Géographie · 5ème · Exercice

Prévenir les risques 5e — exercices de géographie (PDF + corrigés)

Cinq fiches d'exercices notées sur 20, chacune avec sa leçon et son corrigé. Un même accident, trois périmètres : treize communes, cent douze, deux cent quinze — et chacun protège autre chose.

5ème Géographie Exercice
Durée 40 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Trois rectangles emboîtés à l'échelle : 13 communes où les écoles ferment, 112 où la vente agricole est interdite, 215 où les sols sont surveillés.

Ce que ces fiches font travailler

Compléter une chaîne d'effets et trouver le maillon qui n'en est pas un ; remplir la frise des heures d'une journée de crise ; lire un texte officiel et un rapport d'enquête ; remplir la carte des acteurs et trouver celui qui manque ; juger huit lignes dont quatre n'ont rien à faire dans un document communal ; et comparer trois périmètres emboîtés.

Chaque fiche porte une leçon en tête, ce qu'une évaluation ne fait pas. Aucun nombre n'est écrit à la main, et tous ceux qui sont publiés viennent du rapport du ministère de l'Intérieur ou des textes officiels.

Le tout en dix formats différents, employés une fois chacun, et aucun des cinq couples n'est employé par les seize autres articles de géographie de cinquième.

1 sur 5

Fiche 1 — la nuit du 26 septembre, heure par heure

Une chaîne d'effets qui finit par une décision, et une journée qui se lit à l'heure.

Un accident industriel ne s'arrête pas à l'usine. Ce qui brûle produit de la fumée, la fumée retombe, et ce sur quoi elle retombe est parfois un champ. C'est ainsi qu'un incendie devient une affaire de lait.

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La chaîne de cette fiche part de l'usine et arrive au lait consigné, en cinq maillons dont deux manquent. Mais le dernier n'est pas un effet : interdire la vente est une DÉCISION, prise par le préfet. Les quatre premiers maillons arrivent tout seuls ; celui-là non, et c'est là que la géographie commence.

La frise qui suit range cinq moments d'une même journée : le feu à deux heures quarante, le rectorat prévenu à partir de six heures quarante-cinq, la radio à sept heures quarante, le communiqué à neuf heures, la levée du confinement à quinze heures trente. L'ordre compte : on prévient les écoles avant l'heure d'entrée, non après.

Les deux dernières questions portent sur ce que cet ordre implique, et sur ce qui reste dangereux après que le feu est éteint — car ce n'est pas l'incendie qu'on fuit, c'est ce qu'il a mis dans l'air.

Le dernier maillon n'est pas un effet : c'est une décision.

  • Deux maillons à écrire
  • Cinq moments à retrouver
  • Deux questions sur cette journée

2 sur 5

Fiche 2 — la préparation prend des années

Le département était équipé, et cela n'a pas suffi.

Un risque industriel ne se gère pas le jour de l'accident. Il se prépare des années avant : des plans qui limitent ce qu'on a le droit de construire, des exercices, des habitants qu'on informe.

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La Seine-Maritime était équipée. Dix plans de prévention du risque technologique y avaient été approuvés entre 2010 et 2018, tous avant l'incendie. Le programme de calcul de cette fiche fait mesurer le temps qu'il a fallu pour cela — quinze ans depuis la loi qui les a créés.

Être équipé n'a pourtant pas suffi, et le texte de la fiche explique pourquoi. Le rapport d'enquête rapporte — sans porter d'appréciation — ce que les élus lui ont déclaré : la culture du risque industriel est moins développée à Rouen que chez ses voisins, qui mènent des exercices avec la population et interviennent dans les écoles.

Une des questions ne porte pas sur la géographie mais sur la méthode : pourquoi le rapport précise-t-il qu'il RAPPORTE ce qui lui a été déclaré ? Parce que personne n'a mesuré la culture du risque. Savoir distinguer un constat d'acteurs d'un chiffre est une compétence à part entière.

Être équipé ne suffit pas.

  • Le texte, et trois questions
  • Le programme de calcul
  • Deux questions sur la préparation

3 sur 5

Fiche 3 — qui décide quoi

Quatre acteurs, et aucun ne fait le travail d'un autre.

