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Adjectifs par Terminaison - Ce que la fin d'un mot annonce

La fin d'un adjectif annonce son féminin, et c'est ce qui permet d'écrire un mot qu'on n'a jamais rencontré. Cinq terminaisons sur huit ne trompent jamais. Les trois autres ont des exceptions — y compris celle dont on répète qu'elle n'en a aucune.

Références Français Cours
Durée 15 min par fiche
Notation Sans note
Format PDF A4
Accès Gratuit
La question « la fin d'un adjectif suffit-elle à en donner le féminin ? », suivie de huit pastilles alignées. Cinq sont vertes et portent « aucune exception » : -el, -en, -er, -f, -on. Trois sont brunes et comptent leurs exceptions : -eux avec une, -et avec cinq, -eur avec dix. En dessous : on lit souvent que -eux n'a aucune exception, elle en a une — vieux devient vieille — et la règle donnerait « vieuse », qui n'existe pas.

Un outil prédictif — et ses limites

La fin d'un adjectif annonce son féminin. C'est ce qui permet d'écrire « ombrageuse » sans avoir jamais rencontré ce mot : il finit par -eux, donc il fait -euse. Ranger les adjectifs par leur terminaison est une excellente idée, et c'est celle de cette page.

Sur les huit familles traitées ici, cinq ne trompent jamais : -el, -en, -er, -f et -on. Devant l'une d'elles, on écrit sans vérifier.

Les trois autres demandent une vérification, et l'une d'elles est celle dont on répète qu'elle n'en demande aucune. « Vieux » finit par -eux et fait « vieille » : la règle donnerait « vieuse », qui n'existe pas. Une seule exception, mais c'est un mot qu'on emploie tous les jours.

1 sur 5

L'affiche des huit terminaisons

Une page : la règle, un exemple, et ce qui échappe.

Huit lignes, rangées de la plus fiable à la moins : la terminaison, ce qu'elle devient au féminin, un exemple, et — colonne que les fiches concurrentes n'ont pas — ce qui lui échappe.

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Cinq lignes portent « rien — la règle tient ». Les trois autres nomment leurs exceptions. Ce classement change la façon d'employer l'affiche : devant un adjectif en -el ou en -f, on écrit sans vérifier ; devant un adjectif en -et, on regarde d'abord si le mot figure parmi les cinq qui prennent un accent grave.

Un bandeau à part traite le cas de -eur, qui ne mène pas à deux féminins mais à trois, et qui est de loin la terminaison la moins prédictive. Elle a droit à son propre espace parce qu'aucune règle de forme ne la tranche : c'est l'origine du mot qui décide, et l'origine ne se lit pas sur la fin du mot.

Une seconde version, en noir et gris, est disponible pour imprimer sans cartouche couleur. Les deux portent exactement les mêmes informations : la couleur sert à séparer les familles fiables des familles à vérifier, et le gris rend la même distinction.

Aucun féminin n'est recopié : ils viennent tous des règles d'accord, et un module compte pour chaque famille ce qui les suit et ce qui y échappe. Quand une liste d'exceptions ne tient pas sur la ligne, elle le dit — « et 5 autres » — plutôt que de s'arrêter au milieu.

  • 8 terminaisons
  • 5 sans exception
  • Couleur et noir et blanc

2 sur 5

La fin d'un adjectif annonce son féminin

Huit familles, rangées de la plus fiable à la moins.

Un tableau donne les huit terminaisons avec leur règle, un exemple formé par le module, et le nombre d'exceptions relevées. L'ordre des lignes n'est pas alphabétique : il va de la famille la plus sûre à la plus incertaine, ce qui permet de savoir, avant même de lire la règle, quelle confiance lui accorder.

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Cinq d'entre elles portent « aucune » ; les trois autres comptent les leurs. Compter plutôt qu'avertir change tout : « quelques exceptions » laisse croire à un danger permanent, tandis que « une exception » ou « cinq exceptions » dit exactement ce qu'il faut retenir — et combien de temps cela prendra.

C'est ce qui rend la fin d'un mot utilisable. Un adjectif qu'on n'a jamais rencontré s'écrit correctement au féminin dès lors que sa terminaison appartient à l'une des cinq familles fiables. La règle ne dépend ni du sens du mot ni de sa fréquence : elle ne regarde que ses dernières lettres.

C'est ce classement qui manque partout ailleurs : on donne les règles sans dire lesquelles tiennent toujours et lesquelles demandent une vérification.

