Ce que le CM2 ajoute au CM1
Le domaine « Organisation et gestion de données » existe déjà au CM1 : on y lit des tableaux, des diagrammes en barres et des courbes. Le programme du CM2 reprend ces phrases presque mot pour mot, et y ajoute trois choses.
D'abord le diagramme circulaire — le « camembert » — qui entre dans la liste des représentations à lire et à interpréter. C'est la nouveauté la plus visible du chapitre, et la troisième fiche lui est consacrée.
Ensuite les données prélevées dans un texte : le CM1 les prenait dans des tableaux et des graphiques, le CM2 doit aussi savoir les extraire d'un paragraphe. C'est le travail de la cinquième fiche.
Enfin, les problèmes se résolvent « en une ou deux étapes ». Chaque fiche se termine donc par un exercice à deux temps : un total, puis une différence.
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Fiche 1 — Lire un tableau à double entrée
Lire une case, calculer un total, et vérifier par l'autre sens.
Un tableau croise le sport pratiqué et la classe. La colonne et la ligne des totaux sont à compléter.
La vérification est le cœur de la fiche : le grand total se calcule par les lignes ou par les colonnes, et les deux chemins doivent tomber sur le même nombre.
- Une case, un croisement
- Deux chemins vers le même total
- Comparer des totaux, pas des cases
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Fiche 2 — Le diagramme en barres
Lire une hauteur sur l'axe, et ne pas confondre le nombre de barres avec le nombre d'élèves.
Les valeurs ne sont pas écrites au-dessus des barres : il faut lire l'axe vertical, ce qui est précisément la compétence demandée.
Trois copies sont ensuite à corriger, dont une qui compte les barres au lieu de les additionner.
- Lire l'axe vertical
- Barres et effectifs
- Au moins deux, moins de deux
3 sur 5
Fiche 3 — Le diagramme circulaire
Lire des parts d'un tout — la représentation que le CM2 ajoute.
Le disque entier représente la classe. Chaque secteur est un morceau de ce tout : la moitié vient à pied, le quart en voiture.
La fiche se termine par la question qui donne son sens au chapitre : que peut-on, et que ne peut-on pas, représenter par un disque ?
- Le disque entier, c'est le tout
- La moitié, le quart
- Ce qu'un disque ne peut pas montrer
4 sur 5
Fiche 4 — La courbe
Suivre une grandeur dans le temps, et savoir quand on n'a pas le droit de joindre les points.
Un point de la courbe a été effacé : il faut le placer, puis le relier à ses voisins.
Un tri demande ensuite de séparer les relevés qu'on peut tracer en courbe de ceux qu'on ne peut pas.
- Placer un point
- Une montée est une différence
- Quand relier n'a pas de sens
5 sur 5
Fiche 5 — Recueillir, présenter, résoudre
Prélever les données dans un texte, les mettre en tableau, puis en diagramme.
Un paragraphe donne quatre masses, dispersées dans les phrases. Le tableau les rassemble.
Le diagramme en barres reprend les mêmes nombres : deux barres n'ont pas leur valeur écrite, il faut les retrouver.
- Du texte au tableau
- Du tableau au diagramme
- Deux étapes écrites
Compétences travaillées
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Un tableau se vérifie tout seul
Le grand total se calcule par les lignes ou par les colonnes. Si les deux chemins ne donnent pas le même nombre, il y a une erreur.
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Un diagramme circulaire suppose un tout
Le disque entier représente un ensemble — les élèves de la classe, les kilogrammes triés. Des grandeurs qu'on n'additionne pas ne se découpent pas en parts.
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Une courbe suppose un entre-deux
Relier deux points affirme que la grandeur est passée par là. C'est vrai d'une température, faux d'un nombre de frères et sœurs.
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Deux étapes, deux calculs écrits
Le programme demande des problèmes en une ou deux étapes. Un total, puis une différence : les deux s'écrivent.
Pourquoi ces fiches ne parlent pas de pourcentages
On s'attend à voir des pourcentages sur un diagramme circulaire. Le programme du CM2 n'en demande pas : les objectifs qui introduisent le pourcentage — « connaître la définition d'un pourcentage », « calculer une proportion et l'exprimer sous forme de pourcentage » — sont ceux de la classe de sixième.
Les parts se disent donc autrement : en effectifs — douze élèves sur vingt-quatre — ou en mots : la moitié, le quart. C'est ce que ces fiches font, et un contrôle refuse le signe dans le texte imprimé.
Ce n'est pas un appauvrissement : « douze sur vingt-quatre » garde la trace du comptage, que « cinquante pour cent » efface.
D'où viennent les nombres de ces fiches
Le programme invite à confronter les élèves « à des données réelles relatives à des sujets d'actualité, comme le changement climatique, la pollution ou la perte de biodiversité ».
Les relevés employés ici sont ceux d'une classe : le thermomètre de la cour lu à midi, la plante mesurée chaque lundi, les bacs de tri pesés le vendredi soir. Chaque fiche dit comment ils ont été recueillis, dans un encadré placé avant les exercices.
Aucun chiffre n'est présenté comme une statistique nationale. Un nombre inventé qu'on ferait passer pour officiel serait pire qu'inutile — et le geste que le chapitre enseigne est justement de savoir d'où vient une donnée.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de mathématiques du cycle 3 en vigueur depuis la rentrée 2025, domaine « Organisation et gestion de données », classe de CM2. Aucun total, aucun écart, aucune part n'est saisi : tout est calculé depuis les effectifs par un module partagé avec l'article d'évaluation du même chapitre. Ce module refuse un diagramme circulaire sur une série qui ne partage pas un tout, et une courbe sur une série dont les modalités n'ont pas d'entre-deux. Les relevés sont ceux d'une classe et sont présentés comme tels.