Le chapitre a deux sous-thèmes
Le thème 1 de la géographie de sixième s'intitule « Habiter une métropole », et le programme lui donne deux sous-thèmes : « Les métropoles et leurs habitants », puis « La ville de demain ».
Le second était absent de la version précédente de cette page. Ni « demain », ni « futur », ni « prospective », ni aucune des cinq questions que le programme pose — comment s'y déplacer, comment repenser son approvisionnement, quelles architectures inventer, comment ménager la cohabitation, comment améliorer le développement durable.
Du premier sous-thème, la page traitait bien les défis et les mobilités. Mais elle ne nommait pas les quatre fonctions par lesquelles le programme demande de caractériser une métropole, ni la diversité de ses habitants qu'il énumère, ni la comparaison entre deux cas — un pays développé, un pays émergent — qu'il impose.
Elle consacrait en revanche une section entière à distinguer métropole, mégapole et mégalopole. Ces deux derniers mots ne figurent pas une fois dans le programme du cycle 3, pas plus que « CBD », « périurbanisation » ou « banlieue ».
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Ce qu'est une métropole
Les quatre fonctions, et pourquoi la taille ne décide de rien.
Le programme demande de « caractériser ce qu'est une métropole, en insistant sur ses fonctions économiques, sociales, politiques et culturelles ». Quatre fonctions, quatre branches.
Chaque branche donne ce qui rend la fonction visible dans le paysage — les sièges d'entreprises pour l'économique, les hôpitaux et les universités pour la sociale — puis un exemple parisien localisé.
Une métropole les exerce toutes les quatre à la fois. C'est ce qui la distingue d'une grande ville, et non son nombre d'habitants.
Lyon, avec 1,7 million d'habitants, ne franchit pas le seuil des dix millions qui définit une mégapole. C'est pourtant une métropole : le seuil est un nombre, la fonction est un rôle.
Ce n'est pas le nombre d'habitants qui fait la métropole.
- La fonction économique
- La fonction sociale
- La fonction politique
- La fonction culturelle
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Qui habite la métropole
Quatre types d'habitants, et deux questions pour les retrouver.
Le programme énumère quatre habitants : « résidents, migrants pendulaires, touristes, usagers occasionnels ». Ils ne se retiennent pas par cœur.
Deux questions suffisent : y dort-il ? y vient-il tous les jours ? Les quatre réponses possibles donnent exactement les quatre types, une par case.
Tous habitent la métropole au sens géographique du mot. Habiter ne veut pas dire y avoir son lit : c'est y vivre, y travailler, s'y déplacer, y consommer, y avoir des loisirs.
Chacun la pratique autrement et chacun la façonne : les migrants pendulaires remplissent les trains aux heures de pointe, les touristes font vivre les musées, les usagers occasionnels viennent pour un hôpital ou un concert.
Une métropole compte chaque jour bien plus de monde que d'habitants inscrits.
- Le résident
- Le migrant pendulaire
- Le touriste
- L'usager occasionnel
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Paris et Mumbai : deux métropoles
Les deux cas que le programme impose, fonction par fonction.
Le programme ne laisse pas le choix du nombre : « on se fonde sur une étude de deux cas de métropoles choisies pour l'une dans un pays développé, pour l'autre dans un pays émergent ou en développement ».
Le relevé donne, pour Paris et pour Mumbai, le pays, la population de l'agglomération, et un exemple pour chacune des quatre fonctions.
Les analogies d'abord : toutes deux exercent les quatre fonctions, concentrent des millions d'habitants, attirent des migrants pendulaires et connaissent des inégalités entre quartiers.
Les différences ensuite : Mumbai est 1,9 fois plus peuplée, ses quartiers précaires abritent une part bien plus grande de la population, et les transports collectifs y couvrent une part plus faible des déplacements.
Un seul exemple ne répond jamais à la question posée.
- Le pays développé
- Le pays émergent
- Les analogies
- Les différences
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Les défis de la métropole
Cinq défis, cinq exemples localisés — jamais une liste nue.
Le programme pose la question en deux temps : « Quels sont les problèmes et les contraintes de la métropole d'aujourd'hui ? Quelles sont les réponses apportées ou envisagées ? » Les deux temps sont attendus.
