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Cours Metabolisme Cellulaire Seconde SVT (PDF) - Photosynthese, respiration et enzymes

Cinq fiches de cours, une règle, un exemple et un piège par notion — au programme de seconde, et rien au-delà : ce que le texte officiel réserve à la terminale est signalé comme tel.

Seconde SVT Cours
Durée 20 min par fiche
Notation Sans note
Format PDF A4
Accès Gratuit
La question « pourquoi la matière tourne en rond, alors que l'énergie ne fait que traverser ? ». Deux encadrés côte à côte : à gauche une feuille à la lumière, avec l'équation de la photosynthèse 6 CO2 + 6 H2O donnant C6H12O6 + 6 O2 dans les chloroplastes ; à droite une cellule qui respire, avec l'équation inverse dans les mitochondries. Deux flèches vertes bouclent entre les deux encadrés — glucose et dioxygène vers la droite, dioxyde de carbone et eau vers la gauche. En dessous, une flèche orange traverse de part en part : la lumière entre à gauche, la chaleur sort à droite, sans jamais revenir.

Un cours de seconde, pas un cours de terminale

Le programme de seconde consacre au métabolisme une entrée courte et précise. Il en donne la définition, nomme cinq notions fondamentales — métabolisme, autotrophe, hétérotrophe, organites, enzymes —, et demande trois capacités : expérimenter des réactions, identifier substrats et produits, schématiser des flux de matière et d'énergie.

Il fixe aussi une limite, et il le fait en toutes lettres : « La nature, les mécanismes d'intervention des enzymes seront abordés dans le cadre de l'enseignement de spécialité proposé au cycle terminal. » Le site actif, la spécificité, la cinétique enzymatique ne sont pas au programme de seconde.

Ces cinq fiches s'en tiennent là. Elles disent que les enzymes font partie de l'équipement de la cellule et qu'elles rendent les réactions possibles — c'est ce que le programme demande —, et elles signalent explicitement ce qui viendra plus tard, plutôt que de l'anticiper.

Chaque fiche suit la même architecture : la règle, un exemple, et le piège. C'est de retrouver cette architecture à l'identique d'une fiche à l'autre que l'on apprend à s'en servir.

1 sur 5

Ce qu'est le métabolisme d'une cellule

La définition du programme, mot pour mot.

Le métabolisme d'une cellule est l'ensemble des transformations biochimiques qui s'y déroulent pour assurer ses besoins fonctionnels. Le mot désigne un ENSEMBLE, pas une réaction particulière.

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Une voie métabolique est une succession de réactions qui transforme une molécule en une autre, par étapes. La dégradation du glucose n'est pas une réaction unique : c'est une suite de transformations, chacune produisant une molécule intermédiaire que la suivante reprend.

Le métabolisme dépend de l'équipement spécialisé de chaque cellule. Deux cellules du même organisme, avec le même ADN, n'ont pas le même métabolisme — parce qu'elles n'ont pas le même équipement.

La fiche donne les trois équations du chapitre et rappelle comment les lire : à gauche ce qui est consommé, à droite ce qui est produit, et les mêmes atomes des deux côtés.

Une roche ne métabolise pas. Une cellule, si — et c'est ce qui la rend vivante.

  • Un ensemble
  • Une voie
  • L'équipement
  • Trois équations

2 sur 5

Autotrophe ou hétérotrophe : la source du carbone

Ni le règne, ni la lumière : la source du carbone.

Un organisme autotrophe fabrique ses molécules organiques à partir de matière minérale : du dioxyde de carbone, de l'eau, des sels minéraux. Un hétérotrophe doit prélever de la matière organique déjà fabriquée par un autre.

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Le critère n'est donc ni le règne, ni la lumière, ni le mouvement : c'est la source du carbone. Une cyanobactérie est autotrophe sans avoir le moindre chloroplaste ; une levure est hétérotrophe sans être un animal.

Le programme précise que « le métabolisme est d'abord envisagé au niveau cellulaire », et cette précision change tout. Dire « les plantes sont autotrophes » est vrai de l'organisme entier, et faux de chacune de ses cellules.

Dans une même plante, les cellules d'une feuille éclairée fabriquent leur glucose ; celles d'une racine, qui n'ont pas de chloroplastes et ne voient jamais la lumière, le reçoivent tout fait. Les deux modes coexistent.

Pose-toi toujours la même question devant un organisme : d'où vient son carbone ?

  • La source du carbone
  • Minérale
  • Organique
  • La coexistence

3 sur 5

L'équipement de la cellule, et ce qu'il permet

Le métabolisme d'une cellule est borné par son équipement.

Un organite est un compartiment délimité à l'intérieur de la cellule, spécialisé dans une fonction. Le chloroplaste abrite la photosynthèse ; la mitochondrie, la respiration cellulaire.