Personne ne décide tout. Face à un risque industriel, quatre acteurs agissent, et chacun à sa place : l'État, le préfet, le maire, l'établissement scolaire.

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La carte mentale de cette fiche en porte trois, avec trois feuilles chacun. Le quatrième manque, et la légende le signale : c'est la première question. Il s'agit de l'État, qui envoie l'alerte sur les téléphones des personnes présentes dans une zone de danger, depuis le 21 juin 2022.

Une question porte sur le partage lui-même : pourquoi le maire ne peut-il pas approuver le plan qui limite les constructions ? Parce qu'une usine dangereuse concerne plusieurs communes — le périmètre dépasse la commune, donc la décision aussi. C'est un raisonnement d'échelle, et c'est ce que le thème demande.

Le document de la seconde partie est le texte du programme lui-même. On y cherche combien d'études de cas il demande, parmi combien de sortes de risques, et surtout le petit mot qui montre que la sensibilisation au principe de précaution n'est pas obligatoire : « peut ».

Le périmètre dépasse la commune, donc la décision aussi.

  • La carte des acteurs
  • Le texte officiel, et deux questions
  • Deux questions sur le partage des rôles

4 sur 5

Fiche 4 — ce que votre commune doit vous dire

Un document obligatoire, un contenu fixé, et deux délais.

Toute commune exposée à au moins un risque majeur doit établir un document d'information communal sur les risques majeurs. Ce n'est pas une brochure facultative : c'est une obligation, et son contenu est fixé par la loi.

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La leçon de cette fiche ne récite pas ce contenu — elle donne le critère qui permet de le retrouver : ce document doit porter de quoi savoir quoi faire. Ce qui aide un habitant à comprendre le danger et à s'en protéger y figure ; ce qui relève de l'organisation de la mairie ou des affaires privées des entreprises n'y est pas.

L'exercice donne huit lignes, dont quatre seulement font partie du contenu fixé. Elles sont imprimées dans un ordre où les justes et les fausses alternent : rangées par groupes, elles se cocheraient sans lecture.

Le questionnaire qui suit ne demande pas de réciter les deux délais de la loi, mais de les APPLIQUER à des cas : un maire qui a informé sa population il y a trois ans est-il en règle ? Un document mis à jour il y a quatre ans devra-t-il être refait ?

De quoi savoir quoi faire — c'est le critère.

  • Huit lignes à juger
  • Quatre lignes à cocher
  • Deux questions sur ce document

5 sur 5

Fiche 5 — trois périmètres pour un même accident

Treize, cent douze, deux cent quinze : trois cercles, trois choses à protéger.

Un même accident ne produit pas un seul périmètre. Il en produit plusieurs, de tailles très différentes, et chacun protège autre chose.

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À Rouen, trois cercles ont été tracés. Le plus petit, treize communes, a fermé les crèches et les écoles. Le deuxième, cent douze communes, a interdit la vente des productions agricoles. Le troisième, deux cent quinze communes sur cinq départements, a surveillé les sols.

Le diagramme de cette fiche les met à l'échelle, et les deux premières questions demandent un écart puis un rapport — non les trois nombres, qui sont écrits au-dessus des barres. Les traits à tracer relient ensuite chaque mesure à ce qu'elle protège.

La dernière question est la plus importante du chapitre : pourquoi le cercle des écoles est-il le plus petit et celui de la surveillance le plus grand ? Parce qu'ils ne servent pas à la même chose. Protéger se fait là où l'on est touché ; savoir demande de regarder bien au-delà.

Protéger n'a pas la même étendue que savoir.

  • Trois barres à lire
  • Trois traits à tracer
  • Deux questions sur les trois cercles

Compétences travaillées

  • Une chaîne d'effets s'arrête là où commence une décision

    La fumée retombe, l'herbe est couverte de suies : ce sont des effets. Interdire la vente du lait n'en est pas un.

  • Un même accident produit plusieurs périmètres

    Treize communes pour les écoles, cent douze pour la vente, deux cent quinze pour la surveillance : protéger n'a pas la même étendue que savoir.

