Français · 5ème · Exercice

Exercices Expansions du Nom (Adjectif, CdN, Relative) - PDF & Corrigé Expliqué

Cinq fiches sur le groupe nominal étendu, écrites sur le programme entré en vigueur à la rentrée 2026. Une précision utile d'emblée : le mot « expansion du nom » n'y figure nulle part, et les noms de fonction — épithète, complément du nom — sont au programme de troisième.

5ème Français Exercice
Durée 30 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Le groupe « le livre vert de mon frère que j'ai lu hier » avec ses trois expansions barrées : il reste « le livre », le groupe nominal minimal.

Un mot que le programme n'emploie pas

Le titre de cette page parle d'« expansions du nom ». C'est l'expression que tout le monde emploie, et c'est pourquoi elle a été conservée. Mais dans le programme de français entré en vigueur à la rentrée 2026, elle compte zéro occurrence : le texte parle de groupe nominal étendu.

Ce n'est pas qu'une question de mot. « Épithète » et « complément du nom » comptent chacun une occurrence dans tout le cycle 4, et cette occurrence est en troisième. La subordonnée relative dans le groupe nominal y est également.

Ce que la cinquième demande est autre chose : comprendre la structure du groupe nominal minimal et du groupe nominal étendu et les identifier dans une phrase ; identifier les prépositions, les adverbes et les mots subordonnants ; distinguer les déterminants et les pronoms ; maîtriser les chaînes d'accord du groupe nominal.

Sur les 5 346 caractères de la version précédente de cette page, « groupe nominal minimal » comptait zéro occurrence, « groupe nominal étendu » zéro, « adverbe » zéro, « subordonnant » zéro et « déterminant » zéro. La page était bâtie sur le vocabulaire de la troisième, et il lui manquait celui de la cinquième.

1 sur 5

Le groupe nominal minimal et le groupe nominal étendu

Un déterminant et un nom : c'est le minimal. Tout ce qui s'ajoute autour l'étend.

Cinq groupes nominaux étendus, et pour chacun le groupe minimal à retrouver. Les cinq réponses ont la même forme : un déterminant et un nom, et rien d'autre.

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La manipulation est mécanique et se refait : on lit le groupe en entier, on barre tout ce que l'on peut enlever, et ce qui reste est le groupe minimal.

Dans « le livre vert de mon frère que j'ai lu hier », on peut enlever « vert », « de mon frère » et « que j'ai lu hier ». On ne peut enlever ni le déterminant ni le nom : il reste « le livre ».

La dernière question demande d'écrire un groupe minimal, de l'étendre, et de souligner ce qui a été ajouté. Deux mots exactement pour le minimal : un de plus, et ce n'est plus un minimal.

Une manipulation vaut mieux qu'une impression : elle se refait.

  • Le déterminant
  • Le nom
  • La manipulation
  • Le minimal

2 sur 5

Trois structures pour étendre un groupe nominal

Un adjectif, un groupe prépositionnel, une proposition subordonnée relative.

Quatre expansions à relier à leur structure. Deux d'entre elles ont la même : ce sont deux groupes prépositionnels, l'un introduit par « de », l'autre par « sans ». La préposition change, la structure non.

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Un schéma associe ensuite chaque structure au mot qui l'introduit : aucun mot pour l'adjectif, une préposition pour le groupe prépositionnel, un mot subordonnant pour la relative.

Une proposition subordonnée relative se reconnaît à deux signes réunis : elle commence par qui, que, dont ou où, et elle contient un verbe conjugué. Un seul des deux ne suffit pas — « de mon frère » commence par un mot de liaison mais ne contient aucun verbe.

La dernière question explique pourquoi ces fiches disent « groupe prépositionnel » et non « complément du nom » : les noms de fonction sont au programme de troisième.

Un adjectif n'a besoin d'aucun mot pour s'accrocher au nom.

