Géographie · 5ème · Exercice

L'eau et l'énergie 5e — exercices de géographie (PDF + corrigés)

Cinq fiches pour s'entrainer, chacune avec sa leçon. Sur une planète couverte d'eau, la part qu'on peut vraiment puiser tient sous un pour cent — et ce chiffre se calcule.

5ème Géographie Exercice
Durée 40 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
La cascade des deux partages de l'eau : de toute l'eau de la Terre à celle qu'on puise directement.

Ce que ces fiches font travailler

Lire la répartition de l'eau douce et calculer ce qu'on peut réellement en puiser ; ranger les sources d'énergie sans confondre « fossile » et « renouvelable » ; peser chaque solution avec son revers ; calculer une disponibilité par habitant et la ranger dans sa classe ; et lire une étude de cas où le dommage n'était le projet de personne.

Aucun pourcentage n'est écrit à la main : tout se calcule en fractions exactes, depuis le même module que les évaluations du site sur ce chapitre.

Le tout en cinq formats différents, chacun employé exactement deux fois, et aucun des cinq couples n'est employé par les huit autres articles de géographie de cinquième.

1 sur 5

Fiche 1 — l'eau sur Terre

Deux partages successifs, et il faut les multiplier.

La Terre est couverte d'eau, et pourtant l'eau manque. Le paradoxe se résout par deux partages successifs, et non par un seul.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Premier partage : salée ou douce. L'immense majorité de l'eau de la planète est salée, et l'on ne peut ni la boire ni en arroser un champ. Ce qui reste est l'eau douce, et il en reste peu.

Second partage : accessible ou non. Cette eau douce n'est pas à portée de main — une partie est prise dans les glaces, une autre dort sous terre et demande d'être pompée. Le tableau de cette fiche fait ranger les trois réserves et dire, pour chacune, si l'on peut y puiser.

Il faut donc multiplier, et non additionner : la part vraiment disponible est celle d'une part dans une autre part. Un contrôle exige que le résultat reste sous un pour cent — sinon la fiche n'aurait plus rien d'étonnant à montrer. Et « douce » ne veut pas dire « potable » : le questionnaire sépare les deux mots.

Une part dans une part se multiplie.

  • Six cases à remplir
  • Quatre lignes à cocher
  • Deux questions sur la répartition

2 sur 5

Fiche 2 — d'où vient l'énergie

« Non fossile » ne veut pas dire « renouvelable ».

L'énergie que nous consommons vient de plusieurs sources, et deux mots servent à les trier : fossile, et renouvelable. On les confond tout le temps.

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« Fossile » décrit une origine : un gisement formé il y a des millions d'années, qui ne se reconstitue pas à notre échelle et dont la combustion rejette du gaz à effet de serre. « Renouvelable » décrit une disponibilité : une ressource qui se refait en permanence.

Ce sont donc deux questions différentes, et c'est tout le piège. Une source peut n'être pas fossile sans être renouvelable pour autant — et une source du mix mondial est exactement dans ce cas.

Le tri de cette fiche range les six sources en fossiles et non fossiles, avec leurs parts ; la question de rédaction demande ensuite d'expliquer l'écart entre la part non fossile et la part renouvelable. Le module refuse la fiche si les deux venaient à se confondre.

« Non fossile » ne veut pas dire « renouvelable ».

  • Quatre lignes à cocher
  • Six sources à ranger
  • Deux questions sur le mix

3 sur 5

Fiche 3 — chaque solution a son revers

Une solution sans son revers donne à croire qu'il suffirait de vouloir.

Il existe des solutions, et le programme demande de les connaitre. Il demande aussi d'éviter le catastrophisme : dire que rien ne peut être fait serait aussi faux que promettre que tout se réglera.

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Mais aucune solution n'est gratuite. Chacune a un revers — un cout, une contrainte, un effet ailleurs —, et une solution présentée sans son revers n'apprend rien : elle donne à croire qu'il suffirait de vouloir.

Le revers n'est pas une objection. Il ne dit pas qu'il ne faut pas le faire ; il dit ce qu'il faut prévoir pour le faire. Les colonnes à relier de cette fiche associent chaque solution au sien, et un contrôle vérifie que les cinq revers sont distincts.

Les solutions ne portent d'ailleurs pas toutes sur la même ressource : le tri les sépare d'abord entre l'eau et l'énergie, et ses deux colonnes n'en reçoivent pas autant — ce que le module vérifie, puisque l'indice de la fiche l'annonce.

