Histoire-Géo · 3ème · Exercice

Corrigés — Schéma de l'aire urbaine 3ème

Le premier corrigé donne le schéma avec sa légende remplie ; les suivants donnent les calculs, le vocabulaire attendu et la méthode pour comparer deux sources.

3ème Géographie Exercice
Durée 40 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Cinq communes posées sur un axe gradué de 0 à 100 %, avec deux seuils tracés : 40 % pour les aires urbaines de 2010, 15 % pour les aires d'attraction de 2020. Deux communes tombent entre les deux traits — dehors avec l'ancien seuil, dedans avec le nouveau.

Ce que contiennent les corrigés

Le schéma avec sa légende remplie : les quatre espaces, les migrations pendulaires et les axes de transport.

Les calculs de seuil, refaits commune par commune. Une division, une conversion en pourcentage, une comparaison — trois gestes, toujours les mêmes.

Le vocabulaire exact du programme, y compris les mots « péricentraux » et « suburbains » que le schéma scolaire regroupe sous « banlieue ».

Et la comparaison des deux zonages, avec les communes qui changent de camp — sans qu'aucune n'ait changé.

1 sur 5

Le schéma à compléter

Six cases de légende, et quatre espaces à nommer dans l'ordre.

Le schéma, légende remplie.

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Ce qui distingue les quatre zones, et pourquoi une seule se calcule.

Un schéma dessine des cercles ; une aire réelle s'allonge le long des axes et s'arrête aux limites communales.

  • Ville-centre
  • Banlieue
  • Couronne
  • Espace rural

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — La légende, à remplir 8 points

Complète les six cases de la légende. Les trois premières nomment les zones du plus près au plus loin du centre.

  • L'ordre n'est pas décoratif : chaque zone est définie par sa relation au centre, et la dernière est celle qui échappe à cette relation.
  • C'est une erreur fréquente : le pôle n'est pas la seule ville-centre, et la limite d'une commune n'est pas celle du bâti.
  • Le mot « pendulaire » vient du balancier : le même trajet, deux fois par jour, dans les deux sens.

Exercice 2 — Quatre zones, quatre définitions 6 points

Chaque zone se reconnait à quelque chose de précis.

  • Les trois autres zones se lisent sur une photo aérienne ; celle-ci ne se voit pas — elle se compte.
  • C'est l'inverse de l'intuition : « périurbain » ne veut pas dire « à moitié rural », mais « qui dépend de la ville ».

Exercice 3 — Situer, et nommer 6 points

Deux questions sans document : elles se répondent avec le schéma en tête.

  • La question n'a pas de réponse unique : elle vérifie qu'on sait employer le vocabulaire sur un cas réel.
  • Confondre le schéma et la carte est l'erreur que cette fiche prépare à éviter.

2 sur 5

La définition est un seuil

Cinq communes voisines, une division, et deux réponses possibles.

Le classement des cinq communes, avec la justification par le seuil.

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Les deux conditions chiffrées de la définition, et le sens de « d'un seul tenant ».

« D'un seul tenant et sans enclave » : l'aire forme un bloc continu, qu'on peut dessiner d'un seul trait.

  • Diviser
  • Convertir
  • Comparer
  • Conclure

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Cinq communes, un seuil 8 points

Voici cinq communes voisines d'un même pôle urbain. La dernière colonne donne la part de leurs actifs qui vont y travailler.

  • Le calcul se refait en une division : le nombre d'actifs qui vont au pôle, divisé par le nombre total d'actifs occupés de la commune.
  • Un zonage mesure une relation, pas un décor. Deux communes identiques vues du ciel peuvent tomber de part et d'autre du seuil.

Exercice 2 — Le texte officiel 6 points

Voici la définition telle que l'INSEE l'a publiée. Elle tient en une phrase et contient deux chiffres.

  • Une définition officielle est faite pour être appliquée : chacun de ses mots compte, et ses chiffres sont des critères, pas des exemples.
  • C'est ce qui permet de la dessiner d'un seul trait sur une carte.

Exercice 3 — Refaire le calcul 6 points

Deux communes de plus, à classer toi-même.

  • On divise, on convertit en pourcentage, on compare au seuil. Trois gestes, toujours les mêmes.
  • C'est la PART qui compte, pas le nombre. Une grande commune peut envoyer beaucoup de monde au pôle sans en dépendre.

3 sur 5

Quatre espaces, quatre réalités

Les mots du programme : centraux, péricentraux, périurbains, suburbains.

Les quatre branches complétées, avec les mots du programme.

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Les six espaces triés, et le cas du village attiré ailleurs.

Une unité urbaine se voit sur une photo aérienne ; une aire urbaine se calcule.

  • Centraux
  • Péricentraux
  • Périurbains
  • Suburbains

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — La carte des quatre espaces 8 points

Complète les quatre branches. Chacune porte un signe concret et le mot que le programme emploie.