  • L'adjectif
  • Le groupe prépositionnel
  • La relative
  • La structure

3 sur 5

Préposition, adverbe, mot subordonnant

Trois classes invariables, et trois tests pour les séparer.

Ces trois classes se confondent parce qu'elles sont toutes invariables : on ne peut pas les distinguer par leur forme, il faut regarder ce qu'elles font dans la phrase.

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Trois tests suffisent. Est-elle suivie d'un groupe nominal ou d'un infinitif ? C'est une préposition. Peut-on le supprimer sans casser la phrase ? C'est un adverbe. Introduit-il une proposition contenant un verbe conjugué ? C'est un mot subordonnant.

Le test s'applique à « hier » dans « le livre vert de mon frère que j'ai lu hier » : on peut le supprimer, le groupe reste correct, et il n'introduit aucune proposition. C'est donc un adverbe.

Il tranche aussi le cas de « que », qu'on prend parfois pour une préposition : il introduit une proposition contenant un verbe conjugué, c'est donc un mot subordonnant.

L'invariabilité est ce qu'elles ont en commun, pas ce qui les sépare.

  • La préposition
  • L'adverbe
  • Le subordonnant
  • Les tests

4 sur 5

Le même mot, deux classes : déterminant ou pronom

« La » devant un nom n'est pas « la » devant un verbe.

Un déterminant précède un nom et s'accorde avec lui ; un pronom remplace un groupe nominal et n'est suivi d'aucun nom. La forme du mot ne suffit jamais à trancher.

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Quatre mots figurent dans les deux classes : « la », « les », « leur » et « ce ». Ils ont été choisis pour cela : un mot qui n'existerait que dans une classe n'apprendrait rien ici.

Le tri les fait ranger une fois dans chaque colonne, avec la phrase où l'emploi se voit. Seule la place dans la phrase permet de décider.

La dernière question va plus loin : dans « je les arrose tous les matins », le premier « les » est un pronom et le second un déterminant. Le même mot, deux classes, dans la même phrase.

Un déterminant appartient au groupe nominal ; un pronom en tient lieu.

  • La place
  • Le mot suivant
  • Le pronom
  • Le déterminant

5 sur 5

La chaîne d'accord du groupe nominal

Le nom commande ; le déterminant et l'adjectif suivent.

« le chat gris » devient « les chats gris », « la chatte grise », « les chattes grises », « ces chattes grises ». Trois mots, et deux d'entre eux changent à chaque fois.

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Le nom est le noyau du groupe : c'est lui qui porte le genre et le nombre, et les deux autres mots s'accordent avec lui. Il donne l'ordre, il ne le reçoit pas.

Un mémo distingue ce qui s'accorde de ce qui ne s'accorde pas. Un groupe prépositionnel ne s'accorde pas avec le nom noyau, parce qu'il contient son propre nom : « les fleurs de mon jardin » garde « jardin » au singulier.

La relative non plus : elle a sa propre chaîne, celle de son sujet et de son verbe. La distinction est fine et vaut le détour.

Le nom est le noyau : il donne l'ordre, il ne le reçoit pas.

  • Le noyau
  • Le genre
  • Le nombre
  • La chaîne

Compétences travaillées

  • Retrouver le groupe minimal

    Barrer tout ce qui s'enlève, et vérifier qu'il reste un déterminant et un nom.

  • Nommer les trois structures

    Un adjectif, un groupe prépositionnel, une proposition subordonnée relative.

  • Identifier les mots invariables

    Préposition, adverbe, mot subordonnant — avec un test pour chacun.

  • Maîtriser la chaîne d'accord

    Savoir quel mot commande, et ce qui, dans un groupe étendu, ne s'accorde pas.

Pourquoi ces fiches disent « groupe nominal étendu »

Parce que c'est l'expression du programme. Le texte de cinquième demande de « comprendre la structure du groupe nominal minimal et du groupe nominal étendu ; les identifier dans une phrase ou un court passage ». Le mot « expansion » n'apparaît nulle part dans le programme du cycle 4.

