Les millénaires de ces corrigés ne sont pas recopiés : ils sont calculés à partir de l'année, bornes comprises. Et la chaîne causale du chapitre est vérifiée maillon par maillon — la cause de chaque étape doit être celle qui la précède, sans quoi le module refuse de produire la fiche.
Le cœur de cette entrée est un raisonnement : le fleuve permet l'irrigation, l'irrigation donne des surplus, les surplus libèrent des métiers, les métiers font les villes, les villes font les États, et les États ont besoin de compter.
Ce raisonnement n'est pas recopié d'une fiche à l'autre. Il est décrit une seule fois, chaque étape déclarant sa cause, et un contrôle s'exécute à chaque import : la cause de chaque maillon doit être le maillon qui le précède, et un seul maillon peut être sans cause. Une chaîne dont une étape se déplace n'est pas produite.
Les millénaires suivent la même règle. « 3300 av. J.-C. » n'est pas rangé à la main dans le quatrième millénaire : le numéro et ses deux bornes sont calculés, parce qu'il n'y a pas d'année zéro et que le quatrième millénaire se termine en 3001, pas en 3000.
La deuxième fiche fait de ce contrôle un exercice : cinq copies d'élèves, dont deux cassent la chaîne — l'une en supprimant la spécialisation des métiers, l'autre en plaçant l'écriture avant les États.
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L'Orient ancien : deux fleuves, deux pays
Où se passe cette histoire, et pourquoi là.
Les trois appariements tracés, le sens du nom « Mésopotamie », le territoire actuel.
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Le mémo du chapitre, puis les deux questions de raisonnement qu'il ne résout pas.
Un récit sur les origines est un témoignage, pas une preuve.
Un fait établi
Une source
Un récit
Polythéiste
Le barème, exercice par exercice total : 20 points
Exercice 1 — Fait établi ou récit ?12 points
Coche la bonne case pour chaque phrase, puis réponds.
C'est ce qu'on appelle une source.
On l'étudie comme témoignage, pas comme preuve.
Le mot qui décrit cela est « polythéiste » : de « poly », plusieurs, et « théos », dieu.
Exercice 2 — Le mémo du chapitre8 points
Lis le mémo, puis réponds aux questions.
La mémoire d'un seul homme n'y suffit plus quand la ville compte des milliers d'habitants.
Sans État à administrer, le besoin n'existe pas.
Ce qu'un contrôle automatique peut vérifier en histoire
En mathématiques, la vérification va de soi : on recalcule. En histoire, la plupart des faits se tabulent, et une table ne se vérifie pas toute seule.
Deux choses s'y vérifient pourtant. Les dates : un millénaire se calcule à partir d'une année, bornes comprises, et un écart est une soustraction. Et la structure d'un raisonnement : si chaque étape déclare sa cause, on peut exiger que cette cause soit l'étape précédente.
C'est ce second contrôle qui a le plus servi ici. Il rend impossible une fiche où l'écriture précéderait les États, ou où la spécialisation des métiers aurait disparu — et il rend l'erreur assez visible pour qu'elle devienne un exercice.
Les réponses qui n'ont pas de forme unique
Plusieurs questions attendent un raisonnement, pas une formule : pourquoi un État a-t-il besoin de compter, pourquoi les hiéroglyphes ressemblent à des dessins.
Les corrigés donnent une réponse complète et ajoutent, sur la ligne du dessous, l'élément que l'adulte peut chercher dans la copie — la cause exacte, l'étymologie, la contrainte du support.
Le bandeau de chaque corrigé le rappelle : toute réponse équivalente est acceptée. Ce qui se note, c'est le lien établi, pas les mots employés.
Méthode et vérification
Contenu produit à partir de l'annexe 2 de l'arrêté du 17 juillet 2020 (programme d'histoire et géographie du cycle 3), entrée « Premiers États, premières écritures » du thème 1 de sixième. Les millénaires et les écarts de dates sont calculés ; la chaîne causale est vérifiée maillon par maillon à chaque production.
Rédaction : Fiches ScolairesMise à jour :
Arrêté du 17 juillet 2020, annexe 2 — programmes du cycle 3, Histoire et géographie, classe de sixième, thème 1.
Bulletin officiel n° 31 du 30 juillet 2020.
Questions fréquentes
Faut-il étudier l'Égypte ou la Mésopotamie ?
Le programme laisse le choix : l'étude « peut concerner l'Égypte ou la Mésopotamie ». Ces fiches traitent les deux, parce que c'est leur comparaison qui explique pourquoi les signes n'ont pas la même forme — l'argile impose le coin, le papyrus laisse le dessin.
Pourquoi l'écriture a-t-elle été inventée ?
Pour compter. Les premières tablettes de Mésopotamie portent des stocks de grain, des troupeaux, des dettes et des impôts. Les récits viendront plus tard, quand l'écriture sera installée. C'est pourquoi elle apparaît après les premiers États, et non avant.
3300 av. J.-C., c'est quel millénaire ?
Le quatrième millénaire avant J.-C., qui va de 4000 à 3001. Il se termine en 3001 et non en 3000, parce qu'il n'y a pas d'année zéro : l'an 1 avant J.-C. est immédiatement suivi de l'an 1 après J.-C.
Quelle est la différence entre un fait et un mythe en histoire ?
Un fait s'appuie sur une trace qu'on peut examiner, dater et montrer à d'autres : un objet, un bâtiment, une tablette. Un récit sur les origines n'apporte pas cette preuve, mais il renseigne sur ce que ces gens croyaient. L'historien étudie les deux, de deux manières différentes.