Ce que ces fiches font travailler
Classer une observation selon la durée qu'elle couvre ; calculer une normale et donner le signe d'une anomalie ; ranger des stations en anticyclones et dépressions, puis en déduire le sens de chaque vent ; relier une masse d'air au temps qu'elle apporte à partir de son origine et de son trajet ; et lire un contre-exemple qui montre que la latitude ne suffit pas.
Aucune donnée n'est écrite à la main : elle sort du même module que les évaluations du site sur ce chapitre.
Le tout en cinq formats différents, chacun employé exactement deux fois, et tous différents de ceux des deux articles voisins.
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Fiche 1 — météo ou climat
Ce qui les sépare, c'est la durée, et elle seule.
Météo et climat décrivent le même objet — le temps qu'il fait — et pourtant ils ne disent pas la même chose. Ce qui les sépare n'est ni le lieu, ni les instruments, ni les grandeurs mesurées.
C'est la durée observée, et elle seule. Tant que l'observation porte sur une période brève, on parle de météo ; dès qu'elle moyenne des dizaines d'années, on parle de climat.
La frontière a même un chiffre : une normale climatique se calcule sur trente années. C'est la convention des services météorologiques du monde entier, et c'est elle qui fait qu'une seule année, même exceptionnelle, ne suffit jamais à décrire un climat.
Le tableau de cette fiche fait classer cinq observations, de l'instant à la zone climatique. Un contrôle vérifie que les deux notions y sont peuplées et que les cinq durées sont distinctes : sans cela, la liste proposée dans le désordre ne se répartirait plus.
Ce qui sépare les deux notions, c'est la durée.
- Dix cases à remplir
- Quatre lignes à cocher
- Deux questions sur les deux notions
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Fiche 2 — lire un relevé et ses anomalies
Une normale ne se lit pas : elle se calcule.
Une normale ne se lit pas dans un relevé : elle se calcule. Ce n'est aucune des années de la série, c'est leur moyenne — et on peut fort bien l'obtenir sans qu'aucune année ne lui ressemble.
L'anomalie, elle, est un écart, et elle a un signe. On retranche la normale à l'année : ce qui reste est positif si l'année a été plus douce, négatif si elle a été plus froide. Deux mots suffisent alors à situer n'importe quelle année.
Le tri de cette fiche fait ranger six mois de janvier de part et d'autre de la normale, et ses deux colonnes sont calculées : un contrôle refuse le tri si une année tombait exactement sur la normale, puisqu'elle ne se rangerait nulle part.
La dernière question porte sur ce qui rend la notion de climat utile : chaque année ne pèse qu'un trentième de la moyenne. Une seule année exceptionnelle ne la déplace donc que de quelques dixièmes — si un hiver pouvait la retourner, elle ne décrirait plus rien de durable.
Une normale se calcule ; une anomalie a un signe.
- Quatre lignes à cocher
- Six températures à ranger
- Deux questions sur le relevé
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Fiche 3 — la pression fait le vent
Deux pressions suffisent à donner le sens du vent.
Le vent ne se décrète pas : il se déduit de deux pressions. Là où l'air est plus comprimé qu'à côté, il pousse vers l'endroit où il l'est moins. C'est tout le mécanisme du chapitre.
Deux mots nomment les deux cas, et ce ne sont que des étiquettes posées sur un seuil : au-dessus de la pression moyenne, anticyclone ; en dessous, dépression. La comparaison se fait toujours au même nombre.
L'air va donc toujours de l'anticyclone vers la dépression, jamais l'inverse. Connaitre deux pressions suffit à donner le sens du vent, sans rien savoir du paysage ni de la saison — et c'est ce que les colonnes à relier de cette fiche font faire quatre fois.
L'écart, lui, donne la force. Plus la différence entre deux endroits est grande, plus le vent qui s'établit entre eux est fort ; deux stations à la même pression n'en fabriquent aucun. Aucun sens n'est écrit à la main : le module le calcule, et un contrôle vérifie que chaque vent part bien de la plus haute des deux pressions.
