Ce que ces évaluations demandent
Distinguer trois mesures de la faim et dire laquelle compte le plus de personnes ; situer la faim dans le monde et expliquer pourquoi l'Afrique passe devant l'Asie ; compléter deux chaînes de causes ; lire deux diagrammes circulaires ; composer deux taux au lieu de les additionner ; et partager cent hectares de terres émergées entre les cultures et les pâturages.
Aucun nombre n'est écrit à la main, et tous ceux qui sont publiés le sont avec leur source et leur date : SOFI 2026, l'indice des pertes alimentaires de la FAO, le Food Waste Index du PNUE et FAOSTAT.
Le tout en cinq formats différents, chacun employé exactement deux fois, et aucun des cinq couples n'est employé par les onze autres articles de géographie de cinquième.
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Les mots et les seuils
Trois mesures, trois nombres, et ils ne comptent pas les mêmes personnes.
« Combien de personnes ne mangent pas à leur faim ? » n'a pas une réponse mais trois, et elles diffèrent d'un facteur quatre. C'est la première chose que ce chapitre apprend.
Avoir faim est le seuil le plus sévère : ne pas manger assez pour couvrir ses besoins, durablement. L'insécurité alimentaire est plus large : sauter des repas, n'être pas sûr du lendemain. Ne pas pouvoir s'offrir une alimentation saine est plus large encore : manger à sa faim, mais mal, faute d'argent.
S'y ajoutent deux mots que l'on confond : la malnutrition, qui désigne le fait de mal manger dans un sens comme dans l'autre, et le retard de croissance, qui touche cent cinquante millions d'enfants de moins de cinq ans.
Cette évaluation fait relier les cinq expressions à ce qu'elles désignent exactement, puis cocher quatre lignes, puis rédiger. La dernière question porte sur le fait qu'un pays riche compte lui aussi des habitants qui ne mangent pas à leur faim.
Un chiffre de la faim ne se lit pas sans son seuil.
- Cinq mots, cinq définitions
- Quatre lignes à cocher
- Pourquoi trois nombres
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Où la faim se concentre
L'Afrique dépasse désormais l'Asie, qui est pourtant bien plus peuplée.
En 2025, 309 millions de personnes avaient faim en Afrique et 292 millions en Asie. L'Afrique est passée devant — alors que l'Asie compte plus de quatre milliards d'habitants et l'Afrique un peu plus d'un milliard et demi.
Ce renversement est le fait le plus parlant du chapitre, et il s'explique en un mot : la faim se mesure en PART, non en nombre. En Afrique, un habitant sur cinq est concerné ; en Asie, la proportion est bien plus faible.
La chaîne de causes de cette évaluation part de la croissance démographique et arrive à deux voies possibles : cultiver de nouvelles terres, ou produire mieux sur celles qu'on cultive déjà. Le programme demande d'y parvenir « sans compromettre l'écoumène et sans surexploitation des ressources » — ce qui tranche entre les deux.
La dernière question porte sur une bonne nouvelle à nuancer : la part africaine a reculé de 20,3 % à 20,0 % en un an, mais la population du continent augmente, et le nombre de personnes concernées reste donc très élevé.
La faim se mesure en part, non en nombre.
- Quatre lignes à cocher
- La chaîne des besoins
- Deux questions sur la carte de la faim
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De la récolte à l'assiette
On perd avant la vente, on gaspille après — et ce n'est pas la même chose.
On PERD avant la vente, on GASPILLE après. Deux mots différents pour deux endroits différents, et le chapitre ne se comprend pas si on les confond.
La perte a lieu entre le champ et le marché : faute de routes, de silos ou de froid, une partie de la récolte n'arrive jamais. Le gaspillage a lieu après : au magasin, au restaurant, et surtout à la maison — qui en fait 60 % à elle seule.
La chaîne de cette évaluation fait retrouver les deux maillons manquants, et le diagramme circulaire fait lire les trois lieux du gaspillage. Le résultat surprend : ce n'est ni le commerce ni la restauration qui vient en tête.
La dernière question demande de juger une phrase toute faite — « dans les pays pauvres comme dans les pays riches, on jette pour les mêmes raisons » — et de dire pourquoi elle est fausse. Le corrigé attend les deux causes, et l'idée que les remèdes diffèrent.
