Ce que ces fiches font travailler
Lire un relevé d'effort et y reconnaitre la montée, le sommet et le retour au calme ; ranger les étapes de la commande nerveuse selon qu'elles détectent ou qu'elles commandent ; distinguer ce que le sang transporte de ce que portent les nerfs ; relier chaque limite de l'organisme au signe qui la fait reconnaitre ; et calculer ce que l'entrainement change vraiment.
Aucun chiffre n'est écrit à la main : le relevé, les réserves et les écarts sortent du même module que les évaluations du site sur ce chapitre.
Le tout en cinq formats différents, chacun employé exactement deux fois, et tous différents de ceux des évaluations.
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Fiche 1 — un effort se suit dans le temps
Le sommet n'est pas la fin de l'effort.
Comparer le rythme cardiaque avant et après une course ne dit presque rien. On y perd le sommet, atteint pendant l'effort, et surtout le temps qu'il faut pour redescendre.
Deux mesures suivent l'effort en même temps : le rythme cardiaque, en battements par minute, et le rythme respiratoire, en respirations par minute. Toutes deux montent, parce qu'elles servent le même besoin.
Le tableau de cette fiche donne trois couples de mesures dans le désordre et fait retrouver à quel moment chacun appartient. Deux d'entre eux sont proches l'un de l'autre, et c'est la leçon qui les sépare : le rythme ne redescend jamais d'un coup, si bien que cinq minutes après la course il reste un peu au-dessus du repos.
Ce temps de retour au calme n'est pas une attente : c'est une mesure de l'organisme, et c'est celle que l'entrainement améliore le plus.
Le sommet n'est pas la fin de l'effort.
- Six cases à remplir
- Quatre lignes à cocher
- Deux questions sur le relevé
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Fiche 2 — qui donne l'ordre d'accélérer
L'ordre vient après le besoin, jamais avant.
Rien, dans le cœur, ne mesure l'effort. Il ne « sait » pas qu'on court : on le lui ordonne. C'est le point que le programme met en premier, et celui qu'on oublie le plus souvent.
Toute commande nerveuse se fait en deux temps. Détecter, c'est mesurer un changement du corps et le faire savoir aux centres nerveux. Commander, c'est décider de la réponse et faire agir les organes. Le second temps ne peut pas commencer avant le premier.
Le tri de cette fiche fait ranger les cinq étapes de la chaine dans ces deux colonnes, et leur place est calculée par le module : tout ce qui précède l'ordre du cerveau relève de la détection, à commencer par le message nerveux, qui en est encore le dernier maillon.
De là vient un fait que chacun a déjà ressenti : on reste essoufflé quelques secondes après avoir commencé à courir, et non avant. L'organisme réagit à ce qui a déjà eu lieu ; il ne le prévoit pas.
L'ordre vient après le besoin, jamais avant.
- Quatre lignes à cocher
- Cinq étapes à ranger
- Deux questions sur la commande
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Fiche 3 — de la matière, ou une information
Deux réseaux, et ils ne portent pas la même chose.
Deux réseaux parcourent le corps, et les confondre est la faute la plus fréquente du chapitre. Le sang et les nerfs ne transportent pas la même chose.
Le sang transporte de la matière. Le dioxygène qu'il prend aux poumons, le glucose qui vient de l'intestin, le dioxyde de carbone qu'il rapporte : des choses réelles, qu'on pourrait mettre dans un flacon et mesurer en quantité.
Les nerfs transportent une information. Un message nerveux ne pèse rien : c'est un signal, qui dit ce qui se passe ou ce qu'il faut faire. Rien de matériel ne se déplace du cerveau jusqu'au muscle.
Le tri de cette fiche fait ranger cinq éléments selon leur porteur, et ce porteur est calculé par le module depuis leur seule nature : on déclare qu'un élément est de la matière ou une information, et le réseau s'en déduit. C'est la nature qui décide, jamais le sens du trajet.
C'est la nature qui décide du réseau.
- Cinq éléments à ranger
- Quatre traits à tracer
- Deux questions sur les deux réseaux
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Fiche 4 — trois limites, trois signes
Une limite n'est pas fixe : elle se déplace.
Un organisme s'adapte, mais pas indéfiniment. Au-delà d'un certain effort, le cœur et la respiration ne suivent plus, et cela se sent.
Une limite n'est pas une maladie : c'est le moment où la demande dépasse l'apport. Rien n'est cassé ; l'organisme dit seulement qu'il a atteint son maximum du moment.
Chaque limite a son signe et sa cause, et il ne faut pas les confondre. Le signe est ce que la personne ressent — ne plus pouvoir parler en courant, sentir le muscle devenir lourd, le sentir se contracter sans se relâcher. La cause est ce qui se passe dans le corps. Les copies à corriger de cette fiche portent toutes sur la cause, et les colonnes à relier sur le signe.
Le point le plus important vient à la fin : une limite se déplace. L'entrainement, l'échauffement et une bonne hydratation la reculent. Elle n'est donc pas une propriété de la personne, mais l'état de son organisme à cet instant.
Le signe se ressent, la cause s'explique.
- Quatre copies à corriger
- Trois traits à tracer
- Deux questions sur les limites
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Fiche 5 — l'entraînement ne rend pas le cœur plus rapide
Tout vient du repos, pas du maximum.
On croit volontiers qu'un sportif entrainé a un cœur capable de battre plus vite. C'est faux, et cette fiche le fait constater en chiffres : les deux coureurs du tableau atteignent exactement le même rythme maximal.
Ce qui change, c'est le repos. Un cœur entrainé envoie plus de sang à chaque battement ; il lui en faut donc moins pour le même travail, et son rythme au repos descend nettement.
