SVT · 3ème · Cours

Le Vivant et son Évolution 3ème : Fiche de Révision

Cinq fiches de cours sur l'évolution : comment on classe le vivant, ce que les fossiles établissent, comment une forme se répand dans une population, et comment construire une réponse argumentée.

3ème SVT Cours
Durée 20 min par fiche
Notation Sans note
Format PDF A4
Accès Gratuit
Quatre boites emboitées — Vertébrés, Osseux, Tétrapodes, puis Mammifères et Oiseaux côte à côte — chacune portant le caractère qui la définit, et chaque espèce placée au niveau où elle s'arrête : le requin dans la plus grande, le chien et l'humain dans la plus petite.

Classer, dater, expliquer

Le programme de SVT du cycle 4 demande d'« établir des relations de causalité entre différents faits » pour expliquer la classification du vivant, la biodiversité et l'évolution des êtres vivants. Ce n'est pas une liste de définitions à retenir : c'est un raisonnement à conduire.

Il se déroule en trois temps. On classe d'abord, à partir des caractères que les espèces possèdent. On date ensuite, grâce aux fossiles, ce qui établit que le monde vivant n'a pas toujours été le même. On explique enfin, par le hasard des mutations et la sélection naturelle.

Ces trois temps sont l'objet des trois premières fiches. Les deux dernières portent sur ce que le programme demande explicitement : « donner des arguments en faveur de quelques mécanismes de l'évolution ». Un argument n'est pas une affirmation.

La génétique — l'ADN, les allèles, la méiose — n'est pas traitée ici : le site lui consacre un article à part, et la version précédente de cette page la mélangeait à l'évolution au point d'en parler davantage.

1 sur 5

Les caractères partagés

On classe sur ce qu'on possède, jamais sur ce qu'on n'a pas.

Un tableau donne sept espèces et six caractères : vertèbres, squelette osseux, quatre membres, doigts, plumes, poils et mamelles. Chaque colonne définit un groupe — celui des espèces qui répondent « oui ».

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Plus un caractère est rare dans le tableau, plus le groupe qu'il définit est étroit, et plus la parenté qu'il signale est proche. Les vertèbres réunissent les sept espèces ; les poils et mamelles n'en réunissent que deux.

Le requin ne possède qu'un seul de ces caractères. Il n'en est pas moins un vertébré : il est simplement en dehors de tous les groupes plus étroits, et c'est cela qui donne son sens au groupe des osseux.

La règle qui écarte le plus d'erreurs tient en une phrase : on ne classe jamais sur une absence. « Sans plumes » ne définit aucun groupe, parce que les espèces sans plumes n'ont rien hérité en commun.

Un dauphin ressemble à un poisson et possède des poils et des mamelles : c'est un mammifère. On regarde les caractères, pas la silhouette.

  • Posséder
  • Une colonne, un groupe
  • L'emboitement
  • Hériter

2 sur 5

Des groupes emboités à la parenté

Le groupe le plus étroit qui contient deux espèces dit l'âge de leur ancêtre commun.

Les groupes sont donnés du plus large au plus étroit, et aucun n'a été décidé : chacun est l'ensemble des espèces qui possèdent un caractère. Vertébrés, puis Osseux, puis Tétrapodes, puis Mammifères et Oiseaux.

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Deux caractères peuvent définir le même groupe. « Quatre membres » et « doigts » réunissent exactement les mêmes espèces : ils sont apparus ensemble chez leur ancêtre commun et n'ont plus jamais été séparés.

La parenté se lit alors sans rien connaitre d'autre. Le chien et l'humain se retrouvent chez les Mammifères, qui ne comptent que ces deux espèces ; le requin et l'humain ne se retrouvent que chez les Vertébrés, qui les contient toutes.

Une précaution enfin : aucune espèce actuelle ne descend d'une autre espèce actuelle. Un arbre de parenté relie des cousins par le bas ; il n'aligne pas des ancêtres les uns derrière les autres.

Dire « ce n'est pas un vertébré, c'est un oiseau » est aussi faux que dire « ce n'est pas un Européen, c'est un Français ».

  • Le groupe le plus étroit
  • L'ancêtre commun
  • Des cousins
  • Emboiter

3 sur 5

Les faits : le temps et les fossiles

Notre espèce occupe moins d'un centième de pour cent de l'histoire de la vie.

Cinq repères, en millions d'années avant aujourd'hui : les premières traces de vie, l'explosion des formes animales, la plus grande crise biologique connue, la disparition des dinosaures non aviens, l'apparition d'Homo sapiens.

