Ce que ces fiches font travailler
Lire un diagramme circulaire et savoir ce qu'il ne dit pas ; partager cent hectares de terres émergées entre leurs usages ; séparer ce qui se perd de ce qui se gaspille, et composer deux taux au lieu de les additionner ; confronter un récit à un tableau de bord chiffré ; et ranger six actions selon le levier sur lequel elles agissent.
Aucun nombre n'est écrit à la main, et tous ceux qui sont publiés le sont avec leur source et leur date. Le récit de la quatrième fiche est vérifié formule par formule contre les chiffres exacts : il a le droit d'arrondir, pas de mentir.
Le tout en cinq formats différents, chacun employé exactement deux fois, et aucun des cinq couples n'est employé par les douze autres articles de géographie de cinquième.
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Fiche 1 — la faim n'est pas répartie au hasard
Un continent moins peuplé peut arriver en tête.
Un diagramme circulaire partage un total, et rien d'autre. Chaque secteur dit quelle part revient à l'un des morceaux ; ce qu'il ne dit pas, il ne faut pas le lui faire dire.
Celui de cette fiche partage les 645 millions de personnes en situation de faim entre l'Afrique, l'Asie et le reste du monde. L'Afrique vient en tête — alors que l'Asie compte près de trois fois plus d'habitants.
Le tri qui suit ne demande pas de séparer le vrai du faux : les six affirmations sont toutes vraies. Il demande de dire OÙ on les vérifie — sur le dessin, ou ailleurs. Trois s'y lisent, trois demandent une donnée que le diagramme ne porte pas.
C'est une habitude de lecture qui sert bien au-delà de la géographie, et la question de rédaction la pousse plus loin : que faudrait-il ajouter à ce diagramme pour comparer les continents entre eux de façon juste ?
Avant de répondre, demande-toi où tu lis ta réponse.
- Le diagramme, et trois questions
- Six étiquettes à ranger
- Deux questions sur les nombres et les parts
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Fiche 2 — où l'on cultive, et pour qui
Douze pour cent des terres émergées nourrissent les hommes, vingt-cinq les animaux.
Sur cent hectares de terres émergées, douze sont cultivés et vingt-cinq sont pâturés. Les soixante-trois restants ne sont ni l'un ni l'autre : déserts, hautes montagnes, glaces, forêts.
Autrement dit, plus du tiers de la surface du monde sert à l'agriculture — et les deux tiers de cette surface agricole ne font pas pousser ce que nous mangeons directement : ils nourrissent des animaux.
Le diagramme de cette fiche fait lire ce partage, puis calculer le rapport entre les deux usages agricoles. La troisième question change de total, et c'est là que l'exercice devient exigeant : elle porte sur les terres AGRICOLES, non sur toutes les terres émergées.
Les quatre copies à corriger portent sur les confusions les plus courantes, dont la dernière est la plus tenace : croire que tout ce qui n'est pas agricole pourrait le devenir. La question de rédaction demande pourquoi agrandir les surfaces cultivées ne suffit pas.
La surface cultivable ne s'étend pas.
- Le diagramme, et trois questions
- Quatre copies à juger
- Deux questions sur la surface
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Fiche 3 — perdre et gaspiller
Deux mots, deux lieux, et deux taux qu'on ne peut pas additionner.
On PERD avant la vente, on GASPILLE après. Ce ne sont pas deux mots pour la même chose : ce sont deux endroits de la chaîne, et deux causes différentes.
La perte a lieu entre le champ et le commerce — faute de routes, de silos ou de froid. Personne ne l'a décidée. Le gaspillage a lieu après l'achat, au magasin, au restaurant et surtout à la maison, qui en fait 60 % à elle seule.
Cette fiche fait d'abord juger quatre copies, puis lire un texte suivi aux lignes numérotées : le voyage de cent kilos de blé, du champ à l'assiette. Les réponses doivent citer la ligne qui les justifie.
La dernière question est un calcul, et c'est le piège du chapitre : les deux taux ne portent pas sur le même total. Le second retranche de ce qui RESTE après le premier. Additionner les deux surestime la perte, et le module refuse la fiche si ce n'était plus le cas.
