SVT · 6ème · Exercice

Les fossiles 6e — 5 fiches d'exercices (PDF + corrigés)

Cinq fiches pour faire ce que le chapitre demande vraiment : descendre une clé, croiser des indices de milieu, et lire la profondeur comme un axe du temps.

6ème SVT Exercice
Durée 35 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Trois questions fermées et trois réponses mènent au corail : une clé de détermination se descend, elle ne se parcourt pas des yeux.

Ce que ces fiches demandent

Compléter douze feuilles de carte mentale ; suivre huit cases de programme de calcul ; retrouver les cadres manquants de deux chaines causales de huit maillons ; ranger douze étiquettes dans deux colonnes ; remplir sept cases de frise ; et répondre à dix questions rédigées.

Chaque fiche ouvre sur un court document, enchaine deux exercices avec schéma et finit par deux questions rédigées.

Deux pages A4 par fiche, corrigé séparé, barème détaillé.

1 sur 5

Déterminer un fossile avec une clé

Retrouver les deux moitiés de la clé, puis suivre le chemin qui mène à un fossile précis.

La première fiche montre les deux faces d'une même chose : la structure d'une clé, et le chemin qu'on y suit.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Une carte mentale ouvre la fiche. Ses deux branches sont les deux sorties de la toute première question, et ses six feuilles les fossiles réellement atteints par chaque côté. Rien n'est recopié : la clé est parcourue pour chacun des six, et un contrôle vérifie que les deux branches les couvrent tous sans doublon.

Un programme de calcul suit le chemin d'un fossile précis, question par question. La dernière case donne son nom. La question qui accompagne la carte demande le nombre MINIMAL de questions : tous les chemins n'ont pas la même longueur, et c'est exactement ce qui distingue une clé d'une liste.

Les deux questions rédigées font nommer la question qui sépare deux fossiles très proches, puis dire pourquoi une clé est plus sûre qu'une comparaison avec des images.

  • Les deux moitiés de la clé
  • Le chemin d'un fossile
  • Deux fossiles, deux chemins

2 sur 5

Reconstituer un paléoenvironnement

Dérouler la méthode qui va des fossiles d'une couche au milieu qu'ils désignent, puis en remonter la chaine.

La deuxième fiche porte la compétence que le programme formule le plus précisément : exploiter la reconstitution d'un paléoenvironnement en un lieu donné.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Un programme de calcul déroule la méthode en quatre temps : relever les fossiles, lire l'indice de chacun, vérifier qu'ils s'accordent, conclure. La troisième case est celle qu'on oublie, et la question qui suit la met à l'épreuve : que faudrait-il conclure si un des trois fossiles était une feuille de fougère ? Rien — et c'est un REFUS de conclure qui est attendu, non un choix entre les deux.

Une chaine causale reprend le même raisonnement dans l'autre sens, des fossiles au paysage. Deux de ses quatre cadres sont vides.

Les deux questions rédigées portent sur le cas que le module traite à part : un indice qui PRÉCISE un autre au lieu de le contredire. Le corail dit une mer chaude et peu profonde ; l'ammonite dit une mer. Les deux s'accordent, et c'est le plus précis qui l'emporte.

  • La méthode en quatre temps
  • La chaine du raisonnement
  • Un indice plus précis que les autres

3 sur 5

D'une couche à l'autre

Remonter la chaine qui explique le changement d'une couche à l'autre, puis ranger les six fossiles par milieu.

La troisième fiche compare deux couches superposées du même lieu, et fait constater que rien n'y a survécu sur place.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Une chaine causale ouvre la fiche : la mer se retire, les espèces marines n'y trouvent plus leur milieu, des espèces de terre ferme s'installent. Deux cadres sont vides, et jamais le premier — sans lui, la chaine ne donnerait aucun indice pour retrouver les autres.

La question qui suit demande combien d'espèces les deux couches ont en commun. La réponse est zéro, et elle est CALCULÉE : le module compare deux ensembles, il ne compte pas à la main.

Un tri range ensuite les six fossiles par milieu. Le corail y rejoint les fossiles marins alors que son indice est plus précis — un contrôle le vérifie, car le ranger à part reviendrait à inventer une troisième colonne.

Les deux questions rédigées font compter les disparitions et les apparitions, puis refuser une conclusion trop rapide : la biodiversité n'a pas diminué, elle a CHANGÉ.

