Une fiche sur le présent qui ne parlait pas du sujet
Le mot « sujet » comptait zéro occurrence dans la version précédente de cette page. « Accord », « accorder », « groupe sujet », « infinitif » : zéro également.
C'est un manque de fond, pas de vocabulaire. Au présent, la terminaison ne porte que la personne — il n'y a pas de marque de temps. Elle ne dépend donc que du sujet, et se tromper de sujet, c'est se tromper de terminaison à coup sûr.
Le programme range d'ailleurs l'accord sujet-verbe comme un objectif à part : « Identifier le groupe sujet et raisonner sur l'accord sujet/verbe. »
Ces cinq fiches parcourent donc la chaîne complète : trouver l'infinitif, en déduire le groupe, trouver le sujet, en déduire la personne, écrire la terminaison.
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Trouver l'infinitif et le groupe
Le premier geste, celui qu'on saute.
Les terminaisons du présent dépendent du groupe. Or on ne voit pas le groupe sur une forme conjuguée : on le voit sur l'infinitif.
Le premier geste est donc de remonter à l'infinitif. « Nous finissons » vient de finir, dont l'infinitif se termine par -ir : c'est le deuxième groupe.
Attention : tous les verbes en -ir ne sont pas du deuxième groupe. Seuls ceux qui font -issons à la première personne du pluriel en sont — partir n'en est pas.
Et tous les verbes en -er sont du premier groupe, sauf aller. C'est la seule exception, et elle est à retenir.
Le seul -ir ne suffit pas : il faut le -issons.
- L'infinitif
- Le groupe
- Le -issons
- L'exception aller
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Identifier le groupe sujet
La terminaison ne dépend que de lui.
Au présent, la terminaison ne porte qu'une chose : la personne. Il n'y a pas de marque de temps pour l'accompagner.
Elle ne dépend donc que du sujet, et rien ne peut rattraper une erreur de sujet. À l'imparfait, le -ai- reste juste même si la personne est fausse ; au présent, il n'y a rien d'autre.
Pour trouver le sujet, une seule question : « qui est-ce qui » fait l'action ? On la pose avant d'écrire, pas après.
Et l'on repère le groupe sujet en entier, non le mot le plus proche du verbe : c'est le noyau qui commande.
Le groupe sujet en entier, et non le mot le plus proche du verbe.
- La question
- Le noyau
- La personne
- L'ordre des gestes
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Les sujets qui trompent
Inversé, éloigné, coordonné.
La règle ne change jamais : c'est le noyau du groupe sujet qui commande. Ce sont les situations qui varient.
Le sujet peut être éloigné du verbe par un complément — « le chat de mes voisins » — et c'est alors le dernier mot entendu que la copie accorde.
Il peut être inversé, placé après le verbe : « Où vont les enfants ? ». Il peut être coordonné, fait de deux sujets : « Paul et Marie ».
Un cas mérite d'être signalé : dès que « moi » entre dans le sujet, on emploie « nous ». « Toi et moi allons », et non « allez ».
L'oreille accorde avec le dernier mot entendu.
- Le sujet éloigné
- Le sujet inversé
- Les sujets coordonnés
- Le cas de « moi »
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Du sujet à la terminaison
La chaîne complète, sans sauter d'anneau.
Écrire un verbe au présent, c'est parcourir une chaîne : le groupe sujet donne la personne, la personne donne la terminaison, l'infinitif donne le groupe et donc le radical.
Chaque anneau dépend du précédent. Sauter le premier — le sujet — fait tomber tous les autres, et c'est l'anneau que les copies sautent.
Le tableau fait parcourir la chaîne pour trois sujets qui ne se ressemblent pas : un groupe nominal pluriel, un groupe avec complément du nom, et deux sujets coordonnés dont l'un est « moi ».
Comparer « nous chantons » et « nous finissons » suffit à voir qu'on ne peut pas trouver la terminaison sans connaître le groupe.
Les deux premiers anneaux se cherchent dans la phrase, les trois autres dans le verbe.
- Le sujet
- La personne
- Le groupe
- La terminaison
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Conjuguer dans une phrase
Tout ce qui précède, en même temps.
Dans un tableau de conjugaison, le sujet est donné : je, tu, il. Il n'y a rien à chercher.
Dans une phrase, il faut le trouver. C'est là que les erreurs apparaissent, et c'est pour cela que le programme range l'accord sujet-verbe comme un objectif à part.
Les quatre copies réunissent les trois situations difficiles : le sujet inversé, le sujet éloigné par un complément, et les sujets coordonnés.
Le tri sépare ensuite les phrases selon l'endroit où se trouve le noyau — juste devant le verbe, ou ailleurs. La seconde colonne rassemble celles qui trompent.
Savoir conjuguer et savoir accorder sont deux choses.
- La phrase
- Le noyau
- Les trois pièges
- La question
Compétences travaillées
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Remonter à l'infinitif
Retrouver la forme infinitive d'un verbe conjugué pour en déduire le groupe, donc les terminaisons — le groupe est invisible sur une forme conjuguée.
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Trouver le groupe sujet
Poser la question « qui est-ce qui » et repérer le groupe sujet en entier, avec son noyau, avant d'écrire quoi que ce soit.
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Les trois situations difficiles
Reconnaître un sujet éloigné par un complément, un sujet inversé et des sujets coordonnés — la règle ne change pas, seule la difficulté de trouver le noyau change.
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Parcourir la chaîne
Aller du groupe sujet à la personne, et de la personne à la terminaison, sans sauter d'anneau.
Pourquoi le présent est le temps où le sujet compte le plus
À l'imparfait, la terminaison porte deux choses : la marque de temps -ai- ou -i-, et la marque de personne. Une erreur de personne laisse la marque de temps intacte, et le lecteur reconnaît encore le temps.
Au présent, il n'y a pas de marque de temps. La terminaison ne porte que la personne — et si la personne est fausse, il ne reste rien de juste.
C'est pourquoi une fiche d'exercices sur le présent qui ne parle jamais du sujet passe à côté de l'essentiel : elle fait réciter des terminaisons sans dire comment on choisit celle qu'il faut.
Le programme, lui, range l'accord sujet-verbe comme un objectif à part entière, avec ses propres verbes d'action : « identifier », « raisonner ».
L'erreur d'accord la plus fréquente, tous niveaux confondus
Elle consiste à accorder avec le mot le plus proche du verbe plutôt qu'avec le noyau du groupe sujet. « Le chat de mes voisins chantent » : l'oreille a entendu « voisins ».
Ce n'est pas une inattention passagère, c'est un réflexe : on écrit dans l'ordre où l'on parle, et le dernier mot entendu s'impose.
Le seul remède est procédural : poser la question « qui est-ce qui » avant d'écrire, et repérer le groupe sujet en entier.
Les fiches 3 et 5 y reviennent avec des cas différents, parce qu'un seul passage ne suffit pas à défaire un réflexe.
Méthode et vérification
Contenu produit à partir du programme de français du cycle 3 publié au BO n° 16 du 17 avril 2025, objectif « Accorder le sujet et le verbe » de la classe de sixième. Les phrases accordées sont assemblées par le module, qui conjugue à la personne portée par le groupe sujet ; les accords fautifs sont produits séparément et vérifiés différents des formes correctes.
- Arrêté du 10 avril 2025 — programme de français du cycle 3, BO n° 16 du 17 avril 2025 : « Accorder le sujet et le verbe — Identifier le groupe sujet et raisonner sur l'accord sujet/verbe ».
- Même texte : « Connaître les marques de personne pour le présent de l'indicatif, l'imparfait et le futur ».