Histoire · 6ème · Évaluation

Évaluation Histoire 6ème : Premiers États et Premières Écritures (PDF Corrigé)

Cinq évaluations à imprimer sur la troisième entrée du thème 1 d'histoire de 6e. Le programme situe cette étude « dans le cadre de l'Orient ancien » et laisse le choix entre l'Égypte et la Mésopotamie : ces fiches traitent les deux, parce que c'est leur comparaison qui explique pourquoi les signes n'ont pas la même forme.

6ème Histoire Évaluation
Durée 30 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Les sept étapes qui mènent du fleuve à l'écriture, et les deux vallées de l'Orient ancien avec leur écriture.

Une page déjà juste, à laquelle il manquait son cadre

La version précédente de cette page faisait, pour l'essentiel, ce que le programme demande : elle traitait l'Égypte et la Mésopotamie, le cunéiforme et les hiéroglyphes, et développait déjà la chaîne qui mène du fleuve à l'écriture. C'est rare sur ce site, et il faut le dire.

Trois choses y manquaient. Le cadre que le programme nomme d'abord — « l'Orient ancien » — n'apparaissait qu'une fois. L'impôt, qui est la raison pour laquelle on invente l'écriture, n'apparaissait pas du tout. Et le thème demande un geste que la page ne faisait nulle part : distinguer un fait établi par des traces d'un récit sur les origines.

Un quatrième défaut se voyait à l'œil nu : le texte ne portait aucun accent. « Tu vas decouvrir deux regions fascinantes. » C'est l'un des soixante-cinq contenus du site dans ce cas.

Ces cinq évaluations reprennent donc ce qui marchait — la chaîne causale, la comparaison des deux vallées — et ajoutent ce qui manquait : le cadre géographique, la fonction comptable de l'écriture, et une fiche entière sur ce qui sépare une trace d'un récit.

1 sur 5

L'Orient ancien : deux fleuves, deux pays

Où se passe cette histoire, et pourquoi là.

Le programme ne dit pas « l'Égypte » ni « la Mésopotamie » en premier : il dit « dans le cadre de l'Orient ancien ». Ce cadre est ce que la fiche installe avant tout le reste — la région qui va de la Méditerranée au golfe Persique.

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L'appariement relie chaque pays à son fleuve, et ajoute une troisième ligne qui n'est pas décorative : le désert, « aucun fleuve, donc aucune ville ». C'est la contre-épreuve du raisonnement de tout le chapitre.

Le mot « Mésopotamie » est traité pour lui-même. Il signifie « le pays entre les fleuves », et c'est un nom grec, donné longtemps après par ceux qui regardaient cette région de loin.

Une dernière question porte sur la crue du Nil : le fleuve déborde, se retire, et laisse un limon qui rend la terre fertile. C'est elle qui règle le calendrier des travaux.

Deux vallées séparées par des centaines de kilomètres de désert, dans une même région.

  • L'Orient ancien
  • Le Tigre et l'Euphrate
  • Le Nil
  • La crue

2 sur 5

Du fleuve à l'écriture : une chaîne

Sept étapes, dans un ordre qui ne peut pas changer.

C'est la fiche qui porte le raisonnement du chapitre. Les sept maillons sont donnés ensemble, et les questions portent sur les liens, pas sur la liste : qu'est-ce qui rend possible l'apparition des villes, pourquoi les surplus changent tout.

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Une question sépare ce qui est donné de ce qui est construit. Le fleuve était là avant les hommes ; l'irrigation, elle, est une invention. Tout le reste de la chaîne aussi.

Le second exercice donne cinq copies d'élèves à corriger. Deux sont fausses, et elles cassent la chaîne à deux endroits différents.

La plus intéressante des deux place l'écriture avant les États, « pour raconter des histoires ». C'est l'erreur la plus naturelle, et elle inverse la cause et la conséquence.

Une ville ne peut exister que si d'autres produisent sa nourriture.

  • Sept maillons
  • L'irrigation
  • Les surplus
  • Cinq copies

3 sur 5

Compter les millénaires

Placer des dates si anciennes qu'on les compte par milliers.

Les dates de ce chapitre sont d'un ordre de grandeur que l'élève n'a jamais manipulé : on ne compte plus par siècles mais par millénaires, et à rebours.

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Le tableau fait écrire, pour trois années, le millénaire et ses deux bornes. C'est là que le piège se révèle : le quatrième millénaire avant J.-C. commence en 4000 et se termine en 3001, parce qu'il n'y a pas d'année zéro.

Une question porte sur ce qui déroute le plus : plus le nombre est grand, plus la date est ancienne. 3500 av. J.-C. est antérieur à 1750 av. J.-C.

La frise place trois repères — les premières cités, l'invention de l'écriture, le code de Hammurabi — et fait mesurer les écarts par soustraction.

Deux siècles séparent les premières cités de l'invention de l'écriture.

  • Les millénaires
  • Pas d'année zéro
  • Compter à rebours
  • Trois repères

4 sur 5

Deux écritures, deux supports

Le cunéiforme et les hiéroglyphes ne s'écrivent pas pareil.

Le programme laisse le choix entre l'Égypte et la Mésopotamie. Ces fiches traitent les deux, parce que la comparaison explique ce qu'aucune des deux n'explique seule : pourquoi les signes n'ont pas la même forme.

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Le document d'appui tient dans une idée. En Mésopotamie, on enfonce un roseau taillé en biseau dans l'argile humide, et chaque pression laisse un coin — d'où « cunéiforme », du latin cuneus. En Égypte, on peint ou on grave, le geste est libre, les signes restent des dessins.

