L'imparfait n'est plus seul
Au CM1, l'imparfait était l'un des quatre temps au programme, et le seul temps du passé qu'on maniait vraiment. Ses emplois — décrire, dire l'habitude — restaient difficiles à justifier, faute de quelque chose à quoi les opposer.
Le CM2 change cela en recevant le passé simple : « conjugaisons à mémoriser et à maîtriser : passé simple, plus-que-parfait […] ». Les deux temps se partagent alors le récit au passé, et chacun prend un rôle que l'autre n'a pas.
L'imparfait installe le décor et ce qui dure. Le passé simple rapporte les actions brèves, celles qui se suivent et font avancer l'histoire. « Le phare veillait sur la baie. Le gardien prit sa lampe. »
Le second apport du niveau est plus discret : la terminaison cesse d'être un bloc. Le programme demande d'« identifier dans la terminaison des verbes conjugués la marque de temps et la marque de personne » — ce que le CM1 abordait « par une première approche ».
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Deux temps pour raconter
L'un installe le décor, l'autre fait avancer l'histoire.
Un récit de vingt-cinq mots, cinq verbes, deux temps. Les deux premiers verbes décrivent : le phare veillait, la mer montait. Les trois suivants rapportent des actions : le gardien prit, il vint, une lumière traversa.
L'élève relève les uns puis les autres, et la différence saute aux yeux avant d'être nommée. C'est la raison d'être du texte : une définition de l'imparfait sans passé simple en face ne se vérifie sur rien.
Le tri final range les quatre verbes selon ce qu'ils font — décrire et durer, ou faire avancer — et non selon leur temps. Les deux classements coïncident, et c'est justement ce qu'il faut voir.
Une question ferme la fiche : peut-on raconter avec le seul imparfait ? On peut décrire, mais rien n'avance.
Le temps et l'emploi vont ensemble : c'est ce qui permet de choisir.
- Un récit
- Cinq verbes
- Décrire
- Faire avancer
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La terminaison de l'imparfait, en deux parties
Une marque de temps, une marque de personne.
Deux verbes de groupes différents dans deux colonnes : chanter et finir. Le radical change — « chant- », « finiss- » — et la terminaison, elle, ne change pas. L'imparfait est le temps le plus régulier du français.
Le second exercice découpe quatre formes en trois : radical, marque de temps, marque de personne. C'est l'objectif du CM2, formulé sans précaution : « identifier dans la terminaison des verbes conjugués la marque de temps et la marque de personne ».
L'imparfait a deux marques de temps, et le programme les nomme toutes les deux : -ai- à quatre personnes, -i- à la première et à la deuxième du pluriel.
Une question dit à quoi ce découpage sert : il sépare ce qui dépend du verbe de ce qui n'en dépend pas. Une terminaison apprise en bloc s'oublie ; deux marques se retrouvent.
Le radical diffère d'un verbe à l'autre ; la terminaison, jamais.
- Deux groupes
- Douze formes
- -ai- et -i-
- Trois morceaux
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Les terminaisons du passé simple
Deux séries, selon le groupe du verbe.
Le passé simple ne ressemble pas à l'imparfait sur un point essentiel : ses terminaisons changent selon le groupe. Le premier groupe fait -ai, -as, -a ; le deuxième fait -is, -is, -it.
Les deux colonnes le montrent côte à côte. Une question relève ce qui frappe à l'écrit : l'accent circonflexe des deux premières personnes du pluriel — « nous chantâmes », « vous finîtes ». Il ne se prononce pas.
Une autre situe l'emploi réel : la troisième personne est de loin la plus fréquente, parce qu'un récit se raconte le plus souvent à la troisième personne.
Le QCM porte sur la confusion la plus courante à l'écrit : « il chanta » et « il chantait » ne diffèrent que par deux lettres.
Deux séries de terminaisons : c'est ce qui rend ce temps plus long à apprendre.
- Deux séries
- La troisième personne
- L'accent circonflexe
- Ne pas confondre
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Choisir le temps
Ce n'est pas le verbe qui décide, c'est ce qu'on raconte.
Quatre phrases à écrire, dont les deux dernières emploient le même verbe : « les bateaux venaient chaque soir », « les bateaux vinrent ce soir-là ». Le verbe ne change pas ; le temps, si.
C'est le point que la fiche installe : le temps ne dépend pas du verbe mais de ce qu'on en dit. Une habitude appelle l'imparfait, une action unique le passé simple.
Certains mots orientent le choix, et une question les nomme : « chaque soir » d'un côté, « ce soir-là » et « soudain » de l'autre. Ce sont eux qu'il faut lire avant de conjuguer.
Les deux copies fausses portent les deux erreurs symétriques : un imparfait là où l'action est brusque, un passé simple là où l'habitude se répète.
Le même verbe, deux temps — seul ce qu'on raconte change.
- Quatre phrases
- Un verbe, deux temps
- Les indices
- Deux copies fausses
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Bilan : imparfait et passé simple
Deux temps, deux emplois, deux séries de terminaisons.