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Un fossile est une trace conservée dans une roche ; on peut dater la roche, donc dater la trace. De là, deux faits qui ne se discutent pas : des espèces apparaissent, et des espèces disparaissent.

Ces faits ne disent pas comment les espèces changent — c'est l'objet de la fiche suivante. Ils établissent seulement que le monde vivant n'a pas toujours été le même. Confondre un fait et son explication est l'erreur de raisonnement la plus fréquente du chapitre.

Un ordre de grandeur pour finir : rapportée à une journée de vingt-quatre heures, l'existence de notre espèce représenterait moins de sept secondes. C'est ce qui rend les fossiles indispensables — on n'observe pas l'apparition d'une espèce à l'échelle d'une vie humaine.

Les oiseaux sont des dinosaures et ont traversé la crise : dire « les dinosaures ont disparu » sans préciser « non aviens » est inexact.

  • Dater une roche
  • Apparaitre
  • Disparaitre
  • Un fait, pas une cause

4 sur 5

Les mécanismes : hasard et sélection

En six générations, une forme passe de 90 % à 21 % de la population.

Une chaine en cinq maillons : la variabilité existe d'abord, née du hasard des mutations ; le milieu change ; certaines formes survivent mieux ; elles laissent plus de descendants ; la proportion change dans la population.

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Le hasard intervient AVANT la sélection, et non pendant. Les mutations se produisent sans rapport avec le besoin de l'individu ni avec le milieu. C'est ensuite seulement que le milieu trie ce qui existe déjà — la sélection ne fabrique pas la variabilité.

Un tableau chiffre le mécanisme : mille individus, deux formes, la claire survivant une fois sur deux et la sombre neuf fois sur dix. En six générations, la part claire passe de 90 % à 21 %. Aucun individu n'a changé : seule la proportion a bougé.

C'est un modèle, et la fiche le dit. Les taux de survie ont été choisis pour que le calcul soit lisible ; une évolution réelle est plus lente et fait intervenir bien d'autres facteurs. Ce qu'il montre, c'est l'effet du mécanisme, pas une histoire vraie.

Aucun individu ne change au cours de sa vie pour s'adapter : l'adaptation s'observe sur une population et sur des générations.

  • La variabilité
  • Le hasard d'abord
  • Le tri
  • Les générations

5 sur 5

Argumenter en SVT

Citer un document ne suffit pas ; réciter une leçon non plus.

Quatre temps : nommer le fait sur lequel on s'appuie ; énoncer le mécanisme qu'on invoque ; relier les deux ; répondre à la question posée.

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C'est le troisième qui rapporte des points, et c'est celui qu'on saute. Beaucoup de copies citent un document, récitent une leçon, et laissent au correcteur le travail de faire le lien.

Une réponse rédigée sert de modèle. Elle tient en quatre phrases et n'invente rien : le fait vient du tableau de la première fiche, le mécanisme vient du cours, et le lien se déduit des deux.

Dernière précaution : ne pas conclure au-delà de son fait. Le tableau permet de dire que le chien est plus proche de l'humain que la truite ; il ne permet pas de dire que l'humain descend du chien, ni que le chien serait « moins évolué ».

Le mot « donc » est le meilleur signal qu'un raisonnement a eu lieu. S'il n'apparait nulle part, c'est mauvais signe.

  • Le fait
  • Le mécanisme
  • Le lien
  • La réponse

Compétences travaillées

  • Classer

    Sur ce qu'on possède, en groupes qui s'emboitent.

  • Dater

    Les fossiles établissent des faits, pas des causes.

  • Expliquer

    Le hasard produit la variabilité, la sélection la trie.

  • Argumenter

    Un fait, un mécanisme, et surtout le lien entre les deux.

Pourquoi les groupes doivent s'emboiter

Une classification évolutive n'est pas un rangement commode : c'est une hypothèse sur l'histoire. Dire que deux espèces appartiennent au même groupe, c'est dire qu'elles ont hérité un caractère d'un ancêtre commun.

Cela impose une contrainte que l'on peut vérifier : deux groupes sont soit disjoints, soit l'un entièrement contenu dans l'autre. Jamais à cheval. Si deux groupes se chevauchaient, il faudrait qu'un même caractère soit apparu deux fois indépendamment, ou qu'un relevé soit faux.

Les fiches sont produites à partir du seul tableau de caractères, et cette propriété y est testée avant toute impression : chaque paire de groupes est comparée, et une paire qui se chevaucherait arrêterait la production.

