Ce que ces fiches demandent
Lire deux planisphères et y situer quatre régions de fouilles ; compléter dix cases de tableau ; retrouver les cadres manquants de deux chaines causales de huit maillons ; remplir sept cases de frise ; tracer huit traits entre deux colonnes ; et répondre à dix questions rédigées.
Chaque fiche ouvre sur un court document, enchaine deux exercices avec schéma et finit par deux questions rédigées.
Deux pages A4 par fiche, corrigé séparé, barème détaillé.
1 sur 5
Le climat commande
Compléter le tableau des deux oscillations, puis remonter la chaine que le programme énonce en une phrase.
La première fiche déplie la phrase que le programme consacre à cette entrée, et elle la donne à lire telle quelle en document.
Un tableau à deux lignes ouvre la fiche : une période glaciaire, un réchauffement. Deux colonnes restent vides — ce que devient l'environnement, ce que font les groupes humains — et l'élève les remplit. La question qui suit demande pourquoi une période glaciaire ouvre des passages entre les continents : l'eau prise dans les glaces fait baisser la mer.
La chaine causale vient ensuite, en trois cadres dont un est vide. Le cadre manquant n'est jamais le premier : sans lui, la chaine ne donnerait aucun indice pour retrouver les autres.
La dernière question de cet exercice porte sur le SENS de la flèche : peut-on inverser les deux derniers cadres ? Non — ce sont les hommes qui s'adaptent au paysage, et non l'inverse. C'est la causalité qui est évaluée, pas l'ordre des mots.
- Deux oscillations à compléter
- La chaine du programme
- Une cause, deux effets
2 sur 5
Ce qu'une couche de terre raconte
Remonter la chaine qui va de la fouille au fait établi, puis relier chaque objet trouvé à ce qu'il apprend.
La deuxième fiche porte la méthode, et non le résultat : comment un fait préhistorique s'établit.
Une chaine de cinq cadres va de l'ouverture d'une fouille au fait établi, en passant par le relevé des profondeurs. Deux cadres sont vides, dont celui qui énonce la règle : la couche la plus basse est la plus ancienne.
Quatre traits relient ensuite chaque objet trouvé à ce qu'il apprend — un tesson de poterie, un outil taillé, un os d'animal, un crâne. L'ordre des objets est celui des couches, et il vient du module du chapitre : un objet déplacé dans la liste changerait la réponse sans qu'on s'en aperçoive.
Les deux questions rédigées appliquent la règle à un cas, puis demandent ce qui distingue un fait établi d'un mythe. La réponse attendue tient en un mot : la preuve.
- De la fouille au fait établi
- Quatre objets, quatre gestes
- Lire une coupe
3 sur 5
Six espèces, six traits
Relier quatre espèces à ce qu'elles apportent, puis écrire l'intervalle de quatre d'entre elles sur une frise.
La troisième fiche donne les six espèces en document, avec leur intervalle, leur territoire et leur apport, et fait travailler deux choses différentes dessus.
Quatre traits d'abord, entre une espèce et ce qu'elle apporte : marcher debout, tailler des galets, sortir d'Afrique et maitriser le feu, enterrer ses morts. Une question demande ensuite les deux espèces du document qui ne figurent pas dans l'exercice, et leur apport — c'est le document qu'il faut relire, pas la colonne.
Une frise ensuite, où l'élève écrit l'intervalle de quatre espèces. L'axe n'est pas à l'échelle et la légende le dit : sept millions d'années et trois cent mille ans ne se dessinent pas côte à côte sur une même ligne.
Les deux questions rédigées font calculer une durée, puis établir que Homo sapiens n'a pas été seul. Cette dernière réponse n'est pas à retenir : elle se lit dans le recouvrement de deux intervalles du document.
- Quatre espèces, quatre apports
- Quatre intervalles sur la frise
- Combien de temps ?
4 sur 5
Sortir d'Afrique
Situer trois espèces dans l'espace, puis lire sur un planisphère la route qui mène de l'Afrique à l'Europe.
La quatrième fiche est la première des deux cartes, et elle répond à ce que le programme demande explicitement : observer une carte.
Une frise situe d'abord trois espèces dans l'espace, et non dans le temps : sous chaque nom, l'élève écrit le territoire que le document lui donne. La question qui suit demande laquelle n'a jamais quitté l'Afrique — et la réponse se lit à un seul mot, « puis », que deux des trois territoires portent et que le troisième n'a pas.
Le planisphère vient ensuite, avec quatre régions encadrées et une route tracée. La consigne donne les quatre noms dans le désordre : sans eux, « le Caucase » ne se devinerait pas d'un cadre, et un contrôle vérifie que ce désordre n'est pas celui des numéros.
Les deux questions rédigées demandent ce qui a pu pousser des groupes à partir — la chaine de la première fiche sert ici — et si ces départs se sont faits en une fois. Non : deux espèces au moins sont sorties, séparées de plus d'un million d'années.
- Trois espèces, trois territoires
- Lire la route sur le planisphère
- Pourquoi partir ?
5 sur 5
Quatre régions, six sites
Situer quatre régions de fouilles sur un planisphère, puis retrouver le site associé à chaque espèce.
La cinquième fiche prend au mot la seconde moitié de la consigne du programme : mentionner quelques sites de fouilles.
Le document en donne six, avec leur pays — Toros-Menalla au Tchad, Hadar en Éthiopie, les gorges d'Olduvai en Tanzanie, Dmanissi en Géorgie, La Chapelle-aux-Saints et la grotte Chauvet en France.
