Ce que ces fiches font travailler
Distinguer les trois pouvoirs par ce qui fonde leur légitimité ; comparer les deux empires chrétiens ligne à ligne ; ranger les événements du thème dans le monde auquel ils appartiennent ; légender deux frises et calculer des durées ; et expliquer ce que le schisme sépare.
Aucune date n'est retapée : les durées sont des écarts calculés entre deux repères de la chronologie du module.
Le tout en cinq formats différents, chacun employé exactement deux fois, et aucun des cinq couples n'est employé par les autres articles d'histoire de cinquième.
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Fiche 1 — les trois pouvoirs
Ils se disent tous héritiers, mais pas de la même chose.
Trois pouvoirs se partagent la Méditerranée, et le programme demande de les définir tous les trois. On les confond d'autant plus facilement qu'ils se disent tous, à leur façon, les héritiers de quelque chose.
Mais ils n'héritent pas de la même chose, et c'est ce qui les sépare vraiment. Pour chacun, la question à se poser est la même : de qui, ou de quoi, tient-il son titre ? La réponse n'est jamais deux fois la même.
Chacun a sa capitale et sa langue, et ce ne sont pas des détails : la langue d'un empire est celle de son administration, de ses actes et de son Église, et elle dit à quel monde il appartient.
Savoir d'où vient un pouvoir, c'est savoir ce qu'il peut. Celui qui tient son titre d'un autre lui doit quelque chose ; celui qui le tient d'une continuité n'a de comptes à rendre à personne. Toute la suite du chapitre découle de là.
Ils se disent tous héritiers, mais pas de la même chose.
- Trois traits à tracer
- Six cases à remplir
- Deux questions sur les trois pouvoirs
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Fiche 2 — deux empires chrétiens
Poser la même question aux deux, et regarder ce qui diffère.
Deux empires chrétiens se font face, et le programme demande de les comparer plutôt que de les raconter l'un après l'autre. Comparer, c'est poser la même question aux deux et regarder ce qui répond différemment.
L'un est un État qui n'a jamais cessé de fonctionner : ce qui l'unit est une machine, des rouages qui continuent de tourner même quand l'empereur change. L'autre est un empire refait, immense et peu peuplé, que des choses partagées tiennent ensemble.
Le tableau de cette fiche pose quatre questions aux deux — leur Église, la façon de gouverner les provinces, la monnaie, l'écriture — et un contrôle vérifie qu'aucune ligne ne reste vide d'un côté : une colonne vide serait une comparaison manquée.
Le tri qui suit fait ranger six facteurs d'unité, trois par monde, et le camp de chacun vient du module. Là où l'un dispose d'institutions, l'autre dispose de liens — et c'est pourquoi le second se défera plus vite.
Poser la même question aux deux, et regarder ce qui diffère.
- Huit cases à remplir
- Six facteurs à ranger
- Deux questions sur les deux empires
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Fiche 3 — les trois mondes autour d'une mer
Ils ne sont pas côte à côte : ils se touchent par l'eau.
Le thème court sur huit siècles et compte trois mondes. Deux sont chrétiens, le troisième ne l'est pas — et c'est celui qu'on oublie le plus souvent en rangeant ses repères.
Chaque événement appartient à un monde, et le reconnaitre est la première chose à savoir faire. Un nom de ville, un titre, une religion suffisent le plus souvent à trancher. Le tri de cette fiche a donc trois colonnes, et chacune en reçoit exactement deux.
Les trois mondes bordent la même mer, et c'est ce qui fait le titre du thème. La carte de cette fiche marque trois villes, une par monde, et leurs positions ne sont pas dessinées à la main : le schéma projette leurs coordonnées réelles.
Mais une carte ne montre pas tout, et la fiche le fait remarquer. Trois villes importantes du chapitre tombent hors d'un cadre méditerranéen — l'une trop au nord, les deux autres trop à l'est et trop à l'ouest. Une carte choisit ce qu'elle fait voir.
