Le mot que le programme emploie
L'objectif du CM2 tient en une ligne : « consolider la connaissance des variations du radical pour certains verbes du premier groupe et du troisième groupe ». Le mot central est « variation », et il ne figurait pas une seule fois dans la version précédente de cette page.
Le CM1 avait posé le décor, avec une précision rare : « les variations du radical pour certains verbes du premier groupe (verbes dont l'avant-dernière syllabe contient un e muet ou un é, les verbes en -yer, en -eler et -eter, en -cer, -ger) ». Six familles, nommées une à une.
Ce que le CM2 ajoute, c'est le troisième groupe — les huit irréguliers que le programme désigne partout ailleurs : faire, aller, dire, venir, pouvoir, voir, vouloir, prendre. Leur radical change d'une personne à l'autre, parfois trois fois.
Et la maîtrise ? Elle n'est attendue qu'en sixième. Le CM1 met en évidence, le CM2 consolide, la sixième maîtrise.
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Les six familles
Celles que le programme nomme, une à une.
Le mémo donne les six familles dans l'ordre du texte officiel, chacune avec sa règle : e muet, é, -yer, -eler et -eter, -cer, -ger.
Les quatre premières obéissent au même principe, et une question le fait formuler : la variation apparaît quand la terminaison ne s'entend pas — -e, -es, -ent. Le radical change pour que la syllabe reste audible.
Les deux dernières fonctionnent autrement : c'est la lettre qui suit qui décide. Le c prend une cédille et le g prend un e devant a et o, sans quoi ils changeraient de son.
Le second exercice fait classer trois verbes, et deux questions en ajoutent deux autres. Une question écarte au passage une confusion : le deuxième groupe ne varie pas.
Six familles, toutes du premier groupe.
- Un mémo
- Six règles
- Trois verbes
- Deux principes
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Où la variation se voit
Au présent, à l'imparfait — pas les mêmes verbes.
Quatre verbes conjugués à la première personne du singulier, au présent puis à l'imparfait. Le tableau met côte à côte deux temps, et la comparaison suffit à faire apparaître le fait central du chapitre.
Lever et appeler varient au présent — je lève, j'appelle — et ne varient plus du tout à l'imparfait : je levais, j'appelais. Commencer et manger font l'inverse : la variation touche « nous » au présent, et quatre personnes sur six à l'imparfait.
L'explication tient en une phrase, et une question la fait dire : à l'imparfait, la terminaison s'entend toujours. Les quatre premières familles n'ont donc plus de raison de modifier leur radical.
Le tri applique ce constat à six autres verbes. Deux seulement varient à l'imparfait, et ce sont ceux des familles -cer et -ger.
À l'imparfait, seules les familles -cer et -ger varient encore.
- Deux temps
- Quatre verbes
- Un renversement
- Six à trier
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L'imparfait de -cer et -ger
Les deux seules familles qui varient à ce temps.
Commencer et manger conjugués à l'imparfait sur les six personnes. La cédille et le e apparaissent à quatre personnes et disparaissent à deux — celles dont la terminaison commence par un i.
Une question demande pourquoi. La cédille ne sert que devant a, o et u ; devant le i de -ions et -iez, le c se prononce déjà comme il faut.
Les copies à corriger portent trois cas distincts. Adam écrit « je levais » : c'est juste, et le corrigé dit pourquoi — lever ne varie pas à ce temps.
Lina oublie la cédille, Éliott ajoute le e là où il ne sert à rien. Les deux erreurs sont symétriques, et c'est ce qui les rend instructives ensemble.
-ions et -iez commencent par un i : ni cédille ni e de liaison.
- Deux verbes
- Six personnes
- Trois copies
- Deux erreurs
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Le troisième groupe
Ce que le CM2 ajoute au CM1.
Trois verbes irréguliers conjugués au présent, à trois personnes choisies pour montrer le maximum de radicaux : je, nous, ils.
Prendre en utilise trois — prend-, pren-, prenn- — et vouloir aussi : veu-, voul-, veul-. Voir n'en utilise que deux, parce que le radical de « je » revient à « ils » : je vois, ils voient.
Compter les radicaux n'est pas un jeu : c'est la façon la plus directe de faire voir ce que « variation du radical » signifie sur un verbe irrégulier.
Le QCM situe l'objectif dans la progression : au CM2, le premier et le troisième groupe ; et la maîtrise attendue en sixième, pas en fin de CM2.
Un verbe irrégulier peut utiliser trois radicaux différents.
- Trois verbes
- Trois personnes
- Compter
- La progression
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Bilan des variations
Reconnaître la variation, et la justifier.
Une phrase à réécrire à quatre temps, avec un verbe en -ger à la première personne du pluriel. Le e de liaison apparaît au présent, disparaît à l'imparfait et au futur, et se retrouve dans le participe passé.
Les questions font justifier chaque cas par la lettre qui suit : -ons appelle le e, -ions et -rons ne l'appellent pas. La règle se vérifie quatre fois de suite sur la même phrase.
Le second exercice mêle les deux groupes du chapitre : deux verbes du premier groupe, des familles -cer et -ger, et deux emplois du même verbe irrégulier.
