Le répertoire A1, et ce qui l'empêche de fonctionner
Le programme de CM2 vise le niveau A1 : se présenter, poser des questions simples, exprimer ses goûts. Les quatre premières fiches installent ce répertoire — les phrases, les questions, les goûts, les réponses courtes.
La cinquième porte sur ce qui empêche le répertoire de fonctionner : les calques du français. Cinq fautes, cinq causes, et pour chacune la tournure française qui la produit.
Chaque fiche vaut vingt points, répartis en huit, six et six. Les productions écrites sont courtes, comme le niveau A1 le demande : quatre phrases suffisent.
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Fiche 1 — se présenter
Quatre phrases suffisent à se présenter en anglais.
La première fiche installe les quatre phrases du répertoire. Elle part de deux présentations à lire plutôt que d'une liste de structures : c'est en voyant les phrases fonctionner qu'on comprend à quoi elles servent.
L'exercice 1 propose deux présentations d'élèves, avec des questions de repérage — quel est son nom, son âge, sa ville — puis de comparaison entre les deux. Les deux personnes n'aiment pas les mêmes choses, ce qui donne matière à comparer sans introduire de structure nouvelle.
L'exercice 2 est un tableau des quatre phrases : pour chaque information, la structure anglaise qui la porte. C'est là que l'âge apparaît comme un cas à part, puisqu'il emploie « be » là où le français emploie « avoir ». Le troisième exercice demande à l'élève d'écrire ses propres quatre phrases, avec ses vraies informations.
Les deux présentations sont produites à partir des champs de deux personnes déclarées : le texte et les réponses ne peuvent pas se contredire.
- 2 textes
- 4 phrases
- Se présenter
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Fiche 2 — les quatre questions
Une question anglaise commence par un mot interrogatif ou un auxiliaire.
À chaque phrase de présentation correspond une question. Cette fiche fait le lien, et installe la règle qui gouverne toutes les questions anglaises : un mot interrogatif ou un auxiliaire en tête.
L'exercice 1 apparie chaque question à sa réponse. Les quatre réponses sont des phrases complètes, et l'une des questions attend une réponse courte : l'appariement fait donc apparaître qu'il existe deux sortes de questions, celles qui ouvrent et celles qui se ferment par oui ou non.
Le QCM de l'exercice 2 porte sur la formation des questions, avec des distracteurs qui sont des calques réels — « You like football? », « How old have you? ». Le troisième exercice fait rédiger ce qui distingue une question française d'une question anglaise, en s'appuyant sur un exemple de chaque.
Les réponses sont produites par le moteur à partir de la personne déclarée et de la question posée.
- Appariement
- Un QCM
- Rédiger
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Fiche 3 — dire ce qu'on aime
Trois structures : like, don't like, favourite.
Exprimer ses goûts au niveau A1 tient en trois structures : « I like », « I don't like », « My favourite … is … ». La troisième est la plus utile et la moins employée par les élèves.
L'exercice 1 est un tri de phrases selon qu'elles expriment un goût positif ou négatif. Certaines phrases contiennent « don't », d'autres non, et l'une d'elles exprime une préférence : le tri force à distinguer trois cas quand on n'en attendait que deux.
L'exercice 2 est un tableau des trois structures, avec pour chacune sa forme et un exemple. Le « don't » y apparaît comme obligatoire : « I not like » n'existe pas en anglais, et c'est un calque de la négation française simplifiée. Le troisième exercice fait écrire ses propres goûts avec les trois structures.
Les phrases négatives sont construites par le moteur à partir de l'auxiliaire du pronom.
- Un tri
- 3 structures
- Ses goûts
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Fiche 4 — les réponses courtes
On répond en reprenant l'auxiliaire, jamais le verbe.
Répondre « yes, I do » plutôt que « yes, I like » n'est pas une politesse : c'est la règle. La réponse courte reprend l'auxiliaire de la question, jamais le verbe.
L'exercice 1 est une chasse à l'erreur sur trois copies. Les fautes portent sur l'auxiliaire : le verbe repris à sa place, l'auxiliaire changé, ou la réponse donnée en phrase complète là où la forme courte est attendue. Une copie est juste, ce qui interdit de répondre en supposant que toutes contiennent une faute.