Deux taux ne s'additionnent pas s'ils ne portent pas sur le même total.
- Quatre copies à juger
- Le texte, et deux questions
- Une question de calcul
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Fiche 4 — un récit et des chiffres
Le même pays, raconté puis mesuré.
Un récit et un tableau de bord ne disent pas la même chose, et il faut les deux. Le premier fait comprendre ce que vivent des gens ; le second permet de vérifier, de comparer et de mesurer.
Cette fiche les pose côte à côte, sur le même pays. Le récit tient en huit lignes numérotées ; le tableau de bord donne les mêmes faits en chiffres exacts, avec sa source.
L'exercice consiste à faire l'aller-retour : retrouver dans le tableau le nombre derrière chaque formule du récit, puis repérer ce que le tableau apporte et que le récit ne dit pas — l'évolution d'une année sur l'autre.
Un récit a le droit d'arrondir : c'est ce qui le rend parlant. Il n'a pas le droit de mentir, et le module le vérifie formule par formule contre les chiffres du tableau. La dernière question demande lequel des deux documents on garderait s'il fallait choisir, et surtout ce qu'on perdrait.
Un récit arrondit ; il n'a pas le droit de mentir.
- Le récit, et trois questions
- Le tableau de bord, et deux questions
- Une question sur les deux documents
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Fiche 5 — ce que le programme demande
Trois leviers, et aucun ne suffit seul.
Le programme de géographie ne demande pas seulement de constater. Il demande de chercher des moyens — « de nouvelles formes de développement économique » — et il pose deux conditions : ne pas compromettre l'écoumène, et ne pas surexploiter les ressources.
L'écoumène est la partie de la Terre habitée et exploitée par les hommes. Ne pas la compromettre, c'est ne pas rendre invivable ce qui est habité : en épuisant un sol, en asséchant une nappe, en abattant une forêt qui retenait la pluie.
Cette fiche imprime le texte du programme avec sa référence, et fait recopier la question qu'il pose ainsi que ses deux conditions. La troisième question porte sur une expression qu'on lit vite : « des besoins alimentaires accrus » ne parle pas du nombre d'habitants, mais de ce que chacun demande.
Le tri qui suit range six actions selon le levier sur lequel elles agissent : les pertes, le gaspillage, ou les surfaces. Aucun des trois ne suffit seul, et c'est pour cela que le programme les cite ensemble.
Aucun des trois leviers ne suffit seul.
- Le texte du programme, et trois questions
- Six étiquettes à ranger
- Une question de synthèse
Compétences travaillées
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Un diagramme circulaire partage un total, et rien d'autre
Il ne porte ni la taille de ce qu'il partage, ni le temps : avant de répondre, demande-toi où tu lis ta réponse.
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Douze hectares sur cent nous nourrissent directement
Vingt-cinq de plus nourrissent des animaux, et les soixante-trois restants ne sont pas cultivables.
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On perd avant la vente, on gaspille après
Deux lieux, deux causes, deux remèdes — et deux taux qu'on ne peut pas additionner.
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Un récit et un tableau de bord ne disent pas la même chose
Le premier fait comprendre, le second permet de vérifier. Le geste est le va-et-vient entre les deux.
Apprendre à demander où l'on lit sa réponse
La première fiche montre un diagramme circulaire : les 645 millions de personnes en situation de faim, partagées entre l'Afrique, l'Asie et le reste du monde. Puis elle donne six affirmations, toutes vraies, et demande de les trier — non pas en vraies et fausses, mais en « se lit sur le diagramme » et « demande une autre donnée ».
Trois se lisent : quel continent vient en tête, ce que pèse le reste du monde, ce que font les deux plus grands secteurs ensemble. Trois ne s'y lisent pas : la part des habitants concernés, l'évolution sur trois ans, la population de l'Asie. Elles sont vraies quand même — mais ailleurs.
C'est une habitude de lecture, et elle sert bien au-delà de la géographie. Un diagramme circulaire partage un total : il ne porte ni la taille de ce qu'il partage, ni le temps. Le lui faire dire est l'erreur la plus fréquente devant un graphique.
La leçon en tête de fiche l'énonce ; le tri le fait pratiquer, et la question de rédaction demande ce qu'il faudrait AJOUTER au diagramme pour comparer les continents de façon juste.
