Géographie · 6ème · Évaluation

Évaluation Habiter un espace de faible densité 6ème - PDF & Corrigé

Cinq évaluations sur le thème 2 de la géographie de sixième. Le programme lui donne deux sous-thèmes — les fortes contraintes naturelles et la grande biodiversité d'un côté, la vocation agricole de l'autre — et les cinq fiches traitent les deux. Toutes les densités sont des divisions, calculées à partir des seules populations et superficies.

6ème Géographie Évaluation
Durée 35 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Deux barres comparées : les espaces de faible densité occupent 86 % de la superficie du relevé et n'abritent que 12 % de ses habitants.

Un sous-thème sur deux, et deux erreurs de fait

Le thème 2 de la géographie de sixième s'intitule « Habiter un espace de faible densité », et le programme lui donne deux sous-thèmes : « Habiter un espace à forte(s) contrainte(s) naturelle(s) ou/et de grande biodiversité », puis « Habiter un espace de faible densité à vocation agricole ».

La version précédente de cette page traitait le premier, et partiellement : elle décrivait les contraintes climatiques, montagnardes et forestières, ainsi que les modes de vie qui s'y adaptent. Mais « biodiversité » — le mot figure dans l'intitulé même du sous-thème — n'y apparaissait pas une seule fois, pas plus que « représentation », que le texte demande explicitement de mettre en évidence.

Le second sous-thème, lui, n'existait pas : « agricole », « vocation agricole », « déprise » et « désertification » comptaient zéro occurrence. Il manquait donc la moitié du chapitre, et avec elle la comparaison entre les « Nords » et les « Suds » que le programme suggère.

La page ouvrait enfin sur deux erreurs de fait, dans la même phrase : la Mongolie y comptait « 300 000 habitants » sur un territoire « aussi vaste que la France ». Elle en compte environ 3,5 millions, sur près de trois fois la superficie de la France — et la phrase se contredisait elle-même, puisqu'elle annonçait dans la foulée 2 habitants au kilomètre carré, ce que 300 000 habitants ne donnent pas.

1 sur 5

Compter, diviser, comparer

La densité n'est pas un mot : c'est une division.

Six territoires, leurs habitants et leur superficie. La colonne des densités est vide : c'est l'élève qui la remplit, et l'unité fait partie de la réponse.

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Quatre de ces six passent sous le seuil de 30 habitants au kilomètre carré. Les deux autres, la France et le Bangladesh, servent de point de comparaison — et l'écart entre le Bangladesh et la Mongolie se compte en centaines de fois.

Le diagramme circulaire partage ensuite la superficie totale de ces six territoires. Les quatre espaces de faible densité en occupent l'essentiel ; le relevé montre qu'ils n'en abritent qu'une petite part des habitants.

La fiche se ferme sur ce qu'une moyenne cache : deux habitants au kilomètre carré ne veut pas dire deux habitants sur chaque kilomètre carré.

Beaucoup de place ne veut pas dire beaucoup de monde.

  • La densité
  • Le seuil
  • La moyenne
  • La répartition

2 sur 5

Une même contrainte, deux réponses

Devant le même climat, deux sociétés ne font pas la même chose.

Le programme est explicite : « les sociétés, suivant leurs traditions culturelles et les moyens dont elles disposent, s'y adaptent différemment ». Cette fiche met la phrase en exercice.

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Quatre sociétés à relier à leur réponse, et elles vont deux par deux. Les éleveurs touaregs et les villes du Golfe vivent avec la même aridité ; les chasseurs inuits et les villes pétrolières de Sibérie, avec le même froid.

Ce ne sont pourtant pas les mêmes réponses : se déplacer avec ses troupeaux d'un point d'eau à l'autre d'un côté, dessaler l'eau de mer et climatiser de l'autre. La contrainte est commune, la tradition et les moyens ne le sont pas.

La dernière question refuse le classement facile : une société pauvre n'est pas moins bien adaptée qu'une société riche. Le nomadisme est une adaptation ancienne, efficace, et qui ne détruit pas son milieu.

La contrainte est la même ; la réponse ne l'est pas.

  • La contrainte
  • L'adaptation
  • La tradition
  • Les moyens

3 sur 5

Ce qu'on croit, ce qui est

« Vide » est une représentation, pas une mesure.

