, 11…
Comment utiliser le tableau pour diviser ?
En cherchant le facteur qui manque. Pour 56 ÷ 7, on descend la colonne du 7 jusqu'à rencontrer 56, puis on lit le nombre inscrit en tête de ligne : c'est 8. Autrement dit, on répond à la question « 7 × … = 56 », qui est exactement l'une des trois formes d'égalité à trou que le programme demande de maitriser. Si le nombre cherché ne figure pas dans la colonne — 50 dans celle du 7, par exemple —, c'est que la division ne tombe pas juste et qu'elle laissera un reste.
Dans quel ordre remplir un tableau vide ?
En trois vagues, jamais case par case. D'abord les tables qui se comprennent : celle de 1, qui recopie les nombres du haut ; celle de 10, qui leur ajoute un zéro ; puis celles de 2 et de 5. Une bonne moitié du tableau est alors remplie sans qu'aucun résultat ait été mémorisé. Ensuite la diagonale des carrés, en ajoutant chaque fois deux nombres qui se suivent. Enfin la symétrie : on remplit une moitié, on recopie de l'autre côté. Il ne reste que 36 égalités, et ce sont elles qu'il faut apprendre.

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