Deux pressions suffisent à donner le sens du vent.
- Quatre stations à ranger
- Quatre traits à tracer
- Deux questions sur le vent
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Fiche 4 — les masses d'air et le temps qu'elles apportent
Deux renseignements, et le temps s'en déduit.
Une masse d'air se nomme par deux choses, et c'est là tout le chapitre : d'où elle vient — des régions froides ou des régions chaudes — et sur quoi elle a voyagé — la mer ou la terre. Un seul de ces deux renseignements ne suffit jamais.
L'origine donne la température, et cela se devine sans peine : un air descendu des régions polaires arrive frais, un air remonté des tropiques arrive doux.
Le trajet donne l'humidité, et c'est moins évident. En passant au-dessus d'une mer, l'air se charge de vapeur d'eau ; au-dessus des terres, il reste sec. Le même air polaire donne donc deux temps très différents selon la route qu'il a prise.
Croiser deux origines et deux trajets donne quatre masses d'air, et chacune apporte le sien. Le module vérifie ce croisement — quatre masses pour deux origines et deux trajets — et que les quatre temps sont bien distincts, sans quoi les traits ne se corrigeraient plus.
L'origine donne la température, le trajet donne l'humidité.
- Quatre traits à tracer
- Quatre copies à corriger
- Deux questions sur les masses d'air
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Fiche 5 — deux villes, deux hivers
La latitude ne suffit pas à expliquer un climat.
On croit souvent que la latitude décide de tout : plus on monte vers le nord, plus il fait froid. La règle est vraie en gros, et elle explique les grandes zones climatiques de la Terre.
Mais elle ne suffit pas, et deux villes le montrent mieux qu'un long discours. Prises presque à la même distance de l'équateur, de part et d'autre de l'Atlantique, elles ne connaissent pas du tout le même mois de janvier.
Ce qui les sépare passe dans l'océan. Un courant marin transporte de l'eau sur des milliers de kilomètres, et cette eau garde longtemps sa température ; en longeant une côte, elle réchauffe ou refroidit l'air qui passe au-dessus d'elle.
Le tableau de cette fiche fait relever les deux latitudes, les deux mois de janvier et les deux courants ; les copies à corriger portent ensuite sur les écarts, qu'il faut calculer. Un contrôle refuse la fiche si les latitudes cessaient d'être proches ou si les janviers cessaient d'être éloignés : le contre-exemple ne démontrerait plus rien.
La latitude donne la tendance ; la mer la corrige.
- Six cases à remplir
- Quatre copies à corriger
- Deux questions sur les deux villes
Compétences travaillées
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Ce qui sépare météo et climat, c'est la durée
Ni le lieu, ni les instruments, ni les grandeurs mesurées. Une normale se calcule sur trente ans.
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Une normale ne se lit pas, elle se calcule
Ce n'est aucune des années du relevé : c'est leur moyenne, et chaque année n'y pèse qu'un trentième.
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Le vent se déduit de deux pressions
L'air va de l'anticyclone vers la dépression, et c'est l'écart qui donne la force.
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Une masse d'air se nomme par deux choses
Son origine donne la température, son trajet donne l'humidité. L'une sans l'autre ne prévoit rien.
Deux articles, deux moitiés du chapitre
Le site consacre deux articles à la météorologie et à la climatologie, et ce ne sont pas des doublons : le programme range sous ce thème deux ensembles de notions, et chaque article en prend un.
Le premier tient la MÉTÉOROLOGIE : la différence entre météo et climat, la pression et le vent, les masses d'air, les courants océaniques et la prévision. C'est à celui-là que ces fiches d'exercices répondent.
Le second tient la CLIMATOLOGIE : les zones climatiques et la répartition des faunes et des flores, les changements passés et actuels, les gaz à effet de serre, puis l'aléa, la vulnérabilité, le risque et les quatre mesures. Il attend encore son jumeau.
