SVT · 6ème · Évaluation

Évaluation 6ème SVT : Les Fossiles (PDF + Corrigé)

Cinq évaluations à imprimer sur les fossiles. Le programme de sixième ne demande pas de refaire la fossilisation vue au cours moyen : il demande de déterminer une espèce avec une clé, de reconstituer le milieu qui existait à un endroit, et de comparer la biodiversité d'alors à celle d'aujourd'hui.

6ème SVT Évaluation
Durée 30 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Deux couches superposées, leurs fossiles, et le milieu que chacune permet de reconstituer.

La page traitait la colonne précédente

Le programme de sciences présente ses attendus en deux colonnes, et celle de sixième ne redit pas celle de cours moyen. La version précédente de cette page traitait la seconde : qu'est-ce qu'un fossile, la fossilisation étape par étape, les fossiles stratigraphiques, les temps géologiques, la lecture d'une coupe.

C'est de la géologie juste, et bien faite. Mais la colonne de sixième demande quatre choses différentes, et aucune n'y figurait.

« Clé de détermination », « détermination » : zéro occurrence. « Paléoenvironnement », « reconstitution », « environnement » : zéro. « Biodiversité », « actuelle » : zéro. « Échelle des temps », « temps long » : zéro. « Crise biologique » : une seule mention.

Ces cinq évaluations gardent l'acquis — les couches, la superposition, la datation relative — et ajoutent ce que la sixième demande : déterminer, reconstituer, comparer, situer les crises.

1 sur 5

Se servir d'une clé de détermination

Six fossiles à observer, une suite de questions, un nom au bout.

Le programme demande de « déterminer des espèces biologiques actuelles ou fossiles, en utilisant une clé de détermination ». C'est un savoir-faire, pas une connaissance.

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La fiche donne d'abord ce qu'aucune description ne remplace : une planche de six fossiles gravés, numérotés de A à F. Déterminer suppose d'observer, et une consigne qui décrirait le fossile à la place de l'élève lui retirerait le travail.

La clé compte cinq étapes et six sorties. L'élève détermine trois des six fossiles et écrit, pour chacun, le chemin parcouru — car c'est le chemin qui prouve la détermination.

Une question porte sur la nature même de l'outil : pourquoi des questions fermées ? Parce qu'une réponse par oui ou non ne laisse pas d'hésitation, et que deux personnes qui observent la même chose aboutissent au même nom.

Le second exercice traite l'erreur : si l'on se trompe à la première question, la clé ne se corrige pas toute seule. Elle organise l'observation, elle ne la remplace pas.

Une clé sert aussi bien pour une espèce actuelle que pour un fossile.

  • La clé
  • Le chemin
  • Les questions fermées
  • L'observation

2 sur 5

Reconstituer un milieu

Les fossiles d'une couche disent où l'on était.

C'est le mot que le programme emploie et que la page ignorait : « exploiter la reconstitution d'un paléoenvironnement en un lieu donné ».

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Deux couches sont données avec leurs fossiles. Celle du bas contient une ammonite, un corail et un brachiopode : trois animaux marins, et le corail précise la profondeur et la température. Celle du haut contient une empreinte de pas et une fougère.

La conclusion ne se retient pas, elle se déduit : entre les deux dépôts, la mer s'est retirée. Le même lieu est passé de l'eau à la terre ferme.

Le second exercice traite le cas limite : une couche réunissant un corail et une fougère terrestre. La bonne réponse n'est pas de choisir, mais de vérifier l'observation — une reconstitution ne se force pas.

Trouver un coquillage marin en montagne prouve que la mer était là autrefois.

  • Le paléoenvironnement
  • Les indices
  • La mer
  • La terre

3 sur 5

Comparer deux biodiversités

Ce qui a disparu, ce qui est apparu.

Le programme demande de « comparer les biodiversités actuelle et passée ». La comparaison est d'abord une affaire de comptage.

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Le tableau fait compter les espèces de chaque couche, puis celles qui se retrouvent dans les deux. La réponse est zéro : aucune espèce du bas ne se retrouve en haut.

Une question empêche la conclusion trop rapide. Ce n'est pas seulement une disparition : trois espèces s'en vont, deux apparaissent. Le milieu a changé, et les espèces avec lui.

Le tri sépare ensuite ce qui existe encore de ce qu'on ne connaît que fossile — et une question explique pourquoi les espèces disparues nous renseignent quand même : on les compare à leurs parentes actuelles.

La biodiversité change ; elle ne fait pas que diminuer.

  • Le comptage
  • Disparues
  • Apparues
  • Actuel et fossile

4 sur 5

Les grandes crises

Deux moments où presque tout disparaît.

Le programme demande de « mettre en évidence l'existence de grandes crises biologiques à placer sur une échelle des temps ». La page précédente n'en mentionnait qu'une, en passant.

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Deux crises sont données avec leur date et la part d'espèces disparues : la fin du Permien, il y a 252 millions d'années, environ 90 % ; la fin du Crétacé, il y a 66 millions d'années, environ 75 %.