  • 8 familles
  • Rangées par fiabilité
  • Les exceptions comptées

3 sur 5

Cinq terminaisons où la règle suffit

-el, -en, -er, -f, -on : aucune exception relevée.

Trois de ces cinq suivent la même règle : la consonne finale double devant le e — naturel, ancien, bon. Une seule règle pour trois terminaisons, ce qui réduit encore ce qu'il y a à retenir : -el, -en et -on se traitent d'un seul geste.

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Les deux autres transforment la fin du mot : léger devient légère, actif devient active. Le -er prend un accent grave, le -f devient -ve — deux transformations, mais régulières, et sans exception relevée. Un adjectif en -f fait toujours son féminin en -ve, quelle que soit la longueur du mot.

Ces cinq familles couvrent une grande part des adjectifs courants. Les connaître, c'est écrire sans hésiter la majorité des féminins qu'on rencontre — et réserver la vérification aux trois familles qui la demandent réellement. Le temps gagné se reporte là où il sert.

« naïf » finit par un f et suit bien la règle ; « frais » finit par un s et n'en suit aucune — il fait « fraîche ». La ressemblance de sonorité ne prouve rien.

  • 5 familles fiables
  • 1 règle pour 3
  • Sans vérifier

4 sur 5

-eur : trois féminins possibles, pas deux

La seule terminaison où la fin du mot ne suffit pas.

Une carte mentale range les adjectifs en -eur selon leur féminin : -euse pour ceux qui viennent d'un verbe courant, -rice pour ceux d'origine savante, et — troisième branche qu'on oublie — un simple e pour les comparatifs et les mots en -érieur.

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Meilleure, supérieure, intérieure, majeure : quatre mots très employés qui ne font ni -euse ni -rice. Leur oubli explique une bonne part des fautes sur cette terminaison, puisqu'un élève qui ne connaît que deux issues choisira forcément l'une des deux — et se trompera sur les quatre mots les plus fréquents de la famille.

C'est aussi pourquoi -eur figure en dernier dans le classement de fiabilité. Les autres terminaisons se décident sur la forme du mot ; celle-ci demande de savoir d'où le mot vient, ce qui n'est pas de l'orthographe mais de l'étymologie. Devant un adjectif en -eur inconnu, la seule conduite sûre est de vérifier.

« Menteur fait menteuse parce qu'il vient d'un verbe du premier groupe » est faux : mentir est du troisième groupe. L'explication qu'on lit couramment ne tient pas devant son propre exemple.

  • 3 issues
  • -euse, -rice, -e
  • La moins prédictive

5 sur 5

Les trois terminaisons qui trompent

Une exception pour -eux, cinq pour -et, et -eur à part.

-eux n'a qu'une exception, et c'est un mot du quotidien : vieux devient vieille. -et en a cinq, qui prennent un accent grave au lieu de doubler : complet, concret, discret, inquiet, secret. Six mots en tout — c'est là toute la charge de mémoire du chapitre.

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Une chaine de cinq maillons donne ensuite la marche à suivre devant un adjectif inconnu : reconnaître la terminaison, savoir à quelle famille elle appartient, vérifier si le mot figure parmi les exceptions de cette famille, appliquer la règle, puis contrôler l'accord obtenu.

Cette marche à suivre vaut mieux qu'une liste apprise, parce qu'elle fonctionne aussi sur les mots qu'on n'a jamais vus. Un élève qui l'applique n'a besoin de retenir que six exceptions, et il écrit juste sur tout le reste — y compris sur des adjectifs rares que personne ne lui a enseignés.

Retenir ces exceptions ne coute presque rien : une pour -eux, cinq pour -et. En échange, on écrit sans hésiter sur les cinq autres familles — et l'on ne doute pas d'une règle au premier contre-exemple rencontré.

  • 1 pour -eux
  • 5 pour -et
  • La marche à suivre

Compétences travaillées

  • Prédire

    Le féminin d'un adjectif à partir de sa fin.

  • Distinguer

    Les terminaisons fiables de celles qui trompent.

  • Connaitre

    Les six exceptions qui comptent vraiment.

  • Reconnaitre

    Le cas où la terminaison ne suffit pas : -eur.

