Une page qui parlait du contrôle, pas de l'anglais
La version précédente de cette page consacrait ses six sections à la psychologie de l'évaluation : ce que le professeur ne pardonne pas, la stratégie des cinq premières minutes, comment réviser la veille sans stresser.
Le compte des mots le confirme. La page nommait bien le génitif — six fois — mais « possession », « possessif », « déterminant possessif », « prononciation » et « traduction » comptaient zéro occurrence chacun. Et côté anglais : brother, sister, father, mother, teacher, cat, room, parents — zéro également.
La page s'attribuait en outre une expérience professionnelle qu'elle n'avait pas : « J'ai corrigé des centaines de contrôles sur le génitif. » Cette voix inventée a disparu.
Ces cinq évaluations traitent le génitif comme le programme le traite : trois choses à savoir faire — retourner l'ordre, placer l'apostrophe, prononcer le -s — et un voisin dont il ne se sépare pas, le déterminant possessif.
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L'ordre des mots
En français le possesseur suit ; en anglais il passe devant.
C'est la difficulté première, et elle n'est pas une difficulté de mémoire : c'est un retournement. « Le livre de Jane » place l'objet d'abord ; « Jane's book » place le propriétaire d'abord.
Le tableau fait traduire quatre groupes. Rien d'autre ne change dans la phrase : ni les mots, ni leur nombre. Seul l'ordre s'inverse, et le petit mot « de » disparaît.
Une question porte sur ce que devient « de ». La réponse est qu'il ne devient rien : l'apostrophe et le s font à eux deux le travail que le français confie à une préposition.
Le QCM propose des inversions absurdes — « dog's Rob » — pour montrer que l'ordre porte le sens, et qu'une erreur d'ordre n'est pas une maladresse mais un contresens.
Inverser l'ordre inverse le sens : « dog's Rob » veut dire « le Rob du chien ».
- L'ordre
- Le mot « de »
- L'apostrophe
- Le contresens
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Où se met l'apostrophe
Une seule question à se poser, et elle se voit à l'œil.
La règle qu'on lit partout dit : « pluriel régulier, apostrophe seule ; pluriel irrégulier, 's ». Elle est fausse, et c'est le générateur qui l'a montré en refusant de la valider.
Le contre-exemple est « knives ». C'est un pluriel irrégulier — le singulier est knife — et il prend pourtant l'apostrophe seule, parce qu'il se termine par -s.
La règle exacte ne porte donc pas sur la régularité, mais sur une chose visible : un possesseur qui finit déjà par un -s prend l'apostrophe seule ; tout le reste prend 's.
Les cinq copies à corriger font passer par les quatre cas : singulier, pluriel en -s, pluriel sans -s, et l'erreur classique « childrens' », qui ajoute un s inexistant avant de mal placer l'apostrophe.
« the men » est un pluriel, et il prend pourtant 's : il ne finit pas par -s.
- L'apostrophe
- Le pluriel
- children
- knives
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Le son du -s
Trois prononciations, et une règle pour les choisir.
C'est la fiche que le programme réclame le plus explicitement, et qu'on trouve le moins souvent : la prononciation du -s. Le texte officiel la traite avant tout le reste, et donne huit exemples transcrits.
Le -s se dit [s], [z] ou [iz], et ce qui décide est le son qui le précède — pas la lettre. « Jack's » et « Kate's » finissent pareil parce que le son k et le son t sont tous deux des consonnes sourdes.
Le tri comporte un piège volontaire : six noms, deux colonnes, et l'un des six n'entre dans aucune des deux. Une question le fait nommer et expliquer.
Le second exercice fait écrire, pour trois noms, le son qui précède le -s puis le son qu'il prend. C'est le raisonnement complet, en deux étapes.
La même règle vaut pour le pluriel régulier et pour la troisième personne du singulier.
- [s]
- [z]
- [iz]
- La sifflante
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Le possessif et le génitif
Deux façons de dire à qui appartient une chose.
Le programme ne sépare pas les deux : il les met dans la même ligne, l'un après l'autre. Le génitif nomme le possesseur, le déterminant possessif le remplace une fois qu'on sait de qui l'on parle.
