Quatre valeurs, trois mots sur le fronton
Le préambule du programme d'enseignement moral et civique est explicite : « les valeurs et les principes essentiels de la République française sont la liberté, l'égalité, la fraternité et la laïcité ». Quatre.
La devise, elle, n'en porte que trois. La laïcité est un principe de la République sans figurer sur les frontons — et c'est précisément le mot qui comptait zéro occurrence dans la version précédente de cette page, alors que le CM2 lui consacre une section entière, intitulée « À l'école laïque ».
Onze autres notions étaient absentes : nationalité, Union européenne, Déclaration des droits, suffrage, élection, devoir, impôt, souveraineté, liberté d'expression, conseil municipal. Douze en tout.
Ces cinq fiches suivent le programme année par année : ce que le CM1 apporte sous le titre « Faire société », et ce que le CM2 ajoute sous celui de « Vivre en République ».
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Quatre valeurs, trois mots
La devise n'en porte pas autant que le programme en nomme.
Le mémo donne les quatre valeurs et principes du préambule : liberté, égalité, fraternité, laïcité. Trois d'entre eux sont gravés sur les frontons.
Trois questions font faire la différence, au sens propre : quelle est la devise, combien de valeurs le programme nomme, et lequel des quatre n'y figure pas.
Le second exercice porte sur la laïcité, à laquelle le CM2 consacre une section entière. Le QCM écarte le contresens le plus fréquent : la laïcité n'interdit pas de croire.
Ce qu'elle assure, dit le programme, c'est « le respect de la diversité des croyances et des convictions de chacun dans les limites fixées par la loi ».
La laïcité est un principe de la République, sans être dans sa devise.
- Quatre valeurs
- Trois mots
- La laïcité
- À l'école
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Les symboles
Ceux que la Constitution nomme, et l'autre.
Le programme fait une distinction que peu de fiches reprennent : les symboles « mentionnés par la Constitution » — le drapeau, l'hymne, la devise — et ceux qui sont « coutumiers », comme Marianne.
Le tableau fait décrire les quatre, et le tri les range selon cette distinction. Coutumier ne veut pas dire secondaire : Marianne est sur les mairies et les timbres.
Une question porte sur la fête nationale et sur ce dont elle hérite : le programme précise « héritière de la Fête de la Fédération de 1790 ».
Une autre rappelle un objectif que l'on oublie souvent : le CM2 doit « savoir que la République française est membre de l'Union européenne », et reconnaître le drapeau européen à côté du tricolore.
Coutumier veut dire « établi par l'habitude », pas « secondaire ».
- Quatre symboles
- La Constitution
- La coutume
- L'Europe
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La démocratie
Le peuple décide, par le vote.
C'est l'objectif du CM1 : « apprendre la signification du terme démocratie et le fonctionnement du suffrage direct ». Le programme demande d'expliciter des articles précis de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
L'appariement relie trois d'entre eux à ce qu'ils énoncent, dont l'article 3 : la souveraineté appartient au peuple. C'est la définition même de la démocratie, écrite en 1789.
Les affirmations à corriger portent sur deux confusions courantes. Voter n'est pas seulement un droit : la carte électorale porte la mention « Voter est un droit, c'est aussi un devoir civique », et le programme s'appuie sur elle.
La seconde sépare deux sortes de droits : tout individu a des droits civils dès sa naissance ; les droits politiques, dont le vote, viennent à la majorité.
La souveraineté appartient au peuple : article 3 de la Déclaration.
- Trois articles
- Le suffrage
- Deux erreurs
- Deux droits
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Citoyenneté et nationalité
Deux mots proches, et ce qui les lie.
Le programme donne un titre à chaque année, et le tableau les fait retrouver : « Respecter les autres » au CE1, « Apprendre ensemble et vivre ensemble » au CE2, « Faire société » au CM1, « Vivre en République » au CM2.
Une question porte sur le lien que le CM2 doit établir : est citoyen français celui qui a la nationalité française — mais tout individu, quelle que soit sa nationalité, bénéficie de droits.
Le mémo des devoirs en donne cinq, du respect des lois à la protection de l'environnement. Le programme rappelle qu'un devoir n'est pas seulement une obligation légale : c'est aussi ce qui guide le comportement dans l'espace public.
Une question renvoie à l'article 13 de la Déclaration, le seul des six étudiés qui énonce un devoir : contribuer aux dépenses publiques par l'impôt.
Tout individu a des droits, quelle que soit sa nationalité.
- Quatre années
- Quatre titres
- Cinq devoirs
- L'impôt
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Droits et devoirs
Les articles que le programme nomme.
Six articles de la Déclaration, à ranger selon qu'ils énoncent un droit ou un devoir. La consigne donne ce que chacun dit : le tri porte sur le jugement, pas sur la mémoire.
Un seul des six énonce un devoir. Les cinq autres énoncent des droits — dont l'article 4, qui est en même temps la limite de tous les autres : la liberté des uns s'arrête où commence celle des autres.
