Ce que ces fiches font travailler
Compléter une chaîne d'effets et trouver le maillon qui n'en est pas un ; juger quatre copies et corriger les fausses ; lire un récit et y chercher ce qui menace, ce que cela produit et ce que les gens décident ; lire le texte du programme comme un texte de loi ; remplir une carte mentale à trois échelles ; et calculer combien de temps il reste avant que la mer ait monté de tant.
Chaque fiche porte une leçon en tête, ce qu'une évaluation ne fait pas. Aucun nombre n'est écrit à la main, et tous ceux qui sont publiés le sont avec leur source et leur date : l'Organisation météorologique mondiale pour les relevés, la Banque des Territoires pour l'étude de cas.
Le tout en dix formats différents, employés une fois chacun, et aucun des cinq couples n'est employé par les quatorze autres articles de géographie de cinquième.
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Fiche 1 — de la mer au village
Une chaîne d'effets, et le maillon où commence la décision.
Un effet en entraine un autre, et l'on peut suivre la suite comme une chaîne : le niveau moyen de la mer monte, la limite entre la terre et la mer se déplace vers l'intérieur, les tempêtes partent donc d'un point plus proche des maisons, l'eau atteint le bas du village.
Deux maillons manquent, et l'élève doit les écrire. Mais la vraie question est ailleurs : le dernier maillon de la chaîne n'est pas un effet du climat. « Les habitants doivent décider quoi faire » est une DÉCISION, et c'est exactement là que la géographie commence.
La chasse à l'erreur qui suit fait juger quatre copies. Deux sont justes, deux sont fausses — et les deux fausses le sont pour la même raison de fond : elles traitent la montée de la mer comme un phénomène uniforme, alors qu'une côte basse et plate recule beaucoup plus qu'une falaise, à montée égale.
La légende de la chaîne rappelle enfin que chaque maillon est un effet OBSERVÉ, non une prévision. C'est ce qui distingue ce chapitre d'un exercice de projection.
Une chaîne d'effets s'arrête là où commence une décision.
- Deux maillons à écrire
- Quatre copies à juger
- Deux questions sur ce que la chaîne montre
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Fiche 2 — lire une décision
Ce qui menace, ce que cela produit, ce que les gens décident.
Un récit de quelques lignes contient trois choses, et il ne les annonce jamais : ce qui MENACE, ce que cela PRODUIT, et ce que les gens DÉCIDENT. Savoir les séparer est ce que cette fiche fait travailler.
Le texte raconte Miquelon : six cents habitants dans l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, un village bâti sur du sable au ras de l'eau, une tempête en novembre 2018, l'ouragan Fiona quatre ans plus tard, et la décision de déplacer le village à deux kilomètres, sur des terres plus élevées.
Les trois questions demandent de relever les deux événements qui ont tout précipité, de retrouver les deux voies que le texte écarte avant d'en retenir une troisième, et de remettre les étapes dans l'ordre. Le texte écrit dit tout cela sans jamais l'annoncer.
Les traits à tracer relient ensuite chaque menace à ce qu'elle produit. Les trois effets sont distincts — le module refuse la fiche si deux menaces produisaient la même chose, car les traits auraient alors plusieurs solutions justes.
Ce qui menace, ce que cela produit, ce que les gens décident.
- Le texte, et trois questions
- Trois traits à tracer
- Deux questions sur le récit
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Fiche 3 — ce que le programme demande
Des effets ET une politique : le texte demande les deux.
Le document de cette fiche n'est pas un texte écrit pour l'école : c'est le programme officiel lui-même, reproduit mot pour mot, avec sa référence. Il tient en quelques lignes, et il se lit comme un texte de loi.
On y cherche ce qu'il EXIGE : une étude de cas des effets observés ou potentiels ET d'une politique. Deux choses, non une — une étude qui décrirait seulement les dégâts d'une tempête ne suffirait pas, et c'est l'objet de la dernière question.
On y cherche ce qu'il LAISSE AU CHOIX : le texte dit « au choix du professeur » et ne désigne aucun exemple précis. Un programme qui imposerait Miquelon vieillirait avec Miquelon.
Et l'on y cherche les mots exacts : les trois verbes proposés pour répondre à un effet — éviter, modérer, s'y adapter — sont dans le texte, et la deuxième question demande simplement de les recopier. Les quatre lignes à cocher vérifient ensuite qu'on a lu le texte, et non ce qu'on croyait y trouver.
Un texte officiel se lit comme un texte de loi.