  • Ce qui a changé, et pourquoi
  • Six fossiles, deux milieux
  • Compter les espèces

4 sur 5

Les grandes crises biologiques

Ranger six faits sous la crise qui leur revient, puis placer les deux crises sur l'échelle des temps.

La quatrième fiche porte le dernier attendu du thème : mettre en évidence l'existence de grandes crises biologiques et les placer sur une échelle des temps.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Six faits ouvrent la fiche, en désordre : deux dates, deux proportions d'espèces disparues, et deux groupes emportés. L'élève les répartit entre les deux crises. Le document, lui, ne dit pas lesquels vont où : il définit ce qu'est une crise, nomme les deux, et s'arrête là.

La question qui suit demande laquelle des deux a été la plus meurtrière. C'est la plus ANCIENNE, et non la plus connue — un contrôle vérifie que cette propriété tient encore dans les données.

Une frise place ensuite quatre dates, de la formation de la Terre à aujourd'hui. Sous chacune, l'élève écrit la part de l'histoire de la Terre qui restait ENCORE à venir : cent pour cent au début, zéro aujourd'hui, et deux valeurs très petites pour les deux crises.

Les deux questions rédigées font calculer l'écart entre les deux crises, puis expliquer pourquoi on les dit « rapides » alors qu'elles durent des milliers d'années.

  • Six faits, deux crises
  • Quatre repères sur l'échelle des temps
  • Le temps long

5 sur 5

Ce qu'un fossile permet de dire

Rassembler les trois questions qu'un fossile permet de trancher, puis mesurer ce que représentent les crises dans l'histoire de la Terre.

La cinquième fiche remet ensemble ce que les quatre précédentes ont travaillé séparément.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Une carte mentale à trois branches ouvre la fiche : de quelle espèce ? dans quel milieu ? de quand ? Chaque branche attend deux réponses, et ce sont les méthodes du chapitre, non des faits.

La question qui suit demande laquelle des trois ne se répond PAS avec le fossile seul. C'est celle du milieu : un fossile isolé donne un indice, il faut toute la couche pour conclure.

Une frise reprend enfin la profondeur comme un axe du temps. Sous chaque couche, le milieu qu'elle révèle ; à la surface, ce que nous voyons. Les deux milieux viennent du module, qui les déduit des fossiles de chaque couche.

Les deux questions rédigées portent sur ce qu'on ne peut PAS savoir : toutes les espèces n'ont pas laissé de fossiles, et une couche sans fossile ne prouve pas qu'aucun être vivant n'y vivait.

  • Les trois questions
  • La profondeur, lue comme un temps
  • Ce qu'on ne peut pas savoir

Compétences travaillées

  • Une clé se descend, elle ne se parcourt pas des yeux

    Chaque question n’attend qu’un oui ou un non, et chaque réponse renvoie soit vers une autre question, soit vers un nom. Deux personnes qui suivent la même clé aboutissent au même nom.

  • Un fossile est un indice de milieu

    Une ammonite dit la mer, une feuille de fougère la terre ferme. On lit une couche en CROISANT ses indices — et si deux se contredisent, on ne conclut pas.

  • La couche la plus basse est la plus ancienne

    Les terrains se déposent les uns sur les autres. La profondeur se lit donc comme un axe du temps, sans qu’on ait besoin de connaitre l’âge exact d’une couche.

  • Une crise n’est pas la fin d’une espèce

    C’est la disparition d’une grande part des espèces en peu de temps à l’échelle de la Terre. Les deux crises du chapitre en ont emporté 90 % et 75 %.

Ce que le module calcule, et ce qu’il refuse

Une clé de détermination n’est pas une liste : c’est un algorithme. Le module la PARCOURT à partir des caractères d’un fossile, et s’arrête quand une branche mène à un nom. Rien n’est écrit d’avance.

Un paléoenvironnement se déduit de la même façon. Les indices de milieu de tous les fossiles d’une couche sont croisés ; quand l’un précise l’autre — « une mer chaude et peu profonde » précise « une mer » —, c’est le plus précis qui l’emporte. Quand deux s’excluent, le module REFUSE de conclure au lieu de choisir.

Le contrôle refuse aussi une clé qui boucle, une clé dont une espèce serait inatteignable, et une crise qui ne ferait disparaître personne.

