Ce que ces évaluations mesurent
La conjugaison du présent simple aux trois personnes du singulier, la règle du s qui s'applique à un verbe donné, l'écriture d'une phrase négative, le choix entre a et an, et la reconnaissance d'un texte par sa mise en forme.
Les huit verbes et les six mots évalués sont autres que ceux des fiches d'exercices, et un contrôle le garantit. Les quatre règles du s restent malgré tout toutes représentées.
Les cinq couples de formats sont ceux que l'article d'exercices n'emploie pas.
1 sur 5
Évaluation 1 — les trois personnes
Trois personnes, deux formes.
Le sujet ouvre sur un tableau à trois verbes et trois personnes. Neuf cases, dont six ne demandent que de recopier la base : c'est le fait même que le chapitre enseigne, et il se vérifie d'un coup d'œil sur la copie.
L'association demande ensuite de relier quatre verbes à leur forme en s. Les quatre formes proposées se ressemblent assez pour qu'un élève qui devine se trompe.
Les phrases à écrire ferment le sujet sur le cas qui n'est jamais dans le tableau : un prénom, qui ne porte aucune marque de personne et se conjugue pourtant comme « he ».
Une dernière question demande d'expliquer, en français, pourquoi deux colonnes du tableau sont identiques. C'est là qu'on voit si la règle est comprise ou seulement appliquée.
Un prénom se conjugue comme « he », sans que rien ne le signale.
- Neuf cases à remplir
- Chaque verbe et sa forme en s
- Trois phrases à écrire
2 sur 5
Évaluation 2 — les quatre règles du s
C'est la fin du verbe qui décide.
Ce sujet ne demande pas d'écrire les formes : il demande de nommer la règle. L'association relie quatre verbes aux quatre règles du s, et chaque verbe n'en déclenche qu'une.
C'est la question que le module se pose lui-même avant de conjuguer, et c'est elle qui permet de traiter un verbe jamais rencontré.
Le questionnaire vérifie ensuite que la règle nommée produit bien la forme attendue. Les mauvaises réponses proposées sont exactement celles qu'on écrit quand on n'applique que la première règle.
La dernière partie se rédige en français : il faut justifier une forme, c'est-à-dire dire ce qu'on a regardé à la fin du verbe avant de choisir.
C'est l'exercice le plus révélateur du sujet. Un élève peut avoir écrit les quatre formes justes en se fiant à son oreille ; il ne peut pas justifier « il finit par une sifflante, donc on ajoute es » sans avoir compris ce qui décide.
Chaque verbe ne déclenche qu'une seule règle.
- Quatre verbes, quatre règles
- Quatre formes à choisir
- Justifier une forme
3 sur 5
Évaluation 3 — la marque de la négation
Le s passe du verbe à l'auxiliaire.
La négation est l'endroit où l'erreur est la plus tenace, parce qu'elle vient d'une bonne intention : l'élève sait qu'il faut un s à la troisième personne, et il le met deux fois.
Le questionnaire met donc chaque phrase négative face à sa version fautive. Il n'y a rien à deviner : le verbe porte le s, ou l'auxiliaire, jamais les deux.
Le tri range ensuite les sujets selon l'auxiliaire qu'ils appellent. Deux colonnes, et la frontière passe exactement là où passe celle du s.
Les dernières questions font écrire la transformation dans les deux sens, affirmatif vers négatif et retour. C'est le contrôle le plus sûr de ce qui a été compris.
Le retour au positif est le plus exigeant des deux : l'auxiliaire s'en va, et il faut alors rendre au verbe la forme que la personne lui impose — c'est-à-dire retrouver, seul, la règle du s qui lui convient.
Le s ne se porte qu'une fois par phrase.
- Quatre lignes à cocher
- Qui prend quoi
- Écrire le contraire
4 sur 5
Évaluation 4 — a ou an
Une seule question : par quelle lettre le mot commence-t-il ?
Le tri partage six mots entre a et an, en deux colonnes. La règle tient en une question — par quelle lettre le mot commence-t-il — et le sujet demande ensuite de l'écrire en une phrase.
Les six mots se calculent tous : ceux dont le son ne suit pas la lettre, comme « an hour » ou « a university », sont écartés par un contrôle. Ils s'apprennent un par un et ne peuvent donc pas servir à évaluer une règle.
La chasse aux erreurs propose ensuite trois copies, dont une juste, avec les deux fautes symétriques : un a devant une voyelle, un an devant une consonne.
Le dernier exercice fait écrire des groupes complets, puis une phrase où l'article et la forme du verbe se décident ensemble — deux règles du chapitre dans une seule ligne.
Les mots dont le son ne suit pas la lettre sont écartés.