Le programme demande de « mettre en évidence les représentations dont ces espaces sont parfois l'objet ». Le mot « désert » en porte une à lui seul : il dit « vide », et aucun de ces espaces ne l'est.

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Quatre copies à corriger, quatre croyances courantes : un espace de faible densité serait vide, un désert serait sans vie, l'Amazonie serait vide, ces espaces n'auraient aucune richesse. Aucune n'est juste, et la correction dit pourquoi.

C'est là que la biodiversité entre — l'autre moitié de l'intitulé du sous-thème. Un espace où vivent peu d'hommes peut abriter la plus grande diversité d'espèces de la planète.

La seconde partie donne la parole à un habitant. Un éleveur de la steppe mongole y explique ce qu'il connaît et que le voyageur ne voit pas : les puits, les familles, l'endroit où descendre quand la neige tombe trop tôt.

Peu peuplé ne veut pas dire vide.

  • La représentation
  • La biodiversité
  • Le témoignage
  • L'indice

4 sur 5

La vocation agricole, deux visages

Deux campagnes peu peuplées, deux dynamiques opposées.

C'est le second sous-thème du chapitre, et il était absent de la page précédente. Le programme le formule ainsi : ces espaces « recouvrent tout autant des espaces riches intégrés aux dynamiques urbaines que des espaces ruraux en déprise et en voie de désertification ».

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Deux campagnes, donc, et toutes deux agricoles et peu peuplées. D'un côté de très grandes parcelles mécanisées dont la production part vers les marchés mondiaux ; de l'autre une population qui vieillit, des services qui ferment et des terres qui retournent à la friche.

Le graphique met ensuite quatre densités côte à côte. Le Mali et la Creuse en ont de proches — et pourtant leur agriculture n'a rien de commun : vivrière et employant la majeure partie des actifs dans l'un, extensive et employant de moins en moins de monde dans l'autre.

La dernière question défait une équivalence tenace : un espace de faible densité n'est pas forcément pauvre. L'Australie en est le contre-exemple.

Ce n'est pas la densité qui sépare ces deux campagnes, c'est la dynamique.

  • La vocation agricole
  • La déprise
  • La mécanisation
  • L'agriculture vivrière

5 sur 5

Les Nords et les Suds

Comparer deux campagnes peu peuplées, l'une au Nord, l'autre au Sud.

Le programme suggère « des études comparatives entre les Nords et les Suds ». La fiche commence par situer : cinq rectangles numérotés sur un planisphère, la Mongolie, l'Amazonie brésilienne, le Mali, l'Australie et la Sibérie.

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La carte répond déjà à une question : la faible densité n'appartient ni aux Nords ni aux Suds. L'Australie et la Sibérie relèvent des premiers, le Mali des seconds.

La seconde partie demande un paragraphe. Une liste de douze mots du chapitre l'accompagne, à employer et à souligner — la densité, le seuil, la contrainte, l'adaptation, la représentation, la biodiversité, la vocation agricole, la déprise rurale.

La comparaison porte sur trois points : la densité, l'agriculture, et la place dans le monde. C'est la dynamique qui sépare ces deux espaces, pas le nombre d'habitants au kilomètre carré.

La faible densité se rencontre des deux côtés du monde.

  • Les Nords
  • Les Suds
  • La localisation
  • Le paragraphe

Compétences travaillées

  • Calculer et interpréter une densité

    Diviser une population par une superficie, écrire l'unité, comparer le résultat au seuil de 30 habitants au kilomètre carré.

  • Comprendre une adaptation

    Expliquer pourquoi deux sociétés placées devant la même contrainte n'y répondent pas de la même façon.

  • Interroger une représentation

    Distinguer ce qu'on croit d'un espace de ce qu'il est, et nommer la biodiversité que « vide » masque.

  • Distinguer deux campagnes

    Reconnaître un espace agricole riche et intégré aux dynamiques urbaines d'un espace rural en déprise.

Ce que le mot « désert » fait croire

Un espace de faible densité est un espace où l'on compte moins de 30 habitants au kilomètre carré. C'est une mesure, et elle ne dit rien d'autre.

