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Évaluation Le Médecin malgré lui 6ème : Texte, Théâtre & Corrigé

Cinq évaluations à imprimer sur Le Médecin malgré lui. Le programme de français de sixième, renouvelé en 2025, place cette pièce dans une entrée qui ne s'appelle plus « le théâtre comique » mais « Se masquer, jouer, déjouer : ruses en action » — et ce déplacement change ce qu'il faut travailler.

6ème Français Évaluation
Durée 30 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Trois personnages de la pièce, avec ce qu'ils sont et ce qu'ils paraissent, et les quatre ruses de l'intrigue.

Le programme a changé, et l'entrée a changé de centre

Jusqu'en 2025, le théâtre de sixième se travaillait sous le titre « Résister au plus fort : ruses, mensonges et masques ». Le programme du 10 avril 2025 le remplace par « Se masquer, jouer, déjouer : ruses en action », et précise ce qu'il attend : le rapport entre « l'illusion et le réel, l'artifice et la vérité, l'être et le paraitre ».

La version précédente de cette page était construite autour du comique : « Molière et le théâtre comique », « Les procédés comiques à maîtriser ». Le comique n'est pas hors sujet — le texte officiel parle du « ressort dramatique et comique que constitue la ruse » — mais il en est la conséquence, pas le principe.

Le mot « ruse » comptait deux occurrences. « Masque », « illusion », « artifice », « paraître », « déguisement » : zéro. Et tout le versant pratique que le programme réclame — « mise en voix, mise en jeu et mise en scène » — n'apparaissait nulle part.

Ces cinq évaluations reprennent donc la pièce par où le programme la prend : quatre ruses, trois déguisements, et un spectateur qui sait toujours ce que le personnage ignore.

1 sur 5

Quatre ruses en action

Qui trompe qui, et pour obtenir quoi.

L'entrée du programme s'appelle « ruses en action » : la première fiche part donc de là, et met les quatre ruses de la pièce dans un tableau.

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Elle introduit une distinction que les résumés confondent presque toujours : celui qui croit une ruse et celui qui la subit ne sont pas le même. Sganarelle ne croit pas ce que sa femme raconte à Valère et Lucas — il en reçoit les coups.

Cette distinction n'est pas une subtilité d'adulte. C'est elle qui explique pourquoi Sganarelle devient ensuite ruseur à son tour : il a été atteint par la première ruse, et il monte la seconde.

Une question fait compter combien de ruses trompent Géronte. La réponse est trois sur quatre — et c'est ce qui fait de lui le dupe de la pièce.

Les quatre ruses ne servent pas le même intérêt, et c'est leur croisement qui fait l'intrigue.

  • Quatre ruses
  • Le ruseur
  • Le dupé
  • La victime

2 sur 5

Ce qu'on est, ce qu'on paraît

Trois personnages, deux visages chacun.

Le programme nomme trois tensions : l'illusion et le réel, l'artifice et la vérité, l'être et le paraître. La pièce nomme la troisième elle-même, par la bouche de Valère : « il ne paraît pas ce qu'il est ».

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Le détail vaut d'être remarqué : celui qui prononce cette phrase est lui-même trompé. Il croit décrire un savant excentrique.

L'appariement relie chaque personnage déguisé à ce qu'il paraît être aux yeux de Géronte. Une question porte sur ce qui fait qu'un déguisement en est un : il faut un écart.

Lucinde permet d'aller plus loin. Son déguisement n'est pas un habit, c'est un silence : on peut se masquer sans masque.

Sganarelle ne se déguise pas volontairement : on l'y force à coups de bâton.

  • L'être
  • Le paraître
  • Trois déguisements
  • L'écart

3 sur 5

Le spectateur en sait plus

Pourquoi on rit d'une scène que le personnage prend au sérieux.

C'est le mécanisme du rire, et il se formule simplement : le public assiste à la mise en place de chaque ruse avant d'en voir l'effet. Il sait donc toujours ce que le dupé ignore.

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La fiche donne quatre copies d'élèves à corriger, dont deux fausses. La plus instructive prétend qu'on rit de Géronte parce qu'il est méchant — alors qu'on rit parce qu'il croit ce que nous savons faux.

Une question pousse le raisonnement à bout : si la pièce était racontée du seul point de vue de Géronte, la scène cesserait d'être drôle et deviendrait un mystère.

Le mémo répartit ensuite le savoir entre les personnages. Aucun ne détient ce que le spectateur détient, et deux seulement partagent exactement la même chose : Lucinde et Léandre, qui montent leur ruse ensemble.

Le théâtre nous place à côté du ruseur, pas à côté du dupé.

  • Double énonciation
  • Le public
  • Le dupé
  • Le rire

4 sur 5

Lire la consultation

Un texte de théâtre, et ce qu'il faut y voir.

C'est la fiche qui donne à lire la pièce. Trois répliques, découpées dans le texte : Géronte relève une erreur de Sganarelle sur la place du cœur et du foie, Sganarelle répond, Géronte s'excuse.

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La scène est un modèle de ce que le programme appelle l'artifice contre la vérité. Le dupé a raison, le ruseur a tort — et c'est le dupé qui demande pardon de son « ignorance ».

La réponse de Sganarelle est célèbre et tient en une phrase : il ne se corrige pas, il déclare que la science a changé. Un faux savant fait douter le vrai bon sens.