- Six mots à ranger
- Trois copies à juger
- Écrire avec l'article
5 sur 5
Évaluation 5 — l'indice qui suffit
Un seul indice bien choisi nomme le texte à lui tout seul.
Ce sujet porte sur une compétence de lecteur : nommer un texte anglais grâce à sa mise en forme, sans le comprendre. Les deux types évalués sont ceux que les fiches d'exercices ne montrent pas.
La chasse aux erreurs juge trois copies. Deux se trompent de texte ; la troisième se trompe de méthode, en affirmant qu'il faudrait comprendre tous les mots avant de conclure.
Le tableau reprend ensuite les quatre indices que l'exercice précédent n'a pas donnés, et fait écrire en face le texte que chacun désigne. Une même réponse y revient deux fois, et la dernière question demande ce que cette répétition montre : un texte porte plusieurs indices, un seul suffit à le nommer.
Le dernier exercice porte sur le raisonnement lui-même. Pourquoi un seul indice suffit-il ? Et que conclure d'un texte qui en porte deux appartenant à des types différents ?
Deux indices de textes différents n'ont pas de réponse commune.
- Trois copies à juger
- Quatre indices à relier
- Un seul indice suffit
Compétences travaillées
-
Conjuguer sans modèle
Écrire le présent simple aux trois personnes du singulier sur des verbes que l'élève n'a pas rencontrés dans les fiches.
-
Nommer la règle
Ne pas seulement écrire la bonne forme, mais dire laquelle des quatre règles s'applique et pourquoi.
-
La négation
Écrire une phrase négative correcte, sans laisser le s sur le verbe quand l'auxiliaire le porte déjà.
-
Un indice qui suffit
Expliquer pourquoi un seul indice de mise en forme peut nommer un texte, et ce qu'on conclut quand deux indices ne vont pas ensemble.
Pourquoi d'autres verbes que ceux des fiches
Un élève qui a travaillé « play », « watch », « go » et « study » peut restituer leurs formes sans avoir compris la règle. L'évaluation ne mesurerait alors qu'une mémoire.
Ces sujets emploient donc huit autres verbes, et un contrôle refuse tout chevauchement avec les fiches. La contrainte est forte : les quatre règles doivent malgré tout rester représentées, sans quoi l'évaluation ne porterait plus sur le chapitre entier.
C'est la même exigence pour les mots des articles et pour les types de textes. Rien de ce qui est évalué ici n'a été montré là-bas.
Ce que chaque sujet permet de voir
Les cinq sujets sont indépendants et notés chacun sur vingt. Ils peuvent servir de sujet unique, de rattrapage, ou de série progressive au fil du trimestre.
Chacun combine deux formats — un tableau et une association, un questionnaire et un tri, une chasse aux erreurs et un tableau — et aucun couple ne se répète d'un sujet à l'autre. Un élève ne peut donc pas réussir par habitude de la présentation.
Le dernier exercice de chaque sujet se répond en français, sur plusieurs lignes. C'est là qu'on voit si la règle est comprise ou seulement appliquée.
Méthode et vérification
Ces cinq sujets n'emploient AUCUN des verbes ni AUCUN des mots des fiches d'exercices, et un contrôle compare les deux modules pour le garantir : une évaluation qui reprendrait les mêmes ne mesurerait que la mémoire de la fiche. Les quatre règles du s restent pourtant toutes représentées — c'est une contrainte de plus, pas une de moins, et un second contrôle la vérifie. Chaque forme anglaise est produite par le module qui conjugue, jamais écrite à la main ; un troisième contrôle relit tout ce que le sujet AFFIRME — le corrigé, les méthodes, le bon choix d'un questionnaire, une copie juste et sa correction — et refuse toute forme fausse qui s'y serait glissée, sans jamais toucher aux leurres, qui doivent être faux. Pour la reconnaissance des textes, le corpus n'en compte que cinq : les fiches en montrent trois, ces sujets les deux qui restent, et un contrôle vérifie que les deux articles le couvrent exactement une fois. Les cinq couples de formats sont enfin ceux que les fiches n'emploient pas : les dix paires possibles se partagent entre les deux articles, cinq de chaque côté.
- Programme d'enseignement des langues vivantes étrangères et régionales pour les classes de l'école élémentaire, arrêté du 26 février 2026 (NOR MENE2602911A), publié au Journal officiel du 7 mars 2026 et au Bulletin officiel nº 12 du 19 mars 2026 ; annexe 2, classes de cours moyen (cycle 3). Son article 3 l'applique au CM1 dès la rentrée 2026 ; le CM2 le suivra en 2027-2028. Le niveau visé en fin de CM1 est A1 dans toutes les activités langagières. Les objectifs évalués — l'organisation de la phrase simple affirmative et négative, l'emploi des articles, l'identification de la nature d'un texte par sa mise en forme — sont ceux de la section « cours moyen première année ».