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La conséquence est nette : une cellule qui n'a pas de chloroplaste ne peut pas faire de photosynthèse, quelle que soit la lumière qu'elle reçoit. Toutes les cellules d'une plante ont des mitochondries, donc toutes respirent — seules les cellules chlorophylliennes ont des chloroplastes.

C'est ici que la fiche pose la limite du programme. Les enzymes font partie de l'équipement, et le programme les nomme parmi les notions fondamentales. Mais il ajoute : leur nature et leurs mécanismes d'intervention relèvent de l'enseignement de spécialité du cycle terminal.

La fiche montre enfin les trois molécules qui reviennent dans toutes les équations du chapitre, en modèles moléculaires, et rappelle la différence entre l'élément oxygène et la molécule de dioxygène.

Une feuille à la lumière respire ET fait la photosynthèse ; une racine ne fait que respirer.

  • Le chloroplaste
  • La mitochondrie
  • Le cytoplasme
  • La limite

4 sur 5

Schématiser des flux de matière et d'énergie

La matière boucle, l'énergie traverse.

« Schématiser des flux de matière et d'énergie au sein d'un organisme, entre les organismes et avec le milieu » est l'une des trois capacités exigibles, et c'est celle que les pages remplacées ignoraient entièrement.

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Une flèche de flux part d'un compartiment, arrive dans un autre, et porte le nom de ce qui circule. Une flèche sans étiquette ne dit rien.

La matière se conserve. Six molécules de dioxyde de carbone et six d'eau entrent dans une feuille éclairée ; une molécule de glucose et six de dioxygène en sortent. Les molécules ont changé, les atomes non — et c'est ainsi qu'on vérifie qu'un schéma ne perd rien.

L'énergie, elle, ne boucle pas. Elle entre sous forme de lumière, elle est convertie en énergie chimique, et une part s'échappe en chaleur à chaque étape. Aucune flèche d'énergie ne remonte vers le Soleil.

Matière : un cycle. Énergie : un sens unique.

  • Une flèche
  • La conservation
  • En atomes
  • Un sens unique

5 sur 5

Des voies interconnectées

Une molécule sort d'une voie et entre dans une autre.

« Les voies métaboliques sont interconnectées par les molécules intermédiaires des métabolismes », écrit le programme. Le glucose en est l'exemple le plus clair : il est le produit de la photosynthèse et le substrat de la respiration.

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Un métabolisme n'est donc pas une collection de réactions indépendantes : c'est un réseau. On peut suivre une molécule de glucose d'un chloroplaste à une racine, puis à une mitochondrie — trois compartiments, deux voies, une seule molécule.

Photosynthèse et respiration sont exactement inverses l'une de l'autre : les réactifs de la première sont les produits de la seconde, coefficients compris. Ce n'est pas une image, c'est vérifiable terme à terme.

Mais deux équations inverses n'échangent pas leurs conditions. La photosynthèse a besoin de lumière et se produit dans les chloroplastes ; la respiration a besoin de dioxygène et se produit dans les mitochondries. Même bilan à l'envers, conditions différentes.

Une plante éclairée produit plus de glucose qu'elle n'en consomme : ce surplus la fait pousser, et nourrit tout le reste du vivant.

  • Le glucose
  • Un réseau
  • Inverses
  • Pas interchangeables

Compétences travaillées

  • Définir

    Le métabolisme et une voie métabolique.

  • Distinguer

    Autotrophie et hétérotrophie, par la source du carbone.

  • Relier

    Une réaction à l'organite qui l'abrite.

  • Schématiser

    Des flux de matière et d'énergie.

Ce que le programme de seconde réserve à la terminale

Le programme de SVT de seconde nomme les enzymes parmi les cinq notions fondamentales du chapitre. Il en dit exactement ceci : le métabolisme « dépend de l'équipement spécialisé de chaque cellule (organites, macromolécules dont les enzymes) ». Une phrase.

Puis il ajoute une précision qui ne laisse aucune ambigüité : « La nature, les mécanismes d'intervention des enzymes seront abordés dans le cadre de l'enseignement de spécialité proposé au cycle terminal. »

Autrement dit, un élève de seconde doit savoir que les enzymes existent, qu'elles font partie de l'équipement de la cellule et qu'elles rendent les réactions possibles. Le site actif, la spécificité enzymatique, le complexe enzyme-substrat, la cinétique : tout cela viendra en terminale, pour ceux qui choisiront la spécialité.

Ces fiches s'en tiennent là — et le disent. Signaler une limite de programme vaut mieux que la franchir en silence : l'élève sait alors ce qu'on attend de lui cette année, et ce qui l'attend plus tard.

Le critère qui sépare autotrophie et hétérotrophie

« Les plantes sont autotrophes, les animaux sont hétérotrophes » : la phrase est commode, et elle est fausse dès qu'on descend à l'échelle de la cellule — l'échelle que le programme demande précisément d'adopter.

