Ce que le CM2 ajoute au passé composé
Le programme de français du cycle 3 s'applique au CM2 à partir de la rentrée 2026-2027 — l'arrêté du 10 avril 2025 le dit dans son article 3, un an après le CM1 et la sixième.
Il change la façon de travailler le passé composé. Au CM1, c'était le seul temps composé au programme ; au CM2, il forme couple avec le plus-que-parfait. Les deux se construisent de la même façon : un auxiliaire, un participe passé. Seul le temps de l'auxiliaire change — présent d'un côté, imparfait de l'autre.
Et le CM2 apporte la règle d'accord la plus difficile du cycle : « accorder le participe passé avec le COD pour les verbes étudiés et conjugués avec l'auxiliaire avoir ». Difficile parce qu'elle dépend d'une condition que rien d'autre en français ne demande — la place du complément.
« Les fleurs que Léa a cueillies » s'accorde ; « Léa a cueilli les fleurs » ne s'accorde pas. Même verbe, même complément, et une seule chose qui diffère : l'ordre des mots.
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Deux temps composés
Même construction, un auxiliaire à deux temps différents.
Le même verbe dans deux colonnes : passé composé à gauche, plus-que-parfait à droite. Une seule forme est donnée ; les onze autres se déduisent.
La comparaison rend visible ce qu'une définition cache : les deux temps ont la même construction. Le participe passé est identique d'une colonne à l'autre ; seul l'auxiliaire change de temps — présent, puis imparfait.
Le tableau suivant reprend quatre verbes aux deux temps, dont un qui se conjugue avec être. L'auxiliaire ne change pas avec le temps : un verbe qui prend être le prend partout.
Une question donne l'emploi du plus-que-parfait, qui est sa raison d'être : un fait antérieur à un autre fait passé. C'est le passé du passé.
Deux temps, une seule construction.
- Deux colonnes
- Le temps de l'auxiliaire
- Quatre verbes
- L'emploi
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Quand le participe s'accorde
Deux règles, et c'est l'auxiliaire qui décide laquelle.
Quatre formes à écrire, et une colonne de plus : avec quoi le participe s'accorde. La réponse n'est pas la même d'une ligne à l'autre, et elle ne dépend jamais du verbe.
Avec être, le participe s'accorde avec le sujet — c'est la règle du CM1, et elle ne change pas. Avec avoir, il ne s'accorde jamais avec le sujet : « il a chanté » et « elles ont chanté » portent le même participe.
C'est précisément ce qui trompe. Le sujet change sous les yeux de l'élève, et le participe ne bouge pas. Beaucoup ajoutent alors un « s » par réflexe.
La troisième question ouvre sur ce que le CM2 ajoute : avec avoir, un accord existe bien, mais avec le complément d'objet direct, et à une condition.
Avec avoir, le sujet ne commande rien.
- Quatre formes
- Avec être
- Avec avoir
- La règle du CM2
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Le COD avant, le COD après
La seule règle du français où la place décide de l'accord.
Trois phrases à relier à ce qui explique leur participe. Deux d'entre elles emploient le même verbe et le même complément : seule la place change.
« Les fleurs que Léa a cueillies » — le pronom « que » reprend le complément et le place devant le verbe : le participe s'accorde. « Léa a cueilli les fleurs du jardin » — le complément est après : le participe reste nu.
Une question donne la méthode : poser « qui ? » ou « quoi ? » juste après le verbe. Si la réponse se trouve déjà avant, l'accord se fait.
Les deux copies fausses portent les deux erreurs symétriques : accorder quand le COD suit, et ne pas accorder quand il précède. La seconde est plus fréquente, la première plus révélatrice.
Même verbe, même complément — seule la place change.
- Trois phrases
- Le pronom « que »
- Trouver le COD
- Deux erreurs
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Nier un temps composé
Les deux adverbes encadrent l'auxiliaire, aux deux temps.
Le programme du CM2 met la règle au pluriel : « effectuer la transformation à la forme négative d'un verbe aux temps composés ». Une seule règle, deux temps.
Quatre transformations sur la même phrase : au passé composé, à sa forme négative, au plus-que-parfait, puis à sa forme négative. Les adverbes encadrent l'auxiliaire à chaque fois, et le participe reste dehors.
« Nous n'avons pris pas le train » est l'erreur que la règle évite, et elle vient d'un raisonnement juste appliqué au mauvais temps : aux temps simples, les adverbes encadrent bien le verbe entier.
Le tri final classe quatre temps selon ce que les adverbes encadrent, et fait apparaître le critère : le nombre de mots du verbe.
Une seule règle pour les deux temps composés.
- Quatre transformations
- Deux temps
- Le participe dehors
- Quatre temps triés
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Bilan : écrire un temps composé
Cinq gestes, dans l'ordre.
Deux verbes irréguliers au plus-que-parfait, dans deux colonnes : prendre et venir. Ils ne sont pas choisis au hasard — l'un se conjugue avec avoir, l'autre avec être.
La conséquence se lit dans le tableau : le participe de « venir » change de ligne en ligne, celui de « prendre » ne bouge jamais. Le même temps, deux règles d'accord.
