Histoire-Géo · 3ème · Exercice

Schéma Aire Urbaine à Compléter 3ème

Cinq fiches sur l'aire urbaine, chacune sur 20 points, à commencer par le schéma que le titre promet. Une aire urbaine n'est pas une impression : c'est un zonage défini par des seuils, et ces seuils se calculent.

3ème Géographie Exercice
Durée 40 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Cinq communes posées sur un axe gradué de 0 à 100 %, avec deux seuils tracés : 40 % pour les aires urbaines de 2010, 15 % pour les aires d'attraction de 2020. Deux communes tombent entre les deux traits — dehors avec l'ancien seuil, dedans avec le nouveau.

Une aire urbaine se calcule

Le programme de troisième range ce chapitre sous le titre « Les aires urbaines, une nouvelle géographie d'une France mondialisée ». Il demande de sensibiliser les élèves « à la diversité des espaces — centraux, péricentraux, périurbains, suburbains — concernés par l'urbanisation », et précise que le thème « se prête à la réalisation de croquis ou de schémas ».

D'où ces cinq fiches, et d'où le schéma de la première : un schéma d'aire urbaine en zones concentriques, écrit pour cet article, dont la légende est à compléter.

Mais l'essentiel est ailleurs. Une aire urbaine n'est pas « la ville et ses environs » : c'est un zonage officiel, défini par des seuils. Une commune appartient à la couronne périurbaine si au moins 40 % de ses actifs occupés travaillent dans le pôle. C'est un calcul, et deux personnes qui l'appliquent aux mêmes chiffres trouvent la même réponse.

La dernière fiche traite un fait que les élèves rencontrent sans qu'on le leur explique : l'INSEE a remplacé ce zonage en 2020 par les aires d'attraction des villes, et le seuil est passé à 15 %. C'est pourquoi deux documents publiés à dix ans d'écart ne donnent pas la même carte pour la même ville.

1 sur 5

Le schéma à compléter

Six cases de légende, et quatre espaces à nommer dans l'ordre.

Un schéma en zones concentriques : la ville-centre au cœur, la banlieue autour, la couronne périurbaine ensuite, et l'espace rural au-delà. Des flèches convergentes figurent les migrations pendulaires, des rayons les axes de transport.

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Les zones sont dessinées à leurs proportions relatives : la couronne occupe plus de place que le pôle, et c'est le cas dans la réalité. Les gris vont du sombre au clair, du centre vers la périphérie, parce que c'est la densité qu'ils figurent.

Le pôle urbain réunit la ville-centre ET la banlieue — tout le bâti continu. C'est une erreur fréquente que de le réduire à la ville-centre : la limite d'une commune n'est pas celle du bâti.

Une seule des quatre zones n'est pas définie par son bâti mais par un calcul : la couronne périurbaine. Une commune peut être entourée de champs et lui appartenir, parce que ses habitants vont travailler en ville.

« Périurbain » ne veut pas dire « à moitié rural », mais « qui dépend de la ville ».

  • Ville-centre
  • Banlieue
  • Couronne
  • Espace rural

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La définition est un seuil

Cinq communes voisines, une division, et deux réponses possibles.

Cinq communes voisines d'un même pôle, avec leurs actifs occupés et le nombre d'entre eux qui vont y travailler. La part se calcule en une division, et se compare au seuil.

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La définition officielle est donnée telle que l'INSEE l'a publiée : « ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain de plus de 10 000 emplois, et par des communes dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ».

Deux conditions chiffrées, donc : une sur le pôle, une sur chaque commune de la couronne. Une définition officielle est faite pour être appliquée — ses chiffres sont des critères, pas des exemples.

Le calcul dit ce qu'il dit, et rien de plus. Il mesure une dépendance, pas un paysage : deux communes identiques vues du ciel peuvent tomber de part et d'autre du seuil.

C'est la PART qui compte, pas le nombre : une grande commune peut envoyer beaucoup de monde au pôle sans en dépendre.

  • Diviser
  • Convertir
  • Comparer
  • Conclure

3 sur 5

Quatre espaces, quatre réalités

Les mots du programme : centraux, péricentraux, périurbains, suburbains.

Une carte mentale à quatre branches, chacune portant un signe concret — densité, type de logement, présence d'emplois — et le mot que le programme emploie.

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Le programme distingue quatre sortes d'espaces là où le schéma scolaire en regroupe trois. Les espaces « péricentraux », juste autour du centre, et les espaces « suburbains », plus éloignés mais encore dans le bâti continu, tombent tous deux sous le mot « banlieue ».

