Ce que ces fiches demandent
Analyser neuf phrases pour en tirer l'infinitif et le temps ; remplir vingt-quatre cases de conjugaison réparties en quatre colonnes ; écrire huit phrases transformées ; ranger vingt étiquettes ; lire deux récits ; et répondre à dix questions rédigées.
Chaque fiche s’ouvre sur un court rappel, puis enchaine deux exercices avec schéma et un temps de rédaction.
Deux pages A4 par fiche, corrigé séparé, barème détaillé.
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Fiche 1 — deux morceaux, un seul verbe
Reconnaitre l'auxiliaire et le participe, et dire lequel des deux temps composés on lit.
La première fiche porte le premier attendu : connaitre la composition en deux parties des temps composés.
Cinq phrases sont à analyser. Pour chacune, l’élève écrit l’infinitif du verbe ET son temps — c’est le couple des deux qui compte, car un participe seul ne dit pas de quel verbe il vient.
Le tableau de conjugaison qui suit met le même verbe dans deux colonnes, au passé composé puis au plus-que-parfait. Onze cases sont à remplir, et une seule chose y change d’une colonne à l’autre.
Les deux questions rédigées font juger une affirmation d’élève — « ce sont deux verbes différents » — puis écrire une phrase au plus-que-parfait avec un sujet imposé au pluriel.
Le verbe des deux colonnes est « voir », dont le participe ne se déduit pas de l'infinitif : la fiche fait donc travailler la composition du temps sur un participe qu'il faut déjà connaitre.
- Cinq phrases à analyser
- Le verbe voir aux deux temps
- Ce que les deux colonnes montrent
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Fiche 2 — le plus-que-parfait
Conjuguer être et avoir au plus-que-parfait, et repérer dans un récit ce qui s'est passé avant.
La deuxième fiche porte le temps que le CM2 découvre : le plus-que-parfait.
Le programme demande de le mémoriser « des verbes être et avoir » avant les autres, et pour une raison simple : ce sont eux qui servent d’auxiliaires à tous les autres verbes. Les deux colonnes de l’exercice 1 sont donc les leurs.
Un court récit vient ensuite. Sept verbes y sont conjugués, quatre au plus-que-parfait et trois au passé composé, et l’ordre des actions ne se lit que dans les temps employés.
Les deux questions rédigées demandent à quel temps est chaque auxiliaire, puis pourquoi un récit a besoin des deux temps à la fois — ce qui est la vraie raison d’être du plus-que-parfait.
Le récit ne se lit pas au hasard : le nombre d’auxiliaires y est compté par un contrôle, de sorte qu’un verbe de plus ne puisse pas rendre fausse la question qui en annonce quatre.
- Être et avoir au plus-que-parfait
- Ce qui s'était passé avant
- Deux temps dans le même récit
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Fiche 3 — être ou avoir ?
Trouver l'auxiliaire de chaque verbe, dans un récit puis dans des transformations.
La troisième fiche porte le tri qui commande tous les autres : choisir l’auxiliaire.
Un récit de neuf verbes ouvre la fiche, quatre conjugués avec être et cinq avec avoir. Rien ne les distingue à l’oreille ; il faut regarder le petit mot qui précède le participe.
Le tableau de transformation qui suit reprend la même phrase quatre fois, avec deux verbes différents : l’un prend avoir, l’autre être, et la ligne change d’auxiliaire au milieu du tableau.
Les deux questions rédigées font produire un contre-exemple — le groupe du verbe ne dit rien de son auxiliaire — puis vérifier qu’un verbe ne change pas d’auxiliaire quand il change de temps.
Les neuf verbes du récit sont répartis quatre contre cinq, et ce partage est compté avant la production : la question qui annonce quatre verbes avec être ne peut donc pas se tromper.
Le document de la fiche ne donne aucun des neuf : il dit la règle, pas la liste.
- Neuf verbes, deux auxiliaires
- La même phrase, quatre fois
- Pourquoi deux auxiliaires
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Fiche 4 — nier un temps composé
Placer les deux mots de la négation autour de l'auxiliaire, et reconnaitre le temps malgré eux.
La quatrième fiche porte l’attendu que le programme formule le plus précisément : placer les adverbes de négation « au bon emplacement ».
Une seule phrase sert de départ, et quatre transformations la reprennent : à la forme négative, avec un autre adverbe, à un autre temps, puis avec un autre sujet. Le participe passé ne bouge d’aucune ligne.
Le tri qui suit est plus difficile qu’il n’en a l’air : les huit étiquettes sont des formes NIÉES, et la négation sépare l’auxiliaire du participe. Pour trouver le temps, il faut lire l’auxiliaire à travers les deux mots insérés.
Les deux questions rédigées font écrire une phrase niée à chacun des deux temps, puis dire comment on reconnait le temps malgré la négation.
- Une phrase, quatre négations
- Huit formes niées à ranger
- Où se mettent les deux mots
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Fiche 5 — les participes du programme
Ranger douze participes par leur terminaison, puis remonter du participe à l'infinitif.