Ils ne sont pas côte à côte : ils se touchent par l'eau.
- Six événements à ranger
- Trois lieux à nommer
- Deux questions sur les trois mondes
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Fiche 4 — ce qui circule entre eux
Un livre traduit voyage plus loin qu'une cargaison.
« Des mondes en contact » : le titre du thème est une consigne de lecture. Trois puissances se partagent la Méditerranée, et elles ne s'ignorent pas — elles commercent, elles se battent, et elles s'empruntent.
Plusieurs sortes de gens la traversent, et ne pas les confondre est le premier point : ceux qui transportent des marchandises ne sont pas les seuls, et ils ne voyagent pas pour les mêmes raisons que les autres.
Ce qui circule n'est pas seulement de la marchandise. Des savoirs passent d'une langue à l'autre — les traités grecs traduits en arabe, puis de l'arabe au latin —, des techniques d'un continent à l'autre, des façons de faire d'un atelier à l'autre.
Et les frontières bougent : une île, un port, une province peuvent passer d'un monde à l'autre en une génération. La carte de cette fiche marque trois lieux d'Italie et de Sicile où les trois mondes se sont rencontrés, et aucun d'eux n'est sur la carte de la fiche précédente.
Un livre traduit voyage plus loin qu'une cargaison.
- Trois lieux à nommer
- Quatre copies à corriger
- Deux questions sur les contacts
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Fiche 5 — le schisme des deux Églises
Le geste est brutal ; ce qui l'a préparé ne l'est pas.
En 1054, les deux plus hautes autorités des deux Églises s'excommunient l'une l'autre. Le geste est spectaculaire, mais il ne sort pas de nulle part.
Des désaccords l'annonçaient, et ils sont de plusieurs sortes. Certains portent sur le pouvoir : qui commande dans l'Église ? D'autres sur les usages : quelle langue, quel pain, quelle formule. Aucun n'est apparu le jour même, et la première copie à corriger porte précisément là-dessus.
Après, il y a deux chrétientés. Ce n'est pas une querelle entre deux hommes mais une séparation durable : deux Églises, deux calendriers de fêtes, et des fidèles qui ne prient plus ensemble.
Et la rupture s'aggrave ensuite. Un siècle et demi plus tard, des croisés venus d'Occident prennent et pillent la capitale de l'Orient chrétien. La question de rédaction porte sur ce point : ce jour-là, la séparation cesse d'être une affaire de théologiens.
Le geste est brutal ; ce qui l'a préparé ne l'est pas.
- Quatre copies à corriger
- Quatre traits à tracer
- Deux questions sur le schisme
Compétences travaillées
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Trois pouvoirs, trois héritages
Ils se disent tous héritiers de quelque chose — mais pas de la même chose, et c'est ce qui les sépare.
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Comparer, ce n'est pas raconter
On pose la même question aux deux empires et l'on regarde ce qui répond différemment.
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Le thème compte trois mondes
Deux sont chrétiens, le troisième ne l'est pas — et c'est celui qu'on oublie.
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Une durée est une soustraction
L'empire de Charlemagne uni a duré quarante-trois ans ; l'Empire byzantin, près de mille.
Ce que ce chapitre demande, et qu'on fait rarement
Le titre du thème est « des mondes en CONTACT », et le mot compte. Il ne s'agit pas de raconter trois histoires l'une après l'autre, mais de les tenir ensemble : elles se déroulent au même moment, sur la même mer, et elles se répondent.
D'où la place que ces fiches donnent à la comparaison. Poser la même question aux deux empires chrétiens — qui gouverne les provinces, quelle monnaie, quelle écriture, quelle Église — fait apparaitre en quelques lignes ce qu'un récit séparé mettrait des pages à dire.
Et d'où la place du troisième monde. On retient facilement les deux empires chrétiens et l'on oublie le califat, qui nait pourtant pendant la période, s'étend sur une grande partie de la Méditerranée et devient l'un des grands foyers de savoir de l'époque.
