Français · 6ème · Évaluation

Corrigés — Le Médecin malgré lui 6e

Les citations de ces corrigés ne sont pas recopiées de mémoire : elles sont retrouvées dans le texte de la pièce à chaque production, et modernisées par une table de substitutions nommées. Une citation qui ne s'y trouve plus fait échouer la génération.

6ème Français Évaluation
Durée 30 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Trois personnages de la pièce, avec ce qu'ils sont et ce qu'ils paraissent, et les quatre ruses de l'intrigue.

Des citations retrouvées, pas recopiées

Une évaluation de français cite le texte. Or une citation retapée de mémoire dérive — un mot changé, une ponctuation déplacée — et rien ne le signale.

Le texte des trois actes est donc conservé auprès du générateur, et chaque citation y est cherchée au moment de produire la fiche. Si elle ne s'y trouve pas, la génération échoue.

L'édition employée date de 1910 et écrit « étoit », « paroît », « savois ». La fiche imprime l'orthographe d'aujourd'hui, obtenue en appliquant une table de substitutions nommées — jamais par une seconde saisie de la phrase, qui aurait fini par diverger de la première.

L'extrait de la quatrième fiche est découpé de la même façon : deux repères dans le texte, et les répliques reconstituées entre les deux. Ce que l'élève lit est ce que Molière a écrit.

1 sur 5

Quatre ruses en action

Qui trompe qui, et pour obtenir quoi.

Le tableau rempli : quatre ruseurs, quatre buts distincts.

Aperçu des 1 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Le corrigé sépare explicitement croire une ruse et la subir.

Le titre de la pièce résume à lui seul la première ruse : médecin « malgré lui ».

  • Quatre ruses
  • Le ruseur
  • Le dupé
  • La victime

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Le tableau des ruses 12 points

Complète le tableau : pour chaque ruse, écris qui la monte et ce qu'elle cherche à obtenir.

  • C'est la seule qui se joue à l'acte I.
  • Croire une ruse et la subir sont deux rôles différents.
  • Il est le père de Lucinde, et celui qui veut la marier contre son gré.

Exercice 2 — Le moyen employé 8 points

Coche la bonne réponse, puis réponds à la question.

  • Le titre de la pièce résume à lui seul la première ruse.
  • Elles se croisent, et c'est ce croisement qui fait l'intrigue.

2 sur 5

Ce qu'on est, ce qu'on paraît

Trois personnages, deux visages chacun.

Les trois liaisons tracées, et ce que suppose tout déguisement.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Le tri de ce qui est vrai et de ce qui est joué, colonne par colonne.

Géronte, lui, ne pourrait pas faire ce tri : il croit vraies les trois choses jouées.

  • L'être
  • Le paraître
  • Trois déguisements
  • L'écart

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Relier l'être au paraître 12 points

Relie chaque personnage à ce qu'il paraît être aux yeux de Géronte, puis réponds aux questions.

  • Un personnage qui paraît exactement ce qu'il est ne trompe personne.
  • On peut se masquer sans masque.
  • C'est ce qui fait le titre : médecin « malgré lui ».

Exercice 2 — Trier ce qui est vrai et ce qui est joué 8 points

Écris chaque élément dans la colonne qui convient.

  • Aucun des trois n'est un secret pour le public.
  • Le spectateur en sait plus que lui.

3 sur 5

Le spectateur en sait plus

Pourquoi on rit d'une scène que le personnage prend au sérieux.

Les quatre copies corrigées, avec ce qu'il fallait rétablir.

Aperçu des 1 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Le partage du savoir entre les personnages, et ce qui tient l'action.

Une ruse ne tient que tant que le dupé y croit.

  • Double énonciation
  • Le public
  • Le dupé
  • Le rire

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Quatre copies à corriger 12 points

Pour chaque phrase, écris « juste » ou « faux ». Si elle est fausse, corrige-la.

  • Chaque personnage n'en connaît qu'une partie.
  • Le rire vient de l'écart entre ce que nous savons et ce que le personnage croit.
  • Le théâtre nous place à côté du ruseur, pas à côté du dupé.

Exercice 2 — Le mémo de la double énonciation 8 points

Lis le mémo, puis réponds aux questions.

  • Partager un savoir, au théâtre, c'est être complices.
  • Une ruse ne tient que tant que le dupé y croit.

4 sur 5

Lire la consultation

Un texte de théâtre, et ce qu'il faut y voir.

Ce que l'extrait dit, et ce qu'il apprend sur Géronte sans le dire.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Les quatre affirmations sur le texte théâtral, corrigées.

Mieux vaut repérer un passage par une réplique que par un numéro de scène.

  • La réplique
  • La didascalie
  • La prose
  • L'artifice

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Ce que dit l'extrait 12 points

Complète le tableau à partir de l'extrait.