C'est aussi ce qui rend le diagramme des boites emboitées possible. Sans cette contrainte, on ne pourrait pas dessiner des boites les unes dans les autres — il faudrait des cercles qui se croisent, et la parenté ne se lirait plus.

Ce qu'un modèle chiffré montre, et ce qu'il ne montre pas

La quatrième fiche donne un modèle : mille individus, deux formes, des taux de survie différents, et la proportion recalculée génération après génération. En six générations, la forme désavantagée passe de 90 % à 21 %.

Ce que ce calcul montre est réel : si des individus laissent plus de descendants que d'autres, et si leur caractère est héritable, alors la composition de la population change — sans qu'aucun individu ait changé.

Ce qu'il ne montre pas est tout aussi important. Les taux ont été choisis pour que le calcul soit lisible ; une pression de sélection réelle est presque toujours plus faible, et l'évolution bien plus lente. Le modèle ne raconte donc aucune histoire vraie.

Savoir distinguer un modèle d'une observation fait partie de la démarche scientifique, et le brevet le demande. C'est pourquoi la fiche l'annonce explicitement plutôt que de laisser croire à une mesure.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de sciences de la vie et de la Terre du cycle 4 : arrêté du 9 novembre 2015 modifié, BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, partie « Le vivant et son évolution ». L'arrêté du 18 février 2026 ne porte que sur le français et les mathématiques : la SVT n'est pas concernée, et ce texte reste en vigueur — vérifié au Bulletin officiel. Le moteur `evolution_3eme` construit les groupes emboités à partir du seul tableau de caractères et vérifie qu'ils s'emboitent réellement ; le modèle de sélection est déterministe et calculé en arithmétique exacte, et les fiches l'annoncent comme un modèle. Le type `cours` est tenu : aucun point, aucune ligne à remplir, aucun support laissé vide.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de sciences de la vie et de la Terre du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié — BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, partie « Le vivant et son évolution » : caractères partagés et classification, faits d'évolution, hasard et sélection naturelle.
  • Arrêté du 18 février 2026 fixant les programmes de français et de mathématiques du cycle 4 — BOEN n° 10 du 5 mars 2026 (ne concerne pas la SVT).

Questions fréquentes

Comment classe-t-on les êtres vivants en 3ème ?
Sur ce qu'ils possèdent, et jamais sur ce qu'ils n'ont pas. On dresse un tableau de caractères — vertèbres, squelette osseux, quatre membres, plumes, poils et mamelles — et chaque caractère définit un groupe : celui des espèces qui le possèdent. Ces groupes s'emboitent, parce qu'un caractère partagé vient d'un ancêtre commun : deux groupes sont donc soit disjoints, soit l'un contenu dans l'autre. « Sans plumes » ne définit aucun groupe, parce que les espèces sans plumes n'ont rien hérité en commun.
Comment savoir quelles espèces sont les plus proches parentes ?
En cherchant le groupe le plus étroit qui les contient toutes les deux. Plus ce groupe est étroit, plus leur ancêtre commun est récent, et plus elles sont proches parentes. Le chien et l'humain se retrouvent chez les mammifères, qui ne comptent qu'eux dans le tableau ; le requin et l'humain ne se retrouvent que chez les vertébrés, qui contient toutes les espèces. Attention : aucune espèce actuelle ne descend d'une autre espèce actuelle. L'humain ne descend pas du singe — les deux descendent d'un ancêtre commun disparu.
Quelle est la différence entre le hasard et la sélection naturelle ?
Ils interviennent l'un après l'autre. Le hasard vient d'abord : les mutations se produisent sans rapport avec le besoin de l'individu ni avec le milieu, et créent la variabilité — les individus d'une population ne sont pas identiques. La sélection vient ensuite : le milieu trie ce qui existe déjà, et les formes qui survivent et se reproduisent le mieux laissent plus de descendants. La sélection ne fabrique donc pas la variabilité, elle la trie. C'est pourquoi le programme nomme les deux, et dans cet ordre.
Comment rédiger une réponse argumentée en SVT ?
En quatre temps. On nomme d'abord le fait sur lequel on s'appuie : un document, un chiffre, une observation. On énonce ensuite le mécanisme qu'on invoque, avec les mots du cours. On relie les deux — c'est l'étape qui rapporte des points et celle qu'on saute le plus souvent. On répond enfin à la question posée, en une phrase. Citer un document ne suffit pas, et réciter une leçon non plus : ce qui est évalué, c'est le lien entre les deux.

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