Un récit, un tableau de bord, et le va-et-vient entre les deux
La quatrième fiche pose côte à côte deux documents sur le même pays. D'abord un récit de huit lignes numérotées : un habitant sur deux n'a pas quinze ans, les familles comptent plus de six enfants, la population double en moins de vingt ans. Puis un tableau de bord encadré, avec les mêmes faits en chiffres exacts.
L'exercice consiste à faire l'aller-retour : retrouver dans le tableau le nombre derrière chaque formule du récit, puis repérer ce que le tableau apporte et que le récit ne dit pas — l'évolution d'une année sur l'autre.
Le module refuse de produire la fiche si le récit dérivait de ses données. « Un habitant sur deux » doit correspondre à une part comprise entre 45 et 55 % ; « plus de six enfants » à un indice de fécondité supérieur à six ; « double en moins de vingt ans » à un temps de doublement effectivement inférieur à vingt. Un récit qui arrondit a le droit d'arrondir ; il n'a pas le droit de mentir.
La dernière question demande lequel des deux documents on garderait s'il fallait choisir — et surtout ce qu'on perdrait. Le corrigé note ce qui est perdu, pas le choix lui-même.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de géographie du cycle 4 en vigueur en cinquième. Ces cinq fiches sont le jumeau d'exercices des cinq évaluations publiées le même jour sur ce chapitre, qui n'avait AUCUN article auparavant : elles ENSEIGNENT là où les autres testent, et chacune porte une leçon en tête. AUCUN GESTE N'EST REPRIS À L'ÉVALUATION : celle-ci fait lire le partage d'une récolte et les lieux du gaspillage, ces fiches montrent DEUX AUTRES diagrammes — la répartition de la faim entre les continents, et celle des terres émergées ; celle-ci fait compléter deux chaînes de causes, ces fiches font lire deux TEXTES suivis aux lignes numérotées et confrontent un récit à un tableau de bord chiffré ; celle-ci fait relier et cocher, ces fiches font TRIER et CORRIGER. LES FAITS QUE LES FICHES AFFIRMENT SONT PROUVÉS AVANT L'IMPRESSION : que les trois morceaux du premier diagramme fassent exactement le total publié et que le reste du monde pèse moins d'un dixième ; que les terres cultivées soient le plus petit des trois usages et que les pâturages en fassent le double ; que la composition juste des deux taux donne moins que leur addition ; et que CHAQUE formule arrondie du récit de la quatrième fiche corresponde au chiffre exact du tableau de bord placé en face — un récit qui dériverait de ses données enseignerait un faux. LE TRI DE LA CINQUIÈME FICHE IMPRIME SES SIX ACTIONS DANS UN ORDRE OÙ DEUX VOISINES NE VONT JAMAIS DANS LA MÊME COLONNE : rangées comme le module les porte, elles se seraient remplies deux par deux sans réfléchir. Le total de chaque fiche est vérifié à 20 points.
- Programme de géographie du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié, version consolidée au BO nº 31 du 30 juillet 2020, classe de cinquième, thème 2 « Des ressources limitées, à gérer et à renouveler », second sous-thème, cité mot pour mot : « L'alimentation : comment nourrir une humanité en croissance démographique et aux besoins alimentaires accrus ? ». La cinquième fiche imprime ce texte avec sa référence, ainsi que les deux conditions que le programme pose : « sans compromettre l'écoumène et sans surexploitation des ressources ». TOUS LES CHIFFRES SONT PUBLIÉS PAR LES INSTITUTIONS QUI LES PRODUISENT, et relus à la source. La faim et sa répartition par continent viennent de SOFI 2026 — « L'État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde », publié le 21 juillet 2026 par la FAO, le FIDA, l'UNICEF, le PAM et l'OMS, données de 2025. Les pertes après récolte viennent de l'indice des pertes alimentaires de la FAO, le gaspillage du Food Waste Index Report 2024 du Programme des Nations unies pour l'environnement, et les surfaces de FAOSTAT, statistiques des terres 2001-2023. Les données du Niger sont celles du module de démographie du site, ordres de grandeur des années 2020.