Une règle commode qui tombe sur ses propres exemples
La version précédente de cette page enseignait une règle simple : « Le pronom sujet fait l'action. Le pronom objet reçoit l'action. C'est aussi simple que ça. » Elle est commode, et elle est fausse assez souvent pour égarer un élève de sixième.
Son propre tableau la contredit trois fois. Dans « I like pizza », personne n'agit et rien ne subit. Dans « It is big », il n'y a pas d'action du tout. Et dans « Look at him », le pronom ne reçoit rien : il suit une préposition.
Le programme, lui, demande autre chose : « identifier le GN sujet du verbe ». C'est un repérage de place, pas de sens. Avant le verbe, pronom sujet ; après le verbe ou après une préposition, pronom complément. Cette règle-là ne connaît aucune exception.
La page renvoyait par ailleurs les possessifs à plus tard : « Après les pronoms sujets et objets, tu apprendras les adjectifs possessifs, puis les pronoms possessifs, puis les pronoms réfléchis. » Le déterminant possessif est pourtant au niveau A1 de sixième, et le pronom possessif au niveau A1+ — c'est-à-dire cette année. Seuls les réfléchis relèvent du cycle 4.
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La place décide
Avant le verbe ou après : c'est la position qui choisit la forme.
Six phrases, six trous. Le trou change de place d'une ligne à l'autre : tantôt le sujet, tantôt le complément. C'est ce qui oblige à lire la phrase au lieu de recopier la même réponse.
Deux des six phrases emploient un verbe qui ne décrit aucune action, et deux autres un verbe suivi d'une préposition. Sur ces quatre-là, la règle de l'action reste muette ; la règle de la place tranche toujours.
Le second exercice relie trois familles de pronoms à leur place dans la phrase : avant le verbe pour le sujet, après le verbe ou une préposition pour le complément, devant un nom pour le déterminant possessif.
Une question porte sur « I look at her » : le pronom n'y reçoit rien, il suit simplement « at ». C'est le cas qui fait tomber la règle apprise, et il vient du tableau de la page précédente.
Le sens du verbe n'entre pas dans la décision.
- Le GN sujet
- Le complément
- La préposition
- La position
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Les quatre pièges
Quatre formes servent dans deux familles à la fois.
Sur les quatorze formes du tableau, quatre apparaissent dans deux familles différentes. La fiche ne les nomme pas : elle donne la méthode pour les repérer, et laisse l'élève les trouver.
Le premier exercice fait trier huit formes selon qu'elles peuvent être sujet ou non. Deux d'entre elles pourraient figurer dans les deux colonnes : ce sont les deux personnes qui ne changent pas de forme.
Le second oppose deux fois « her » et deux fois « his » dans quatre phrases. C'est ce qui suit le mot qui décide : un nom derrière, c'est un déterminant ; rien derrière, c'est un pronom.
La méthode est la même que dans la première fiche, appliquée à un cas plus fin : regarder la place, pas le sens.
« Her » et « his » sont les deux formes qui trompent le plus souvent.
- you et it
- her
- his
- Les familles
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My book, et mine
Devant un nom ou tout seul : deux mots différents.
Le déterminant possessif (my, your, his…) est au programme de sixième au niveau A1 ; le pronom possessif (mine, yours, hers…) au niveau A1+. Les deux se travaillent cette année.
Le mémo ne donne que la colonne déjà connue, celle des déterminants. Le tableau demande d'écrire les deux formes, et c'est en les comparant qu'on trouve la règle.
Elle tient en trois mots : ajouter un -s. Quatre personnes sur sept la suivent.
Trois lignes y échappent, et le second exercice les fait nommer : « my » devient « mine », « his » ne change pas, et « its » n'existe pas comme pronom.
Un possessif suivi d'un nom n'est pas un pronom.
- Le déterminant possessif
- Le pronom possessif
- La règle du -s
- Les exceptions
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Corriger des phrases
Trois copies, et une seule question à se poser.
Trois élèves ont écrit une phrase. Deux ont mis un pronom sujet à une place de complément ; la troisième est juste, et elle ne pouvait pas être fausse.
