Le thème entier, pas un tiers
Le titre du thème est une phrase complète : « La France, des guerres mondiales à l'Union européenne ». Deux guerres, et une fin qui n'est pas la guerre.
La version précédente de cette page traitait la Seconde Guerre mondiale seule. La Grande Guerre et la construction européenne — les deux autres tiers — y comptaient chacune zéro occurrence, de même que « 1914 », « 1918 » et « 11 novembre ».
Sur les quatre notions que le programme nomme pour la France dans la guerre, une seule apparaissait : la collaboration. « Résistance », « France combattante », « génocide », « persécution » : zéro chacun.
L'entrée prescrite manquait aussi. Le programme dit « à partir des traces dans l'environnement des élèves », et cite lieux de mémoire, paysages reconstruits, dates de commémoration. Aucun de ces mots n'y figurait.
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Les traces autour de nous
Ce que les deux guerres ont laissé là où nous vivons.
Le programme prescrit l'entrée dans le thème, et c'est rare : « à partir des traces de la Grande Guerre et de la Seconde Guerre mondiale dans l'environnement des élèves ».
Quatre traces sont travaillées : le monument aux morts, que presque chaque commune possède ; la plaque de rue qui nomme un résistant ou une victime ; le quartier reconstruit après les bombardements ; la date qui revient chaque année au calendrier.
Ces traces ne sont pas des illustrations. Elles sont le point de départ : l'histoire commence par ce qu'on peut aller voir, puis remonte au conflit.
Le second exercice associe les deux dates de commémoration à leur guerre, et fait dire ce que chacune rappelle.
L'histoire commence ici par ce qu'on peut aller voir.
- Quatre traces
- Le monument
- 11 novembre
- 8 mai
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Deux guerres dans le siècle
Situer, et mesurer leur ampleur.
Une frise à quatre repères : 1914, 1918, 1939, 1945. L'élève écrit sous chacun ce qu'il marque.
Le tableau compare ensuite les deux conflits terme à terme : début, fin, durée. Quatre années pour la première, six pour la seconde.
Une question fait calculer l'écart entre la fin de l'une et le début de l'autre : vingt et un ans. Les deux guerres appartiennent au même siècle, à une génération d'intervalle.
Une autre explique le mot « mondiales » : les deux conflits ont touché des pays de tous les continents. Le programme demande de les situer « dans leurs contextes européen et mondial ».
Vingt et un ans séparent la fin de l'une du début de l'autre.
- Une frise
- Quatre dates
- Deux durées
- Vingt et un ans
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Résister, combattre, collaborer
Les trois mots que le programme nomme.
Le programme est précis sur ce point : « on évoque la Résistance, la France combattante et la collaboration ». Trois mots, trois réalités différentes.
La Résistance s'oppose à l'occupant depuis la France, dans la clandestinité. La France combattante poursuit la guerre hors de France, aux côtés des Alliés. La collaboration aide l'occupant, ce que fit le régime de Vichy.
L'appariement fait relier chaque mot à ce qu'il désigne, et une question porte sur ce qui distingue les deux premières : le lieu, pas le camp.
Les affirmations à juger écartent deux simplifications : tous les Français n'ont pas résisté, et la France combattante n'agissait pas depuis la France.
Les trois attitudes ont existé en même temps, dans le même pays.
- Trois mots
- La Résistance
- La France combattante
- La collaboration
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Le génocide des Juifs
Un mot précis pour un crime précis.
Le programme demande d'aborder « le génocide des Juifs ainsi que les persécutions à l'encontre d'autres populations ». La fiche le fait par un texte court, factuel, sans image.
Le mot lui-même est l'objet de la première question : un génocide est l'extermination volontaire et organisée de tout un peuple. Le terme est précis, et ne désigne pas n'importe quelle violence de guerre.
Le texte mentionne aussi ce que le programme mentionne : d'autres populations ont été persécutées et déportées pendant les mêmes années.
Il finit sur un fait qui a sa place ici : en France, des personnes ont caché et sauvé des enfants juifs, au risque de leur propre vie. Les questions portent ensuite sur la mémoire — pourquoi conserver des lieux, et comment on sait ce qui s'est passé.
Un mot précis : le génocide n'est pas n'importe quelle violence.
- Un texte
- Le mot
- Les persécutions
- La mémoire
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De la guerre à l'Union européenne
Des ennemis d'hier, réunis aujourd'hui.
C'est la dernière ligne du thème, et celle qui manquait entièrement : « l'élève découvre que des pays européens, autrefois en guerre les uns contre les autres, sont aujourd'hui rassemblés au sein de l'Union européenne ».
Le tableau compare trois choses avant et aujourd'hui : la France et l'Allemagne, les frontières, les décisions communes. Le contraste porte la leçon mieux qu'un récit.
Une question demande de citer un pays qui a fait la guerre à la France et qui siège aujourd'hui à ses côtés. Une autre demande comment des pays ennemis peuvent décider ensemble.
