Noter ce que le programme demande
Le contrôle que ces cinq remplacent consacrait sept de ses vingt points aux enzymes et à la relation entre gènes, enzymes et métabolisme — avec le modèle clé-serrure et le site actif.
Or le programme de seconde est explicite : « La nature, les mécanismes d'intervention des enzymes seront abordés dans le cadre de l'enseignement de spécialité proposé au cycle terminal. » Les mots « clé-serrure », « site actif », « anabolisme » et « catabolisme » n'y figurent pas une seule fois.
Noter un élève de seconde sur des notions de terminale n'est pas exigeant : c'est hors sujet. Ces cinq contrôles portent sur les cinq notions fondamentales du programme, sur les équations, sur l'analyse de documents expérimentaux et sur les flux — c'est-à-dire sur tout ce que l'entrée demande, et rien d'autre.
Chacun est noté sur 20, en trois exercices de 8, 6 et 6 points, et s'appuie sur des jeux de mesures différents de ceux des fiches d'exercices : on teste la méthode, pas la mémoire d'un exercice déjà vu.
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Définitions et notions du chapitre
Les cinq notions fondamentales, et leurs limites.
Quatre notions à relier à leur définition — métabolisme, voie métabolique, autotrophe, hétérotrophe — puis la cinquième, que le programme nomme sans la développer : les organites, et les enzymes qui font partie de l'équipement de la cellule.
La question sur cette cinquième notion demande explicitement ce qu'il faut en savoir EN SECONDE. Connaitre les limites du programme fait partie du chapitre : cela évite d'apprendre pour rien, et de répondre à côté.
Trois copies d'élèves sont ensuite soumises au jugement. « Le métabolisme, c'est la respiration de la cellule » confond une réaction avec l'ensemble. « Les plantes sont autotrophes, les animaux hétérotrophes » est faux au niveau cellulaire, le seul que le programme retienne.
Le dernier exercice revient sur la définition d'une voie métabolique et sur ce qui interconnecte deux voies : leurs molécules intermédiaires.
Le mot « métabolisme » désigne un ENSEMBLE, jamais une réaction particulière.
- Quatre notions
- La cinquième
- Trois copies
- Interconnexion
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Les équations, et ce qu'elles disent
Écrire, équilibrer, et vérifier atome par atome.
Ranger les formules en réactifs et produits, puis écrire l'équation complète de la photosynthèse — coefficients compris, car ils ne s'inventent pas : ce sont ceux qui équilibrent.
La vérification se fait élément par élément : carbone, hydrogène, oxygène. Une équation qui ne s'équilibre pas est fausse, sans discussion.
L'équation de la respiration cellulaire vient ensuite, et avec elle la remarque du chapitre : elle est exactement l'inverse de la photosynthèse. Ce n'est pas une image — c'est vérifiable terme à terme.
Quatre modèles moléculaires sont ensuite proposés, dont une intruse qui n'intervient dans aucune équation du chapitre. Puis une troisième réaction, la fermentation lactique, qui n'est l'inverse de rien : ses réactifs et ses produits n'ont rien à voir avec ceux de la photosynthèse.
Deux équations inverses n'échangent pas leurs conditions : lumière d'un côté, dioxygène de l'autre.
- Réactifs
- Produits
- Équilibrer
- L'intruse
3 sur 5
Analyser un document expérimental
Cinq étapes, du dispositif à la conclusion.
Des germes de blé dans une enceinte fermée, à l'obscurité, deux heures. Le dioxygène passe de 21 % à 13 %, le dioxyde de carbone de 3 % à 11 %.
Le raisonnement est donné en cinq maillons, et il faut l'appliquer : lire le dispositif, relever les variations avec leur signe, en déduire substrats et produits, confronter à une équation, conclure sans la dépasser.
Ces mesures s'accordent avec la respiration cellulaire et excluent la photosynthèse, qui produirait du dioxygène et consommerait du dioxyde de carbone. Exclure une hypothèse est un résultat, au même titre que d'en confirmer une.
Le dernier exercice refait l'expérience à la lumière et pose la question qui piège : le bilan qui s'inverse prouve-t-il que la respiration s'est arrêtée ? Non — elle continue, masquée par la photosynthèse.
L'unité dit toujours quelque chose du dispositif : la lire fait partie de l'analyse.
- Le dispositif
- Le signe
- Confronter
- Ne pas dépasser
4 sur 5
Flux de matière et d'énergie
Les molécules changent, les atomes se conservent.
Une levure dans un milieu sucré et aéré réalise la respiration cellulaire. Le tableau demande d'écrire ce qui entre et ce qui sort, d'abord en molécules, puis en atomes.
Les deux comptes d'atomes sont identiques ; les molécules, elles, ont changé. C'est la définition d'une transformation chimique, et c'est ainsi qu'on vérifie un schéma de flux.
L'énergie ne se vérifie pas de la même façon : elle est libérée par la réaction, la levure en emploie une part, le reste part en chaleur. Aucune énergie ne revient vers le glucose.
