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Évaluation Français 5ème - Le Roi Arthur et les Chevaliers : Héroïsme et Chevalerie - PDF avec Corrigé

Cinq évaluations sur ce que le programme appelle « Devenir héroïne/héros ». Trois critères — la bravoure, l'exploit extraordinaire, le destin édifiant — appliqués d'Achille aux superhéros, en passant par Arthur.

5ème Français Évaluation
Durée 35 min par évaluation
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Les trois critères d'une figure héroïque posés en questions, et sous eux la ligne du temps de l'Antiquité à nos jours, d'Achille à Superman.

Trois critères, et une entrée qui a changé de nom

Le programme de français entré en vigueur à la rentrée 2026 appelle cette entrée « Devenir héroïne/héros : destins romanesques ». Elle s'appelait auparavant « Héros/héroïnes et héroïsmes ». Le changement n'est pas cosmétique : le texte ouvre désormais le champ « de l'Antiquité à nos jours », superhéros compris.

Il énonce aussi ce qui fait une figure héroïque, en trois termes : « les figures héroïques conjuguent bravoure, exploits extraordinaires et destins édifiants ». Sur les 5 539 caractères de la version précédente de cette page, « exploit » comptait zéro occurrence, « héroïsme » zéro, « stéréotype » zéro.

Le mot « chevalerie », lui, ne figure nulle part dans le programme du cycle 4 — pas plus que « chevalier », « Moyen Âge » ou « courtois ». La chevalerie est un cas de figure héroïque, non l'objet de l'étude. Arthur reste le pivot de ces cinq évaluations, mais il y est comparé.

Le programme demande enfin deux choses que la page ignorait : « appréhender les stéréotypes à l'œuvre dans les textes », et « s'interroger sur la transmission des valeurs héroïques aujourd'hui ». Deux évaluations leur sont consacrées.

1 sur 5

Ce qui fait une figure héroïque

Trois critères, et trois seulement : la bravoure, l'exploit extraordinaire, le destin édifiant.

Six phrases à trier : trois disent ce qui fait un héros, trois disent ce qui est seulement enviable. Être riche, avoir beaucoup d'amis, être le plus grand de sa classe : rien de tout cela ne demande de bravoure.

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Les trois critères viennent du programme, mot pour mot. Ils s'exigent ensemble : un exploit sans destin édifiant fait un exploit, non un héros.

Une chaîne montre ensuite comment on le devient : un être ordinaire, une épreuve que les autres fuient, un exploit que l'on raconte, une figure que l'on donne en exemple.

Le mot du programme est « devenir ». L'entrée aurait pu s'appeler « être un héros » : elle dit autre chose, et l'évaluation le fait remarquer.

Un destin édifiant n'est pas un destin heureux.

  • La bravoure
  • L'exploit
  • Le destin édifiant
  • Devenir

2 sur 5

Un héros ne l'est jamais pour lui seul

Une communauté qu'il soude, une société qu'il modèle, une civilisation dont il fonde les valeurs.

Le programme donne trois formules, à trois échelles : une communauté, une société, une civilisation. Un tableau demande à quoi chacune correspond dans le roman.

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La table ronde répond à la première. Une table ronde n'a pas de bout de table : aucun chevalier n'y est mieux placé qu'un autre, et la forme du meuble dit l'égalité entre eux.

La troisième échelle est la seule qui dépasse la vie du héros. C'est elle qui explique qu'on raconte encore Arthur quinze siècles après.

Une carte mentale ferme la fiche, avec une quatrième branche : ce que la figure héroïque n'est pas. Sans faille, pas de chute ; sans chute, rien à apprendre.

Une table ronde n'a pas de bout de table.

  • La communauté
  • La société
  • La civilisation
  • Les failles

3 sur 5

Ce que l'on croit d'un héros, et ce qui le dément

Cinq idées reçues, et cinq figures qui les contredisent.