  • Le dialogue montre son caractère sans le décrire.
  • Il transforme son erreur en nouveauté scientifique.
  • Le faux savant fait douter le vrai bon sens.

Exercice 2 — Quatre affirmations sur le texte de théâtre 8 points

Pour chaque phrase, écris « juste » ou « faux ». Si elle est fausse, corrige-la.

  • Elles s'adressent aux comédiens, pas au public.
  • Mieux vaut repérer un passage par une réplique que par un numéro.

5 sur 5

Mettre en scène la ruse

Du texte au plateau : ce qu'il faut décider.

Les trois choix de plateau, et la règle qui les gouverne.

Aperçu des 1 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Le mémo de l'œuvre, puis la différence entre mise en voix et mise en jeu.

On peut mettre en voix assis ; on ne peut pas mettre en jeu assis.

  • Mise en voix
  • Mise en jeu
  • Mise en scène
  • Le costume

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Les choix du metteur en scène 12 points

Coche la réponse qui convient, puis réponds aux questions.

  • Le ruseur doit paraître sérieux pour que la ruse tienne.
  • Le public doit voir ce que Géronte ne voit pas.
  • Toute réponse argumentée convient : c'est un choix, pas une règle.

Exercice 2 — Le mémo de l'œuvre 8 points

Lis le mémo, puis réponds aux questions.

  • On peut mettre en voix assis, pas mettre en jeu.
  • C'est un choix d'interprétation, et il se justifie.

Ce qu'un contrôle automatique peut vérifier en littérature

On ne recalcule pas une pièce de théâtre comme on recalcule une division. Trois choses se vérifient pourtant, et elles le sont à chaque production.

Les citations : le texte des trois actes est conservé auprès du générateur, et chaque citation y est cherchée. Les extraits sont découpés entre deux repères plutôt que retapés.

La cohérence du modèle : un déguisement dont l'être et le paraître coïncideraient serait refusé ; une ruse déclarée cachée au spectateur aussi, parce qu'elle ne serait plus un ressort comique mais un coup de théâtre.

Ce dernier contrôle a d'ailleurs refusé la première version du modèle, qui comptait Sganarelle parmi ceux que la ruse de Martine trompe. Il n'est pas trompé : il est battu. Corriger cela a rendu la chaîne des ruses lisible.

Les réponses qui ne se corrigent pas

La cinquième fiche demande des choix de mise en scène, et deux de ses questions n'ont pas de réponse attendue.

Les corrigés l'écrivent : « toute réponse argumentée convient ». Ce qui se note alors n'est pas le choix, mais la justification — avoir nommé une réplique, un ton, un geste, et dit pourquoi.

C'est exactement ce que le programme demande de développer : la créativité et le jugement critique, qu'aucune grille ne peut réduire à une case.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de français du cycle 3 publié au BO n° 16 du 17 avril 2025, entrée « Se masquer, jouer, déjouer : ruses en action » de la classe de sixième. Les citations et l'extrait sont retrouvés à chaque production dans le texte de la pièce, et modernisés par une table de substitutions nommées.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Arrêté du 10 avril 2025 — programme de français du cycle 3, BO n° 16 du 17 avril 2025.
  • Molière, Le Médecin malgré lui (1666), dans Œuvres complètes, texte établi par Charles Louandre, Charpentier, 1910, tome II — domaine public.

Questions fréquentes

Quelle est l'entrée du programme de 6e pour Le Médecin malgré lui ?
Depuis la rentrée 2025, c'est « Se masquer, jouer, déjouer : ruses en action ». Elle demande d'appréhender le rapport entre l'illusion et le réel, l'artifice et la vérité, l'être et le paraître, et d'apprécier le ressort dramatique et comique que constitue la ruse.
Combien y a-t-il de ruses dans la pièce ?
Quatre : la vengeance de Martine, qui fait passer son mari pour médecin ; Sganarelle qui joue le grand médecin ; Lucinde qui feint d'être muette pour échapper à un mariage ; Léandre déguisé en apothicaire pour approcher Lucinde. Sganarelle est atteint par la première avant de monter la deuxième.
Pourquoi les numéros de scène ne sont-ils pas indiqués ?
Parce qu'ils changent selon les éditions : la consultation est scène VI dans l'édition Louandre et scène 4 dans les éditions scolaires courantes. Le numéro d'acte, lui, est identique partout. Chaque passage est donc repéré par son acte et par une réplique à retrouver.
Pourquoi rit-on de Géronte ?
Pas parce qu'il est sot ou méchant, mais parce qu'il croit ce que le spectateur sait faux. Le public assiste à la mise en place de chaque ruse avant d'en voir l'effet : c'est cet écart de savoir, qu'on appelle la double énonciation, qui produit le rire.

Sur le même chapitre