Le tableau donne cinq défis et demande, pour chacun, un exemple précis et localisé. « À Lagos, un trajet domicile-travail peut prendre deux heures » vaut mieux que « les villes sont embouteillées ».
Les flux traversent la métropole autant que ses habitants y résident : flux de personnes le matin et le soir, flux de marchandises pour la nourrir, flux d'informations. Le programme les nomme.
Chaque défi appelle déjà des réponses : imaginer la ville de demain, c'est prolonger ce constat, pas rêver.
La géographie demande toujours un lieu.
- Les mobilités
- L'approvisionnement
- Le logement
- La pollution
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La ville de demain
Le second sous-thème du chapitre, et ses cinq questions.
« La ville de demain » est le second sous-thème de « Habiter une métropole ». Le programme le présente comme « une initiation à la prospective territoriale » : il ne s'agit pas d'inventer, mais de prolonger ce qu'on a observé.
Cinq questions, mot pour mot celles du texte officiel : comment s'y déplacer, comment repenser la question de son approvisionnement, quelles architectures inventer, comment ménager la cohabitation pour mieux vivre ensemble, comment améliorer le développement durable.
Chacune répond à un défi d'aujourd'hui. Les embouteillages appellent le tramway et le vélo ; nourrir des millions d'habitants appelle les fermes urbaines et les circuits courts ; loger sans s'étendre appelle la hauteur et la réhabilitation.
L'écoquartier est l'exemple que le programme nomme — un quartier conçu pour consommer moins d'énergie, produire moins de déchets et laisser plus de place aux piétons, aux vélos et aux espaces verts.
Une évaluation peut porter entièrement sur ce sous-thème.
- La prospective
- Les déplacements
- L'écoquartier
- Le développement durable
Compétences travaillées
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Caractériser une métropole
Nommer ses quatre fonctions — économique, sociale, politique, culturelle — et donner pour chacune un exemple localisé.
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Sa diversité d'habitants
Retrouver les quatre types du programme à partir de deux questions : y dort-il ? y vient-il tous les jours ?
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Comparer deux cas
Traiter les analogies et les différences entre une métropole d'un pays développé et une d'un pays émergent.
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Imaginer la ville de demain
Répondre aux cinq questions de la prospective territoriale en partant d'un problème constaté.
Pourquoi une carte muette vaut mieux qu'une carte remplie
Une carte mentale complète se lit en trente secondes et s'oublie aussi vite. Le travail qui la fait tenir est celui de la reconstituer : chercher, buter, se souvenir.
Ces fiches sont donc construites en deux temps. Le document de cours porte la carte avec ses branches nommées et ses feuilles vides ; la grille porte la même carte, complète. On remplit d'abord, on vérifie ensuite.
Ce qui reste blanc après le premier passage n'est pas un échec : c'est exactement la liste de ce qu'il faut revoir, et elle est plus courte que le chapitre entier.
Métropole, mégapole : ce que le programme dit vraiment
Le mot « mégapole » ne figure pas dans le programme du cycle 3, et « mégalopole » pas davantage. Les distinguer n'est donc pas un attendu.
Le seuil des dix millions d'habitants garde pourtant une utilité, et elle est dans le texte officiel : il montre que la taille ne décide de rien. Le programme demande de caractériser une métropole par ses fonctions, pas par sa population.
Lyon en est la preuve la plus simple : 1,7 million d'habitants, très loin du seuil, et pourtant une métropole — parce qu'elle concentre des emplois, des hôpitaux, une préfecture et des musées, et qu'elle commande un territoire autour d'elle.
Méthode et vérification
Contenu produit à partir du programme d'histoire-géographie du cycle 3 (annexe 2 de l'arrêté du 17 juillet 2020), géographie de sixième, thème 1 « Habiter une métropole » et ses deux sous-thèmes. Les populations d'agglomération proviennent des projections 2020 de l'ONU. Les quatre types d'habitants sont produits par le croisement de deux critères, et la correspondance entre chaque défi et chaque question de la ville de demain est déclarée une seule fois.
- Programme d'histoire-géographie du cycle 3, annexe 2 de l'arrêté du 17 juillet 2020 — géographie, classe de sixième, thème 1 « Habiter une métropole ».
- ONU, World Urbanization Prospects, révision 2018 — populations des agglomérations, estimations pour 2020, et part de la population mondiale vivant en ville.