« Un héros est toujours un homme » : Antigone. « Un héros gagne toujours » : Roland, qui meurt à la fin, et c'est cette mort qui le rend exemplaire. « Un héros l'emporte par la force » : Ulysse, qui l'emporte par la ruse.

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« Un héros est de haute naissance » : Jean Valjean, qui sort du bagne. « Un héros appartient au passé » : les superhéros sont nés au XXe siècle, et le programme demande d'interroger la transmission aujourd'hui.

Une frise range ces figures de l'Antiquité à nos jours. Le programme demande de mesurer la diversité des représentations : une seule époque donnerait une image du héros, et cette image passerait pour la seule possible.

C'est exactement ainsi que naît un stéréotype, et la dernière question le fait dire.

Une opinion contraire ne réfute rien ; un cas précis, si.

  • Antigone
  • Roland
  • Ulysse
  • Jean Valjean

4 sur 5

Le héros perd en superbe et gagne en banalité

Quatre retraits, et l'épopée devient un roman moderne.

Une phrase d'épopée : « Le fils du roi, armé d'or, terrassa le monstre devant l'armée assemblée. » Quatre consignes la réécrivent, chacune retirant un trait.

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Sans naissance royale, puis sans armes extraordinaires, puis sans monstre, puis sans public — et avec ce que le personnage ressent. À la fin, il reste un garçon du village, une fourche à la main, le cœur battant, sans que personne le voie.

C'est la formule du programme, montrée plutôt qu'énoncée : le héros « perd en superbe et gagne en banalité ».

Un questionnaire distingue ensuite les deux genres, et une question porte sur le roman étudié : Morpurgo reprend une matière d'épopée, mais il la raconte en prose, par la voix d'un vieil homme au coin du feu. La matière est ancienne, la manière est moderne.

On ne chante pas un doute.

  • L'épopée
  • Le roman moderne
  • Le registre
  • La banalité

5 sur 5

Les valeurs héroïques se transmettent-elles encore ?

Le mot « héros » sert encore. Ce qu'il désigne a changé, et ce qui se transmet aussi.

Un document rédigé pour la fiche recense quatre emplois actuels du mot : celui qui entre dans un immeuble en feu, celle qui veille des malades, un sportif qui gagne, un voisin qui s'occupe d'un autre.

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Les trois critères anciens permettent d'y voir clair. Entrer dans un immeuble en feu répond au premier ; gagner une course beaucoup moins. Appliquer un critère à un cas nouveau est ce que l'évaluation demande.

Une différence demeure avec les épopées : le héros ancien était donné en exemple à toute une communauté, et son récit se répétait pendant des siècles ; celui dont parle un journal est oublié la semaine suivante.

La transmission ne tient donc pas au personnage, mais à ce que l'on choisit de raconter, et de raconter encore. Une chaîne le montre en quatre maillons, et la dernière question demande une position argumentée.

Sans récit repris, l'acte reste un fait divers.

  • Les quatre emplois
  • Le critère appliqué
  • La durée du récit
  • La position argumentée

Compétences travaillées

  • Nommer les trois critères

    Bravoure, exploits extraordinaires, destin édifiant — et savoir qu'ils s'exigent ensemble.

  • Situer les trois échelles

    Une communauté qu'il soude, une société qu'il modèle, une civilisation dont il fonde les valeurs.

  • Réfuter un stéréotype

    Opposer un contre-exemple précis à une idée reçue, plutôt qu'une opinion contraire.

  • Reconnaître un changement de genre

    Repérer ce que le roman moderne retire à l'épopée, et ce qu'il ajoute.

Pourquoi comparer Arthur à Achille et à Superman

Parce que le programme le demande explicitement : l'élève « mesure de l'Antiquité à nos jours la diversité de leurs représentations ». Le mot est « mesure », et l'on ne mesure qu'en comparant.

