SVT · 6ème · Exercice

Conditions de la vie sur Terre 6e — 5 fiches d'exercices

Cinq fiches pour construire, et non réciter : l'écart entre la température calculée et la température relevée, c'est l'effet de serre, et l'élève le calcule lui-même.

6ème SVT Exercice
Durée 35 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Deux barres par planète : la température calculée sans atmosphère et celle qu'on relève. Vénus, la plus proche du Soleil, serait la plus froide des trois.

Ce que ces fiches demandent

Lire deux axes du système solaire ; remplir six lignes de tableaux de relevés, dont une colonne à calculer ; retrouver les maillons manquants de deux chaines causales de dix cadres ; compléter six cases de frise ; tracer huit traits entre deux colonnes ; et répondre à dix questions rédigées.

Chaque fiche ouvre sur un court document, enchaine deux exercices avec schéma et finit par deux questions rédigées.

Deux pages A4 par fiche, corrigé séparé, barème détaillé.

1 sur 5

Trois conditions, trois planètes

Relier chaque condition de la vie à ce qui permet de la vérifier, puis lire l'axe des distances au Soleil.

La première fiche porte la compétence que le programme nomme en premier : décrire les conditions qui permettent la présence de la vie sur Terre.

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Quatre traits ouvrent la fiche. Trois relient une condition à la mesure qui permet de la vérifier ; le quatrième relie la place de la planète dans le système solaire à sa distance au Soleil. La question qui suit demande de repérer l'intrus : la place n'est pas une condition, c'est ce qui rend les trois autres possibles, et le programme écrit bien « en lien avec ».

L'axe du système solaire vient ensuite. L'élève y lit quelle planète reçoit le plus de lumière, puis calcule combien de fois Mars est plus loin du Soleil que Vénus — une division, et non une soustraction.

Les deux questions rédigées prennent les deux planètes voisines par les deux bouts : Vénus a une atmosphère épaisse et il y fait 464 °C ; Mars est à -63 °C. Ni l'une ni l'autre ne peut porter d'eau liquide, et pour des raisons opposées.

  • Quatre choses à vérifier
  • Lire l'axe des distances
  • Deux planètes qui manquent quelque chose

2 sur 5

La distance ne suffit pas

Découvrir, par le calcul, que la planète la plus proche du Soleil n'est pas la plus chaude sans atmosphère.

La deuxième fiche construit le renversement sur lequel tout le chapitre repose, et elle le construit en deux temps.

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D'abord l'attente : sur le seul axe des distances, l'élève calcule les deux écarts qui séparent la Terre de ses voisines, puis dit quelle planète il s'attend à trouver la plus chaude. La réponse attendue est Vénus, la plus proche — et elle sera démentie à la page suivante.

Ensuite la mesure : un tableau donne, pour chaque planète, sa distance, la part de lumière qu'elle renvoie et la température qu'elle aurait sans atmosphère. Vénus renvoie 77 % de ce qu'elle reçoit, contre 30 % pour la Terre, et serait donc à -46 °C quand la Terre serait à -18 °C.

Les deux questions rédigées font formuler la raison, puis constater ce qui reste à expliquer : les 464 °C de Vénus ne peuvent venir que de son atmosphère. C'est l'objet de la fiche suivante.

  • Ce que l'axe laisse attendre
  • Trois planètes, quatre nombres
  • Expliquer le renversement

3 sur 5

Ce que l'atmosphère retient

Calculer l'écart entre les deux températures de chaque planète, puis remonter la chaine qui l'explique.

La troisième fiche fait faire le calcul qui définit l'effet de serre, au lieu de le faire réciter.

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Un tableau donne les deux températures de chaque planète et laisse sa dernière colonne vide. L'élève y écrit l'écart : +510 °C pour Vénus, +33 °C pour la Terre, 0 °C pour Mars. Une soustraction de nombres relatifs, à la portée d'une sixième, et le résultat est exactement ce que le chapitre veut nommer.

La chaine causale vient ensuite. Cinq cadres vont de la lumière reçue à la surface réchauffée, et deux ont été laissés vides. Le premier ne l'est jamais : sans lui, la chaine ne donnerait aucun indice pour retrouver les autres.

Les deux questions rédigées opposent les deux cas extrêmes. Mars a une atmosphère et n'y gagne rien ; Vénus en a une et y gagne 510 °C. Ce n'est donc pas la présence d'une atmosphère qui décide, mais son épaisseur et sa composition.