La frise les place entre la formation de la Terre et aujourd'hui. Une question fait mesurer ce que représente la crise du Crétacé dans l'histoire de la planète : environ 1,5 %.

Le mémo installe enfin la distinction que le programme demande : le temps long des géologues et celui de l'histoire humaine ne se comptent pas dans la même unité. Une crise « rapide » dure quelques dizaines de milliers d'années.

Une crise se repère aux fossiles qui changent d'un coup de part et d'autre d'une couche.

  • Le Permien
  • Le Crétacé
  • La frise
  • Le temps long

5 sur 5

Ce qu'un fossile permet de dire

Le bilan du chapitre, et les limites de la preuve.

Le mémo reprend les quatre fiches en cinq lignes : ce qu'est un fossile, la clé qui le nomme, le milieu qu'il reconstitue, la comparaison des couches, et les crises qui s'y lisent.

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Une question porte sur ce qu'un fossile ne dit pas : la couleur de l'animal, son comportement, ce qu'il faisait. La trace ne conserve que ce qui a résisté.

Les cinq affirmations à trancher visent les raccourcis les plus fréquents, dont celui-ci : tous les êtres vivants ne deviennent pas des fossiles. Il faut un enfouissement rapide dans un sédiment, ce qui est rare.

La dernière question en tire la conséquence : ce qu'on trouve n'est qu'une petite part de ce qui a vécu. Cela ne rend pas les conclusions fausses, mais incomplètes — et c'est ainsi qu'avance une science.

Les couches les plus profondes sont les plus anciennes.

  • Le mémo
  • Les limites
  • La rareté
  • La science

Compétences travaillées

  • La clé de détermination

    Déterminer une espèce fossile ou actuelle en parcourant une clé de détermination, et savoir écrire le chemin suivi.

  • Le paléoenvironnement

    Reconstituer le paléoenvironnement d'un lieu en croisant les fossiles d'une même couche.

  • Les biodiversités

    Comparer la biodiversité passée et la biodiversité actuelle par le comptage des espèces.

  • Les grandes crises

    Placer les grandes crises biologiques sur une échelle des temps, et distinguer le temps long du temps humain.

Pourquoi le chemin compte autant que le nom

Un élève qui écrit « ammonite » sans le chemin peut avoir reconnu l'image dans son manuel. Un élève qui écrit « 1 : oui → 2 : oui → 3 : oui » a observé trois caractères et pris trois décisions.

C'est la différence entre reconnaître et déterminer, et le programme demande la seconde.

C'est aussi ce qui rend l'erreur analysable : si le nom est faux, le chemin dit à quelle question l'observation a dérapé.

Ce qu'une couche autorise à conclure

Un fossile isolé peut avoir été transporté : un coquillage remonté par un cours d'eau ne prouve pas que la mer était là.

Plusieurs fossiles d'une même couche qui concordent, en revanche, désignent bien le milieu du lieu. C'est pourquoi la deuxième fiche donne trois indices par couche, et non un seul.

Et quand ils ne concordent pas, la bonne réponse n'est pas de choisir le plus vraisemblable : c'est de reprendre l'observation. Le générateur applique la même règle et refuse de conclure sur une couche contradictoire.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de sciences et technologie du cycle 3 (BO n° 25 du 22 juin 2023), partie « Biodiversité actuelle et passée », colonne des attendus de fin de sixième. La clé de détermination est parcourue à chaque production ; les paléoenvironnements sont déduits des fossiles de chaque couche.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de sciences et technologie du cycle 3, BO n° 25 du 22 juin 2023 — « Biodiversité actuelle et passée », attendus de fin de sixième.
  • Arrêté du 5 juin 2026 — nouveau programme, applicable en sixième à la rentrée 2027-2028.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une clé de détermination ?
Une suite de questions fermées. À chaque étape on répond par oui ou par non, et la réponse mène soit à une autre question, soit au nom de l'espèce. Elle sert aussi bien pour une espèce actuelle que pour un fossile, et le chemin suivi fait partie de la réponse.
Comment reconstitue-t-on un paléoenvironnement ?
En croisant les fossiles d'une même couche. Chaque espèce ne vivait que dans un certain milieu : si tous les indices d'une couche désignent la mer, c'est qu'il y avait la mer à cet endroit quand la couche s'est déposée.
Pourquoi trouve-t-on des coquillages en montagne ?
Parce que la mer occupait autrefois cet endroit. Les couches déposées au fond de l'eau ont ensuite été soulevées. C'est l'exemple le plus simple de reconstitution d'un paléoenvironnement.
Qu'est-ce qu'une crise biologique ?
Un moment où une très grande partie des espèces disparaît en peu de temps à l'échelle géologique. Deux sont au programme : la fin du Permien, il y a 252 millions d'années, avec environ 90 % des espèces, et la fin du Crétacé, il y a 66 millions d'années, avec environ 75 %.

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