Ce que ces fiches ajoutent au chapitre

L’article jumeau nomme les deux crises, donne leur date et leur ampleur — mais ne dit jamais CE QU’ELLES EMPORTENT. Le module porte désormais ces groupes, et deux d’entre eux se retrouvent sur la planche de détermination du chapitre : un contrôle l’exige, faute de quoi la fiche parlerait de disparitions que l’élève ne peut voir nulle part.

Les cinq couples de formats sont neufs pour la SVT de sixième. Les deux formats communs aux deux articles y posent une autre question, et un contrôle compare non pas les ÉTIQUETTES — les six fossiles sont le sujet du chapitre, les deux articles doivent les nommer — mais l’ATTRIBUTION : le jumeau range les fossiles en « encore aujourd’hui » et « seulement fossile », ces fiches les rangent en « une mer » et « une terre émergée ».

Méthode et vérification

Contenus originaux, cadrés sur le programme de sciences et technologie du cycle 3 de 2023. CINQ FICHES D'EXERCICES DE VINGT POINTS, corrigés séparés, une compétence par fiche. UNE CLÉ DE DÉTERMINATION EST UN ALGORITHME, ET C'EST AINSI QU'ELLE EST TRAITÉE : le module la PARCOURT — il ne lit pas une réponse écrite d'avance —, et les deux formats de la première fiche montrent les deux faces de ce parcours, la carte mentale pour sa structure, le programme de calcul pour le chemin d'un fossile précis. Les chemins n'ont pas tous la même longueur : l'empreinte de pas de dinosaure et la coquille de brachiopode en demandent 2, les autres 3, et c'est ce qui distingue une clé d'une liste. UN PALÉOENVIRONNEMENT SE DÉDUIT, il ne se déclare pas : le module croise les indices de milieu des fossiles d'une couche, retient le plus précis quand l'un précise l'autre, et REFUSE de conclure quand deux se contredisent. LA COMPARAISON DE DEUX COUCHES EST UNE AFFAIRE D'ENSEMBLES : 3 espèces d'un côté, 2 de l'autre, 0 en commun — et ce dernier nombre est calculé, non affirmé. CE QUE LE CONTRÔLE REFUSE : une clé qui boucle, une clé dont une espèce est inatteignable, une couche dont les fossiles désignent deux milieux incompatibles, et une crise qui ne ferait disparaître personne. Les cinq couples de formats sont tous différents entre eux, et aucun n'a servi ailleurs en SVT de sixième, jumeau compris. Total vérifié à 20 points par fiche.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de sciences et technologie du cycle 3, texte de 2023 (Bulletin officiel nº 25 du 22 juin 2023), thème « Le vivant, sa diversité et les fonctions qui le caractérisent », partie « Biodiversité actuelle et passée ». Le programme fixé par l'arrêté du 5 juin 2026 ne s'applique en sixième qu'à la rentrée 2027-2028 : c'est donc le texte de 2023 qui vaut cette année. Les quatre attendus de sixième, mot pour mot : « Caractériser la diversité intraspécifique et discuter des attributs utilisés pour regrouper les individus au sein d'une espèce » ; « Déterminer des espèces biologiques actuelles ou fossiles, en utilisant une clé de détermination » ; « Exploiter la reconstitution d'un paléoenvironnement en un lieu donné afin de comparer les biodiversités actuelle et passée » ; « Exploiter des documents pour mettre en évidence l'existence de grandes crises biologiques à placer sur une échelle des temps ».

Questions fréquentes

Quel programme ces fiches suivent-elles ?
Celui de sciences et technologie du cycle 3 publié en 2023. Le programme de 2026 ne s’applique en sixième qu’à la rentrée 2027-2028.
Qu’est-ce qu’une clé de détermination ?
Une suite de questions fermées. Chaque réponse renvoie soit vers une autre question, soit vers un nom d’espèce. On ne cherche jamais dans une liste : on descend dans un chemin, et tous les chemins n’ont pas la même longueur.
Comment sait-on quel milieu il y avait autrefois ?
Par les fossiles de la couche. Chacun est un indice — une ammonite dit la mer, une fougère la terre ferme. On les croise : s’ils s’accordent, la reconstitution tient ; s’ils se contredisent, elle ne tient pas.
Une couche sans fossile veut-elle dire qu’il n’y avait pas de vie ?
Non. Il faut des conditions rares pour qu’un être vivant se fossilise : une absence de trace n’est pas une absence de vie. C’est la limite de toute reconstitution.