Deux mots, deux endroits, deux remèdes.
- La chaîne de la récolte
- Le diagramme du gaspillage
- Une question sur les deux mots
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Cent kilos récoltés
Deux taux qui ne portent pas sur le même total, et qu'on ne peut donc pas additionner.
Sur cent kilos récoltés dans le monde, 13,2 se perdent avant la vente. Puis 19 % de ce qui arrive aux consommateurs est gaspillé. L'addition donnerait 32,2 % de perte — et elle est fausse.
Les deux taux ne portent pas sur le même total. Le second retranche de ce qui RESTE après le premier, c'est-à-dire de 86,8 kilos et non de cent. Le gaspillage ne pèse donc que 16,5 kilos sur la récolte de départ, et il reste 70,3 kilos mangés.
C'est le calcul le plus utile du chapitre, et c'est aussi une erreur de raisonnement que l'élève retrouvera partout ailleurs, dès qu'on lui donnera deux pourcentages successifs. Cette évaluation lui fait faire les deux calculs et demande où est l'erreur.
Le programme de calcul, lui, part de deux nombres publiés — 645 millions de personnes, 7,8 % de l'humanité — et fait retrouver la population mondiale par une division. Le résultat s'accorde à moins d'un pour cent avec celui du chapitre sur la croissance démographique, et la seconde question porte sur cet accord.
Deux taux ne s'additionnent pas s'ils ne portent pas sur le même total.
- Le diagramme des cent kilos
- Le programme de calcul
- Une question sur ce que le calcul montre
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Les terres et les trois objectifs
Deux tiers des terres agricoles du monde nourrissent des animaux.
Plus du tiers des terres émergées de la planète sert à l'agriculture : 12 % sont cultivées, 25 % sont pâturées. Les pâturages font donc exactement le double des terres cultivées.
Autrement dit, les deux tiers des terres agricoles du monde ne servent pas à faire pousser ce que nous mangeons directement, mais à nourrir des animaux. C'est ce que « besoins alimentaires accrus » veut dire en surface, et c'est l'une des raisons pour lesquelles l'alimentation pèse autant sur les milieux.
Le programme de calcul de cette évaluation part de cent hectares de terres émergées et fait descendre jusqu'à la comparaison des deux usages. Les colonnes à relier portent ensuite sur les trois objectifs de développement durable que le programme de géographie rattache à ce chapitre.
La dernière question est une synthèse : citer deux moyens de nourrir une humanité en croissance sans surexploiter les ressources, et les expliquer. Le corrigé accepte plusieurs réponses, à condition que chacune s'appuie sur un chiffre ou un fait des cinq fiches.
Deux tiers des terres agricoles nourrissent des animaux.
- Le programme des cent hectares
- Trois objectifs, trois buts
- Une question de synthèse
Compétences travaillées
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Un chiffre de la faim ne se lit pas sans son seuil
Trois mesures existent, emboitées : le plus large compte plus de quatre fois le plus étroit.
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On perd avant la vente, on gaspille après
Deux mots, deux endroits, deux causes — et donc deux remèdes différents.
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Deux taux ne s'additionnent pas s'ils ne portent pas sur le même total
Le second retranche de ce qui reste après le premier : c'est une composition, pas une somme.
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Deux tiers des terres agricoles nourrissent des animaux
Les pâturages font le double des terres cultivées : c'est ce que « besoins alimentaires accrus » veut dire en surface.
Pourquoi trois nombres pour une seule question
« Combien de personnes ne mangent pas à leur faim ? » n'a pas une réponse mais trois, et elles diffèrent d'un facteur quatre. C'est la première chose que ce chapitre apprend, et celle qu'on lit le plus souvent de travers.
Avoir faim est le seuil le plus sévère : ne pas manger assez pour couvrir ses besoins, durablement. L'insécurité alimentaire est plus large : sauter des repas, n'être pas sûr du lendemain. Ne pas pouvoir s'offrir une alimentation saine est plus large encore : manger à sa faim, mais mal, faute d'argent.
Les trois cercles se contiennent l'un l'autre, et le module refuse de produire les fiches s'ils cessaient de s'emboiter — une première fiche entière repose sur cet ordre.