La réserve mobilisable est l'écart entre le repos et le maximum. Comme le maximum ne bouge pas et que le repos descend, cette réserve grandit d'autant : l'écart entre les deux réserves vaut exactement l'écart entre les deux rythmes de repos, et le module le vérifie avant d'imprimer la fiche.
Les quatre copies à corriger commentent ce tableau, et aucune ne se lit dans une seule case : il faut comparer deux cases, calculer un rapport, ou refaire un écart. La récupération, elle, suit le même sens — un cœur lent au repos récupère plus vite.
L'entrainement ne rend pas le cœur plus rapide, il le rend plus économe.
- Huit cases à remplir
- Quatre copies à corriger
- Deux questions sur l'entraînement
Compétences travaillées
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Un effort se suit dans le temps
Deux mesures — une avant, une après — ne disent rien du sommet ni du temps qu'il faut pour redescendre.
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Le cœur n'accélère pas tout seul
Rien, dans le cœur, ne mesure l'effort. On détecte le besoin, puis on lui ordonne d'accélérer.
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Le sang porte de la matière, les nerfs une information
C'est la nature de ce qui circule qui décide du réseau, et non le sens du trajet.
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Une limite se déplace
L'essoufflement, la fatigue, la crampe : chacune a son signe, sa cause, et ce qui la recule.
Pourquoi ces fiches viennent après les évaluations
Le site portait déjà cinq évaluations sur ce chapitre, et aucun exercice. C'est l'article de SVT le plus lu de la cinquième, et le niveau tout entier ne comptait pas une seule fiche d'entrainement dans cette matière.
Une évaluation et une fiche d'exercices ne font pas le même travail. La première mesure ce qui est acquis ; la seconde l'installe. C'est pourquoi chacune de ces cinq fiches porte une leçon en tête, que ses exercices font ensuite appliquer.
Les deux articles partagent le même module de données : le même relevé d'effort, la même chaine de commande, les mêmes limites, les mêmes deux coureurs. Ils ne peuvent donc pas se contredire, et une valeur changée les corrigerait tous les deux d'un coup.
Les formats, eux, sont entièrement différents. Les évaluations emploient un graphique en barres, une chaine causale, une carte mentale et une frise ; ces fiches emploient cinq formats que l'autre article n'utilise pas, chacun exactement deux fois.
Le fait qui surprend, et comment il se prouve
On croit volontiers qu'un sportif entrainé a un cœur capable de battre plus vite. C'est faux, et le chapitre le montre en chiffres : les deux coureurs de la fiche 5 atteignent exactement le même rythme maximal.
Ce que l'entrainement change, c'est le repos. Un cœur entrainé envoie plus de sang à chaque battement, il lui en faut donc moins pour le même travail, et son rythme au repos descend.
La réserve mobilisable — l'écart entre le repos et le maximum — grandit alors par le bas. Comme le maximum ne bouge pas, l'écart entre les deux réserves vaut exactement l'écart entre les deux rythmes de repos, et c'est ce que le module vérifie avant d'imprimer la fiche.
Si les deux maximums cessaient d'être égaux, la production s'arrêterait : la fiche affirme que tout vient du repos, et elle n'a le droit de le dire que tant que ce calcul tombe juste.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de SVT du cycle 4 fixé par l'arrêté du 17 juillet 2020, en vigueur en cinquième. Ces cinq fiches sont le jumeau d'exercices des cinq évaluations déjà publiées sur le même chapitre : elles ENSEIGNENT là où les autres testent, et chacune porte une leçon en tête. Chaque fiche emploie ses deux propres formats — tableau à compléter, questionnaire à cocher, tri en colonnes, colonnes à relier, chasse à l'erreur sur copies d'élèves —, les cinq couples sont tous différents, et AUCUN n'est employé par l'article d'évaluations, qui travaille sur des schémas plus riches : graphique en barres, chaine causale, carte mentale, frise. AUCUN CHIFFRE N'EST ÉCRIT À LA MAIN. Le relevé d'effort, ses maximums, le porteur de chaque élément transporté, la place de chaque étape dans la chaine de commande, la réserve mobilisable de chaque coureur et l'écart entre leurs réserves sortent tous du module partagé, qui sert aussi aux évaluations : les deux articles ne peuvent donc pas se contredire. LE FAIT CENTRAL EST PROUVÉ, non affirmé : le module vérifie que les deux coureurs atteignent le même rythme maximal et que l'écart de leurs réserves vaut exactement l'écart de leurs rythmes de repos — sans quoi la fiche 5 n'aurait pas le droit de dire que tout vient du repos. Les copies fausses de la fiche 5 sont démenties par les chiffres du tableau que l'élève vient de remplir, jamais par une opinion. Un contrôle vérifie enfin qu'aucune leçon n'écrit une réponse de sa propre fiche et qu'aucun exercice n'imprime la réponse de son voisin. Le total de chaque fiche est vérifié à 20 points.
- Programme de sciences de la vie et de la Terre du cycle 4, annexe 3 de l'arrêté du 17 juillet 2020 (BO nº 31 du 30 juillet 2020), thème « Le corps humain et la santé ». C'est le texte EN VIGUEUR en cinquième à la rentrée 2026-2027 : un projet de nouveau programme a été publié en juillet 2025, mais aucun arrêté ne l'a mis en application. Les trois entrées qui commandent ces fiches, citées mot pour mot : « Expliquer comment le système nerveux, le système respiratoire et le système cardiovasculaire interviennent lors d'un effort musculaire, en identifiant les capacités et les limites de l'organisme » ; « Mettre en évidence le rôle du cerveau dans la réception et l'intégration d'informations multiples » ; « Relier quelques comportements à leurs effets sur le fonctionnement du système nerveux », entrée sous laquelle le texte nomme « limites et effets de l'entraînement ».