Le mémo final récapitule le thème en cinq points, des bornes des deux conflits jusqu'à l'Union — dans l'ordre où le programme les place.
Le thème commence par des traces et se termine par une union.
- Avant et après
- Les frontières
- Décider ensemble
- Cinq points
Compétences travaillées
-
Les traces
Repérer autour de soi ce que les deux guerres ont laissé.
-
Les deux conflits
Situer 1914-1918 et 1939-1945, et mesurer leur ampleur.
-
La France dans la guerre
Distinguer la Résistance, la France combattante et la collaboration.
-
Jusqu'à l'Europe
Comprendre que des pays autrefois ennemis siègent aujourd'hui ensemble.
Le titre du thème est une phrase entière
« La France, des guerres mondiales à l'Union européenne ». Ce n'est pas un intitulé de commodité : c'est le trajet que le thème doit faire parcourir, d'un point à un autre.
Les deux contenus qu'il énumère le confirment : « deux guerres mondiales au vingtième siècle », puis « la construction européenne ». Traiter la Seconde Guerre mondiale seule, c'est traiter un tiers du thème.
La Grande Guerre n'est pas un préambule qu'on pourrait sauter. Le programme demande de partir des traces « de la Grande Guerre et de la Seconde Guerre mondiale » — les deux, ensemble, parce que les monuments aux morts des communes portent le plus souvent les noms des deux conflits.
Et l'Union européenne n'est pas un appendice : c'est la conclusion que le texte formule lui-même, et la raison pour laquelle le thème s'appelle comme il s'appelle.
Partir des traces, et non de la chronologie
Le programme prescrit l'entrée dans le thème, ce qu'il fait rarement : « à partir des traces de la Grande Guerre et de la Seconde Guerre mondiale dans l'environnement des élèves ».
Et il précise lesquelles : « lieux de mémoire et du souvenir, paysages montrant les reconstructions, dates de commémoration ». Ce sont des choses qu'un élève peut aller voir, ou qu'il a déjà vues sans les nommer.
Ce que le programme ne demande pas, en revanche, c'est une chronologie des opérations militaires. Il demande de « présenter l'ampleur des deux conflits en les situant dans leurs contextes européen et mondial ».
La première fiche part donc du monument aux morts et de la plaque de rue, la deuxième situe les deux guerres sur une frise, et le récit de bataille n'apparaît nulle part.
Ce que la classe de troisième fera
La même période revient au collège, sous un titre qui dit l'écart : « L'Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945) ».
La troisième ajoute la notion de guerre totale, les « démocraties fragilisées et expériences totalitaires » de l'entre-deux-guerres, le génocide des Arméniens, et la guerre froide qui suit.
Le CM2 ne fait rien de tout cela. Il nomme, il situe, il distingue trois attitudes, et il aborde le génocide des Juifs — sans l'appareil conceptuel que le collège construira.
Le module qui produit ces fiches refuse explicitement ces quatre notions, avec leur motif. Cela évite qu'elles réapparaissent par habitude dans une fiche future.
Méthode et vérification
Le programme de référence est l'annexe 2 de l'arrêté du 17 juillet 2020 fixant les programmes d'enseignement du cycle de consolidation (cycle 3), partie « Histoire et géographie — Classe de CM2 ». Les programmes de français et de mathématiques du cycle 3 ont été remplacés par l'arrêté du 10 avril 2025 et ceux de sciences et technologie par celui du 5 juin 2026 ; celui d'histoire et géographie reste celui de 2020. Le thème 3 s'intitule « La France, des guerres mondiales à l'Union européenne » et énumère deux contenus : « deux guerres mondiales au vingtième siècle » et « la construction européenne ». Il prescrit l'entrée — « à partir des traces de la Grande Guerre et de la Seconde Guerre mondiale dans l'environnement des élèves (lieux de mémoire et du souvenir, paysages montrant les reconstructions, dates de commémoration) » —, demande de présenter « l'ampleur des deux conflits », d'évoquer « la Résistance, la France combattante et la collaboration », d'aborder « le génocide des Juifs ainsi que les persécutions à l'encontre d'autres populations », et de faire découvrir que « des pays européens, autrefois en guerre les uns contre les autres, sont aujourd'hui rassemblés au sein de l'Union européenne ». La version précédente traitait la Seconde Guerre mondiale seule : « Grande Guerre », « 1914 », « 1918 », « 11 novembre », « Union européenne », « Résistance », « France combattante », « génocide », « persécution », « lieu de mémoire », « commémoration », « monument » et « déportation » y comptaient chacun zéro occurrence. Ce programme n'était pas téléchargeable depuis la machine de production, le serveur qui l'héberge ne répondant pas ; il a été récupéré depuis un instantané archivé du même fichier. Le module de production calcule la durée de chaque conflit comme la différence de ses bornes et vérifie que la date de commémoration tombe l'année où le conflit s'achève ; il refuse la guerre froide, les régimes totalitaires, la notion de guerre totale et le génocide des Arméniens, tous quatre étudiés en classe de troisième.