« Sans aucune exception » est une phrase de trop

La terminaison -eux est régulière, et remarquablement. On la présente pourtant souvent comme parfaite, « sans aucune exception » — et c'est là que la même page finit par écrire, quelques paragraphes plus loin, qu'on déduit le féminin « avec une quasi-certitude ». Les deux ne peuvent pas être vrais ensemble.

L'exception existe, et ce n'est pas un mot rare : « vieux » finit bien par -eux, et son féminin est « vieille ». La règle donnerait « vieuse », qui n'existe pas.

L'enjeu n'est pas de compliquer la leçon. C'est d'éviter qu'un élève rencontre « vieille » et croie à une faute — ou pire, doute d'une règle qu'il venait d'apprendre. Une exception annoncée coute un mot ; une exception découverte coute la confiance dans la règle.

Pourquoi -eur est à part

On enseigne généralement que -eur mène à deux féminins : -euse pour les adjectifs venus d'un verbe courant, -rice pour ceux d'origine savante. Rêveuse d'un côté, créatrice de l'autre.

Il en existe un troisième, et il regroupe des mots très employés : ceux qui se contentent d'ajouter un e. Meilleure, supérieure, intérieure, antérieure, majeure, mineure — les comparatifs et les mots savants en -érieur.

Cette famille est aussi la seule où l'explication courante se contredit elle-même. « Menteur fait menteuse parce qu'il vient d'un verbe du premier groupe » : le verbe est « mentir », qui est du troisième groupe. Devant un adjectif en -eur inconnu, la fin du mot ne suffit pas — il faut l'avoir rencontré.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de français du cycle 3 : arrêté du 10 avril 2025, BO n° 16 du 17 avril 2025, qui demande de « réaliser la chaîne d'accords au sein du groupe nominal ». Aucun féminin n'est recopié : ils sont dérivés par un module d'accord qui applique les règles, déclare les formes irrégulières et refuse d'y laisser entrer un mot que la règle traiterait déjà. Un second module compte, pour chaque terminaison, les adjectifs d'un corpus déclaré qui suivent la règle et ceux qui y échappent — ce corpus est choisi pour couvrir chaque famille, exceptions comprises, et les nombres portent sur lui, non sur la langue entière. Sept contrôles l'accompagnent, dont trois qui comptent : chaque mot du corpus doit finir par la terminaison annoncée, -eux doit avoir exactement une exception et ce doit être « vieux », et -eur doit rester la terminaison la moins prédictive — sans quoi les fiches diraient le contraire du vrai.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de français du cycle 3, arrêté du 10 avril 2025 — BO n° 16 du 17 avril 2025 : « Réaliser la chaîne d'accords au sein du groupe nominal » (CM1).
  • Même programme : « Repérer le donneur d'accord du groupe nominal : le nom noyau » (CM2).
  • Même programme, sixième : consolidation de la chaîne d'accords.

Questions fréquentes

Comment trouver le féminin d'un adjectif qu'on ne connait pas ?
En regardant sa fin. Les adjectifs en -eux font -euse, ceux en -f font -ve, ceux en -er font -ère, et ceux en -el, -en ou -on doublent leur consonne finale devant le e. C'est ce qui permet d'écrire « ombrageuse » sans avoir jamais rencontré ce mot. Sur les huit terminaisons traitées ici, cinq ne réservent aucune surprise.
La terminaison -eux a-t-elle des exceptions ?
Oui, une — et l'on répète pourtant souvent le contraire. « Vieux » finit bien par -eux, et son féminin est « vieille » : la règle donnerait « vieuse », qui n'existe pas. Une seule exception, mais c'est un mot du quotidien, et il vaut mieux la connaitre que de la découvrir dans une dictée.
Combien de féminins possibles pour les adjectifs en -eur ?
Trois, et non deux comme on l'enseigne souvent. Le -euse des mots venus d'un verbe courant : rêveur, rêveuse. Le -rice des mots d'origine savante : créateur, créatrice. Et un simple e ajouté, pour les comparatifs et les mots en -érieur : meilleur devient meilleure, supérieur devient supérieure, majeur devient majeure. C'est la terminaison la moins prédictive : devant un -eur inconnu, la fin du mot ne suffit pas.
Quelles sont les exceptions des adjectifs en -et ?
Cinq mots très employés prennent un accent grave au lieu de doubler leur consonne : complet devient complète, concret devient concrète, discret devient discrète, inquiet devient inquiète, secret devient secrète. Les autres suivent la règle : muet devient muette, net devient nette, coquet devient coquette, violet devient violette.

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