  • Être équipé ne suffit pas

    La Seine-Maritime avait dix plans de prévention approuvés avant l'accident. Ce qui manquait n'était pas un plan.

  • Personne ne décide tout

    Le préfet approuve, le maire informe, l'école met à l'abri, l'État alerte. Aucun ne fait le travail d'un autre.

Trois périmètres pour un même accident

Le 26 septembre 2019, un incendie industriel à Rouen dégage un panache de fumée et de suies. Trois mesures suivent, et l'on s'attendrait à ce qu'elles couvrent le même territoire. Elles couvrent trois territoires emboîtés, très différents.

Treize communes ferment leurs crèches et leurs écoles : on protège d'abord ceux qui sont sous le panache, et tout de suite. Cent douze communes voient la vente de leurs productions agricoles interdite : on protège ce qui sera mangé, sur toute la zone de retombées. Deux cent quinze communes, sur cinq départements, voient leurs sols et leurs productions surveillés.

Le troisième cercle est le plus large parce qu'il ne sert pas à protéger : il sert à SAVOIR. Et pour savoir où l'on n'a rien trouvé, il faut regarder bien au-delà de ce qu'on croit touché.

La cinquième fiche fait lire ces trois nombres sur un diagramme, calculer l'écart entre deux d'entre eux, puis relier chaque mesure à ce qu'elle protège. C'est de la géographie au sens strict : la même décision n'a pas le même sens à treize ou à deux cent quinze communes.

Pourquoi deux territoires voisins ne sont pas prêts pareil

La Seine-Maritime n'était pas démunie. Dix plans de prévention du risque technologique y avaient été approuvés entre 2010 et 2018, tous avant l'incendie. Le département était équipé, et cela n'a pas suffi.

Le rapport d'enquête rapporte — sans porter d'appréciation lui-même — ce que les élus locaux lui ont unanimement déclaré : la « culture du risque industriel » est moins développée à Rouen que dans les autres secteurs industriels du département. La comparaison est faite avec la métropole du Havre et la communauté d'agglomération Caux-Vallée de Seine, qui ont des services dédiés, un plan intercommunal de sauvegarde, des exercices associant les habitants et des interventions dans les écoles.

La deuxième fiche fait lire ce texte, et pose une question qui n'est pas de géographie mais de méthode : pourquoi le rapport précise-t-il qu'il RAPPORTE ce qui lui a été déclaré ? Parce que personne n'a mesuré la culture du risque. C'est un constat d'acteurs, non un chiffre, et la différence compte.

La présence industrielle est pourtant ancienne à Rouen. C'est le paradoxe que la troisième question fait remarquer : l'habitude peut faire oublier le danger plutôt qu'en préparer.

