SVT · 6ème · Évaluation

Évaluation SVT 6ème - L'Écosystème Composantes et Interactions PDF

Cinq évaluations à imprimer sur l'écosystème. Le programme de sixième ne demande pas d'apprendre deux mots savants : il demande de décrire un paysage en trois composantes, de comparer deux milieux, de suivre le peuplement au fil des saisons, et de mesurer ce que les actions humaines y changent.

6ème SVT Évaluation
Durée 30 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Une chaîne alimentaire dans le sens du transfert de matière, avec le rang calculé de chaque espèce.

Deux mots que le programme n'emploie jamais

La version précédente de cette page consacrait un de ses titres à « biotope et biocénose : les deux mots à ne jamais confondre », et les employait dix-neuf fois à eux deux.

Ces deux mots comptent zéro occurrence dans tout le programme de sciences et technologie du cycle 3. Le texte officiel dit « milieu de vie », « l'ensemble des êtres vivants », « peuplement ».

Et surtout, il demande de décrire « les composantes biologiques, géologiques et anthropiques d'un paysage ». Trois composantes, pas deux : la troisième est ce que les humains ont fait du lieu — un muret, un nichoir, une route —, et le découpage biotope/biocénose ne la prévoit pas.

Le reste de la colonne de sixième manquait de même : peuplement, saisons, adaptations, perturbations, résilience, comparaison de deux milieux, micro-organismes, actions humaines. Zéro occurrence pour chacun.

1 sur 5

Décrire un écosystème

Trois composantes, et non deux.

Le programme demande de « décrire et interpréter les composantes biologiques, géologiques et anthropiques d'un paysage local à partir d'une sortie ». La fiche part donc d'un paysage observé, pas d'une définition.

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Le document décrit ce qu'on voit au bord d'un chemin : une haie de noisetiers, un sol caillouteux qui laisse voir la roche, un muret de pierres sèches et un nichoir. Le tableau fait ranger ces observations en trois colonnes.

Le mot « anthropique » est traité pour lui-même : il vient du grec anthropos, l'être humain, et désigne ce que les humains ont construit, planté ou modifié.

Une question fait le lien entre les composantes : un nichoir est anthropique, et il agit sur le peuplement — il peut faire venir des oiseaux qui ne nichaient pas là.

Un muret n'est ni vivant ni naturel : c'est pourquoi il faut une troisième colonne.

  • Biologique
  • Géologique
  • Anthropique
  • Le peuplement

2 sur 5

Le sens des flèches

Une flèche suit la matière, pas l'appétit.

C'est l'erreur la plus fréquente, et la version précédente de la page avait raison de la signaler. La flèche d'une chaîne alimentaire se lit « est mangé par » : elle va de la proie vers le prédateur.

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La raison n'est pas une convention arbitraire. La flèche montre où passe la matière : celle du criquet se retrouve dans la mésange qui le mange. Elle suit la matière, pas l'appétit.

Quatre chaînes sont données à corriger, dont deux à l'envers. Le tableau fait ensuite écrire, pour trois espèces, ce qu'elles mangent et qui les mange — deux colonnes que le générateur déduit de la même table.

Une question porte sur la place des végétaux : ils fabriquent eux-mêmes leur matière, sans manger d'autres êtres vivants. C'est ce que le programme appelle la production primaire, et c'est pourquoi toute chaîne part d'eux.

La chouette n'est mangée par aucune espèce du réseau : elle est au bout de toutes les chaînes.

  • « est mangé par »
  • La matière
  • La production primaire
  • Le réseau

3 sur 5

Tout est lié

Retirer une espèce, et voir qui s'en trouve privé.

L'attendu de fin de cycle demande de « mettre en évidence la place et l'interdépendance de différents êtres vivants dans un réseau trophique ». La fiche procède par retrait : on enlève une espèce, et on regarde ce qui se passe.

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Le criquet nourrit deux espèces. Si on le retire, l'une des deux trouve encore une autre proie ; l'autre n'a plus rien. La différence n'est pas donnée : elle se lit dans le réseau.

Le second exercice traite ce que la version précédente évoquait sans le boucler : les décomposeurs. La matière organique des êtres vivants morts tombe au sol, où les micro-organismes la décomposent.

Le mémo referme le circuit. Les sels minéraux libérés servent de nouveau aux végétaux — sa dernière ligne rejoint la première, et c'est ce qui en fait un cycle.

Sans les décomposeurs, la forêt serait ensevelie sous ses feuilles mortes.

  • L'interdépendance
  • Les décomposeurs
  • Le cycle
  • Les sels minéraux

4 sur 5

Le peuplement change avec les saisons

Le même lieu, et pas les mêmes habitants.

Le programme demande de « suivre les changements de peuplement au cours des saisons pour un même écosystème » et de « présenter différentes adaptations au passage de la « mauvaise » saison ».

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Le document décrit le même bois en juillet et en janvier. En été, criquets, hannetons, lézard, mésanges. En hiver, plus rien de tout cela — sauf les mésanges, qui mangent des graines.

La phrase qui compte est celle-ci : les espèces n'ont pas disparu, elles passent la mauvaise saison autrement. Les œufs du criquet attendent dans le sol, la larve du hanneton est enfouie, le lézard hiberne sous une pierre.