Une solution sans son revers donne à croire qu'il suffirait de vouloir.

  • Cinq solutions à ranger
  • Cinq traits à tracer
  • Deux questions sur les solutions

4 sur 5

Fiche 4 — le stress hydrique

Un pays manque d'eau par rapport à ses habitants, pas dans l'absolu.

Un pays ne manque pas d'eau parce qu'il en a peu : il en manque parce qu'il en a peu POUR SES HABITANTS. C'est un rapport, et c'est tout l'objet de cette fiche.

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On mesure donc une disponibilité par habitant et par an, en divisant le volume d'eau douce renouvelable du pays par le nombre de gens qui y vivent. Deux pays au même volume peuvent se retrouver très loin l'un de l'autre.

Des seuils classent ensuite les situations, du confort à la difficulté quotidienne. Les colonnes à relier de cette fiche associent chaque classe à ce qu'elle veut dire pour ceux qui y vivent, et un contrôle vérifie que les seuils vont bien du plus haut au plus bas.

Attention au mot « stress » : il ne désigne pas le manque en général, mais UNE classe parmi plusieurs. Les copies à corriger portent là-dessus, et chacune se tranche avec les quatre disponibilités données — calculées, non recopiées.

On manque d'eau par rapport à ses habitants.

  • Quatre traits à tracer
  • Quatre copies à corriger
  • Deux questions sur la disponibilité

5 sur 5

Fiche 5 — la mer d'Aral

Personne n'a voulu assécher une mer.

Une étude de cas sert à voir en grand ce qu'on a dit en général. La mer d'Aral, en Asie centrale, montre en une soixantaine d'années ce qu'un usage mal réglé fait à une ressource.

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La cause est une décision, pas un accident : deux fleuves ont été détournés pour irriguer des cultures. Personne n'a voulu assécher une mer — chacun a voulu davantage d'eau pour ses champs, et c'est la même chose vue autrement.

Les conséquences dépassent l'eau elle-même. Un métier disparait, le fond mis à nu libère ce qu'il contenait, et le climat des environs se durcit parce qu'une grande étendue d'eau n'est plus là pour l'adoucir.

Et un remède partiel reste un remède partiel : un ouvrage a permis à une partie de remonter, mais l'autre continue de reculer. Le tableau de cette fiche fait calculer ce que la mer a perdu depuis le premier relevé, et le contrôle exige que la perte dépasse la moitié — sans quoi l'étude de cas ne frapperait plus.

Personne n'a voulu assécher une mer.

  • Quatre copies à corriger
  • Six cases à remplir
  • Deux questions sur la mer d'Aral

Compétences travaillées

  • Une part dans une part se multiplie

    Deux partages successifs séparent l'eau de la Terre de celle qu'on peut puiser — et le résultat surprend.

  • « Non fossile » ne veut pas dire « renouvelable »

    Deux questions différentes : d'où vient l'énergie, et se reconstitue-t-elle ?

  • On manque d'eau par rapport à ses habitants

    Un pays très arrosé mais très peuplé peut se trouver plusieurs classes plus bas qu'un autre.

  • Chaque solution a son revers

    Le revers n'est pas une objection : il dit ce qu'il faut prévoir pour agir.

Le paradoxe de la planète bleue, et comment on le résout

Les trois quarts de la Terre sont couverts d'eau, et pourtant l'eau manque. C'est le point de départ du chapitre, et il ne se résout pas par une seule idée : il en faut deux, l'une après l'autre.

Premier partage : l'immense majorité de cette eau est salée. Il reste l'eau douce, et il en reste peu. Second partage : cette eau douce n'est pas à portée de main — une grande partie est prise dans les glaces, une autre dort sous terre.

Et c'est ici que l'exercice devient un exercice de mathématiques autant que de géographie. La part vraiment disponible est celle d'une part DANS une autre part : il faut multiplier, non additionner. La couverture de cet article montre la cascade en quatre lignes, et la dernière est calculée.

Le résultat tient sous un pour cent, et le contrôle l'exige : si les données changeaient au point qu'il le dépasse, la page perdrait ce qu'elle a d'étonnant à montrer et la production s'arrêterait.

Deux mots qu'on prend l'un pour l'autre

« Fossile » et « renouvelable » ne posent pas la même question. Le premier décrit une ORIGINE : un gisement formé il y a des millions d'années, qui ne se reconstitue pas à notre échelle. Le second décrit une DISPONIBILITÉ : une ressource qui se refait en permanence.