  • Chaque zone se reconnait à un signe visible, sauf la couronne, qui se reconnait à un chiffre.
  • Un schéma simplifie toujours. Savoir ce qu'il regroupe est ce qui permet de le lire sans se tromper.

Exercice 2 — Six espaces à trier 6 points

Range chaque espace selon qu'il appartient ou non à l'aire urbaine de ce pôle.

  • Deux critères suffisent : le bâti continu pour le pôle, le seuil d'emploi pour la couronne.
  • Le territoire français est couvert par plusieurs aires, et certaines communes sont attirées par plusieurs pôles à la fois.

Exercice 3 — Employer le mot juste 6 points

Le vocabulaire du programme est précis. Réponds en une phrase à chaque fois.

  • L'unité urbaine se voit sur une photo aérienne ; l'aire urbaine se calcule.
  • Le mot décrit une tendance nationale et mondiale, là où l'étalement décrit ce qui se passe autour d'une ville donnée.

4 sur 5

Les mobilités

L'étalement urbain se poursuit tout seul, parce que sa conséquence renforce sa cause.

L'étape qui fait entrer une commune dans l'aire, et pourquoi.

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Les quatre réponses du questionnaire, dont le rôle des axes.

La métropolisation décrit la tendance nationale ; l'étalement décrit ce qui se passe autour d'une ville donnée.

  • Le prix
  • La navette
  • Le seuil
  • Les axes

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Pourquoi la ville s'étale 8 points

Cinq étapes, dans l'ordre. La quatrième est celle qui fait entrer une commune dans l'aire.

  • Une commune peut donc entrer dans l'aire sans que rien n'y change physiquement : il suffit que ses habitants changent de lieu de travail.
  • C'est ce qu'on appelle une dynamique : la conséquence renforce la cause. L'étalement ne s'arrête donc pas de lui-même.

Exercice 2 — Quatre affirmations à trancher 6 points

Une seule réponse est juste à chaque fois.

  • La dernière est la moins évidente : une aire urbaine n'est jamais un disque parfait, elle s'allonge le long des routes et des voies ferrées.
  • Sur une vraie carte, l'aire urbaine a une forme d'étoile plutôt que de cercle.

Exercice 3 — Lire une forme 6 points

Deux questions sur ce que la carte montre, et ce qu'elle ne montre pas.

  • Le territoire n'est pas une mosaïque de disques séparés : les attractions se chevauchent.
  • Un schéma retient le mouvement principal. Savoir ce qu'il laisse de côté fait partie de sa lecture.

5 sur 5

Deux documents, deux cartes

Le seuil est passé de 40 % à 15 % : deux communes changent de camp sans avoir bougé.

Le tableau comparatif, et les communes qui basculent.

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Ce qu'il faut vérifier avant de comparer deux sources.

Un changement de zonage ne signifie pas que la population a changé : c'est la règle de comptage qui a changé.

  • 2010 : 40 %
  • 2020 : 15 %
  • Basculer
  • Comparer

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Les mêmes communes, deux réponses 8 points

Le tableau reprend les cinq communes de la fiche 2, et les classe selon chacun des deux zonages.

  • Ce ne sont pas les communes qui ont bougé, c'est la règle. Un zonage est une convention de mesure, et changer la convention change le résultat.
  • Aucune commune ne peut faire l'inverse : le seuil ayant baissé, tout ce qui entrait entre encore.

Exercice 2 — Le texte de la fiche 6 points

Lis le texte, puis réponds. Sa dernière phrase est la plus importante.

  • Savoir qu'un mot appartient à un moment donné fait partie de la lecture critique d'un document.
  • C'est vrai bien au-delà de la géographie : comparer deux mesures suppose de vérifier qu'on a mesuré la même chose de la même façon.

Exercice 3 — Comparer deux sources 6 points

Une méthode transposable bien au-delà de la géographie.

  • L'écart entre 480 000 et 620 000 s'explique très bien sans qu'aucun des deux soit faux.
  • C'est la distinction entre ce qu'on mesure et la façon dont on le mesure — et elle vaut pour toutes les statistiques.

Ce que le générateur refuse sur ces fiches

Un schéma qui montrerait sa légende sur le sujet : il n'y aurait rien à compléter, et le titre de l'article ne serait pas tenu.

Un tableau de communes dont les parts affichées ne seraient pas celles que le calcul donne — chaque ligne est recomparée au moteur.

Un classement où toutes les communes tomberaient du même côté d'un seuil : le seuil ne montrerait alors rien.

Un jeu de communes dont aucune ne basculerait d'un zonage à l'autre : la dernière fiche n'aurait plus d'objet.

Une commune qui appartiendrait à l'aire urbaine sans appartenir à l'aire d'attraction — impossible, puisque le seuil a baissé, et donc le signe d'une erreur de saisie.

Une commune tombant exactement sur un seuil : le cas limite ferait débat en classe au lieu d'instruire.