Savoir ce qu'un schéma regroupe est ce qui permet de le lire sans se tromper. Un schéma simplifie toujours ; le problème n'est pas là, il est de l'oublier.

Six espaces sont ensuite à trier. Deux critères suffisent : le bâti continu pour le pôle, le seuil d'emploi pour la couronne. Un village attiré par un autre pôle appartient à l'aire de cet autre pôle, pas à celle-ci.

Le programme parle des relations entre les aires d'influences urbaines, au pluriel : les attractions se chevauchent.

  • Centraux
  • Péricentraux
  • Périurbains
  • Suburbains

4 sur 5

Les mobilités

L'étalement urbain se poursuit tout seul, parce que sa conséquence renforce sa cause.

Une chaine en cinq étapes : le prix du logement monte au centre, des ménages s'installent plus loin, ils gardent leur emploi dans le pôle, leur commune dépasse le seuil, et des commerces suivent.

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La quatrième étape est celle qui fait entrer une commune dans l'aire. Le critère porte sur l'emploi, pas sur le bâti ni sur la distance : une commune peut entrer dans l'aire sans que rien n'y change physiquement.

La cinquième relance la première. Les équipements qui suivent les habitants rendent la couronne plus attirante, ce qui y fait monter les prix et pousse de nouveaux ménages encore plus loin. L'étalement ne s'arrête donc pas de lui-même.

Un questionnaire précise le vocabulaire : migration pendulaire, étalement urbain, densité de la couronne, et le rôle des axes de transport — qui orientent l'étalement le long de leurs tracés. Une aire urbaine a une forme d'étoile plutôt que de cercle.

Une dynamique est un mécanisme dont la conséquence renforce la cause. Celui-ci en est un.

  • Le prix
  • La navette
  • Le seuil
  • Les axes

5 sur 5

Deux documents, deux cartes

Le seuil est passé de 40 % à 15 % : deux communes changent de camp sans avoir bougé.

Les mêmes cinq communes, classées selon chacun des deux zonages. L'aire urbaine en retient deux dans sa couronne ; l'aire d'attraction en retient quatre.

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Ce ne sont pas les communes qui ont bougé, c'est la règle. Un zonage est une convention de mesure, et changer la convention change le résultat sans qu'aucun habitant n'ait déménagé.

Le programme parle encore d'aires urbaines parce qu'il date de 2015 ; l'INSEE ne l'utilise plus depuis 2020 et porte sur son ancienne définition la mention « ce concept n'est plus utilisé ». C'est le terme à employer en classe, mais il faut savoir d'où il vient.

La leçon de méthode dépasse la géographie : avant de comparer deux chiffres, on vérifie leur date et leur périmètre. Deux mesures ne se comparent que si l'on a mesuré la même chose de la même façon.

Aucune commune ne peut faire l'inverse : le seuil ayant baissé, tout ce qui entrait entre encore.

  • 2010 : 40 %
  • 2020 : 15 %
  • Basculer
  • Comparer

Compétences travaillées

  • Nommer

    Quatre espaces, du centre à l'espace rural, dans l'ordre.

  • Calculer

    Une commune entre dans la couronne si elle atteint le seuil.

  • Expliquer

    L'étalement se poursuit parce que sa conséquence renforce sa cause.

  • Comparer

    Deux chiffres ne se comparent qu'à date et périmètre égaux.

Pourquoi un seuil, et pas une impression

On pourrait croire qu'une aire urbaine se reconnait à l'œil : là où les maisons s'arrêtent, la ville s'arrête. C'est faux, et pour une raison simple — les maisons ne s'arrêtent jamais nettement.

L'INSEE a donc choisi de mesurer une relation plutôt qu'un paysage : une commune appartient à la couronne si une part suffisante de ses actifs occupés va travailler dans le pôle. Le critère est vérifiable, reproductible, et indépendant de qui l'applique.

C'est ce qui distingue un zonage d'une opinion. Deux géographes qui appliquent la règle aux mêmes chiffres du recensement obtiennent la même carte — ce qui ne serait pas le cas s'il fallait juger de la « ruralité » d'une commune.

Le revers est qu'un seuil crée des cas limites. Deux communes voisines, presque identiques, peuvent tomber l'une dedans et l'autre dehors pour quelques points de pourcentage. C'est le prix d'une règle claire, et il vaut mieux que l'arbitraire.