Une question porte sur cette limite appliquée à la liberté d'expression, que le programme demande d'aborder « dans le cadre des médias d'information ». Elle s'exerce dans le cadre de la loi.
L'appariement final distingue la liberté d'opinion, article 10, de la liberté d'expression, article 11 : penser et dire ne sont pas soumis aux mêmes limites.
L'article 4 est la limite de toutes les libertés.
- Six articles
- Un devoir
- L'article 4
- Opinion et expression
Compétences travaillées
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Les valeurs
Connaître les quatre valeurs et principes, et la devise qui en porte trois.
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Les symboles
Distinguer les symboles mentionnés par la Constitution de ceux qui sont coutumiers.
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La démocratie
Comprendre le suffrage direct et la souveraineté du peuple.
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Droits et devoirs
Lire quelques articles de la Déclaration et distinguer ce qu'ils énoncent.
Ce que la devise ne dit pas
« Liberté, Égalité, Fraternité » : trois mots, connus de tous, gravés sur les frontons des mairies et des écoles. Le programme d'EMC en nomme un quatrième.
Son préambule est sans ambiguïté : « les valeurs et les principes essentiels de la République française sont la liberté, l'égalité, la fraternité et la laïcité. S'en déduisent notamment l'égalité entre les femmes et les hommes, le refus de toutes les discriminations et la solidarité ».
La laïcité n'est donc pas un ajout récent ni un sujet à part : c'est le quatrième principe, à égalité avec les trois autres. Le CM2 lui consacre une section entière, « À l'école laïque », et le CE1 l'avait déjà abordée.
C'est aussi le mot qui comptait zéro occurrence dans la version précédente de cette page. Le calcul est fait ici par le module : les quatre valeurs moins les trois mots de la devise laissent exactement un terme.
Une progression que le programme écrit lui-même
Le programme d'EMC « présente distinctement, pour chaque année, les notions et les contenus que les élèves doivent acquérir ». Chaque année porte un titre, et ces titres se lisent comme une progression.
« Respecter les autres » au CE1, avec les principes et symboles de la République. « Apprendre ensemble et vivre ensemble » au CE2, avec la République et son fonctionnement.
« Faire société » au CM1 : le civisme et la citoyenneté, l'égalité dans la dignité, la fraternité. C'est l'année où l'on apprend le mot « démocratie » et le fonctionnement du suffrage direct.
« Vivre en République » au CM2 : citoyenneté et nationalité, libertés et droits fondamentaux, respecter les droits de tous, et l'école laïque. Quatre notions, contre trois au CM1 et une seule au CE2.
Le programme d'EMC était réputé inaccessible
Deux articles d'histoire du site attendent encore leur programme officiel, faute de pouvoir le télécharger depuis cette machine. Le programme d'EMC était dans le même cas, et il ne l'était pas vraiment.
Le serveur du ministère répondait 403 à toutes les requêtes. La cause n'était pas un blocage d'accès mais un filtrage sur l'agent utilisateur : avec l'agent par défaut d'un outil en ligne de commande, refus ; avec celui d'un navigateur, le document arrive.
Le programme complet — du cours préparatoire à la terminale — a donc pu être lu, et ces cinq fiches sont écrites à partir de son texte, section par section, avec ses formulations.
La même piste sera reprise pour l'histoire-géographie, dont le blocage n'a peut-être pas d'autre cause.
Méthode et vérification
Le programme de référence est le programme d'enseignement moral et civique du cours préparatoire à la classe terminale des voies générale, technologique et professionnelle et des classes préparant au CAP, publié en annexe par le ministère de l'Éducation nationale. Il « présente distinctement, pour chaque année, les notions et les contenus que les élèves doivent acquérir » : le CM1 sous le titre « Faire société » — civisme et citoyenneté, l'égalité dans la dignité, comment faire société —, le CM2 sous celui de « Vivre en République » — citoyenneté et nationalité, libertés et droits fondamentaux, respecter les droits de tous, à l'école laïque. Son préambule énonce que « les valeurs et les principes essentiels de la République française sont la liberté, l'égalité, la fraternité et la laïcité » : quatre, quand la devise en porte trois. Le texte distingue par ailleurs les symboles « mentionnés par la Constitution » — drapeau, hymne, devise — de ceux qui sont « coutumiers comme Marianne », et nomme les articles de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen à étudier au cours moyen. La version précédente comptait zéro occurrence de laïcité, nationalité, Union européenne, Déclaration des droits, suffrage, élection, devoir, impôt, souveraineté, liberté d'expression et conseil municipal — douze notions absentes, toutes nommées par le programme du CM1 ou du CM2. Ce programme était réputé inaccessible depuis la machine de production : le serveur du ministère répondait 403 à un agent utilisateur d'outil en ligne de commande, et sert le document normalement à un agent de navigateur. Le module de production déclare les listes une seule fois et calcule par différence ce que la devise ne porte pas ; il refuse une notion réclamée pour une autre année que celle où le programme la place, et un article de la Déclaration que le cours moyen ne nomme pas.