Les formats le confirment. Les trois articles emploient quinze couples, et les quinze sont différents : les deux évaluations travaillent sur des schémas riches — planisphère, frise, carte mentale, chaine causale, graphique en barres —, ces fiches sur cinq formats qu'aucune d'elles n'emploie.
Pourquoi le vent ne se récite pas
On peut apprendre par cœur qu'il y a des anticyclones et des dépressions sans jamais savoir dire, devant deux chiffres, dans quel sens l'air va se déplacer. C'est pourtant tout ce que le chapitre demande.
Le mécanisme tient en une phrase : là où l'air est plus comprimé qu'à côté, il pousse vers l'endroit où il l'est moins. Deux pressions suffisent donc à donner le sens du vent, sans rien savoir du paysage ni de la saison.
Les deux mots ne sont que des étiquettes posées sur un seuil, celui de la pression atmosphérique moyenne. Au-dessus, anticyclone ; en dessous, dépression. La comparaison se fait toujours au même nombre.
Dans ces fiches, aucun sens de vent n'est écrit à la main : le module le calcule à partir des deux pressions, et un contrôle vérifie que chaque vent part bien de la plus haute des deux. Une station posée exactement sur le seuil ferait d'ailleurs refuser la fiche, puisqu'elle ne se rangerait dans aucune colonne.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de SVT du cycle 4 fixé par l'arrêté du 17 juillet 2020, en vigueur en cinquième. Ces cinq fiches sont le jumeau d'exercices des cinq évaluations publiées sur la météorologie : elles ENSEIGNENT là où les autres testent, et chacune porte une leçon en tête. Chaque fiche emploie ses deux propres formats — tableau à compléter, questionnaire à cocher, tri en colonnes, colonnes à relier, chasse à l'erreur —, les cinq couples sont tous différents, et AUCUN n'est employé par les deux articles que le site consacre déjà à ce chapitre : le manifeste importe leurs modules et compare les trois jeux de couples, quinze pour quinze. AUCUNE DONNÉE N'EST ÉCRITE À LA MAIN. La notion à laquelle chaque échelle appartient, la normale trentenaire et le signe de chaque anomalie, la nature de chaque station selon la pression moyenne, le sens de chaque vent, le temps qu'apporte une masse d'air d'après son origine ET son trajet, enfin les deux écarts entre Brest et Terre-Neuve : tout sort du module partagé, qui sert aussi aux évaluations. LES FAITS QUE LES FICHES AFFIRMENT SONT PROUVÉS AVANT L'IMPRESSION : que la normale ne soit aucune des trente années du relevé, sans quoi « elle ne se lit pas » serait discutable ; qu'aucune année ni aucune station ne tombe exactement sur le seuil, sans quoi elle ne se rangerait nulle part ; que les quatre masses d'air soient bien le croisement de deux origines et de deux trajets ; et que le contre-exemple des deux villes tienne — moins d'un degré de latitude d'écart, plusieurs degrés en janvier. Le relevé de trente ans est construit pour l'exercice, et les fiches le disent : ce qui s'y apprend est la MÉTHODE, non le climat d'une station réelle. Le total de chaque fiche est vérifié à 20 points.
- Programme de sciences de la vie et de la Terre du cycle 4, annexe 3 de l'arrêté du 17 juillet 2020 (BO nº 31 du 30 juillet 2020), thème « La planète Terre, l'environnement et l'action humaine ». C'est le texte EN VIGUEUR en cinquième à la rentrée 2026-2027 : un projet de nouveau programme a été publié en juillet 2025, mais aucun arrêté ne l'a mis en application. Les entrées qui commandent ces fiches, citées mot pour mot : « Météorologie ; dynamique des masses d'air et des masses d'eau ; vents et courants océaniques » ; « Relier les connaissances scientifiques sur les risques naturels […] aux mesures de prévention […] ». La distinction entre météorologie et climatologie, ainsi que la durée de trente ans d'une normale climatique, suivent la définition de l'Organisation météorologique mondiale.