Une question rappelle les huit verbes irréguliers que le programme nomme, du CM1 au CM2 : faire, aller, dire, venir, pouvoir, voir, vouloir, prendre.
Le mémo final donne les cinq gestes dans l'ordre, et désigne celui que le CM1 ne faisait pas : chercher le COD et regarder sa place.
Un participe irrégulier ne se déduit pas : il s'apprend.
- Deux irréguliers
- Deux auxiliaires
- Les huit verbes
- Cinq gestes
Compétences travaillées
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Deux temps composés
Conjuguer au passé composé et au plus-que-parfait, et savoir ce qui les distingue.
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L'accord avec le sujet
Accorder le participe avec le sujet lorsque l'auxiliaire est être.
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L'accord avec le COD
Accorder le participe avec le complément d'objet direct lorsqu'il est placé avant.
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La forme négative
Placer les adverbes de négation autour de l'auxiliaire, aux deux temps composés.
Un programme neuf pour le CM2 à la rentrée 2026
L'arrêté du 10 avril 2025 fixe les programmes de français et de mathématiques du cycle 3. Son article 3 en échelonne l'application : « à la rentrée de l'année scolaire 2025-2026 en tant qu'elles s'appliquent à la classe de cours moyen première année et à la classe de sixième, et à la rentrée de l'année scolaire 2026-2027 en tant qu'elles s'appliquent à la classe de cours moyen deuxième année ».
Le CM2 rejoint donc ce texte avec un an de décalage. Les ressources destinées à l'année qui commence doivent s'y conformer, et non au programme de 2020.
Sur la conjugaison, la différence est nette. Le CM2 y reçoit le plus-que-parfait et le passé simple, l'accord du participe avec le COD, et la consolidation des variations du radical — trois choses que le texte précédent n'organisait pas de la même façon.
Ces cinq évaluations portent sur ce que le CM2 ajoute, en s'appuyant sur ce que le CM1 a posé.
Pourquoi l'accord avec le COD est si difficile
Toutes les règles d'accord du français reposent sur une relation : un donneur, un ou plusieurs receveurs. Le nom commande dans le groupe nominal, le sujet commande le verbe et l'attribut. La place des mots n'intervient pas.
L'accord du participe passé avec le COD est la seule exception. Le donneur existe, c'est le complément d'objet direct — mais il ne commande que s'il est placé avant le verbe. « Les fleurs que Léa a cueillies » s'accorde ; « Léa a cueilli les fleurs » ne s'accorde pas.
Un élève qui a compris toutes les autres chaînes d'accord n'a donc aucune raison de deviner celle-ci : rien dans ce qu'il a appris ne lui a jamais demandé de regarder l'ordre des mots.
D'où la méthode en deux temps que la troisième fiche installe : trouver le COD en posant « qui ? » ou « quoi ? » après le verbe, puis regarder où il se trouve. Deux gestes, dans cet ordre, et jamais l'un sans l'autre.
Le plus-que-parfait : un temps de plus, pas une règle de plus
L'arrivée du plus-que-parfait pourrait paraître un alourdissement. C'est l'inverse : il allège, parce qu'il montre que le passé composé n'était pas un cas particulier.
Les deux temps se construisent à l'identique — un auxiliaire, un participe passé. Ce qui les sépare tient au temps de l'auxiliaire : présent pour le passé composé, imparfait pour le plus-que-parfait. Tout le reste est commun, y compris les règles d'accord et la place de la négation.
C'est pourquoi la première fiche les met côte à côte plutôt que l'un après l'autre. Un élève qui voit les deux colonnes ensemble comprend la construction ; un élève qui apprend le second après avoir oublié le premier apprend deux fois.
L'emploi, lui, se dit en une phrase : le plus-que-parfait raconte un fait antérieur à un autre fait passé. « Il avait fini quand nous sommes arrivés. »
Méthode et vérification
Le programme de référence est l'arrêté du 10 avril 2025 fixant les programmes de français et de mathématiques du cycle de consolidation (cycle 3), publié au BO n° 16 du 17 avril 2025. Son article 3, cité mot pour mot, en fixe l'application au cours moyen deuxième année « à la rentrée de l'année scolaire 2026-2027 » : c'est donc ce texte qui vaut pour le CM2 dès la rentrée qui vient. Le CM2 y reçoit le plus-que-parfait et le passé simple parmi les conjugaisons à mémoriser, l'accord du participe passé avec le COD conjugué avec l'auxiliaire avoir, la forme négative aux temps composés au pluriel, et la consolidation des variations du radical. La version précédente traitait le passé composé seul, comme au CM1 : « plus-que-parfait », « COD », « objet », « antéposé », « négation », « radical », « irrégulier », « passé simple » et « être » y comptaient zéro occurrence sur 6 148 caractères. Elle est par ailleurs écrite sans accents, comme 65 contenus du site. Toutes les formes imprimées sont composées par un module qui conjugue l'auxiliaire au temps voulu et accorde le participe selon la règle applicable ; les phrases sur le COD sont recomposées avant impression — le participe attendu est calculé d'après le genre, le nombre et la position déclarés du complément, puis cherché dans la phrase, et une phrase à COD postposé est refusée si elle porte une forme accordée.