Le vocabulaire courant, lui, en dit beaucoup plus : « désert », « vide », « au milieu de nulle part ». Ces mots portent un jugement, et le programme demande justement de le mettre en évidence — « on mettra en évidence les représentations dont ces espaces sont parfois l'objet ».

Or aucun de ces espaces n'est vide. La forêt amazonienne abrite la plus grande biodiversité de la planète et des peuples qui y vivent depuis des millénaires. Le Sahara a ses oasis, ses routes et ses villes. La steppe mongole a ses puits, que ses éleveurs connaissent un par un.

C'est aussi une question d'échelle : ce qui paraît vide depuis une carte du monde ne l'est plus depuis la piste. Le témoignage de la troisième fiche le dit en une phrase — « le vide, c'est ce qu'on voit quand on ne sait pas regarder ».

Le second sous-thème : la vocation agricole

Le programme ne s'arrête pas aux fortes contraintes naturelles. Son second sous-thème porte sur les espaces de faible densité « à vocation agricole », et il précise aussitôt qu'ils ne se ressemblent pas.

Ils « recouvrent tout autant des espaces riches intégrés aux dynamiques urbaines que des espaces ruraux en déprise et en voie de désertification ». D'un côté une agriculture mécanisée, exportatrice, très productive avec peu d'actifs ; de l'autre une campagne qui se vide, où les services ferment et où les terres retournent à la friche.

Ces deux visages ont la même densité, ou presque. Ce qui les sépare n'est pas le nombre d'habitants au kilomètre carré, c'est la dynamique — le sens dans lequel la population et l'activité évoluent.

C'est là que la comparaison entre les « Nords » et les « Suds », que le programme suggère, prend son sens : au Mali comme en Australie, l'agriculture occupe l'essentiel d'un espace peu peuplé, mais elle n'y a ni les mêmes moyens, ni les mêmes débouchés, ni la même place dans la vie des habitants.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme d'histoire-géographie du cycle 3 (annexe 2 de l'arrêté du 17 juillet 2020), géographie de sixième, thème 2 et ses deux sous-thèmes. Les densités sont calculées à partir des populations et des superficies ; les rapports sont posés avec les valeurs arrondies que l'élève inscrit lui-même ; les rectangles du planisphère sont vérifiés sur le fond de carte avant impression.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme d'histoire-géographie du cycle 3, annexe 2 de l'arrêté du 17 juillet 2020 — géographie, classe de sixième, thème 2 « Habiter un espace de faible densité ».
  • Banque mondiale et instituts statistiques nationaux — populations et superficies de la Mongolie, du Mali, de l'Australie, de la France et du Bangladesh.
  • IBGE (Brésil) — population et superficie de l'État d'Amazonas.
  • INSEE — population et superficie du département de la Creuse.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un espace de faible densité ?
C'est un territoire où l'on compte moins de 30 habitants au kilomètre carré environ. La densité se calcule en divisant la population par la superficie : la Mongolie, avec 3,5 millions d'habitants sur 1 564 000 km², atteint environ 2 habitants au km², contre près de 120 pour la France.
Pourquoi deux sociétés ne s'adaptent-elles pas de la même façon ?
Parce qu'elles n'ont ni les mêmes traditions ni les mêmes moyens, comme le dit le programme. Devant la même aridité, des éleveurs touaregs se déplacent avec leurs troupeaux d'un point d'eau à l'autre, tandis que les villes du Golfe dessalent l'eau de mer et climatisent leurs bâtiments. Ce sont deux adaptations, et elles ne se classent pas.
Qu'appelle-t-on la déprise rurale ?
C'est le recul de l'activité agricole et de la population dans une campagne : les habitants partent, la population vieillit, les commerces et les services ferment, et des terres cultivées retournent à la friche. Le programme l'oppose aux espaces agricoles riches et intégrés aux dynamiques urbaines.
Un espace de faible densité est-il forcément pauvre ?
Non. L'intérieur australien compte environ 3 habitants au kilomètre carré et porte une agriculture céréalière très mécanisée dont la production part vers les marchés mondiaux. La faible densité mesure un nombre d'habitants par kilomètre carré ; elle ne dit rien de la richesse.

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