Le troisième exercice retire le dioxygène du milieu. La levure passe à la fermentation lactique, et deux flèches du schéma disparaissent — celles que l'équation ne contient pas. Un schéma de flux se relit toujours sur l'équation.
Un flux d'énergie ne boucle jamais : il traverse et se dégrade.
- Entrer
- Sortir
- En atomes
- Sans dioxygène
5 sur 5
Cinq copies, et le raisonnement complet
Trois confusions, qui reviennent toutes à mélanger deux niveaux.
Cinq copies, dont trois se trompent. « Une plante ne respire que la nuit » confond le bilan mesuré avec la réaction. « Une levure est autotrophe puisqu'elle fabrique de l'alcool » se trompe de critère.
« La photosynthèse et la respiration s'annulent, donc une plante ne grandit pas » prend une inversion d'équations pour une annulation : les deux réactions ne se produisent ni au même endroit, ni dans les mêmes quantités.
Les deux copies justes portent, l'une, la remarque du programme sur l'interconnexion des voies par le glucose ; l'autre, la dépendance du métabolisme à l'équipement de la cellule.
Le contrôle se termine par une synthèse rédigée : expliquer pourquoi une plante a besoin de lumière alors qu'elle respire comme un animal. Trois points à tenir — ce qu'elle fait toujours, ce qu'elle fait en plus à la lumière, et ce qui relie les deux.
Une même molécule qui sort d'une voie et entre dans une autre : voilà l'interconnexion.
- Cinq copies
- Trois erreurs
- Quatre étapes
- La synthèse
Compétences travaillées
-
Définir
Les cinq notions fondamentales du programme.
-
Écrire
Les équations, et les équilibrer.
-
Analyser
Un document expérimental, en quatre étapes.
-
Rédiger
Une synthèse qui tient en trois points.
Sept points sur vingt hors programme
Le contrôle que ces cinq remplacent est bien construit : cinq exercices, vingt points, un corrigé détaillé. Le problème n'est pas sa forme, c'est ce qu'il note.
Son exercice 3 porte sur les enzymes, pour quatre points ; son exercice 5 sur la relation entre gènes, enzymes et métabolisme, pour trois. Son chapô annonce qu'il faut maitriser « le modèle clé-serrure des enzymes » et les définitions d'« anabolisme » et de « catabolisme ».
Or aucun de ces mots n'appartient au programme de seconde. « Clé-serrure » y compte zéro occurrence, « anabolisme » zéro, « catabolisme » zéro, « site actif » zéro. Le mot « enzyme » y apparait trois fois, toujours pour dire qu'elles font partie de l'équipement de la cellule — et le texte précise que leur nature et leurs mécanismes relèvent de l'enseignement de spécialité du cycle terminal.
Sept points sur vingt notaient donc une compétence qui n'est pas attendue cette année. Ces cinq contrôles les redistribuent sur ce que le programme demande : les définitions, les équations, l'analyse de documents, les flux.
Trois articles, un même chapitre, trois rôles
Le site consacre trois articles au métabolisme cellulaire de seconde : un cours, une série d'exercices, une évaluation. Le risque, avec une telle grappe, est de dire trois fois la même chose sous trois titres.
Le partage est donc explicite. Le cours EXPLIQUE : les définitions, l'autotrophie, l'équipement de la cellule, les flux, les voies interconnectées — avec une règle, un exemple et un piège par notion, sans le moindre point à gagner.
Les exercices ENTRAINENT, et uniquement sur les trois capacités expérimentales du programme : identifier substrats et produits, comprendre le rôle d'un témoin, comparer deux conditions, schématiser un flux.
L'évaluation NOTE, sur d'autres jeux de mesures et d'autres formats. Un élève qui aurait travaillé les fiches d'exercices ne retrouve pas ici les mêmes chiffres : on teste la méthode, pas la mémoire.
Méthode et vérification
Contenu produit à partir du programme de SVT de la classe de seconde générale et technologique : arrêté du 17 janvier 2019, BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019, entrée « Le métabolisme des cellules ». Le moteur `metabolisme_seconde`, partagé par les trois articles de la grappe, déduit les substrats et produits du signe des variations mesurées, confronte chaque jeu de mesures aux réactifs et produits d'une équation, vérifie la conservation des flux en atomes, et refuse le vocabulaire que le programme réserve à l'enseignement de spécialité du cycle terminal.
- Programme de SVT de la classe de seconde générale et technologique, arrêté du 17 janvier 2019 — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019, entrée « Le métabolisme des cellules ». Notions fondamentales : « métabolisme, autotrophe, hétérotrophe, organites, enzymes. »
- Même entrée, précisions : « le métabolisme est d'abord envisagé au niveau cellulaire. La nature, les mécanismes d'intervention des enzymes seront abordés dans le cadre de l'enseignement de spécialité proposé au cycle terminal. »
- Même entrée, capacités : « Expérimenter des réactions du métabolisme pour les caractériser. Mettre en œuvre des expériences pour identifier les substrats et produits du métabolisme. Schématiser des flux de matière et d'énergie au sein d'un organisme, entre les organismes et avec le milieu. »