Les deux dernières phrases portent toutes deux « prendre », à deux personnes différentes, pour que la variation se voie sans qu'on ait à la nommer.
La même règle, vérifiée quatre fois sur la même phrase.
- Quatre temps
- Une lettre
- Quatre phrases
- Deux groupes
Compétences travaillées
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Six familles
Reconnaître les six familles du premier groupe que le programme nomme.
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Où ça varie
Savoir à quel temps et à quelle personne le radical change.
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-cer et -ger
Conjuguer à l'imparfait les deux familles qui y varient encore.
-
Le troisième groupe
Relever les radicaux des huit verbes irréguliers du programme.
Pourquoi l'imparfait ne montre que deux familles
C'est le point que la version précédente frôlait sans le dire. Elle traitait l'imparfait, mentionnait la cédille de « je commençais » et le e de « je mangeais », et s'arrêtait là — en appelant cela des « cas particuliers ».
Ce ne sont pas des cas particuliers : ce sont les deux seules familles, sur six, qui varient à ce temps. Les quatre autres varient uniquement au présent.
La raison est simple et se dit en classe. Les familles à e muet, à é, en -yer, en -eler et -eter changent de radical quand la terminaison ne s'entend pas : -e, -es, -ent. À l'imparfait, toutes les terminaisons s'entendent — -ais, -ait, -ions, -aient — et le radical n'a plus de raison de bouger.
Les familles -cer et -ger, elles, ne dépendent pas du son de la terminaison mais de sa première lettre. À l'imparfait, quatre terminaisons sur six commencent par un a : la cédille et le e y reviennent.
Deux articles sur l'imparfait, deux objectifs
Le site porte deux pages sur l'imparfait au CM2, et les traiter de la même façon aurait produit deux fois la même chose.
Le partage suit deux objectifs distincts du programme. « Identifier dans la terminaison des verbes conjugués : la marque de temps et la marque de personne », et les conjugaisons à mémoriser, dont le passé simple : c'est l'autre article, qui oppose l'imparfait au passé simple.
« Consolider la connaissance des variations du radical pour certains verbes du premier groupe et du troisième groupe » : c'est celui-ci. La terminaison d'un côté, le radical de l'autre.
Ce partage n'est pas un arrangement éditorial : ce sont deux lignes différentes du même programme, et elles ne demandent pas le même travail.
Ce qui se calcule, et ce qui doit être tabulé
Une fiche de conjugaison est un terrain miné : chaque forme peut être fausse d'une lettre, et personne ne le voit à la relecture.
Deux familles se calculent honnêtement. La cédille et le e de liaison suivent une règle d'écriture — devant a et o — que le moteur applique lui-même, sans qu'aucune forme soit recopiée.
Les quatre autres ne se déduisent de rien. Rien dans l'écriture de « lever » n'annonce « il lève », ni dans celle de « jeter » le doublement de « il jette ». Ces verbes sont donc tabulés une fois, et un contrôle s'exécute à l'import.
Ce contrôle refuse une entrée qui ne montrerait rien : si la forme de « je » ne diffère pas de la forme régulière, l'entrée n'illustre aucune variation et la production échoue. Il refuse aussi une forme de « nous » qui ne garderait pas le radical de l'infinitif, et toute forme dont la terminaison ne serait pas celle du présent.
Méthode et vérification
Le programme de référence est l'arrêté du 10 avril 2025 fixant les programmes de français et de mathématiques du cycle de consolidation (cycle 3), publié au BO n° 16 du 17 avril 2025 ; son article 3 en fixe l'application au CM2 à la rentrée 2026-2027. L'objectif retenu est celui du CM2 : « consolider la connaissance des variations du radical pour certains verbes du premier groupe et du troisième groupe ». Les six familles du premier groupe sont énumérées par le CM1 : « verbes dont l'avant-dernière syllabe contient un e muet ou un é, les verbes en -yer, en -eler et -eter, en -cer, -ger ». Les huit verbes irréguliers du troisième groupe sont ceux que le programme nomme partout : faire, aller, dire, venir, pouvoir, voir, vouloir, prendre. La maîtrise de ces variations est un objectif de sixième — « maîtriser les variations du radical pour certains verbes du 1er groupe » —, le CM1 les « met en évidence » et le CM2 « consolide ». La version précédente comptait zéro occurrence de « variation », de « marque de temps », de « marque de personne » et de « infinitif » ; elle nommait « cas particuliers » les deux seules familles qui varient à l'imparfait, sans dire que les quatre autres ne varient qu'au présent. Le site portant deux articles sur l'imparfait au CM2, le partage suit deux objectifs distincts : la terminaison et les temps pour `evaluation-imparfait-cm2-pdf`, le radical pour celui-ci. Le module de production calcule les familles -cer et -ger, tabule les quatre autres avec un contrôle exécuté à l'import — la forme de « nous » doit garder le radical de l'infinitif, celle de « je » doit différer de la forme régulière, chaque forme doit porter la terminaison du présent — et recompose chaque radical du troisième groupe avant de le rendre.