L'exercice 2 est une chaîne qui fait construire la réponse courte étape par étape : repérer l'auxiliaire de la question, choisir le pronom, décider du sens. Deux maillons sont masqués. Le troisième exercice fait répondre à des questions posées, positivement et négativement.
Les réponses courtes sont construites par le moteur à partir de l'auxiliaire et du pronom : aucune n'est rédigée à la main.
- Trois copies
- Une chaîne
- Répondre
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Fiche 5 — cinq fautes de francophone
Chacune vient d'une phrase française traduite mot à mot.
La dernière fiche rassemble cinq fautes que seuls les francophones commettent. Chacune vient d'une phrase française traduite mot à mot, et chacune a sa cause propre.
L'exercice 1 est une carte mentale à compléter qui organise le chapitre autour de quatre branches : se présenter, questionner, répondre, éviter les calques. Les feuilles sont vides.
L'exercice 2 apparie chaque faute à sa correction. Les cinq corrections sont proches des fautes — un mot change, parfois deux — de sorte que l'appariement demande de repérer précisément ce qui cloche. Le troisième exercice fait corriger soi-même des phrases fautives, et surtout nommer la cause : c'est la cause, et non la correction, qui servira sur la faute suivante. Retenir « I am ten years old » règle une phrase ; comprendre qu'en anglais on EST un âge règle aussi la question qui va avec.
Les cinq fautes sont déclarées avec leur cause dans le noyau : la correction et l'explication viennent de la même source.
- Carte mentale
- 5 calques
- Corriger
Compétences travaillées
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Se présenter
Produire les quatre phrases du répertoire A1 : nom, âge, ville et goûts.
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Quatre questions
Poser et comprendre les quatre questions correspondantes, chacune avec son mot interrogatif ou son auxiliaire.
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Réponses courtes
Répondre par « yes, I do » ou « no, I don't » en reprenant l'auxiliaire de la question, jamais le verbe.
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Cinq calques
Reconnaître cinq fautes venues du français, les corriger, et nommer la cause de chacune.
Quatre phrases, et l'une d'elles piège les francophones
Se présenter en anglais au niveau A1 tient en quatre phrases : son nom, son âge, sa ville, ses goûts. Trois se traduisent sans difficulté depuis le français. La quatrième non — et c'est celle de l'âge.
En français, on a un âge : « j'ai dix ans ». En anglais, on est un âge : « I am ten years old ». L'élève qui traduit correctement chaque mot produit « I have ten years », qui est faux, et il ne voit pas sa faute puisqu'il a bien traduit. C'est le propre du calque : il est invisible depuis le français.
Les fiches nomment donc la cause de chaque erreur, et pas seulement sa correction. Savoir qu'il faut dire « I am ten years old » sert pour une phrase ; savoir qu'en anglais on EST un âge sert pour la question comme pour la réponse, et pour toutes les phrases du même genre.
Une question anglaise commence par un auxiliaire
En français, l'intonation suffit à poser une question : « tu aimes le football ? ». En anglais, non : il faut un auxiliaire en tête, « do you like football? ». C'est la deuxième grande source de calques, et elle se répercute sur les réponses.
Car la réponse courte reprend l'auxiliaire de la question, jamais le verbe. À « do you like… ? » on répond « yes, I do » et non « yes, I like ». À « are you ten? » on répond « yes, I am ». Cette mécanique est régulière, et c'est ce qui la rend enseignable : elle ne demande pas de mémoriser des cas, mais de repérer l'auxiliaire.
Sur ces fiches, les réponses courtes sont construites par le moteur à partir de l'auxiliaire et du pronom. Une réponse fausse ne peut donc pas être imprimée, et les distracteurs des questionnaires sont des calques réels, non des inventions.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur : les formes de « be » et de « have got » sont conjuguées par table de pronoms, et les réponses courtes sont construites à partir de l'auxiliaire de la question — jamais recopiées. Chaque présentation est produite depuis les champs d'une personne déclarée, de sorte que le texte et les réponses attendues ne peuvent pas se contredire. Un contrôle refuse tout génitif écorché sur les feuilles imprimées.