La différence n'est pas seulement de vocabulaire. Parler d'expansion, c'est nommer la chose par ce qu'elle fait au nom ; parler de groupe nominal étendu, c'est nommer le groupe entier et le comparer à sa forme minimale. La seconde façon appelle une manipulation — barrer et voir ce qui reste — que la première n'appelle pas.

Le titre de cette page a été conservé tel quel : il est indexé, et c'est le mot que l'on cherche. Mais les fiches, elles, emploient les mots du texte officiel, parce que ce sont ceux que l'élève retrouvera dans son manuel et dans les consignes.

Les deux vocabulaires ne se contredisent pas. Ce que l'on appelait « une expansion » est ce qui distingue un groupe étendu de son groupe minimal.

Épithète et complément du nom : à quelle année ?

Dans le programme entré en vigueur à la rentrée 2026, « épithète » compte une occurrence dans tout le cycle 4, et elle se trouve en troisième : « Maitriser l'accord de l'adjectif ou du groupe adjectival (fonctions épithète, attribut et apposition). »

« Complément du nom » compte lui aussi une occurrence, en troisième également : « Maitriser l'accord sujet-verbe dans des cas complexes (…, groupe nominal incluant un complément du nom). »

Entre les deux, la quatrième « approfondit l'analyse de la structure du groupe nominal étendu et de ses différentes fonctions grammaticales ». La progression est donc claire : identifier les structures en cinquième, les analyser par fonction en quatrième, en maîtriser les accords en troisième.

Ces fiches s'arrêtent donc à la première marche, et le disent. Rien n'interdit à un élève de connaître le mot « épithète » ; ce que ces fiches lui demandent, c'est de savoir reconnaître un adjectif qui étend un groupe nominal, et de dire par quel mot les deux autres structures sont introduites.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de français du cycle 4 (annexe 1 de l'arrêté du 18 février 2026), classe de cinquième, partie « Étude de la langue ». La répartition des notions entre cinquième, quatrième et troisième a été relevée dans le texte lui-même, occurrence par occurrence. Aucun groupe nominal n'est écrit à la main : les formes accordées sont produites par le module d'accords du site, et le groupe minimal est reconstruit puis comparé au groupe étendu avant impression.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de français du cycle 4, annexe 1 de l'arrêté du 18 février 2026 — classe de cinquième, « Comprendre et expliquer le fonctionnement d'une phrase » et « Savoir accorder les mots dans la phrase ».

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un groupe nominal minimal ?
Un groupe fait d'un déterminant et d'un nom, et de rien d'autre : « le livre », « la maison », « ces chats ». C'est ce qui reste quand on a retiré tout ce qui pouvait l'être. La manipulation est mécanique : on barre tout ce que l'on peut enlever, et ce qui subsiste est le groupe minimal.
Qu'est-ce qui peut étendre un groupe nominal ?
Trois structures. Un adjectif, qui s'accroche au nom sans aucun mot de liaison et s'accorde avec lui. Un groupe prépositionnel, introduit par une préposition — de, à, en, sans. Une proposition subordonnée relative, introduite par un mot subordonnant — qui, que, dont, où — et contenant un verbe conjugué.
Le programme de 5e parle-t-il d'« expansion du nom » ?
Non. Le mot ne figure nulle part dans le programme de français du cycle 4 entré en vigueur à la rentrée 2026 : le texte parle de « groupe nominal étendu ». Les noms de fonction — épithète, complément du nom, apposition — y figurent une fois chacun, et en classe de troisième.
Comment distinguer un déterminant d'un pronom ?
Par ce qui suit le mot, jamais par sa forme. Un déterminant précède un nom et s'accorde avec lui ; un pronom remplace un groupe nominal et n'est suivi d'aucun nom. Dans « je les arrose tous les matins », le premier « les » est un pronom, le second un déterminant.

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