La cinquième fiche porte la mémorisation : le participe passé des verbes que le programme nomme.
Douze verbes sont à ranger selon la terminaison de leur participe — en -é, en -i, en -u, ou en -s ou -t. Quatre colonnes, trois verbes chacune, et la consigne de la fiche est d’écrire le participe avant de choisir la colonne.
Le second exercice fait le chemin inverse : quatre phrases à un temps composé, et l’infinitif à retrouver. Un participe seul ne suffit pas à le donner ; il faut le lire avec son auxiliaire.
Les deux questions rédigées font dire quels participes s’apprennent par cœur et pourquoi — ceux du troisième groupe ne se déduisent pas de l’infinitif —, puis écrire une phrase au plus-que-parfait.
- Douze verbes à ranger
- Du participe à l'infinitif
- Ce qu'il faut retenir par cœur
Compétences travaillées
-
Deux mots, un seul verbe
Un temps composé s’écrit en deux mots : l’auxiliaire, qui porte la personne et le temps, puis le participe passé, qui ne se conjugue pas.
-
Seul l’auxiliaire change de temps
Du passé composé au plus-que-parfait, le participe reste le même : c’est l’auxiliaire qui passe du présent à l’imparfait.
-
Le verbe choisit son auxiliaire
Un verbe garde le sien à tous les temps composés, et son groupe ne permet pas de le deviner : il faut le connaitre ou le chercher.
-
La négation entoure l’auxiliaire
À un temps composé, les deux mots de la négation encadrent l’auxiliaire seul. Le participe passé reste dehors, à la fin.
Ce que le CM2 ajoute au CM1
Au CM1, le passé composé se travaille seul. Le programme de CM2 le met en couple avec le plus-que-parfait, et demande de connaitre la composition en deux parties des deux temps.
Il nomme aussi, un par un, les huit verbes irréguliers du troisième groupe à mémoriser : faire, aller, dire, venir, pouvoir, voir, vouloir, prendre. Les cinq fiches les emploient tous, et un contrôle le vérifie avant la production.
Il ajoute enfin la transformation à la forme négative aux temps composés — le point où les copies se trompent le plus, parce que les deux mots de la négation n’entourent plus le verbe entier mais le seul auxiliaire.
Pourquoi l’accord du participe n’est pas ici
Le programme demande aussi d’accorder le participe passé avec le sujet, puis avec le complément d’objet direct placé avant le verbe. C’est la règle la plus difficile du cycle, et elle a son propre article d’exercices au CM2 : cinq fiches y sont consacrées.
La reprendre ici ferait deux pages du même site sur la même règle, sans que la seconde apporte rien. Un garde relit donc le texte entier de ces fiches et refuse le vocabulaire de l’accord.
Ces fiches préparent cette règle plutôt qu’elles ne la doublent : on ne peut pas accorder un participe qu’on ne sait pas écrire, ni reconnaitre l’auxiliaire qui commande l’accord.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de français du cycle 3 fixé par l'arrêté du 10 avril 2025, en vigueur au CM2 depuis la rentrée 2026-2027. CINQ FICHES DE VINGT POINTS, corrigés séparés. AUCUNE FORME N'EST SAISIE À LA MAIN : les formes conjuguées des dix-huit verbes employés sortent toutes du même moteur de conjugaison, et un contrôle refuse un verbe qui ne serait pas du corpus déclaré du chapitre. LES HUIT VERBES IRRÉGULIERS QUE LE PROGRAMME NOMME sont tous employés, et un contrôle le vérifie un par un. CE QUE CES FICHES NE FONT PAS : l'accord du participe passé, qui a son propre article d'exercices au CM2 ; un garde relit le texte entier et refuse le vocabulaire de cette règle, pour que les deux articles ne se marchent pas dessus. LES DEUX RÉCITS des fiches 2 et 3 sont écrits pour le chapitre : chaque verbe conjugué y est recalculé, et le nombre d'auxiliaires y est COMPTÉ — un verbe de plus rendrait fausse la question qui en annonce quatre. Les cinq couples de formats sont tous différents entre eux, et aucun n'a servi ailleurs en français de CM2, jumeau compris. Total vérifié à 20 points par fiche.
- Programme de français du cycle 3, arrêté du 10 avril 2025 (Bulletin officiel nº 16 du 17 avril 2025). Son article 3 fixe l'entrée en application « à la rentrée de l'année scolaire 2026-2027 en tant qu'elles s'appliquent à la classe de cours moyen deuxième année » : c'est donc ce texte qui vaut au CM2 cette année. Les attendus que ces fiches travaillent, cités mot pour mot : « Connaître la composition en deux parties (auxiliaire + participe passé) des temps composés (passé composé et plus-que-parfait) » ; « Conjugaisons à mémoriser et à maîtriser : […] plus-que-parfait des verbes être et avoir, des verbes des premier et deuxième groupes, des verbes irréguliers du troisième groupe : faire, aller, dire, venir, pouvoir, voir, vouloir, prendre » ; « Effectuer la transformation à la forme négative d'un verbe aux temps composés en plaçant les adverbes de négation au bon emplacement ».