On peut donc n'être ni l'un ni l'autre, et une source du mix mondial est exactement dans ce cas. Elle ne vient pas d'un gisement ancien et n'émet pas de gaz à effet de serre en produisant ; mais son combustible s'extrait et s'épuise.

C'est pourquoi le tri de la deuxième fiche range les sources en « fossiles » et « non fossiles », et non en « fossiles » et « renouvelables ». La question de rédaction demande ensuite d'expliquer l'écart entre les deux parts — et le module refuse la fiche si cet écart venait à disparaitre.

Le même soin vaut pour les solutions : une technique présentée sans son revers donne à croire qu'il suffirait de vouloir. Chaque revers dit ce qu'il faut prévoir, pas ce qui empêche.

Méthode et vérification

Contenus originaux, cadrés sur le programme de géographie du cycle 4 fixé par l'arrêté du 17 juillet 2020, en vigueur en cinquième. Ces cinq fiches sont le jumeau d'exercices des cinq évaluations publiées sur le même sous-thème : elles ENSEIGNENT là où les autres testent, et chacune porte une leçon en tête. AUCUN POURCENTAGE N'EST ÉCRIT À LA MAIN, et tous les calculs se font en FRACTIONS EXACTES : la part de toute l'eau de la Terre réellement puisable est le produit de deux répartitions, la disponibilité de chaque pays le quotient d'un volume par une population, la classe de stress une lecture de seuils, et la surface perdue par la mer d'Aral un rapport entre deux relevés. LES FAITS QUE LES FICHES AFFIRMENT SONT PROUVÉS AVANT L'IMPRESSION : que les trois réserves d'eau douce totalisent cent et qu'une seule soit accessible ; que la part puisable reste sous UN pour cent, sans quoi elle ne surprendrait plus ; que le mix totalise cent et que « non fossile » diffère de « renouvelable », faute de quoi la deuxième fiche n'aurait plus d'objet ; qu'une seule source ne soit ni l'un ni l'autre, puisque c'est elle que la question demande de nommer ; que les seuils décroissent ; et que le pays le mieux pourvu le soit d'au moins dix fois, sans quoi « de très loin » serait exagéré. UN INDICE A ÉTÉ RETIRÉ parce qu'il n'était pas mesurable : « un seul de ces revers ne coute pas d'argent » demandait de chercher des mots dans une phrase, et le test qui prétendait le vérifier se trompait. Le total de chaque fiche est vérifié à 20 points.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de géographie du cycle 4, annexe 3 de l'arrêté du 17 juillet 2020 (BO nº 31 du 30 juillet 2020), classe de cinquième, thème 2 « Des ressources limitées, à gérer et à renouveler ». Le sous-thème, cité mot pour mot : « L'énergie, l'eau : des ressources à ménager et à mieux utiliser ». Le programme rattache explicitement ce sous-thème aux objectifs de développement durable nº 6, 7 et 14, et demande « une étude de cas au choix du professeur, contextualisée » — c'est la mer d'Aral. Les répartitions de l'eau et du mix énergétique sont des ordres de grandeur usuels, donnés en pour-cent entiers pour que les produits restent exacts ; les seuils de stress hydrique sont ceux de Falkenmark, employés dans les manuels.

Questions fréquentes

Quelle part de l'eau de la Terre peut-on vraiment utiliser ?
Une part minuscule : l'eau douce ne fait que 2,5 % de l'eau de la planète, et 1 % seulement de cette eau douce se puise directement — le reste est gelé ou souterrain. Cela fait 0,025 % de toute l'eau de la Terre.
Qu'est-ce que le stress hydrique ?
Une classe parmi plusieurs, mesurée en mètres cubes d'eau douce renouvelable par habitant et par an. Au-dessus de 1 700, les besoins sont couverts ; en dessous, les usages commencent à se disputer la ressource, puis viennent la pénurie et la pénurie absolue.
Une énergie non fossile est-elle renouvelable ?
Pas forcément. « Fossile » décrit l'origine — un gisement ancien —, « renouvelable » décrit la disponibilité. Le nucléaire n'est ni fossile ni renouvelable : il ne vient pas d'un gisement de combustibles anciens, mais son combustible s'épuise.
Pourquoi la mer d'Aral a-t-elle presque disparu ?
Parce que les deux fleuves qui l'alimentaient ont été détournés à partir des années 1960 pour irriguer le coton et le riz. Personne n'a voulu assécher une mer : l'assèchement est la somme de décisions prises pour une autre raison.

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