Le second exercice traite les perturbations naturelles que le programme cite — chablis et incendie — et introduit la résilience : un écosystème peut se reconstituer, mais dans certaines limites.

Changer de nourriture est aussi une adaptation.

  • Les saisons
  • Hiberner
  • La résilience
  • Le chablis

5 sur 5

Deux milieux, et ce que nous y faisons

Comparer, puis mesurer nos effets.

Le programme demande de « comparer deux écosystèmes … pour établir un lien entre le milieu et son peuplement », et il précise lesquels : un aquatique et un terrestre.

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La mare et la forêt de chênes sont donc décrites côte à côte, chacune par son milieu puis par son peuplement. La question qui suit teste le lien : trouverait-on une larve de libellule dans la forêt ?

Une question revient sur les besoins des végétaux — lumière, eau, sels minéraux, dioxyde de carbone —, la liste exacte que le programme donne, en l'appliquant aux nénuphars de la mare.

Le dernier exercice juge quatre actions humaines. Le programme demande de montrer les deux sens : certaines actions dégradent la biodiversité, d'autres sont conduites pour préserver et restaurer les milieux.

Le peuplement suit le milieu : si la mare s'assèche, ses espèces disparaissent du lieu.

  • Aquatique
  • Terrestre
  • Les besoins
  • Nos effets

Compétences travaillées

  • Les trois composantes

    Décrire un paysage par ses composantes biologiques, géologiques et anthropiques.

  • Le réseau trophique

    Représenter et lire un réseau trophique en respectant le sens du transfert de matière.

  • L'interdépendance

    Mettre en évidence l'interdépendance des êtres vivants, et le rôle des micro-organismes dans le cycle de la matière.

  • Saisons et actions humaines

    Suivre le peuplement au fil des saisons, et caractériser les conséquences d'une action humaine sur un écosystème.

Pourquoi trois composantes plutôt que deux

Le couple biotope/biocénose découpe un écosystème en deux : le milieu physique d'un côté, l'ensemble des êtres vivants de l'autre. C'est une distinction ancienne, et elle n'est pas fausse.

Le programme de 2023 en emploie une autre, et il ne s'agit pas d'un simple changement de mots. « Biologiques, géologiques et anthropiques » ajoute une troisième catégorie, qui n'a de place ni dans l'une ni dans l'autre des deux précédentes.

Cette troisième catégorie n'est pas un détail : dans un paysage français, elle est presque toujours la plus visible. Un muret, une haie plantée, un chemin, un nichoir. La nommer sépare change ce qu'on observe lors d'une sortie — et prépare la dernière compétence du thème, qui porte sur les conséquences des actions humaines.

Un écosystème n'est pas figé

Le texte officiel insiste : les élèves doivent comprendre que « les écosystèmes sont des systèmes ouverts, dynamiques, qui ne sont pas figés au cours du temps ».

Deux fiches en découlent. Le peuplement change avec les saisons, sans qu'aucune espèce disparaisse : elles passent l'hiver autrement, par leurs œufs, par l'hibernation, ou en changeant de nourriture.

Et une perturbation — une tempête, un incendie — n'est pas une fin. La végétation revient dans un ordre observable : herbes, arbustes, arbres. Le programme nomme cette capacité la résilience, et ajoute aussitôt : « mais dans certaines limites ».

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de sciences et technologie du cycle 3 (BO n° 25 du 22 juin 2023), thème « Écosystème : structure, fonctionnement et dynamique », colonne des connaissances et compétences attendues en fin de sixième. Le réseau trophique est un graphe : chaînes énumérées, rangs calculés, interdépendance déduite.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de sciences et technologie du cycle 3, BO n° 25 du 22 juin 2023 — thème « Écosystème : structure, fonctionnement et dynamique », attendus de fin de sixième.
  • Arrêté du 5 juin 2026 — nouveau programme de sciences et technologie, applicable en sixième à la rentrée 2027-2028.

Questions fréquentes

Faut-il connaître les mots « biotope » et « biocénose » en 6e ?
Le programme ne les emploie pas : ils comptent zéro occurrence dans tout le texte. Il demande de décrire les composantes « biologiques, géologiques et anthropiques » d'un paysage — trois catégories, dont la troisième désigne ce que les humains ont fait du lieu.
Dans quel sens va la flèche d'une chaîne alimentaire ?
De la proie vers le prédateur. Elle se lit « est mangé par », et elle montre où passe la matière : celle du criquet se retrouve dans la mésange qui le mange. On écrit donc « le criquet → la mésange », et non l'inverse.
Où vont les animaux en hiver ?
Ils ne disparaissent pas : ils passent la mauvaise saison autrement. Les œufs du criquet attendent dans le sol, la larve du hanneton est enfouie, le lézard hiberne sous une pierre, et la mésange reste en changeant de nourriture — des graines au lieu d'insectes.
À quoi servent les décomposeurs ?
Ils décomposent la matière organique des êtres vivants morts et libèrent des sels minéraux, que les végétaux réutilisent. Ils ne sont pas un maillon de moins mais un maillon de plus : c'est eux qui transforment une chaîne en cycle.

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