Le texte cite lui-même l'étendue du champ : « des récits mythologiques ou bibliques jusqu'aux superhéroïnes et superhéros modernes ». Ce n'est pas une ouverture décorative, c'est le périmètre de l'entrée.

Une seule époque donnerait une seule image du héros, et cette image passerait pour la seule possible. C'est exactement le mécanisme du stéréotype, que le programme demande par ailleurs d'« appréhender ».

Arthur reste le pivot : il est celui que le roman étudié raconte. Les autres figures servent d'étalons, et chacune sert précisément à démentir une idée reçue.

Ce que le nouveau programme ajoute à cette entrée

Trois demandes n'avaient pas d'équivalent aussi net dans le texte précédent. La première : « appréhender les stéréotypes à l'œuvre dans les textes ou leurs figurations canoniques ». Une évaluation entière lui est consacrée.

La deuxième : saisir « les transformations en jeu, de l'épopée au roman moderne où le héros perd en superbe et gagne en banalité ». C'est une phrase qui décrit un mouvement, et la fiche 4 le fait exécuter, retrait par retrait.

La troisième : « s'interroger sur la transmission des valeurs héroïques aujourd'hui ». C'est une question ouverte, et l'évaluation la traite comme telle : les deux réponses sont recevables si elles sont soutenues.

Le titre de l'entrée dit le reste. « Devenir » plutôt qu'« être » : l'héroïsme n'est pas un état de départ, c'est le résultat d'un parcours.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de français du cycle 4 (annexe 1 de l'arrêté du 18 février 2026), classe de cinquième, entrée « Devenir héroïne/héros : destins romanesques ». Les trois critères et les trois échelles de service sont ceux du texte, cités mot pour mot. Chaque stéréotype porte un contre-exemple pris parmi les figures étudiées, et un contrôle le vérifie. Le roman de Michael Morpurgo étant protégé par le droit d'auteur, aucun extrait n'est reproduit : le document de la fiche 5 a été rédigé pour elle.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de français du cycle 4, annexe 1 de l'arrêté du 18 février 2026 — classe de cinquième, « Devenir héroïne/héros : destins romanesques ».
  • Michael Morpurgo, Arthur, High King of Britain, 1994 ; traduction française de Noël Chassériau, Gallimard Jeunesse.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qui fait une figure héroïque, selon le programme de 5e ?
Trois choses réunies : la bravoure — affronter ce que les autres fuient —, des exploits extraordinaires — accomplir ce qu'un homme ordinaire ne peut pas —, et un destin édifiant — une vie qui enseigne quelque chose à qui la lit. Les trois s'exigent ensemble : une seule ne suffit pas.
Le programme de 5e parle-t-il de chevalerie ?
Non. Le mot « chevalerie » ne figure nulle part dans le programme de français du cycle 4, pas plus que « chevalier », « Moyen Âge » ou « courtois ». L'entrée s'appelle « Devenir héroïne/héros : destins romanesques » et couvre le champ « de l'Antiquité à nos jours », superhéros compris. La chevalerie est un cas de figure héroïque, non l'objet de l'étude.
Que veut dire « le héros perd en superbe et gagne en banalité » ?
C'est la formule du programme pour décrire le passage de l'épopée au roman moderne. Le héros d'épopée vient d'une naissance royale, porte des armes extraordinaires, affronte des monstres devant tous, et l'on ne sait presque rien de ce qu'il ressent. Le héros de roman vient d'un milieu ordinaire, affronte la vie de tous les jours, souvent sans témoin — mais le récit entre dans ses pensées.
Comment réfute-t-on un stéréotype sur les héros ?
Par un contre-exemple précis, jamais par une opinion contraire. « Un héros est toujours un homme » tombe devant Antigone ; « un héros gagne toujours » tombe devant Roland, qui meurt à Roncevaux ; « un héros l'emporte par la force » tombe devant Ulysse, qui l'emporte par la ruse.

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