- Le texte officiel, et trois questions
- Quatre lignes à cocher
- Deux questions sur le texte officiel
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Fiche 4 — du local au planétaire
Deux échelles, et il faut savoir à tout moment laquelle on emploie.
« Du local au planétaire » est le titre du thème, et ce n'est pas une formule : c'est la méthode. Un même sujet se regarde à plusieurs échelles, et chacune montre ce que l'autre ne montre pas.
La carte mentale de cette fiche porte trois branches — la planète, une côte, un village — et chaque branche doit dire trois choses : ce qu'on y observe, une précision, et ce que cette échelle ne dit PAS. C'est la troisième qui est difficile, et c'est celle qui compte.
Le tri qui suit range six affirmations selon l'échelle à laquelle chacune se vérifie : le monde entier ou un village. Les six sont vraies, aucune n'est un piège — et elles sont imprimées dans un ordre où deux voisines ne vont jamais dans la même colonne.
La dernière question porte sur la limite d'une étude de cas : un village ne prouve rien à lui seul. Il rend visible, à taille d'homme, ce qu'un rythme mondial ne laisse pas voir — et c'est un autre usage que la preuve.
Un village ne prouve rien, il montre.
- La carte des trois échelles
- Six étiquettes à ranger
- Deux questions sur les échelles
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Fiche 5 — combien de temps reste-t-il ?
Le même calcul, pris à l'envers — et il inquiète davantage.
Les évaluations du même chapitre font calculer de combien la mer monte en trente ans. Cette fiche pose la question dans l'autre sens, et c'est celle qu'une commune se pose vraiment : combien de temps avant qu'elle ait monté de tant ?
Le programme de calcul part d'une hauteur en centimètres, la convertit en millimètres, la divise par le rythme annuel et rend un nombre d'années. La première question demande de refaire le même calcul avec le rythme de 1993-2002 : le résultat est plus de deux fois plus grand.
Le tableau qui suit fait recommencer sur deux autres hauteurs, aux deux rythmes. Quatre cases à remplir, et le module vérifie qu'aucune des réponses ne figure déjà ailleurs dans le tableau.
La légende prévient d'une limite, et la dernière question la fait expliquer : le résultat est un MAXIMUM. Il suppose un rythme constant, alors que le rythme, précisément, augmente — le délai réel sera donc plus court.
Le même calcul, pris à l'envers, ne dit pas la même chose.
- Le programme de calcul
- Quatre cases à remplir
- Deux questions sur ce que la division montre
Compétences travaillées
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Une chaîne d'effets s'arrête là où commence une décision
La mer monte, la côte recule, l'eau atteint le village : ce sont des effets. Partir ou rester n'en est pas un — c'est un choix, et c'est là que la géographie commence.
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Le même calcul, pris à l'envers, ne dit pas la même chose
Multiplier un rythme par une durée donne une hauteur ; diviser une hauteur par un rythme donne un délai. C'est le second que fait une commune qui doit décider.
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Un village ne prouve rien, il montre
Une étude de cas ne démontre pas une règle générale. Elle rend visible, à taille d'homme, ce qu'un rythme mondial ne laisse pas voir.
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Un texte officiel se lit comme un texte de loi
On y cherche ce qu'il exige, ce qu'il laisse au choix, et ce qu'il n'impose pas. Le programme demande des effets ET une politique, et ne désigne aucun exemple.
La même donnée, prise à l'envers
Le niveau de la mer monte de 4,7 millimètres par an sur la période 2015-2024, contre 2,1 millimètres par an sur 1993-2002. On en tire d'ordinaire une hauteur : en trente ans, cela fait quatorze centimètres au lieu de six. C'est ce que font les évaluations du même chapitre.
Une commune menacée ne pose pas la question dans ce sens-là. Elle sait de combien d'eau elle peut supporter la montée, et elle demande combien de temps il lui reste. La question devient une division : dix centimètres font cent millimètres, cent millimètres divisés par 4,7 font environ vingt-et-un ans.
Au rythme des années 1990, la même hauteur demandait environ quarante-huit ans — près d'un demi-siècle, le temps d'une génération. Le rapport entre les deux délais est exactement celui des deux rythmes, puisqu'on divise la même hauteur : ce n'est donc pas un fait de plus, c'est le même fait vu de l'autre côté.
La cinquième fiche fait ce calcul dans les deux sens et le fait recommencer sur deux autres hauteurs. La légende y prévient d'une limite : le résultat est un MAXIMUM, puisqu'il suppose un rythme constant alors que le rythme, précisément, augmente.