Le tri de la troisième fiche a donc trois colonnes, une par monde, et chacune en reçoit exactement deux événements. Le camp de chacun vient du module : une erreur de rangement arrêterait la production.
Quarante-trois ans
C'est la durée de l'empire carolingien uni, du couronnement de Charlemagne au partage de Verdun. Elle n'est écrite nulle part dans ces fiches : elle est calculée, comme les trois autres durées de la couverture.
Le chiffre surprend parce qu'on présente volontiers le couronnement de 800 comme la renaissance de l'Empire romain. Le titre a bien été rendu à l'Occident ; mais l'Empire d'Orient, lui, durait déjà depuis des siècles et durerait encore jusqu'en 1453.
La quatrième fiche fait faire ces soustractions, et ses copies à corriger portent dessus. Deux sont fausses, et elles le sont par le calcul : l'une double la durée de l'empire uni, l'autre fait disparaitre Byzance à la dernière date du programme.
Ce dernier point mérite d'être dit clairement, car c'est une faute de lecture et non d'histoire : un thème s'arrête à une date choisie par le programme, et ce qu'il raconte continue après.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme d'histoire du cycle 4 fixé par l'arrêté du 17 juillet 2020, en vigueur en cinquième. Ces cinq fiches sont les premiers EXERCICES du chapitre : le site n'en portait que des évaluations et des fiches de révision. Chacune porte une leçon en tête. UN SIXIÈME FORMAT ENTRE DANS LE JEU, et c'est une contrainte avant d'être un choix : les quatre articles d'histoire de 5e n'avaient laissé que quatre couples libres parmi les cinq formats de base, et un cycle équilibré en demande cinq. La FRISE était le premier choix, et aucun cycle libre ne l'inclut : ses quatre couples utiles sont déjà pris par les articles du chapitre. C'est donc la CARTE qui entre, et elle vaut mieux — les deux évaluations portent déjà une frise, aucune n'a de carte du côté des exercices, et le thème s'appelle « des mondes en CONTACT ». AUCUNE DATE N'EST RETAPÉE : les durées sont des écarts calculés entre deux repères de la chronologie, le camp de chaque événement et le sens de chaque mot sortent du module. LES FAITS QUE LES FICHES AFFIRMENT SONT PROUVÉS AVANT L'IMPRESSION : que les deux cartes ne partagent aucune ville, sans quoi l'une redemanderait ce que l'autre fait nommer ; que toutes les villes placées soient DANS LE CADRE méditerranéen, le module sachant lesquelles en sortent ; qu'aucune paire de pastilles ne se recouvre — et ce contrôle a mordu : Ravenne et Venise tombent à 3,6 mm l'une de l'autre sur le papier, pour un minimum de 8, si bien qu'elles ne peuvent pas figurer sur la même carte ; que chaque événement soit rangé dans le camp que le module lui donne ; et que la chute de Constantinople reste postérieure au thème, sans quoi une copie fausse deviendrait juste. Le contrôle des couples ÉNUMÈRE les articles voisins depuis la base — matière et niveau — au lieu de les nommer un par un, et s'arrête si l'un d'eux n'a pas de module retrouvé. Le total de chaque fiche est vérifié à 20 points.
- Programme d'histoire du cycle 4, annexe 3 de l'arrêté du 17 juillet 2020 (BO nº 31 du 30 juillet 2020), classe de cinquième, thème 1 « Chrétientés et islam (VIe-XIIIe siècles), des mondes en contact ». C'est le texte EN VIGUEUR en cinquième à la rentrée 2026-2027. Les deux sous-thèmes, cités mot pour mot : « Byzance et l'Europe carolingienne » et « De la naissance de l'islam à la prise de Bagdad par les Mongols : pouvoirs, sociétés, cultures ». Les estimations de population et les dates retenues sont celles que les manuels de cinquième emploient couramment ; la chute de Constantinople en 1453 est POSTÉRIEURE au thème et les fiches le disent, pour ne pas laisser croire que l'Empire byzantin s'arrête à la dernière date du programme.