Géographie · 4ème · Évaluation

Urbanisation du monde 4ème : évaluation corrigée PDF

Cinq évaluations sur le premier sous-thème du programme : les espaces et les paysages que l'urbanisation met en place, du centre-ville au périurbain.

4ème Géographie Évaluation
Durée 35 min par évaluation
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Trois barres empilées — 1945, 2007, 2050 — montrant la part des citadins passer de 30 % à 50 % puis 67 %, avec la ligne de la moitié franchie en 2007.

Trois repères, et le programme les donne lui-même

1945 : le monde commence à s'urbaniser très vite, et 30 % de l'humanité vit en ville. 2007 : pour la première fois de l'histoire, les citadins sont plus nombreux que les ruraux. 2050 : deux habitants sur trois vivraient en ville.

Ces trois repères sont écrits dans le programme, mot pour mot. Aucun n'apparaissait dans les trois pages de cette série — « 2050 » y figurait une fois, sans le taux qui l'accompagne.

Le sous-thème s'intitule « géographie des centres et des périphéries » : ces évaluations descendent donc le gradient, du centre-ville dense au périurbain de maisons individuelles, en passant par le quartier d'affaires et la banlieue.

Le programme demande enfin de sensibiliser les élèves « au vocabulaire de base de la géographie urbaine ». Six mots manquaient : aire urbaine, périurbain, centre-ville, quartier d'affaires, densité, firme transnationale.

1 sur 5

Évaluation 1 — le monde s'urbanise

1945, 2007, 2050 : les trois repères du programme, et ce qu'on en calcule.

Une frise porte les trois dates, et l'élève écrit sous chacune la part de l'humanité qui vit en ville : 30 %, 50 %, 67 %.

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La date de 2007 mérite une question à elle seule : c'est la première fois de l'histoire que les citadins sont plus nombreux que les ruraux. Une bascule, et non un simple record.

Un diagramme en barres reprend les trois parts, et pose une question qu'on oublie toujours : que représente la partie manquante pour atteindre 100 ? La population rurale.

Le dernier exercice applique un taux à une population : 8 milliards d'habitants et 50 % de citadins font 4 milliards de personnes. Un taux ne dit rien tant qu'on ne l'applique pas.

La barre de 2050 est une projection : une copie écrit « devrait atteindre », non « atteindra ».

  • 1945
  • 2007
  • 2050
  • Les deux tiers

2 sur 5

Évaluation 2 — du centre à la périphérie

Quatre étages, et trois variables pour les décrire.

Le sous-thème s'intitule « géographie des centres et des périphéries ». Le gradient est donc l'objet même de la leçon : centre-ville, quartier d'affaires, banlieue, périurbain.

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Trois variables suffisent à le décrire : la densité, la hauteur du bâti, et la place laissée au non-bâti. Les trois évoluent ensemble quand on s'éloigne du centre.

Le quartier d'affaires fait l'objet d'une question particulière : très peuplé le jour, presque vide la nuit. On y travaille sans y habiter — une densité de jour et une densité de nuit.

Le dernier exercice demande pourquoi la ville s'étale, et attend deux réponses de nature différente : un choix pour les uns, une contrainte pour les autres.

L'étalement a un coût, et il n'est pas payé par ceux qui s'installent.

  • Le centre
  • Les affaires
  • La banlieue
  • Le périurbain

3 sur 5

Évaluation 3 — le vocabulaire de base

Six mots à relier, un texte à décoder, et deux confusions à lever.

Le programme demande explicitement d'enseigner « le vocabulaire de base de la géographie urbaine ». Six mots sont à relier à leur définition : métropole, mégapole, bidonville, gentrification, exode rural, taux d'urbanisation.

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La distinction la plus utile est celle entre métropole et mégapole. Une mégapole se définit par sa taille — plus de dix millions d'habitants. Une métropole se définit par son pouvoir. Une ville peut être l'une sans être l'autre.

Un texte décrit trois quartiers d'une même ville sans les nommer. L'élève doit les reconnaitre, et repérer la gentrification à ses signes : loyers doublés, familles modestes parties, ateliers remplacés par des galeries.

Le dernier exercice lève deux confusions : banlieue et périurbain, puis taux d'urbanisation et nombre de ruraux. Une part qui monte ne dit rien, à elle seule, de l'évolution des nombres.

Reconnaitre un phénomène sans que le mot soit écrit est exactement ce qu'on évalue.

  • Métropole
  • Mégapole
  • Bidonville
  • Gentrification

4 sur 5

Évaluation 4 — villes du Nord, villes du Sud

Quatre questions posées aux deux, et le mot « plutôt » qui rend la comparaison juste.

Huit situations sont à ranger dans deux colonnes : plutôt une ville du Nord, plutôt une ville du Sud. Quatre questions, posées aux deux — c'est ce qui fait une comparaison.

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Une question porte sur le mot « plutôt », et elle vaut la moitié de l'exercice. Aucune de ces situations n'est réservée à un seul monde : on trouve des quartiers très pauvres dans les villes du Nord, et des quartiers d'affaires modernes dans celles du Sud.

Ce sont l'ampleur et la vitesse qui diffèrent, pas la nature. Une comparaison qui opposerait deux blocs serait fausse.

Une chaîne explique la naissance d'un bidonville en cinq maillons, et le dernier est le plus instructif : sans titre de propriété, le quartier n'existe pas officiellement, et personne n'y installe l'eau ni l'électricité.