Du local au planétaire : ce que le titre du thème demande
Le thème s'appelle « L'environnement, du local au planétaire ». Ce n'est pas une formule : c'est la méthode que le chapitre enseigne. Un même sujet se regarde à plusieurs échelles, et chacune montre ce que l'autre ne montre pas.
À l'échelle de la planète, on obtient des moyennes et des rythmes. Ils sont solides parce qu'ils rassemblent des milliers de mesures — mais ils ne disent rien de ce qui arrive à un endroit précis. À l'échelle d'un village, on obtient des faits datés et des décisions. Ils sont concrets — mais un village ne prouve rien à lui seul.
La quatrième fiche fait remplir une carte mentale à trois branches, et chaque branche doit dire non seulement ce que son échelle apporte, mais ce qu'elle ne dit PAS. Le tri qui suit fait ranger six affirmations, toutes vraies, selon l'échelle à laquelle chacune se vérifie.
C'est un geste plus difficile qu'il n'y parait : les six affirmations sont vraies, aucune n'est un piège, et pourtant l'élève doit savoir à tout moment de quelle taille de monde il parle.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de géographie du cycle 4 en vigueur en cinquième. CE SONT LES FICHES D'EXERCICES DU MÊME SOUS-THÈME que les cinq évaluations publiées le même jour, et elles ne refont pas le même geste : l'évaluation fait calculer DE COMBIEN la mer monte en trente ans, ces fiches posent la question à l'envers — combien de temps avant qu'elle ait monté de dix centimètres ? C'est une division, et elle frappe davantage : la même hauteur demandait environ quarante-huit ans au rythme de 1993-2002, elle en demande environ vingt-et-un au rythme de 2015-2024. DIX FORMATS DIFFÉRENTS, UN CHACUN, ET C'EST UNE MESURE : la géographie de cinquième compte quatorze autres articles et soixante-six couples de formats déjà employés ; plus aucun jeu de cinq formats employés deux fois ne laissait ses cinq couples libres. Dix formats employés une fois en laissaient, et le contrôle d'équilibre l'accepte — « répartis également » vaut aussi bien à un qu'à deux. AUCUN NOMBRE N'EST ÉCRIT À LA MAIN : les délais sont des divisions en fractions exactes, l'écart entre les deux déclencheurs une soustraction d'années. LES FAITS QUE LES FICHES AFFIRMENT SONT PROUVÉS AVANT L'IMPRESSION : que le dernier maillon de la chaîne ne soit pas un effet du climat mais une décision, sans quoi la question qui le demande n'aurait pas de réponse ; que les deux copies fausses de la chasse à l'erreur portent chacune leur correction ; que chaque menace produise un effet distinct des deux autres, faute de quoi les traits à tracer auraient plusieurs solutions ; que le tableau à quatre cases ne contienne aucun des nombres qu'il fait chercher. UNE COMPÉTENCE ANNONCÉE A ÉTÉ RETIRÉE en même temps qu'un exercice : « situer une étude de cas » figurait encore en tête des cinq fiches alors qu'aucune ne demandait plus de situer quoi que ce soit sur une carte. Chaque fiche porte une leçon en tête — ce qu'une évaluation ne fait pas —, chaque total est vérifié à 20 points, et aucun tracé n'est en couleur.
- Programme de géographie du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié, version consolidée au BO nº 31 du 30 juillet 2020, classe de cinquième, thème 3 « L'environnement, du local au planétaire », premier sous-thème « Le changement global climatique et ses principaux effets géographiques régionaux ». La troisième fiche en reproduit le passage mot pour mot, avec sa référence : c'est le document de l'exercice. Le texte demande d'aborder « la question du changement climatique et des défis pour les sociétés » et « la vulnérabilité et la résilience des sociétés face aux risques », à partir d'« une étude de cas simple, au choix du professeur, des effets observés ou potentiels d'un changement climatique et d'une politique locale, régionale ou nationale, pour les éviter, les modérer ou s'y adapter » ; il rattache le sous-thème aux objectifs de développement durable nº 13 et nº 15. TOUS LES CHIFFRES SONT PUBLIÉS PAR LES INSTITUTIONS QUI LES PRODUISENT. La température de 2025, son rang dans les relevés et l'état des banquises viennent du rapport « State of the Global Climate 2025 » de l'Organisation météorologique mondiale, publié le 23 mars 2026 ; les deux rythmes de montée du niveau de la mer viennent du même organisme. L'étude de cas de Miquelon — la première relocalisation d'un village français pour raison climatique — vient de la Banque des Territoires, de la Caisse des Dépôts. Le récit de la deuxième fiche est écrit pour cette fiche à partir de ces données, et sa légende le dit.