  • Trois écarts à calculer
  • La chaine de l'effet de serre
  • Deux cas qui s'opposent

4 sur 5

Le réchauffement récent, lu dans les données

Remonter la chaine qui va des activités humaines au peuplement des milieux, puis comparer deux moyennes de trente ans.

La quatrième fiche porte l'attendu le plus exigeant du thème : construire une argumentation à partir de données.

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Une chaine causale de cinq cadres relie les activités humaines au peuplement des milieux, en passant par la teneur en gaz à effet de serre et par la température moyenne. Deux cadres sont vides. La question qui suit demande où la déforestation vient se placer : elle n'ajoute pas de maillon, elle élargit le premier.

Une frise donne ensuite les deux moyennes de trente ans, à compléter. La seconde question est celle qui distingue une tendance d'une impression : chaque année récente est-elle plus chaude que chaque année ancienne ? Ici oui, et cela se prouve par deux nombres — la plus froide des récentes dépasse encore la plus chaude des anciennes.

Les deux questions rédigées font nommer les deux stratégies du programme. Se déplacer à vélo agit sur les premiers cadres : c'est l'atténuation. Planter des arbres dans une cour agit sur le dernier : c'est l'adaptation.

  • De l'usine à l'oiseau
  • Deux moyennes de trente ans
  • Où peut-on agir ?

5 sur 5

Météo ou climat

Ranger quatre durées selon la discipline qui les emploie, puis relier quatre phrases à ce qu'elles décrivent.

La cinquième fiche porte une distinction que le programme demande explicitement, et qui n'est pas une distinction de nature.

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Une frise range quatre durées — un jour, une semaine, un mois, trente ans — sous la discipline qui les emploie. Une seule des quatre relève de la climatologie, et ce seuil de trente ans est celui du module du chapitre : une durée écrite ici qui ne serait pas la sienne ferait ranger une case dans la mauvaise colonne, et un contrôle le vérifie.

La question qui suit demande comment une même température relevée peut servir aux deux : parce que l'instrument ne change pas, seule la durée sur laquelle on regarde la mesure change.

Quatre traits relient ensuite quatre phrases à ce qu'elles décrivent : une prévision, une mesure d'un instant, le bilan d'une saison, une tendance sur trente ans.

Les deux questions rédigées répondent aux deux objections les plus courantes. Un hiver froid ne défait pas une moyenne trentenaire — le calcul montre de combien il la déplace. Et l'on ne prévoit pas un climat, parce qu'un climat n'est pas une prévision : c'est une moyenne, et elle se calcule après coup.

  • Quatre durées à ranger
  • Quatre phrases à situer
  • Deux objections

Compétences travaillées

  • Être proche du Soleil ne suffit pas

    Vénus est plus proche du Soleil que la Terre. Sans atmosphère, elle serait pourtant plus froide : elle renvoie vers l’espace les trois quarts de la lumière qu’elle reçoit.

  • L’effet de serre est un écart, et il se calcule

    Une planète a deux températures : celle qu’elle aurait sans atmosphère, et celle qu’on relève. La soustraction des deux donne ce que l’atmosphère ajoute — 510 °C sur Vénus, 33 °C sur Terre, rien du tout sur Mars.

  • Avoir une atmosphère ne suffit pas non plus

    Mars en a une, et n’y gagne aucun degré : elle est trop ténue. Ce n’est donc pas la présence d’une atmosphère qui compte, mais son épaisseur et sa composition.

  • Trente ans séparent la météo du climat

    Ce sont les mêmes instruments et les mêmes unités. Ce qui change, c’est la durée : une mesure d’aujourd’hui est de la météorologie, une moyenne de trente ans est un climat.

Un calcul que l’élève ne fait pas, mais dont il se sert

La température qu’aurait une planète sans atmosphère ne se calcule pas en sixième : elle demande une racine quatrième, et le programme n’en parle pas. Elle est donc DONNÉE dans les tableaux.

Ce que l’élève calcule, en revanche, c’est l’écart entre cette valeur et la température relevée. Une soustraction de nombres relatifs simples, à sa portée — et cet écart est exactement ce que le chapitre veut lui faire nommer.

Les six valeurs des tableaux viennent du module du chapitre, qui les recalcule à chaque production à partir de la distance au Soleil et de la part de lumière renvoyée. Aucune n’est saisie à la main.

Ce que les exercices font que l’évaluation ne fait pas

L’article jumeau fait TRANCHER : trier des causes, juger des affirmations, cocher la bonne stratégie. Ces fiches-ci font CONSTRUIRE — placer des planètes sur un axe, remplir une colonne, retrouver le maillon manquant d’une chaine.