Un bidonville n'est pas seulement pauvre : il est d'abord non reconnu.

  • La croissance
  • Le logement
  • Les équipements
  • L'étalement

5 sur 5

Évaluation 5 — lire un paysage urbain

Un paysage décrit par plans, et cinq phrases d'élèves dont quatre sont fausses.

Une vue prise depuis une tour est décrite plan par plan : immeubles serrés au premier plan, tours de verre au second, barres et pavillons ensuite, campagne à l'arrière-plan.

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Décrire un paysage, c'est le découper en plans, du plus proche au plus lointain — et chaque plan correspond à un étage du gradient étudié à la deuxième évaluation.

La chasse aux erreurs reprend cinq phrases telles qu'on les lit dans des copies. Quatre sont fausses, et elles le sont de deux façons : par lecture trop rapide, ou par conclusion trop rapide.

Le dernier exercice passe du paysage au croquis : quelles couleurs, et que faut-il toujours mettre à côté du dessin. Sur un croquis, la couleur porte une information, elle ne décore pas.

Sans légende, un croquis ne se lit pas.

  • Premier plan
  • Second plan
  • Arrière-plan
  • Le croquis

Compétences travaillées

  • Situer

    Trois repères — 1945, 2007, 2050 — et ce qu'ils mesurent.

  • Décrire

    Quatre étages du centre au périurbain, et trois variables.

  • Nommer

    Le vocabulaire de base que le programme demande d'enseigner.

  • Nuancer

    Nord et Sud : l'ampleur diffère, pas la nature.

Pourquoi 2007 est la date la plus importante du chapitre

Pendant toute l'histoire de l'humanité, la majorité des humains a vécu à la campagne. En 2007, cela cesse d'être vrai — et ce ne le sera plus jamais, selon toutes les projections.

Ce n'est pas un record parmi d'autres : c'est un basculement. Il explique pourquoi la géographie de 4e consacre un thème entier à la ville, et pourquoi le programme le place en tête de l'année.

La date se retient avec sa phrase : « depuis 2007, plus de la moitié de l'humanité habite les villes ». Un chiffre seul ne vaut rien ; ce sont les mots autour qui le rendent utilisable dans une copie.

Attention enfin à ce que la date ne dit pas. Les campagnes ne se vident pas partout : dans beaucoup de pays, leur population continue d'augmenter, mais moins vite que celle des villes.

Nord et Sud : comparer sans caricaturer

L'opposition entre villes du Nord et villes du Sud est commode, et elle est dangereuse. Toutes les grandes villes ont un centre, des périphéries, des quartiers riches et des quartiers pauvres.

Ce qui diffère, c'est l'ampleur et la vitesse. Une ville du Sud peut gagner un million d'habitants en dix ans, ce qu'aucune ville européenne ne fait plus. Un habitant sur trois y vit parfois dans un bidonville.

Mais on trouve des quartiers très dégradés dans les villes du Nord, et des quartiers d'affaires ultramodernes dans celles du Sud — Shanghai en compte davantage que Paris.

C'est pourquoi la consigne de la quatrième évaluation dit « plutôt ». Ce mot n'est pas une prudence de rédaction : c'est lui qui rend la comparaison juste, et une question de l'évaluation porte dessus.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de géographie du cycle 4 (arrêté du 9 novembre 2015 modifié, BOEN n° 31 du 30 juillet 2020), classe de 4e, thème 1. Le moteur `urbanisation_4eme` est partagé par les trois articles de la série : les repères, le lexique, le gradient et les contrastes Nord-Sud n'existent qu'à un seul endroit. Les ordres de grandeur viennent des perspectives d'urbanisation de l'ONU et sont arrondis — les fiches le disent à l'élève.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de géographie du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié — BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, classe de 4e, thème 1.
  • Nations unies, World Urbanization Prospects — ordres de grandeur de la part urbaine mondiale.

Questions fréquentes

Depuis quand la majorité de l'humanité vit-elle en ville ?
Depuis 2007. C'est la première fois de l'histoire que les citadins sont plus nombreux que les ruraux, et le programme de 4e le dit explicitement. En 1945, environ 30 % de l'humanité vivait en ville ; en 2050, ce serait environ deux habitants sur trois.
Quelle différence entre une métropole et une mégapole ?
Une mégapole se définit par sa taille : plus de dix millions d'habitants. Une métropole se définit par son pouvoir : elle commande un territoire et concentre les décisions. Une ville peut être l'une sans être l'autre — compter les habitants ne suffit pas à mesurer le poids d'une ville.
Quels sont les quatre espaces d'une grande ville ?
Du centre vers la périphérie : le centre-ville, dense et ancien ; le quartier d'affaires, avec ses tours de bureaux ; la banlieue, faite de logements collectifs et de pavillons ; et le périurbain, moins dense, où l'on part travailler en ville. Trois variables décrivent ce gradient : la densité, la hauteur du bâti et la place du non-bâti.
Les villes du Sud sont-elles vraiment différentes de celles du Nord ?
Moins qu'on ne le croit. Toutes ont un centre, des périphéries, des quartiers riches et des quartiers pauvres. Ce qui diffère, c'est l'ampleur et la vitesse : une ville du Sud peut gagner un million d'habitants en dix ans, et un habitant sur trois y vit parfois dans un bidonville. C'est pourquoi on écrit « plutôt » et non « toujours ».

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