La raison est dans le tableau : « you » a la même forme comme sujet et comme complément. Une erreur de place y est invisible, parce qu'elle n'existe pas.
Le second exercice fait remplacer quatre groupes nominaux par le pronom qui convient, en tenant compte de la place indiquée. « My sister » avant le verbe donne « she » ; « my brother » après le verbe donne « him ».
Une question porte sur « the dog » : en anglais, un animal ou une chose se dit « it », sauf pour un animal familier auquel on donne un genre.
Une seule question suffit : avant le verbe, ou après ?
- La correction
- Le remplacement
- Le genre en anglais
- La méthode
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This is, that is
Présenter quelqu'un, et poser une question.
Le programme range les tournures présentatives sous la rubrique « Les pronoms » : « utiliser les pronoms dans les tournures présentatives : this is… and that is… ». Elles ne figuraient pas dans la page précédente.
Ce qui décide entre les deux n'est ni le nombre ni le genre, mais la distance : « this is » pour ce qui est près de celui qui parle, « that is » pour ce qui est plus loin.
Le second exercice porte sur les mots interrogatifs, que le programme demande de « reconnaitre » : who, what, where, when au niveau A1, why et how au niveau A1+.
Chaque question est à compléter, puis à caractériser : le mot porte-t-il sur une personne, un lieu, un moment, une raison, une manière ?
« This » et « that » ne se choisissent pas au hasard.
- this is
- that is
- Les mots interrogatifs
- A1 et A1+
Compétences travaillées
-
Choisir par la place
Avant le verbe, pronom sujet. Après le verbe ou une préposition, pronom complément. Le sens du verbe n'intervient pas.
-
Repérer les formes ambiguës
Savoir que you, it, her et his servent dans deux familles, et trancher d'après ce qui les entoure.
-
Les deux possessifs
Distinguer le déterminant possessif, qui précède un nom, du pronom possessif, qui s'emploie seul.
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Présenter et questionner
Employer this is et that is selon la distance, et reconnaitre les six mots interrogatifs usuels.
Pourquoi la règle de l'action ne suffit pas
« Le sujet fait l'action, le complément la reçoit » fonctionne tant que le verbe décrit une action et qu'il est suivi directement de son complément. Dès qu'on sort de ce cas, elle se tait.
Trois situations la mettent en défaut, et toutes trois sont courantes en sixième. Les verbes d'état : dans « It is big », rien n'agit. Les verbes de perception ou de goût : dans « I like it », personne ne subit. Et les verbes à préposition : dans « We wait for them », le complément ne reçoit aucune action, il suit « for ».
La règle de position, elle, décide dans les trois cas. C'est aussi celle que le programme formule, sous le nom d'« identifier le GN sujet du verbe » — et c'est celle qui servira ensuite pour le génitif, les questions et la voix passive.
Ce qui est de sixième, et ce qui ne l'est pas
Le programme de sixième range sous « Les pronoms » : les personnels sujets et compléments (A1), les possessifs (A1+), les tournures présentatives this is / that is, et la reconnaissance des mots interrogatifs.
Le déterminant possessif — my father, your mother, his brother — figure ailleurs, sous « Le nom », et au niveau A1. Il est donc attendu dès le début de l'année.
Les pronoms réfléchis (myself, himself, themselves) n'apparaissent qu'au cycle 4. Ce sont les seuls que la page précédente avait raison de renvoyer à plus tard.
Méthode et vérification
Contenu produit à partir du programme de langues vivantes du collège (arrêté du 5 mai 2025), classe de sixième, niveaux A1 et A1+, rubriques « Les pronoms » et « Le nom ». Le paradigme des sept personnes et quatre familles est déclaré une fois ; les formes ambiguës, la règle de formation du pronom possessif et ses exceptions en sont déduites, et chaque phrase d'exemple est assemblée à partir de lui.
- Programme de langues vivantes du collège, arrêté du 5 mai 2025 — classe de sixième, grammaire A1 / A1+, rubriques « Les pronoms » et « Le nom : forme et fonction du groupe nominal ».