Le critère n'est ni le règne, ni la lumière, ni le mouvement. C'est la SOURCE DU CARBONE. Autotrophe : le carbone vient de matière minérale, du dioxyde de carbone. Hétérotrophe : le carbone vient de matière organique, fabriquée par un autre être vivant.

Deux contre-exemples suffisent à s'en convaincre. Une cyanobactérie est autotrophe et n'a aucun chloroplaste : elle réalise la photosynthèse sans organite spécialisé. Une levure est hétérotrophe et n'est pas un animal : elle prélève le glucose de son milieu.

Et à l'intérieur d'une même plante, les deux modes coexistent — ce que le programme souligne expressément. Une cellule de feuille éclairée fabrique son glucose ; une cellule de racine le reçoit. Même organisme, même ADN, deux modes nutritifs.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de sciences de la vie et de la Terre de la classe de seconde générale et technologique : arrêté du 17 janvier 2019, BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019, thème « La Terre, la vie et l'organisation du vivant », entrée « Le métabolisme des cellules ». Le moteur `metabolisme_seconde` délègue au module de quatrième la lecture et l'équilibrage des équations, identifie substrats et produits à partir de mesures plutôt que d'étiquettes, vérifie la conservation des flux en atomes, et signale le vocabulaire que le programme réserve au cycle terminal.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de SVT de la classe de seconde générale et technologique, arrêté du 17 janvier 2019 — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019. Connaissances : « Pour assurer les besoins fonctionnels d'une cellule, de nombreuses transformations biochimiques s'y déroulent : elles constituent son métabolisme. Une voie métabolique est une succession de réactions biochimiques transformant une molécule en une autre. Le métabolisme dépend de l'équipement spécialisé de chaque cellule (organites, macromolécules dont les enzymes). »
  • Même entrée, notions fondamentales : « métabolisme, autotrophe, hétérotrophe, organites, enzymes ». Objectifs : « l'étude de quelques réactions du métabolisme, dont la photosynthèse, révèle que les êtres vivants échangent de la matière et de l'énergie avec leur environnement. Les voies métaboliques sont interconnectées par les molécules intermédiaires des métabolismes. »
  • Même entrée, précisions : « le métabolisme est d'abord envisagé au niveau cellulaire. La nature, les mécanismes d'intervention des enzymes seront abordés dans le cadre de l'enseignement de spécialité proposé au cycle terminal. »

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le métabolisme d'une cellule ?
C'est l'ensemble des transformations biochimiques qui se déroulent dans une cellule pour assurer ses besoins fonctionnels : produire de l'énergie, fabriquer des molécules, en dégrader d'autres. Le mot désigne un ensemble, pas une réaction particulière. Ce fonctionnement permanent est ce qui distingue le vivant de la matière inerte — une roche ne métabolise pas. Le métabolisme dépend de l'équipement spécialisé de chaque cellule : ses organites, ses macromolécules, dont ses enzymes.
Quelle différence entre autotrophe et hétérotrophe ?
La source du carbone, et rien d'autre. Un organisme autotrophe fabrique ses molécules organiques à partir de matière minérale — du dioxyde de carbone, de l'eau, des sels minéraux. Un hétérotrophe doit prélever de la matière organique déjà fabriquée par un autre être vivant. Le critère n'est ni le règne, ni la lumière : une cyanobactérie est autotrophe sans chloroplaste, une levure est hétérotrophe sans être un animal. Et dans une même plante, les deux modes coexistent : une cellule de feuille éclairée est autotrophe, une cellule de racine est hétérotrophe.
Les enzymes sont-elles au programme de seconde ?
Elles y sont nommées, mais leur étude n'y est pas. Le programme les cite parmi les notions fondamentales, comme éléments de l'équipement spécialisé de la cellule, et précise aussitôt : « La nature, les mécanismes d'intervention des enzymes seront abordés dans le cadre de l'enseignement de spécialité proposé au cycle terminal. » En seconde, il suffit donc de savoir que les enzymes font partie de l'équipement de la cellule et qu'elles rendent les réactions possibles. Le site actif, la spécificité enzymatique et la cinétique relèvent de la terminale.
Pourquoi dit-on que la matière cycle et que l'énergie traverse ?
Parce que la photosynthèse et la respiration cellulaire sont exactement inverses l'une de l'autre : les réactifs de l'une sont les produits de l'autre, coefficients compris. Les atomes de carbone, d'hydrogène et d'oxygène passent donc de l'un à l'autre et reviennent à leur point de départ — la matière tourne. L'énergie, elle, entre sous forme de lumière, est convertie en énergie chimique dans le glucose, puis se dissipe en chaleur à chaque étape. Aucune flèche d'énergie ne remonte vers le Soleil : elle traverse et se dégrade.

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