Une définition citée qui ne porterait pas ses deux chiffres, ou qui ne citerait pas sa source.

Un texte affirmant que le seuil a baissé alors que les valeurs déclarées diraient l'inverse.

Un schéma nouveau, écrit pour cet article

Le programme demande explicitement des « croquis ou schémas » sur ce thème, et le titre de l'article promet un schéma à compléter. Aucun schéma du site ne dessinait de zones concentriques : celui-ci a été écrit pour l'occasion.

Il trace trois ellipses emboitées dans un cadre qui figure l'espace rural, des flèches convergentes pour les migrations pendulaires, des rayons pour les axes de transport, et une légende dont chaque entrée porte son symbole.

Sur le sujet, les cases de la légende sont vides : c'est ce que l'élève complète. Sur le corrigé, elles portent leur nom. Les proportions des zones sont déclarées et respectées — une ville-centre dessinée aussi large que sa couronne donnerait une idée fausse de ce qu'est une aire urbaine.

Un détail relevé à la relecture : les gris étaient inversés, la ville-centre ressortant plus claire que sa couronne. Ils vont désormais du sombre au clair du centre vers la périphérie, parce que c'est la densité qu'ils figurent.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme d'histoire-géographie du cycle 4 : arrêté du 9 novembre 2015 modifié, BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, thème 1 de la classe de 3e « Dynamiques territoriales de la France contemporaine ». L'arrêté du 18 février 2026 ne porte que sur le français et les mathématiques. Les deux définitions de zonage ont été relevées sur insee.fr : « Aire urbaine » (définition c2070, marquée « ce concept n'est plus utilisé ») et « Aire d'attraction d'une ville » (définition c2173). Le moteur `aire_urbaine_3eme` tient ces deux définitions et calcule, commune par commune, de quel côté de chaque seuil elle tombe ; le schéma est produit par un module écrit pour cet article.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme d'histoire-géographie du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié — BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, classe de 3e, thème 1 : « Les aires urbaines, une nouvelle géographie d'une France mondialisée » ; « la diversité des espaces (centraux, péricentraux, périurbains, suburbains) » ; « ce thème se prête à la réalisation de croquis ou de schémas ».
  • INSEE, définition « Aire urbaine » : pôle urbain de plus de 10 000 emplois, couronne dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle. Mention portée sur la page : « Ce concept n'est plus utilisé, il a été remplacé par Aire d'attraction des villes ».
  • INSEE, définition « Aire d'attraction d'une ville » : un pôle et une couronne groupant les communes dont au moins 15 % des actifs occupés travaillent dans le pôle. Le zonage en aires d'attraction des villes (AAV) 2020 se substitue au zonage en aires urbaines (ZAU) de 2010.

Questions fréquentes

Comment compléter un schéma d'aire urbaine ?
En nommant les quatre espaces du centre vers l'extérieur : la ville-centre, la banlieue, la couronne périurbaine, puis l'espace rural. La ville-centre et la banlieue forment ensemble le pôle urbain — l'espace bâti sans interruption. Il reste à légender les flèches, qui représentent les migrations pendulaires de la couronne vers le pôle le matin et en sens inverse le soir, et les rayons, qui représentent les axes de transport. Ce sont eux qui donnent à une aire réelle sa forme d'étoile plutôt que de cercle.
Comment savoir si une commune appartient à une aire urbaine ?
Par un calcul, et non à l'œil. Une commune appartient à la couronne périurbaine si au moins 40 % de ses actifs occupés travaillent dans le pôle. On divise le nombre d'actifs qui vont travailler au pôle par le nombre total d'actifs occupés de la commune, on convertit en pourcentage, et on compare au seuil. C'est la part qui compte, pas le nombre : une grande commune peut envoyer beaucoup de monde au pôle sans en dépendre.
Quelle différence entre unité urbaine et aire urbaine ?
L'unité urbaine est l'espace bâti sans interruption — la ville-centre et sa banlieue. Elle se voit sur une photo aérienne. L'aire urbaine y ajoute la couronne périurbaine, définie non par le bâti mais par l'emploi : les communes d'où l'on part travailler dans le pôle. Une commune de la couronne peut donc être entourée de champs et appartenir à l'aire urbaine, parce que ses habitants dépendent de la ville pour leur travail.
Pourquoi deux documents ne donnent-ils pas le même nombre d'habitants pour une aire urbaine ?
Le plus souvent parce qu'ils n'emploient pas le même zonage. L'INSEE a remplacé en 2020 les aires urbaines, définies en 2010, par les aires d'attraction des villes, et le seuil de la couronne est passé de 40 % à 15 % des actifs occupés. Le nouveau zonage inclut donc beaucoup plus de communes. Avant de comparer deux chiffres, il faut vérifier leur date et leur périmètre : deux mesures ne se comparent que si l'on a mesuré la même chose de la même façon.

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