Le second exercice porte sur le texte de théâtre lui-même : la réplique, la didascalie, la prose. Une question explique pourquoi les numéros de scène changent d'une édition à l'autre.

Un texte de théâtre est écrit pour être joué, pas seulement lu.

  • La réplique
  • La didascalie
  • La prose
  • L'artifice

5 sur 5

Mettre en scène la ruse

Du texte au plateau : ce qu'il faut décider.

Le programme ne demande pas seulement de lire : il demande de s'interroger sur « les modalités et les enjeux de la mise en scène », et cite trois pratiques — la mise en voix, la mise en jeu, la mise en scène.

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La fiche fait donc prendre des décisions de plateau. Le costume de Sganarelle doit-il tomber juste ou mal ? Le faux latin se dit-il vite et bas, ou fort et lentement ?

La règle qui gouverne toutes ces réponses est simple : le ruseur doit paraître sérieux. Si Sganarelle rit de sa propre ruse, elle cesse d'être crédible et le spectateur cesse de rire.

La dernière question est ouverte, et le corrigé le dit : choisir une réplique et expliquer comment on la dirait. C'est un choix d'interprétation, il se justifie mais ne se corrige pas.

Le public doit voir ce que Géronte ne voit pas.

  • Mise en voix
  • Mise en jeu
  • Mise en scène
  • Le costume

Compétences travaillées

  • Les ruses

    Identifier les ruses qui font avancer l'action, et distinguer celui qui les croit de celui qui les subit.

  • L'être et le paraître

    Analyser l'écart entre l'être et le paraître, que la pièce nomme elle-même dès l'acte II.

  • La double énonciation

    Comprendre la double énonciation : le public sait ce que le personnage ignore, et c'est de cet écart que naît le rire.

  • Le texte de théâtre

    Lire un texte de théâtre — répliques, didascalies, prose — et prendre des décisions de mise en voix et de mise en jeu.

Pourquoi la ruse plutôt que le comique

Beaucoup de ressources en ligne traitent encore cette pièce sous l'angle des « procédés comiques » : comique de mots, de gestes, de situation, de caractère. Ce classement n'est pas faux, mais il décrit des effets sans dire d'où ils viennent.

Le programme de 2025 prend le problème par la cause. Il parle du « ressort dramatique et comique que constitue la ruse » : c'est la ruse qui produit le comique, et non l'inverse.

La différence se voit à l'usage. Devant la scène du faux latin, la première approche fait cocher « comique de mots ». La seconde fait demander : qui trompe qui, avec quoi, et qui, dans la salle, n'est pas trompé ? La seconde question mène à la première ; la première ne mène nulle part.

Un détail d'édition qui envoie les élèves à la mauvaise page

La consultation de Sganarelle est à l'acte II, scène VI dans l'édition Louandre, et à l'acte II, scène 4 dans les éditions scolaires courantes — les éditeurs ne comptent pas les entrées et sorties de la même façon.

Une fiche qui imprimerait un numéro de scène enverrait donc une partie de la classe au mauvais endroit, selon le livre qu'elle a en main. Le numéro d'acte, lui, est le même partout : la pièce en compte trois.

Ces fiches repèrent donc chaque passage par son acte et par une réplique à retrouver. Cela vaut dans n'importe quelle édition — et cela fait chercher dans le texte plutôt que dans l'index.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de français du cycle 3 publié au BO n° 16 du 17 avril 2025, entrée « Se masquer, jouer, déjouer : ruses en action » de la classe de sixième. Les citations et l'extrait sont retrouvés à chaque production dans le texte de la pièce, et modernisés par une table de substitutions nommées.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Arrêté du 10 avril 2025 — programme de français du cycle 3, BO n° 16 du 17 avril 2025.
  • Molière, Le Médecin malgré lui (1666), dans Œuvres complètes, texte établi par Charles Louandre, Charpentier, 1910, tome II — domaine public.

Questions fréquentes

Quelle est l'entrée du programme de 6e pour Le Médecin malgré lui ?
Depuis la rentrée 2025, c'est « Se masquer, jouer, déjouer : ruses en action ». Elle demande d'appréhender le rapport entre l'illusion et le réel, l'artifice et la vérité, l'être et le paraître, et d'apprécier le ressort dramatique et comique que constitue la ruse.
Combien y a-t-il de ruses dans la pièce ?
Quatre : la vengeance de Martine, qui fait passer son mari pour médecin ; Sganarelle qui joue le grand médecin ; Lucinde qui feint d'être muette pour échapper à un mariage ; Léandre déguisé en apothicaire pour approcher Lucinde. Sganarelle est atteint par la première avant de monter la deuxième.
Pourquoi les numéros de scène ne sont-ils pas indiqués ?
Parce qu'ils changent selon les éditions : la consultation est scène VI dans l'édition Louandre et scène 4 dans les éditions scolaires courantes. Le numéro d'acte, lui, est identique partout. Chaque passage est donc repéré par son acte et par une réplique à retrouver.
Pourquoi rit-on de Géronte ?
Pas parce qu'il est sot ou méchant, mais parce qu'il croit ce que le spectateur sait faux. Le public assiste à la mise en place de chaque ruse avant d'en voir l'effet : c'est cet écart de savoir, qu'on appelle la double énonciation, qui produit le rire.

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