Méthode et vérification

Contenus originaux, cadrés sur le programme de géographie du cycle 4 en vigueur en cinquième. CE SONT LES FICHES D'EXERCICES DU MÊME SOUS-THÈME que les cinq évaluations publiées le même jour, ET LE DERNIER ARTICLE DE LA GÉOGRAPHIE DE CINQUIÈME : la matière est désormais couverte en entier. ELLES NE REFONT PAS LE MÊME GESTE : l'évaluation range la crise en JOURS, du 26 septembre au 18 octobre ; ces fiches rangent la première JOURNÉE, de 2 h 40 à 15 h 30, et aucun repère n'est commun aux deux articles. L'évaluation compte les tonnes brûlées ; ces fiches comptent les COMMUNES, et découvrent que le même accident a produit trois périmètres emboîtés de tailles très différentes. DIX FORMATS DIFFÉRENTS, UN CHACUN, ET C'EST UNE MESURE : la géographie de cinquième comptait seize articles et soixante-seize couples de formats employés ; il ne restait que TROIS jeux de cinq formats formant un cycle libre, et aucun des trois ne portait les contenus de ce sous-thème — il aurait fallu deux frises, deux chaînes et deux textes distincts sur un seul accident. AUCUN NOMBRE N'EST ÉCRIT À LA MAIN : les durées sont des soustractions d'heures ou d'années, l'écart entre deux périmètres une soustraction, leur rapport un quotient. LES FAITS QUE LES FICHES AFFIRMENT SONT PROUVÉS AVANT L'IMPRESSION : que le dernier maillon de la chaîne soit une décision et non un effet ; que les trois périmètres soient emboîtés ; que les trois mesures protègent trois choses distinctes, sans quoi les traits à tracer auraient plusieurs solutions ; que la carte des acteurs ne nomme pas l'acteur qu'elle fait chercher. TROIS EXERCICES ONT ÉTÉ REFAITS PARCE QU'ILS SE RÉPONDAIENT SEULS : un questionnaire qui récitait les deux délais que sa propre leçon venait d'écrire ; une liste de huit lignes dont les quatre justes étaient les quatre premières, cochables sans lecture ; et une question qui faisait recopier trois nombres imprimés au-dessus des barres et déjà écrits en toutes lettres dans la leçon. Chaque fiche porte une leçon en tête, chaque total est vérifié à 20 points.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de géographie du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié, version consolidée au BO nº 31 du 30 juillet 2020, classe de cinquième, thème 3 « L'environnement, du local au planétaire », second sous-thème « Prévenir et s'adapter aux risques (industriels, technologiques et sanitaires ou liés au changement climatique) ». La troisième fiche en reproduit la démarche mot pour mot : « Le sous-thème 2 est abordé à partir d'une étude de cas sur un risque industriel et technologique, un risque ou une crise sanitaire ou encore lié au changement climatique. Une sensibilisation au principe de précaution ou de prévention peut compléter la réflexion. » ODD mobilisé nº 9. ATTENTION AU TEXTE DE 2015 : le document d'accompagnement Eduscol de mars 2016 porte un tout autre libellé, d'après le BOEN nº 11 du 26 novembre 2015, et ce n'est plus le programme en vigueur. TOUS LES FAITS SONT RELUS À LEUR SOURCE. L'étude de cas, les heures de la journée du 26 septembre 2019, les trois périmètres de 13, 112 et 215 communes, les dix plans de prévention du risque technologique approuvés en Seine-Maritime entre 2010 et 2018 et le constat sur la « culture du risque » viennent du rapport « Retour d'expérience après l'incendie d'un site industriel à Rouen en septembre 2019 », publié par le ministère de l'Intérieur. Les obligations du document communal d'information sont celles que publie Géorisques, portail du ministère de la Transition écologique ; la loi qui crée les plans de prévention est la loi nº 2003-699 du 30 juillet 2003, relue sur Légifrance ; le déploiement national de l'alerte sur les téléphones est daté par le ministère de l'Intérieur.

Questions fréquentes

Combien de communes un accident industriel concerne-t-il ?
Il n'y a pas un seul nombre. À Rouen en 2019, trois périmètres emboîtés ont été tracés : treize communes pour la fermeture des crèches et des écoles, cent douze pour l'interdiction de vendre les productions agricoles, deux cent quinze — sur cinq départements — pour la surveillance des sols. Chacun protège autre chose.
Qui décide quoi, face à un risque industriel ?
Le préfet approuve le plan qui limite les constructions autour d'une usine dangereuse, et décide des interdictions pendant la crise. Le maire établit le document qui informe les habitants de sa commune. Chaque école, collège et lycée tient son plan de mise en sûreté, exercé chaque année depuis 2010. L'État envoie l'alerte sur les téléphones, depuis le 21 juin 2022.
Qu'est-ce que la « culture du risque » ?
Savoir qu'on vit près d'une installation dangereuse, savoir ce qu'on fera si quelque chose arrive, et l'avoir déjà fait une fois. Elle ne se décrète pas : elle s'entretient par des exercices, des réunions et des interventions dans les écoles. Deux territoires également équipés peuvent ne pas être également préparés.
Ces fiches font-elles double emploi avec les évaluations du même chapitre ?
Non. Les évaluations rangent la crise en jours et comptent les tonnes brûlées ; ces fiches rangent la première journée heure par heure et comptent les communes. Dix formats, tous différents, et chaque fiche porte une leçon en tête que l'évaluation n'a pas.

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