La couverture de cet article les met à l'échelle : trois barres, trois parts de l'humanité, trois effectifs. Elle ne cherche pas à faire peur ; elle montre qu'un chiffre de la faim sans son seuil ne veut rien dire.
Ce qu'on ne peut pas additionner
Sur cent kilos récoltés dans le monde, 13,2 se perdent avant la vente — faute de routes, de silos ou de froid. Puis 19 % de ce qui arrive aux consommateurs est gaspillé, au magasin, au restaurant et surtout à la maison.
L'addition donnerait 32,2 % de perte, et elle est fausse. Les deux taux ne portent pas sur le même total : le second retranche de ce qui RESTE après le premier, c'est-à-dire de 86,8 kilos et non de cent. Le gaspillage ne pèse donc que 16,5 kilos sur la récolte de départ, et le total perdu vaut 29,7 %.
Il reste 70,3 kilos mangés sur cent récoltés. C'est le calcul le plus utile du chapitre, et c'est aussi une erreur de raisonnement que l'élève retrouvera partout ailleurs — dès qu'on lui donnera deux pourcentages successifs.
La quatrième fiche fait faire les deux calculs et demande où est l'erreur. Le module vérifie que la composition juste donne bien moins que l'addition : si les données changeaient au point que ce ne soit plus vrai, la fiche perdrait son objet et la production s'arrêterait.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de géographie du cycle 4 en vigueur en cinquième. CE CHAPITRE N'AVAIT AUCUN ARTICLE sur le site — ni évaluation, ni exercices, ni cours : c'est l'un des trois chapitres de géographie de cinquième dans ce cas, et le plus proche de la croissance démographique déjà traitée. AUCUN NOMBRE N'EST ÉCRIT À LA MAIN : la part de la récolte qui finit mangée est le PRODUIT de deux taux qui ne portent pas sur le même total, les parts du gaspillage se déduisent de trois tonnages, le rapport entre pâturages et cultures est un quotient, et la population mondiale que les données de la faim impliquent est comparée à celle du module de démographie du site — deux tables indépendantes qui doivent tomber d'accord. LES FAITS QUE LES FICHES AFFIRMENT SONT PROUVÉS AVANT L'IMPRESSION : que les trois mesures de la faim s'emboitent du plus étroit au plus large, sans quoi la première fiche enseignerait le contraire de ses données ; que l'Afrique dépasse l'Asie en nombre de personnes concernées ; que les maisons fassent plus de la moitié du gaspillage ; que la composition juste des deux taux donne MOINS que leur addition, faute de quoi la quatrième fiche n'aurait plus d'objet ; et que le programme de calcul de cette même fiche retombe exactement sur le nombre publié, refait sur les valeurs IMPRIMÉES et non sur les valeurs exactes. Chaque évaluation est vérifiée à 20 points, et aucun tracé n'est en couleur.
- Programme de géographie du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié, version consolidée au BO nº 31 du 30 juillet 2020, classe de cinquième, thème 2 « Des ressources limitées, à gérer et à renouveler », second sous-thème, cité mot pour mot : « L'alimentation : comment nourrir une humanité en croissance démographique et aux besoins alimentaires accrus ? ». Le texte demande d'insister sur « l'importance des espaces ruraux et agricoles », rappelle qu'« une partie de l'humanité est toujours sous-alimentée ou mal alimentée », veut y parvenir « sans compromettre l'écoumène et sans surexploitation des ressources », et rattache le sous-thème aux objectifs de développement durable nº 2, nº 3 et nº 12. TOUS LES CHIFFRES SONT PUBLIÉS PAR LES INSTITUTIONS QUI LES PRODUISENT, et relus à la source. La faim, l'insécurité alimentaire, l'alimentation saine, l'obésité et la répartition par continent viennent de SOFI 2026 — « L'État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde », publié le 21 juillet 2026 par la FAO, le FIDA, l'UNICEF, le PAM et l'OMS, avec les données de 2025. Les pertes après récolte viennent de l'indice des pertes alimentaires de la FAO, le gaspillage du Food Waste Index Report 2024 du Programme des Nations unies pour l'environnement (données de 2022), et les surfaces de FAOSTAT, statistiques des terres 2001-2023.