Ce qui a changé en 2020, et pourquoi cela se voit

L'INSEE a remplacé en 2020 le zonage en aires urbaines, qui datait de 2010, par le zonage en aires d'attraction des villes. Le changement n'est pas seulement de nom : la méthode a été révisée, et le seuil de la couronne est passé de 40 % à 15 % des actifs occupés.

La conséquence est mécanique et considérable : le nouveau zonage inclut beaucoup plus de communes. Une commune où un actif sur cinq va travailler en ville restait dehors avec l'ancien seuil ; elle entre avec le nouveau.

Un élève qui compare un manuel de 2015 et une publication de 2022 verra donc des chiffres et des cartes différents pour la même ville. Ni l'un ni l'autre ne se trompe : ils n'emploient pas la même règle.

Le programme, lui, date de 2015 et parle d'aires urbaines. C'est le terme à employer en classe. Savoir qu'un mot appartient à un moment donné fait partie de la lecture critique d'un document, et c'est une compétence que le brevet évalue.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme d'histoire-géographie du cycle 4 : arrêté du 9 novembre 2015 modifié, BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, thème 1 de la classe de 3e « Dynamiques territoriales de la France contemporaine ». L'arrêté du 18 février 2026 ne porte que sur le français et les mathématiques. Les deux définitions de zonage ont été relevées sur insee.fr : « Aire urbaine » (définition c2070, marquée « ce concept n'est plus utilisé ») et « Aire d'attraction d'une ville » (définition c2173). Le moteur `aire_urbaine_3eme` tient ces deux définitions et calcule, commune par commune, de quel côté de chaque seuil elle tombe ; le schéma est produit par un module écrit pour cet article.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme d'histoire-géographie du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié — BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, classe de 3e, thème 1 : « Les aires urbaines, une nouvelle géographie d'une France mondialisée » ; « la diversité des espaces (centraux, péricentraux, périurbains, suburbains) » ; « ce thème se prête à la réalisation de croquis ou de schémas ».
  • INSEE, définition « Aire urbaine » : pôle urbain de plus de 10 000 emplois, couronne dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle. Mention portée sur la page : « Ce concept n'est plus utilisé, il a été remplacé par Aire d'attraction des villes ».
  • INSEE, définition « Aire d'attraction d'une ville » : un pôle et une couronne groupant les communes dont au moins 15 % des actifs occupés travaillent dans le pôle. Le zonage en aires d'attraction des villes (AAV) 2020 se substitue au zonage en aires urbaines (ZAU) de 2010.

Questions fréquentes

Comment compléter un schéma d'aire urbaine ?
En nommant les quatre espaces du centre vers l'extérieur : la ville-centre, la banlieue, la couronne périurbaine, puis l'espace rural. La ville-centre et la banlieue forment ensemble le pôle urbain — l'espace bâti sans interruption. Il reste à légender les flèches, qui représentent les migrations pendulaires de la couronne vers le pôle le matin et en sens inverse le soir, et les rayons, qui représentent les axes de transport. Ce sont eux qui donnent à une aire réelle sa forme d'étoile plutôt que de cercle.
Comment savoir si une commune appartient à une aire urbaine ?
Par un calcul, et non à l'œil. Une commune appartient à la couronne périurbaine si au moins 40 % de ses actifs occupés travaillent dans le pôle. On divise le nombre d'actifs qui vont travailler au pôle par le nombre total d'actifs occupés de la commune, on convertit en pourcentage, et on compare au seuil. C'est la part qui compte, pas le nombre : une grande commune peut envoyer beaucoup de monde au pôle sans en dépendre.
Quelle différence entre unité urbaine et aire urbaine ?
L'unité urbaine est l'espace bâti sans interruption — la ville-centre et sa banlieue. Elle se voit sur une photo aérienne. L'aire urbaine y ajoute la couronne périurbaine, définie non par le bâti mais par l'emploi : les communes d'où l'on part travailler dans le pôle. Une commune de la couronne peut donc être entourée de champs et appartenir à l'aire urbaine, parce que ses habitants dépendent de la ville pour leur travail.
Pourquoi deux documents ne donnent-ils pas le même nombre d'habitants pour une aire urbaine ?
Le plus souvent parce qu'ils n'emploient pas le même zonage. L'INSEE a remplacé en 2020 les aires urbaines, définies en 2010, par les aires d'attraction des villes, et le seuil de la couronne est passé de 40 % à 15 % des actifs occupés. Le nouveau zonage inclut donc beaucoup plus de communes. Avant de comparer deux chiffres, il faut vérifier leur date et leur périmètre : deux mesures ne se comparent que si l'on a mesuré la même chose de la même façon.

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