Ce que ces fiches font travailler
Trois textes originaux imprimés ensemble — un récit, une fiche documentaire et une notice de fabrication, 139 mots en tout —, et le geste que le programme demande : les différencier.
On ne les compare pas de mémoire : ils sont sous les yeux, sur la même page. Un texte seul ne se différencie de rien.
Chaque fiche finit par la même consigne : montre-le dans le texte. Répondre « narratif » ne suffit pas ; il faut le mot qui le dit.
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Fiche 1 — trois textes, trois types
Le même jour, la même page : une histoire, une fiche documentaire et une notice. Rien ne se ressemble moins.
Une histoire de chat, une fiche sur le martinet noir, une notice pour fabriquer un moulin à vent : trois textes que rien ne rapproche, et c'est ce qui les rend comparables.
Le tableau demande le type de chacun. Les trois cases sont vides : il n'y a pas de modèle à recopier, et chaque réponse se prend dans le texte.
Le QCM qui suit change de question. Il ne demande plus le type mais le BUT — raconter une histoire, faire savoir quelque chose, dire comment faire.
L'ordre des trois choix change à chaque ligne, et les trois bonnes réponses tombent à trois places différentes : un élève qui cocherait toujours la première n'en aurait qu'une.
Les questions finales portent sur la méthode, jamais sur un texte particulier : à quoi reconnait-on un récit, une notice, un documentaire.
Les trois bonnes réponses du QCM sont à trois places différentes.
- Trois textes, trois types
- Trois buts différents
- Le tableau à compléter
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Fiche 2 — à quoi sert un texte ?
Un texte ne se reconnait pas à sa longueur ni à ses images : il se reconnait à ce qu'il sert à faire.
Un texte ne se reconnait pas à sa longueur ni à ses images : il se reconnait à ce qu'il sert à faire. Le QCM ouvre la fiche sur ce point, et vaut huit points.
Le tri qui suit descend au niveau du mot. Six mots pris dans les trois textes — un prénom, un verbe au passé, un nombre, un présent pluriel, deux infinitifs — et trois colonnes pour les ranger.
Aucun de ces mots n'a été choisi à la main : le module les a trouvés dans les textes, et un contrôle vérifie qu'aucun ne paraît dans deux textes de types différents.
Les cases d'un tri reçoivent un mot, pas une phrase : une version antérieure faisait recopier six phrases entières, et la place manquait physiquement pour les écrire.
Les questions finales font dire à quoi sert une recette, si deux textes sur des animaux sont du même type, et écrire une phrase de notice.
Aucun mot à ranger ne paraît dans deux textes.
- Trois buts différents
- Six mots à ranger
- Ce qu'un texte fait
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Fiche 3 — six mots à ranger
Un seul mot suffit souvent à trahir son texte. Encore faut-il savoir lequel regarder.
Un seul mot suffit souvent à trahir son texte. « Nina » annonce une histoire, « atteignent » un documentaire, « Découper » une notice.
Le tri vaut huit points ici, six au sujet précédent : le barème se calcule sur les points de l'exercice, il ne se recopie pas.
La chasse aux erreurs suit. Nour a bien classé ; Elio a pris le documentaire pour une histoire ; Lina a pris la notice pour un documentaire, parce qu'elle y a vu des nombres.
Ces deux fautes ne sont pas inventées : ce sont les deux confusions que le programme vise, et chaque correction cite le mot du texte qui aurait dû trancher.
Les questions finales font nommer le mot qui annonce un récit, celui qui annonce une notice, et dire si un nombre suffit à faire un documentaire.
Une case de tri reçoit un mot, pas une phrase.
- Six mots à ranger
- Trois classements à corriger
- Le mot qui décide
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Fiche 4 — trois classements à corriger
Se tromper de type n'est pas grave. Ne pas savoir dire ce qui aurait dû l'empêcher, si.
Se tromper de type n'est pas grave. Ne pas savoir dire ce qui aurait dû l'empêcher, si — et c'est ce que cette fiche fait travailler sur huit points.
Chaque correction du corrigé est calculée : le module cherche dans le texte mal classé la première marque de son vrai type, et la cite. Rien n'est écrit à la main.
L'association qui suit relie chaque texte à la question qu'il pose au lecteur : que s'est-il passé, qu'est-ce que j'apprends, qu'est-ce que je dois faire.
Trois questions différentes pour trois textes : deux textes qui poseraient la même rendraient l'association incorrigible, et un contrôle du site le refuse.