L'appariement porte sur la difficulté qui coûte le plus de points : en anglais, « his » ou « her » s'accorde avec le possesseur, et non avec l'objet possédé.
Le français fait l'inverse — « son livre » ne dit rien du propriétaire. C'est pourquoi un élève francophone écrit spontanément « his sister » pour une fille.
Le QCM fait choisir entre les deux tournures selon la situation : nommer quelqu'un pour la première fois, ou y revenir.
Le mot « livre » ne change pas : c'est le déterminant qui dit qui possède.
- his
- her
- their
- L'accord
5 sur 5
Tout mettre ensemble
Écrire juste, et savoir comment ça se dit.
La dernière fiche rassemble les trois gestes : l'ordre, l'apostrophe, le son. Le mémo les donne en cinq lignes, dont la dernière rappelle le déterminant possessif.
Une question demande d'écrire « le vélo de Ross » et de dire comment son -s se prononce. Ross finit déjà par une sifflante : on entend une syllabe de plus.
Une autre demande pourquoi apprendre la prononciation en même temps que l'orthographe. La réponse est dans le programme : le même -s se retrouve dans le pluriel régulier et dans la troisième personne du singulier. Ce qui s'apprend ici resservira trois fois.
Les quatre affirmations à trancher mélangent volontairement les trois plans, pour vérifier que l'élève sait de quoi chacune parle.
Un seul mécanisme, trois emplois.
- La synthèse
- Ross
- Trois emplois
- Le mémo
Compétences travaillées
-
L'ordre des mots
Construire un groupe au génitif en plaçant le possesseur avant l'objet possédé, et en supprimant le « de » du français.
-
L'apostrophe
Placer l'apostrophe selon la seule question qui compte : le possesseur se termine-t-il déjà par un -s ?
-
Le son du -s
Prononcer le -s en [s], [z] ou [iz] selon le son qui le précède — la même règle que pour le pluriel et la troisième personne.
-
Le déterminant possessif
Choisir entre le génitif et le déterminant possessif, et accorder « his » ou « her » avec le possesseur.
La 6e a changé de programme, et de cycle
Pour les langues vivantes, la classe de sixième ne relève plus du programme de cycle 3. L'arrêté du 5 mai 2025 supprime explicitement les parties « langues » du cycle 3 en ce qu'elles concernent la sixième, et lui applique le programme du collège depuis la rentrée 2025-2026.
Le changement n'est pas seulement administratif. Le cycle 3 rangeait le génitif dans une liste de notions grammaticales, avec une parenthèse prudente — « le génitif (si la langue en comporte) ». Le programme du collège lui donne des exemples, un niveau, et surtout une place dans un système.
C'est pourquoi ces fiches ne traitent pas le génitif seul : le texte officiel ne le fait pas non plus.
Pourquoi la prononciation vient avant les exercices d'écriture
La plupart des ressources sur le génitif s'arrêtent à l'orthographe : où mettre l'apostrophe. Le programme, lui, parle d'abord de prononciation, et il range les trois -s de l'anglais dans une même ligne.
L'intérêt est économique. Un élève qui comprend pourquoi « witches » fait deux syllabes comprend du même coup pourquoi « Mitch's » en fait deux, et pourquoi « he watches » aussi. Une règle apprise une fois sert trois fois.
L'inverse est vrai : un élève qui apprend le génitif comme une règle isolée devra réapprendre la même chose au pluriel, puis au présent simple.
Méthode et vérification
Contenu produit à partir de l'annexe 3 de l'arrêté du 5 mai 2025 (programme d'anglais pour les classes de collège, BO n° 22 du 29 mai 2025), section « Grammaire A1 / A1+ » de la classe de sixième. La règle de prononciation du -s est confrontée à chaque production aux huit formes transcrites par le texte officiel.
- Arrêté du 5 mai 2025, annexe 3 — Programme d'anglais pour les classes de collège, BO n° 22 du 29 mai 2025.
- Arrêté du 5 mai 2025, articles 2 et 4 — suppression des parties « langues vivantes » du cycle 3 pour la sixième, et entrée en vigueur à la rentrée 2025-2026.