Le tri range six éléments — support, outil, écriture — dans la colonne du pays auquel ils appartiennent.

Le second exercice traite ce que la version précédente ne disait pas : qui sait écrire, à quoi servent les premiers textes, et où ils sont conservés. La réponse est la même dans les trois cas, et elle ramène à l'État.

Le support commande la forme des signes.

  • Le cunéiforme
  • Les hiéroglyphes
  • Le calame
  • Le scribe

5 sur 5

Un fait, un récit

Ce qu'une trace prouve, et ce qu'un récit raconte.

Le thème 1 énonce un geste que ses trois entrées partagent : établir des « faits scientifiques », puis découvrir les « mythes polythéistes » et les récits sur les origines. La version précédente de la page ne le faisait nulle part.

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Le document met deux phrases côte à côte sur la même civilisation. « On a mis au jour des milliers de tablettes portant des comptes de grain. » « Le dieu Enki a donné l'écriture aux hommes. » Les deux s'étudient, mais pas de la même manière.

Le QCM fait trier trois affirmations. Une question demande ensuite ce qui permet d'établir un fait : une trace qu'on peut examiner, et que d'autres peuvent examiner à leur tour.

Une dernière question refuse de disqualifier le récit. Il ne dit pas comment l'écriture est née, mais il dit ce que ces gens croyaient — on l'étudie comme témoignage, pas comme preuve.

Chaque cité de Mésopotamie avait son dieu : « polythéiste » vient de « poly », plusieurs.

  • Un fait établi
  • Une source
  • Un récit
  • Polythéiste

Compétences travaillées

  • L'Orient ancien

    Situer l'Égypte et la Mésopotamie dans le cadre de l'Orient ancien, et comprendre pourquoi les premières villes naissent au bord des fleuves.

  • La chaîne causale

    Établir un raisonnement causal complet, du fleuve à l'écriture, dont chaque étape découle de la précédente.

  • Les millénaires

    Se repérer dans les millénaires avant J.-C., en sachant qu'il n'y a pas d'année zéro et que les nombres décroissent vers nous.

  • Fait ou récit

    Distinguer un fait établi par des traces d'un récit sur les origines, sans écarter ni l'un ni l'autre.

Pourquoi ces fiches traitent les deux vallées

Le programme écrit que cette étude « peut concerner l'Égypte ou la Mésopotamie ». Le « ou » autorise à n'en traiter qu'une, et beaucoup de manuels choisissent.

Ces fiches traitent les deux, pour une raison précise : c'est la comparaison qui rend le chapitre intelligible. Prise seule, l'écriture cunéiforme est une curiosité ; mise à côté des hiéroglyphes, elle montre que la forme des signes dépend de ce sur quoi on écrit.

Le même argument vaut pour la chaîne causale. Deux régions éloignées, sans contact au départ, aboutissent au même résultat par le même chemin — c'est ce qui montre que le chemin n'est pas un accident.

Ce que l'écriture sert d'abord à faire

L'idée que l'écriture aurait été inventée pour raconter est si naturelle qu'elle mérite d'être traitée comme une erreur à corriger, et non comme une nuance.

Les premières tablettes de Mésopotamie sont des comptes : combien de mesures de grain, combien de bêtes, qui doit quoi. Le mot « impôt » ne figurait pas une seule fois dans la version précédente de cette page ; il est ici au centre.

Cela explique aussi pourquoi si peu de gens savent écrire. Le scribe n'est pas un lettré : c'est un comptable de l'État, formé dans une école, et sa place tient à ce que personne d'autre ne tient les comptes.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir de l'annexe 2 de l'arrêté du 17 juillet 2020 (programme d'histoire et géographie du cycle 3), entrée « Premiers États, premières écritures » du thème 1 de sixième. Les millénaires et les écarts de dates sont calculés ; la chaîne causale est vérifiée maillon par maillon à chaque production.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Arrêté du 17 juillet 2020, annexe 2 — programmes du cycle 3, Histoire et géographie, classe de sixième, thème 1.
  • Bulletin officiel n° 31 du 30 juillet 2020.

Questions fréquentes

Faut-il étudier l'Égypte ou la Mésopotamie ?
Le programme laisse le choix : l'étude « peut concerner l'Égypte ou la Mésopotamie ». Ces fiches traitent les deux, parce que c'est leur comparaison qui explique pourquoi les signes n'ont pas la même forme — l'argile impose le coin, le papyrus laisse le dessin.
Pourquoi l'écriture a-t-elle été inventée ?
Pour compter. Les premières tablettes de Mésopotamie portent des stocks de grain, des troupeaux, des dettes et des impôts. Les récits viendront plus tard, quand l'écriture sera installée. C'est pourquoi elle apparaît après les premiers États, et non avant.
3300 av. J.-C., c'est quel millénaire ?
Le quatrième millénaire avant J.-C., qui va de 4000 à 3001. Il se termine en 3001 et non en 3000, parce qu'il n'y a pas d'année zéro : l'an 1 avant J.-C. est immédiatement suivi de l'an 1 après J.-C.
Quelle est la différence entre un fait et un mythe en histoire ?
Un fait s'appuie sur une trace qu'on peut examiner, dater et montrer à d'autres : un objet, un bâtiment, une tablette. Un récit sur les origines n'apporte pas cette preuve, mais il renseigne sur ce que ces gens croyaient. L'historien étudie les deux, de deux manières différentes.

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