Français · 5ème · Évaluation

Corrigés — Héros et héroïsme 5e

Un stéréotype ne se réfute pas par une opinion : il se réfute par un contre-exemple. Chacun des cinq énoncés de la fiche 3 porte donc le sien, et un contrôle vérifie que cette figure fait bien partie de celles que les fiches étudient.

5ème Français Évaluation
Durée 35 min par évaluation
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Les trois critères d'une figure héroïque posés en questions, et sous eux la ligne du temps de l'Antiquité à nos jours, d'Achille à Superman.

Ce que les corrigés tiennent

Les trois critères ne sont pas reformulés d'une fiche à l'autre : ils sont tenus dans une seule table, avec la question que chacun pose. Les questions de la fiche 1 les reprennent telles quelles.

Chaque stéréotype porte son contre-exemple, et un contrôle refuse un contre-exemple qui ne figurerait pas parmi les figures étudiées. Sans cela, la réfutation serait une opinion.

La frise exige au moins deux figures à chacune des deux bornes — l'Antiquité et nos jours —, sans quoi « mesurer la diversité des représentations » n'aurait pas d'objet.

Les quatre réécritures de la fiche 4 doivent chacune retirer un trait de l'épopée, et la phrase finale ne doit plus porter aucune des quatre marques de départ : ni la naissance royale, ni les armes, ni le monstre, ni le public.

1 sur 5

Ce qui fait une figure héroïque

Trois critères, et trois seulement : la bravoure, l'exploit extraordinaire, le destin édifiant.

Le tri des six phrases, les trois critères nommés, et pourquoi la richesse échoue aux trois.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Les deux maillons masqués, et ce que change le mot « devenir ».

Les trois critères s'exigent ensemble : un seul ne suffit pas.

  • La bravoure
  • L'exploit
  • Le destin édifiant
  • Devenir

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Héroïque, ou seulement enviable ? 8 points

Range chaque phrase dans la bonne colonne.

  • Les trois sont exigées ensemble : une seule ne suffit pas.
  • On teste chaque proposition contre les trois critères : elle échoue aux trois.

Exercice 2 — Comment on le devient 6 points

Complète les maillons manquants de la chaîne.

  • Un titre qui aurait dit « être un héros » supposerait le contraire.

Exercice 3 — Arthur passe-t-il les trois critères ? 6 points

Réponds pour chaque critère, en une phrase.

  • Le critère est rempli par des faits du récit, non par une opinion sur le personnage.
  • C'est l'exploit fondateur : il désigne l'élu.
  • Un destin édifiant n'est pas un destin heureux : c'est un destin dont on tire quelque chose.

2 sur 5

Un héros ne l'est jamais pour lui seul

Une communauté qu'il soude, une société qu'il modèle, une civilisation dont il fonde les valeurs.

Les trois échelles complétées, et pourquoi la table est ronde.

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La carte complétée, et la nécessité de la quatrième branche.

Une valeur nommée sans fait ne vaut que la moitié des points.

  • La communauté
  • La société
  • La civilisation
  • Les failles

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Trois échelles 8 points

Complète la colonne du milieu : à quoi correspond chaque formule dans le roman ?

  • C'est un objet qui porte une idée : c'est ce qui en fait un symbole.
  • C'est ce qui explique qu'on raconte encore Arthur quinze siècles après.

Exercice 2 — La carte du héros 6 points

Complète la carte : écris sous chaque branche ce qu'elle recouvre.

  • Sans faille, pas de chute ; sans chute, rien à apprendre.

Exercice 3 — Écrire ce qu'il fonde 6 points

Réponds en trois ou quatre phrases.

  • Une valeur nommée sans fait ne vaut que la moitié des points : c'est le fait qui prouve.

3 sur 5

Ce que l'on croit d'un héros, et ce qui le dément

Cinq idées reçues, et cinq figures qui les contredisent.

Les cinq liaisons, la définition d'un stéréotype, et la façon de le réfuter.

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La frise complétée, et pourquoi une seule époque ne mesure rien.

La bravoure n'est pas l'absence de peur.

  • Antigone
  • Roland
  • Ulysse
  • Jean Valjean

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Un stéréotype, un contre-exemple 8 points

Relie chaque idée reçue à la figure qui la contredit.

  • Le mot est celui du programme : « appréhender les stéréotypes à l'œuvre dans les textes ».
  • Une opinion contraire ne réfute rien ; un cas précis, si.

Exercice 2 — De l'Antiquité à nos jours 6 points

Écris sous chaque époque les figures héroïques que tu y rattaches.

  • C'est exactement ainsi que naît un stéréotype.

Exercice 3 — Repérer une idée reçue 6 points

Réponds en une ou deux phrases.

  • Le critère du programme est « affronter ce que les autres fuient », non « ne rien craindre ».
  • Un contre-exemple vague — « il y en a plein » — ne vaut aucun point.

4 sur 5

Le héros perd en superbe et gagne en banalité

Quatre retraits, et l'épopée devient un roman moderne.

Les quatre réécritures, et ce que la phrase a perdu puis gagné.

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Les trois réponses du questionnaire, et la distinction entre matière et manière.

La fin dit le genre autant que le début.

  • L'épopée
  • Le roman moderne
  • Le registre
  • La banalité

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Quatre retraits 8 points

Récris la phrase de départ selon chaque consigne. Chacune retire un trait de l'épopée.