Quatre verbes aux deux temps, dont deux irréguliers : chanter, finir, prendre, venir. Le tableau met les deux temps en colonnes, un verbe par ligne.
Une question situe le passé simple dans l'usage réel : on ne l'entend presque plus, le passé composé l'ayant remplacé à l'oral. On le lit beaucoup, on le dit peu.
La suivante dit pourquoi il faut tout de même l'apprendre : on le rencontre dans tous les récits écrits, et le programme l'inscrit parmi les conjugaisons à maîtriser au CM2.
Le mémo tient en cinq lignes, et les deux premières suffisent à choisir dans presque tous les cas.
On lit beaucoup le passé simple ; on le dit peu.
- Quatre verbes
- Deux irréguliers
- L'usage réel
- Cinq règles
Compétences travaillées
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Deux emplois
Distinguer ce que fait l'imparfait de ce que fait le passé simple dans un récit.
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La terminaison en deux parties
Identifier la marque de temps et la marque de personne dans une forme conjuguée.
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Le passé simple
Conjuguer les deux séries de terminaisons et reconnaître les verbes irréguliers.
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Choisir
Employer le temps qui convient à ce que la phrase raconte, et non au verbe.
Pourquoi l'imparfait se comprend mieux à deux
« L'imparfait exprime une action qui dure. » La formule est juste et elle n'apprend rien, parce qu'un élève ne peut pas la vérifier : à quoi comparerait-il ?
Le CM2 apporte la comparaison manquante. Le passé simple rapporte des actions brèves qui se suivent ; l'imparfait installe ce qui les entoure. Mis face à face dans le même récit, les deux se définissent l'un par l'autre.
C'est pourquoi la première évaluation part d'un texte plutôt que d'une règle. Cinq verbes, deux temps, et une différence visible avant d'être expliquée.
L'exercice qui suit trie les verbes non par leur temps mais par ce qu'ils font. Les deux classements coïncident — et c'est cette coïncidence, constatée par l'élève, qui vaut leçon.
La terminaison n'est pas un bloc
Le CM1 abordait la question « par une première approche ». Le CM2 la pose franchement : « identifier dans la terminaison des verbes conjugués la marque de temps et la marque de personne ».
« Nous chantions » se découpe en trois : chant + i + ons. Le radical dépend du verbe ; la marque de temps dit l'imparfait ; la marque de personne dit « nous », et elle est la même au présent et au futur.
L'intérêt pratique est immédiat. Une fois la marque de personne mise de côté — elle ne dépend pas du temps —, il ne reste à mémoriser qu'une lettre : -ai- ou -i- selon la personne.
Un élève qui apprend « -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient » retient six blocs sans lien. Un élève qui découpe en retient deux séries, dont une qu'il connaissait déjà.
Le passé simple, un temps qu'on lit sans le dire
Il n'a presque plus d'usage oral. Personne ne dit « je pris le train » ; on dit « j'ai pris le train ». Le passé composé l'a remplacé dans la conversation.
Mais il reste le temps du récit écrit — contes, romans, récits historiques —, et un élève qui ne le reconnaît pas bute sur des formes qu'il ne rattache à aucun verbe. « Il vint », « ils prirent », « elle put » : rien n'y ressemble à l'infinitif.
D'où l'ordre retenu dans ces évaluations : reconnaître d'abord, conjuguer ensuite. La troisième personne, de loin la plus fréquente dans les récits, y est traitée en premier.
Le programme, lui, ne restreint pas les personnes : il inscrit le passé simple parmi les conjugaisons à mémoriser et à maîtriser, pour les deux premiers groupes et les huit irréguliers qu'il nomme.
Méthode et vérification
Le programme de référence est l'arrêté du 10 avril 2025 fixant les programmes de français et de mathématiques du cycle de consolidation (cycle 3), publié au BO n° 16 du 17 avril 2025 ; son article 3 en fixe l'application au cours moyen deuxième année à la rentrée de l'année scolaire 2026-2027. Le CM2 y reçoit le passé simple parmi les conjugaisons à mémoriser et à maîtriser, et l'objectif d'identifier dans la terminaison la marque de temps et la marque de personne. La version précédente nommait le passé simple quatre fois sans jamais le conjuguer ni l'opposer à l'imparfait, et comptait zéro occurrence de « marque de temps », « marque de personne », « plus-que-parfait » et « variation ». Le site portant deux articles sur l'imparfait au CM2, l'angle a été partagé : celui-ci prend l'opposition imparfait / passé simple et le découpage des terminaisons, l'autre prendra les variations du radical que le programme demande de consolider. Le passé simple a été ajouté au module de conjugaison — deux séries de terminaisons, dix verbes irréguliers tabulés une fois, adoucissement du g devant â — plutôt que saisi dans les fiches ; le découpage des terminaisons de l'imparfait est recollé et comparé à la forme conjuguée avant impression.