Le planisphère porte quatre régions numérotées, et l'élève écrit leur nom dans l'ordre des numéros. La question suivante demande sur quel continent se trouvent les fouilles les plus anciennes : deux des quatre régions sont en Afrique, et ce sont celles des deux espèces les plus anciennes du document.
Un tableau à six lignes vient ensuite, dont la colonne des sites est vide. Le document la donne : il s'agit de la reporter, non de la retenir.
Les deux questions rédigées portent sur ce qu'un site prouve et ce qu'il ne prouve pas. Un fossile dit où l'on a TROUVÉ l'espèce, non où elle a vécu : elle a pu vivre ailleurs sans qu'on y ait encore fouillé.
- Quatre régions numérotées
- Six espèces, six sites
- Ce qu'un site prouve, et ce qu'il ne prouve pas
Compétences travaillées
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Le climat commande, et le programme le dit
De fortes oscillations climatiques transforment l’environnement, et cet environnement transformé oblige les groupes humains à changer de mode de vie. Une cause, deux effets, et la flèche ne va que dans un sens.
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Nous n’avons pas toujours été seuls
Homo sapiens apparait quand Néandertal est encore là. Ce n’est pas une affirmation : c’est le recouvrement de deux intervalles de dates, et il dure des centaines de milliers d’années.
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La couche la plus basse est la plus ancienne
Les terres se déposent les unes sur les autres. C’est cette règle simple qui permet de ranger dans le temps des objets dont on ne connait pas l’âge exact — et c’est ce qui distingue un fait établi d’un récit.
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Tout commence en Afrique
Les deux plus anciennes régions de fouilles y sont, et les sorties se comptent au moins par deux, séparées de plus d’un million d’années. La carte le montre d’un coup d’œil.
Ce que le programme demandait, et que la page n’avait pas
Le programme veut que cette étude soit conduite « à partir de l’observation de cartes et de la mention de quelques sites de fouilles ». Ni la page d’origine ni l’article d’évaluations n’en portaient une seule.
Les deux donnaient les résultats — les espèces, les dates, l’Afrique — sans jamais montrer OÙ, ni dire COMMENT on le sait. Deux des cinq fiches d’ici sont donc des planisphères, et une troisième est consacrée à la méthode de la fouille.
Les quatre régions tracées ne sont pas des points : à l’échelle d’un planisphère, un site ne serait pas lisible et sa précision serait une illusion. La légende le dit sur chaque carte.
Ce que les exercices font que l’évaluation ne fait pas
L’article jumeau fait TRANCHER : ranger des durées, juger des affirmations, cocher un ordre. Ces fiches-ci font CONSTRUIRE — compléter une chaine de causes, situer une route sur une carte, remplir la colonne d’un tableau.
Les cinq couples de formats sont neufs pour l’histoire de sixième. Les deux formats que les deux articles ont en commun y portent une autre question : le jumeau relie chaque espèce à son site de fouilles, ces fiches la relient à son apport ; le jumeau met les acquisitions sur sa frise, ces fiches y mettent les espèces.
Un contrôle compare ce que chaque exercice DEMANDE — la colonne des réponses — et refuserait un format qui poserait ici la question du jumeau. Les colonnes de gauche, elles, se recoupent forcément : les six espèces sont le sujet du chapitre.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme d'histoire du cycle 3 fixé par l'arrêté du 17 juillet 2020. CINQ FICHES D'EXERCICES DE VINGT POINTS, corrigés séparés, une compétence par fiche. AUCUNE DATE N'EST SAISIE : chaque espèce est donnée par un INTERVALLE, et sa durée, son rang et ses coexistences s'en déduisent. Que Homo sapiens et Néandertal se soient côtoyés n'est pas affirmé — c'est le recouvrement de deux intervalles, et il vaut 270 000 ans ; le module refuserait de produire la moindre fiche si son modèle disait le contraire, et il refuse aussi le cas inverse, deux espèces éloignées qui coexisteraient. LES QUATRE RÉGIONS DES CARTES NE SONT PAS DES POINTS : un site de fouilles a des coordonnées précises, mais à l'échelle d'un planisphère un point n'est pas lisible et sa précision serait une illusion. On trace donc des régions, la légende le dit, et un contrôle vérifie que chacune tient dans les bornes de son continent — celles du module de géographie, jamais des valeurs écrites pour l'occasion. LA ROUTE DE SORTIE D'AFRIQUE EST VÉRIFIÉE, elle aussi : ses trois points doivent tomber dans trois régions distinctes, et le premier en Afrique de l'Est. Les cinq couples de formats sont tous différents entre eux et aucun n'a servi ailleurs en histoire de sixième ; les deux formats que l'article partage avec son jumeau y portent une autre question — le jumeau relie l'espèce à son SITE, on la relie ici à son APPORT. Total vérifié à 20 points par fiche.
- Annexe 2 de l'arrêté du 17 juillet 2020, programme d'histoire du cycle 3, classe de sixième, thème 1 « La longue histoire de l'humanité et des migrations », première entrée « Les débuts de l'humanité ». Le texte énonce une chaine de causes en une seule phrase — les débuts de l'humanité « ont connu de fortes oscillations climatiques, qui ont profondément transformé l'environnement et amené les groupes humains à adapter leurs modes de vie » — et il précise la MÉTHODE : cette étude se conduit « à partir de l'observation de cartes et de la mention de quelques sites de fouilles ». C'est ce dernier point que ces fiches prennent au mot : deux des cinq sont des planisphères, et les six sites que le chapitre nomme y sont situés.