D’où cinq formats que le chapitre n’avait jamais employés : l’axe du système solaire, les tableaux de relevés, les chaines causales et les frises. Un seul format est commun aux deux articles, les associations, et il y porte un autre objet.

La cinquième compétence du thème — citer des stratégies d’atténuation ou d’adaptation — n’a pas sa fiche : elle se déduit de la chaine causale de la quatrième, où l’élève doit dire OÙ l’on peut agir. Atténuer, c’est couper la chaine au début ; s’adapter, c’est vivre avec sa fin.

Méthode et vérification

Contenus originaux, cadrés sur le programme de sciences et technologie du cycle 3 de 2023. CINQ FICHES D'EXERCICES DE VINGT POINTS, corrigés séparés, une compétence par fiche. AUCUNE TEMPÉRATURE N'EST SAISIE : le module du chapitre CALCULE, à partir de deux nombres mesurés — la distance au Soleil et la part de lumière que la planète renvoie —, la température qu'elle aurait sans aucune atmosphère. L'écart avec la température relevée EST l'effet de serre : il n'est pas affirmé, il est obtenu, et l'élève le calcule lui-même dans la dernière colonne d'un tableau. LE RÉSULTAT CONTREDIT L'EXPLICATION SPONTANÉE, et c'est là tout l'intérêt du chapitre : Vénus est plus proche du Soleil que la Terre et serait pourtant plus froide qu'elle sans atmosphère, parce qu'elle renvoie 77 % de la lumière reçue contre 30 %. Ses 464 °C ne viennent donc pas de sa distance. Le module refuse de produire la moindre fiche si son modèle disait le contraire. LES DEUX SÉRIES DE RELEVÉS SONT COMPARÉES PAR LE CALCUL : la plus froide des trente années récentes dépasse encore la plus chaude des trente anciennes, et c'est un contrôle qui l'établit, non une affirmation. Les cinq couples de formats sont tous différents entre eux, et aucun n'a servi ailleurs en SVT de sixième, jumeau compris : quatre des cinq formats sont neufs pour le chapitre. Total vérifié à 20 points par fiche.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de sciences et technologie du cycle 3, texte de 2023 (Bulletin officiel nº 25 du 22 juin 2023), thème « La Terre, une planète peuplée par des êtres vivants — La Terre, une planète singulière et active ». Le nouveau programme, fixé par l'arrêté du 5 juin 2026, ne s'applique en sixième qu'à la rentrée 2027-2028 : c'est donc bien le texte de 2023 qui vaut cette année. Quatre attendus de fin de cycle y figurent, et ces fiches en travaillent trois : « Décrire les conditions de la vie terrestre », « Différencier la météorologie du climat » et « Construire une argumentation scientifique pour expliquer le réchauffement climatique actuel ». La colonne de sixième précise ce qu'on attend : « Décrire les conditions qui permettent la présence de la vie sur Terre (atmosphère et température compatibles avec la vie, présence d'eau liquide) en lien avec la place de la Terre dans le système solaire » ; « Construire une argumentation relative au réchauffement climatique récent, à partir de données » ; « relier le réchauffement climatique à l'évolution de la teneur en gaz à effet de serre, conséquence des activités humaines » ; « Décrire quelques conséquences du réchauffement climatique récent sur le peuplement des milieux » ; « Citer des stratégies d'atténuation ou d'adaptation ».

Questions fréquentes

Quel programme ces fiches suivent-elles ?
Celui de sciences et technologie du cycle 3 publié en 2023. Le programme de 2026 ne s’applique en sixième qu’à la rentrée 2027-2028 : c’est bien le texte de 2023 qui vaut cette année.
Pourquoi Vénus est-elle si chaude ?
Pas parce qu’elle est proche du Soleil : sans atmosphère, elle serait à -46 °C, plus froide que la Terre, car elle renvoie 77 % de la lumière reçue. Ses 464 °C viennent entièrement de son atmosphère.
Quelle différence entre la météo et le climat ?
La durée, et elle seule. Les instruments et les unités sont les mêmes. Une température relevée aujourd’hui est de la météorologie ; la moyenne de ces relevés sur trente ans est un climat.
Qu’est-ce qu’atténuer, et qu’est-ce que s’adapter ?
Atténuer, c’est agir sur la cause — moins brûler de carbone, donc moins de gaz à effet de serre. S’adapter, c’est vivre avec la conséquence : planter des arbres pour l’ombre, changer les variétés cultivées.