  • C'est la formule du programme : le héros « perd en superbe et gagne en banalité ».

Exercice 2 — Épopée ou roman ? 6 points

Coche la bonne réponse.

  • Distinguer la matière et la manière est ce que la question attend.

Exercice 3 — Deux colonnes 6 points

Réponds en une phrase pour chaque question.

  • Le support change en même temps que le personnage : on ne chante pas un doute.
  • La fin dit le genre autant que le début.

5 sur 5

Les valeurs héroïques se transmettent-elles encore ?

Le mot « héros » sert encore. Ce qu'il désigne a changé, et ce qui se transmet aussi.

Les quatre emplois relevés, celui qui répond le moins bien, et la différence avec l'épopée.

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Les deux maillons masqués, et le barème en trois éléments de la question finale.

Les deux réponses sont recevables : c'est l'appui qui compte.

  • Les quatre emplois
  • Le critère appliqué
  • La durée du récit
  • La position argumentée

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Lire et appliquer 8 points

Lis le document, puis réponds en indiquant la ligne qui te permet de répondre.

  • Les quatre sont énumérés dans le même paragraphe.
  • Le document le dit explicitement, et c'est le critère de la bravoure qui tranche.
  • La différence porte sur la durée du récit, non sur la valeur de l'acte.

Exercice 2 — Ce qui fait qu'une valeur se transmet 6 points

Complète les maillons manquants.

  • La dernière phrase du document répond directement.

Exercice 3 — Ton jugement, argumenté 6 points

Écris cinq à huit lignes.

  • La position seule ne vaut que deux points : c'est l'appui qui compte, comme pour tout avis argumenté.

Ce que le générateur refuse

Un stéréotype dont le contre-exemple ne figurerait pas parmi les figures étudiées : la réfutation ne serait alors qu'une opinion.

Moins de deux figures à l'Antiquité ou à nos jours : le programme demande de mesurer une diversité, et une seule figure ne mesure rien.

Une époque sans aucune figure sur la frise : la case ne se corrigerait pas.

Deux phrases identiques dans la réécriture, ou une phrase finale qui garderait l'une des quatre marques de l'épopée — la naissance royale, les armes d'or, le monstre, l'armée assemblée.

Un titre, un résumé ou une liste de compétences qui s'organiserait autour du mot « chevalerie », absent du programme.

Un défaut du moteur trouvé ici, et corrigé pour tout le site

Le schéma de réécriture écrivait la phrase transformée d'un seul trait, sans mesure et sans repli : une phrase un peu longue sortait du cadre par la droite. Aucun article déjà en ligne n'était touché — leurs phrases tiennent toutes sur une ligne —, mais rien n'empêchait le défaut de se produire, et il s'est produit ici dès la première phrase longue.

La hauteur des lignes est désormais mesurée, et la formule retombe exactement sur la hauteur d'origine quand la phrase tient sur une ligne. Les quarante PDF des quatre autres articles employant ce schéma ont été relevés avant et après : aucun ne change d'un caractère.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de français du cycle 4 (annexe 1 de l'arrêté du 18 février 2026), classe de cinquième, entrée « Devenir héroïne/héros : destins romanesques ». Les trois critères et les trois échelles de service sont ceux du texte, cités mot pour mot. Chaque stéréotype porte un contre-exemple pris parmi les figures étudiées, et un contrôle le vérifie. Le roman de Michael Morpurgo étant protégé par le droit d'auteur, aucun extrait n'est reproduit : le document de la fiche 5 a été rédigé pour elle.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de français du cycle 4, annexe 1 de l'arrêté du 18 février 2026 — classe de cinquième, « Devenir héroïne/héros : destins romanesques ».
  • Michael Morpurgo, Arthur, High King of Britain, 1994 ; traduction française de Noël Chassériau, Gallimard Jeunesse.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qui fait une figure héroïque, selon le programme de 5e ?
Trois choses réunies : la bravoure — affronter ce que les autres fuient —, des exploits extraordinaires — accomplir ce qu'un homme ordinaire ne peut pas —, et un destin édifiant — une vie qui enseigne quelque chose à qui la lit. Les trois s'exigent ensemble : une seule ne suffit pas.
Le programme de 5e parle-t-il de chevalerie ?
Non. Le mot « chevalerie » ne figure nulle part dans le programme de français du cycle 4, pas plus que « chevalier », « Moyen Âge » ou « courtois ». L'entrée s'appelle « Devenir héroïne/héros : destins romanesques » et couvre le champ « de l'Antiquité à nos jours », superhéros compris. La chevalerie est un cas de figure héroïque, non l'objet de l'étude.
Que veut dire « le héros perd en superbe et gagne en banalité » ?
C'est la formule du programme pour décrire le passage de l'épopée au roman moderne. Le héros d'épopée vient d'une naissance royale, porte des armes extraordinaires, affronte des monstres devant tous, et l'on ne sait presque rien de ce qu'il ressent. Le héros de roman vient d'un milieu ordinaire, affronte la vie de tous les jours, souvent sans témoin — mais le récit entre dans ses pensées.
Comment réfute-t-on un stéréotype sur les héros ?
Par un contre-exemple précis, jamais par une opinion contraire. « Un héros est toujours un homme » tombe devant Antigone ; « un héros gagne toujours » tombe devant Roland, qui meurt à Roncevaux ; « un héros l'emporte par la force » tombe devant Ulysse, qui l'emporte par la ruse.

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