Les questions finales font expliquer pourquoi l'on confond un documentaire et une histoire, si une notice peut contenir des nombres, et ce qu'il faut donner en plus du type.
Chaque correction cite un mot réellement présent dans le texte.
- Trois classements à corriger
- Trois questions à relier
- Citer pour prouver
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Fiche 5 — la question à laquelle il répond
« Que s'est-il passé ? », « Qu'est-ce que j'apprends ? », « Qu'est-ce que je dois faire ? » — trois questions, trois types.
« Que s'est-il passé ? », « Qu'est-ce que j'apprends ? », « Qu'est-ce que je dois faire ? » — trois questions, et chacune ne va qu'avec un type.
C'est la formulation la plus simple de l'objectif : un lecteur qui sait quelle question poser sait déjà à quel type il a affaire.
Le tableau ferme la fiche, mais il ne cache plus les mêmes cases qu'au sujet 1 : deux d'entre elles seulement, et pour six points.
Deux tableaux ne posent jamais la même question — un contrôle compare le couple formé par le tableau et les cases qu'il cache.
Les questions finales font poser la question qui convient devant un récit, puis devant une notice, et dire à qui s'adresse un texte choisi.
Deux tableaux ne cachent jamais les mêmes cases.
- Trois questions à relier
- Le tableau à compléter
- Une question par type
Compétences travaillées
Trois types, et le programme les nomme
« Différencier le type narratif du type informatif et prescriptif. » L'objectif tient en une phrase, et le verbe en est le cœur.
Un texte narratif RACONTE : il a un personnage, des verbes au passé, et des mots qui disent quand cela se passe. Un texte informatif FAIT SAVOIR : il donne des nombres et parle de tous les êtres d'une espèce, pas d'un seul. Un texte prescriptif DIT COMMENT FAIRE : ses phrases commencent par un verbe.
Ce ne sont pas trois impressions, ce sont trois listes de marques — et une marque, cela se montre du doigt.
Ce que le CE2 ajoute au CE1
Au CE1, le programme demande de « lire et comprendre en autonomie un texte narratif, informatif ou prescriptif ». On les lit, chacun à son tour.
Au CE2, il demande de les DIFFÉRENCIER. Il faut donc les avoir sous les yeux ENSEMBLE, et c'est pourquoi les trois textes sont imprimés sur la même page : un texte seul ne se différencie de rien.
L'exercice n'est plus « de quoi parle ce texte ? » mais « qu'y a-t-il dans celui-ci qu'il n'y a pas dans les deux autres ? ».
Une réponse se prouve
Chaque fiche finit par la même consigne : montre-le dans le texte. Répondre « narratif » ne suffit pas ; il faut le mot qui le dit.
La chasse aux erreurs porte exactement là-dessus. Un élève range une notice parmi les documentaires parce qu'elle contient des nombres — et c'est vrai qu'elle en contient. Le corrigé ne dit pas « faux » : il donne le mot qui aurait dû trancher.
C'est aussi ce que fait le module qui produit ces fiches. Il compte les marques de chaque type dans chaque texte, et refuse d'imprimer un texte dont le classement ne serait pas net.
Méthode et vérification
Le type d'un texte n'est pas déclaré dans ces fiches : il est COMPTÉ. Chaque type a ses marques — un nom de personnage, un verbe au passé et un mot qui dit quand cela se passe pour le récit ; un nombre et un verbe au présent qui parle de tous pour le documentaire ; un verbe à l'infinitif en tête de phrase pour la notice —, chaque marque se cherche dans le texte, et le type l'emporte à la majorité. Les six textes de ces deux articles sont donc classés DEUX FOIS : leur type est écrit à la main, puis recalculé par le module, et les deux doivent tomber d'accord. Un texte que le calcul démentirait est refusé avant d'être imprimé, de même qu'un texte où deux types seraient à égalité — il ne servirait alors à rien de le faire classer. Ce qui est publié dans les corrigés, ce sont EXACTEMENT les mots que le module a trouvés : l'élève qui a répondu « prescriptif » doit pouvoir montrer les infinitifs, et le corrigé les lui montre. Le module ne comprend pas le texte, et il ne le prétend pas : une règle d'orthographe ne donne pas le mode d'un verbe — « fait » finit comme « marchait », « souvent » comme « courent ». Chaque règle porte donc sa liste fermée d'exceptions, et cette liste est écrite dans le module, non cachée.
- Programme d'enseignement de français du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024 (BO nº 41 du 31 octobre 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Cours élémentaire deuxième année, partie « Lecture et compréhension de l'écrit — Comprendre un texte ».